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Eroge - Jeux érotiques japonais

 


Vouloir écrire un article sur les jeux X est un peu casse-gueule. En effet, il est difficile de trouver un juste milieu sans tomber dans le graveleux ou la pudibonderie, tout comme il convient de faire attention à ne pas mettre d’images trop hot, vu que nous sommes sur un site tous publics. Comprenez bien que les différents screenshots présentés ici ne sont là que pour donner une idée du graphisme et non du contenu. Avant tout je tiens à préciser une chose : avant d’écrire cet article, je ne connaissais pas grand-chose au genre ; même si j’ai beaucoup appris durant l’élaboration de ce texte (merci à Wikipedia et Google versions japonaises !!), il y a sans doute des erreurs, des oublis ou des imprécisions, et je tiens à m’en excuser par avance.

Si j’ai décidé d’écrire sur un sujet que je maîtrise mal (un peu moins maintenant, mais parmi tous les jeux cités, j’en ai peut-être vraiment pratiqués 5 au grand maximum…), c’est pour deux raisons : 1/ mettre fin au manque cruel d’informations en langue française sur ce qui représente tout un pan de la culture vidéoludique (même si elle est localement très concentrée) 2/ parce que j’en ai marre de lire depuis des années toutes sortes de bêtises (pour rester poli) sur cette catégorie de jeux, qui n’ont ni plus ni moins de valeur que des softs "classiques". Je ne prends nullement parti ni ne cherche à faire apprécier le genre, je souhaite seulement faire un peu mieux connaître les eroge (contraction de erotic game).

Enfin, quand dans cet article j’emploie les mots "porno" ou "X", je parle bien entendu uniquement de pornographie virtuelle avec des personnages dessinés, et non pas de X live avec de vrais êtres humains (la nuance a son importance, parce que ce n’est pas du tout la même chose).

INTRODUCTION

Les jeux X nippons peuvent être appelés "18sai game" ou "H game", mais plus souvent "eroge". C’est donc ce terme que j’adopterai. On dit souvent "hentai game" en Occident, mais vu le sens du mot à la base (qui n’a rien de sexuel et veut simplement dire "pervers"), je préfère l’éviter. Attention aussi à la confusion avec "Bishôjo game" (bishôjo = jeune et jolie fille), de nombreux Bishôjo game sont sans contenu érotique ou pornographique.

L’écrasante majorité de ces jeux sort désormais sur Windows (et dans une moindre mesure sur Mac) et la totalité sur ordinateur. Les consoles n’accueillent et n’accueilleront sans doute jamais de jeux véritablement pornographiques.

Nintendo, qui n’accorde pas de licence (droit de développement) à des éditeurs qui produisent des eroge (même si c’est uniquement sur PC), doit être le plus strict là-dessus. Toutefois, la société de Kyoto a autorisé Elf (à mes yeux une des meilleures boites de eroge) à sortir un jeu de mah-jong sur Game Boy Color en 2001.
Il y eut certes des titres assez chauds sur PC-engine, PC-FX (paix à son âme), Saturn et Dreamcast, mais cela reste du domaine du soft. Un titre comme Nonomura byôin no hitobito (Elf, 96) sur Saturn fut interdit aux moins de 18 ans, mais en réalité le contenu est vraiment très gentillet, comparé au jeu original sur PC.


Les versions Saturn de Nonomura byôin no hitobito et Dôkyûsei 2.

Du fait qu’il s’agit exclusivement de jeux sur micro-ordinateur, on a droit à pléthore de softs qui ne nécessitent pas un achat de licence ou du matériel de développement spécifique, et donc de nombreuses PME peu fortunées se sont lancées sur ce marché. Alors que les éditeurs de jeux console sont somme toute peu nombreux et se rachètent entre eux (Square-Enix, Bandai-Namco, etc), on compte plusieurs centaines d’éditeurs de eroge ! Certains travaillent carrément chez eux en indépendant ou par groupes de 2 ou 3 personnes. Parfois, il s’agit d’entreprises d’informatique "sérieuses", qui font produire des eroge en sous-traitance, ce qui leur rapporte des revenus annexes non-négligeables.

A noter que les eroge ont gagné les salles d’arcade, généralement par le biais de jeux de mah-jong comme le célèbre Super Real Mah-Jong PII de Seta. Mais il s’agit de jeux érotiques et non réellement pornographiques.


La visite commence…


HISTORIQUE

Le tout premier jeu (au Japon) à avoir un contenu à caractère sexuel fut Night Life de Koei, genre de simulateur de sexe (voir le chapitre "Les différents types de jeux") sorti en 1982 sur PC-8001. Un an après, on comptait déjà une dizaine de titres dans cette categorie.

Lors des débuts du genre, des éditeurs comme Enix (avant qu’ils ne développent sur Famicom évidemment !) ou des magasins d’informatique comme PSK ont développé et vendu des eroge.


Night Life (j’en ai bavé pour trouver ces images !!)

Les années 80 sont clairement les années du PC-9801 de NEC, qui aura indirectement permis le développement des eroge. Evidemment, même pour l’époque, il s’agissait quand même de mauvais jeux. Je rappelle que les jeux étaient alors sur disquette ; or un eroge se doit fatalement d’accorder une place primordiale à l’aspect graphique (c’est une des rares catégories de jeux où à lui seul le gameplay ne suffit pas pour faire un bon jeu. Un bon eroge DOIT en plus être beau). Je sais que l’imagination joue aussi mais franchement, comment peut-on être excité par une bouillie de pixels en 16 couleurs ? :-) Cet aspect mis à part, la jouabilité était tout de même ultra-limitée : généralement une fille apparaît à l’écran et au joueur de lui faire faire tout ce qu’il voudra… enfin pourra car les capacités sont faibles. Au mieux, on a un semblant de progression où le héros peut rencontrer successivement plusieurs filles, qui passeront toutes à la casserole, qu’elles le veuillent ou non. On ne peut pas vraiment dire que ce soit très passionnant…

Les années 90 en revanche, seront celles du PC tournant sous Windows (oui, je n’oublie pas le Mac et Linux). Les différentes évolutions en matière de graphisme et de son (dont les voix, la plupart des titres étant désormais doublés) auront vraiment considérablement enrichi les eroge. Mais les années 90 auront aussi connu un durcissement de la loi sur la pornographie (pas tant dans le contenu que la diffusion, d’après Wikipedia on pouvait trouver certains ouvrages carrément X dans des bibliothèques municipales ! Il était en effet temps de mettre un peu d’ordre). Dans les années 80, il n’existait pas de classification juridique pour les jeux interdits aux moins de 18 ans, tout simplement parce qu’à l’époque un ordinateur valait une petite fortune, sans compter qu’il fallait des compétences en informatique, et que a priori seuls des adultes pouvaient donc vraiment utiliser un micro. C’est une différence assez importante avec l’Occident, où de nombreux enfants et ados ont plus ou moins grandi avec l’ordinateur. Au Japon, et ce encore aujourd’hui, l’informatique a clairement une image adulte ; si on veut jouer on se tournera vers les consoles.


Un eroge de Enix ! Le soft de droite est pire, bon sang, qu’est-ce que c’était laid à cette époque !


On trouve même des jeux honteusement parodiques...

C’est à partir de 1988 que les choses vont changer, avec la sinistre affaire Tsutomu Miyazaki. Pour rappel, ce jeune Tokyoïte avait tué et dépecé plusieurs fillettes. Quand la police a perquisitionné chez lui, caméras de télévision à l’appui, on a trouvé de nombreux mangas, DA et cassettes porno. Le mot "otaku" a alors inondé les médias (le terme existait depuis 1982, mais il n’avait pas encore un sens vraiment négatif) et beaucoup de personnes ont fait l’association malheureuse otaku = malades psychopathes comme Tsutomu Miyazaki. Cette triste affaire a porté un rude coup à l’industrie du porno, et donc aussi aux eroge.

La Japan PC Soft Association a décidé en 1991 d’apposer un autocollant sur les titres destinés à un public adulte. Un an plus tard est fondé le Comité d’éthique des fabricants de software. Celui-ci décide entre autres de limiter le nombre de logiciels avec un contenu par trop extrême ; dans la pratique, certains titres passeront entre les mailles du filet.

A la base assez limités, les eroge de type aventure ont progressivement bénéficié des scénarios de plus en plus poussés. Un tournant majeur a eu lieu en 1988 avec Lipstick Adventure de Fairy Tale, œuvre de Masato Hirata. Fondateur l’année suivante de la société Elf, il sera aussi le scénariste de nombreux jeux de la firme ! Ce nom est à retenir car, toutes proportions gardées bien sûr, Hirata est un peu aux eroge ce que Shigeru Miyamoto est au jeu vidéo "traditionnel". Le jeu mélange enquête policière et histoire d’amour entre le héros (détective) et l’héroïne (étudiante). Puis il y aura la série de RPG Dragon Knight (Elf, de 89 à 94), et l’excellent Words Woths (Elf, 1992), qui ressortira d’ailleurs dans une version améliorée quelques années plus tard (et une 3ème version est sortie en 2004 !).


Lipstick Adventure I et II, c’est toujours moche mais moins.


Dragon Knight I et II.

C’est en 1992 que pour la 1ère fois un eroge dépasse les 100 000 exemplaires vendus : il s’agit du désormais classique Dôkyûsei, encore et toujours de Elf. Le très beau character design est signé Masaki Takei, qu’on retrouvera sur de nombreux autres jeux de la firme. Il s’agit du premier "vrai" renai game (prononcer len’aï), soit "simulation d’amour", plus souvent appelée "simulation de drague". Le joueur incarne un jeune homme qui va devoir séduire une (ou plusieurs…) jeune(s) femme(s) (ou moins jeunes d’ailleurs ! Dans Dôkyûsei 2 il y a une veuve qui approche la quarantaine). Le jeu demande de la stratégie, à laquelle il faut ajouter une certaine psychologie. Dôkyûsei n’est pas un "bête jeu de cul", si on se comporte en goujat fini (ou même tout simplement si on accumule les maladresses), il est tout à fait possible de finir le jeu sans avoir réussi à conclure avec qui que ce soit ! Pour simplifier, le concept d’un bon eroge de type renai est le suivant :

- Il n’y a pas de scènes de sexe faciles ou automatiques, il faut les mériter. Aucune fille ne vous tombera dans les bras juste parce que vous l’aurez emmenée au parc d’attractions… Il faut savoir faire preuve de bon sens et d’un tact certain ;
- Les différents personnages (sauf le héros totalement lambda auquel le joueur est censé s’identifier) ont tous une histoire personnelle et une psychologie très travaillées ;
- Il est a priori impossible de conclure avec toutes les filles en une seule partie ; généralement c’est même une seule, ainsi la morale est sauve :). Je me souviens avoir joué à un jeu où le héros est marié dès le début. S’il trompe son épouse, c’est automatiquement une bad ending ;
- On retrouve souvent le même type de filles : une amie d’enfance, une gamine, un garçon manqué, une plus âgée, une prof ou une infirmière, une à forte poitrine, une intello, etc. … Ceci afin bien sûr que le joueur puisse toujours en trouver au moins une qui lui plaise.

Dôkyûsei 2 sortira en 1994. Basé sur le même principe, il proposera un intérêt encore plus grand et bénéficiera d’une très bonne critique. Il sera d’ailleurs adapté sur console (j’avoue m’être bien amusé avec la version Saturn), évidemment sans les scènes olé-olé.


Dôkyûsei : la carte de la ville et une séquence de conversation.

Revenons en 92, où le jeu Otogirisô de Chun Soft sur Super Famicom inaugure le concept du multi-scenario multi-ending, à savoir que l’histoire et la fin peuvent radicalement changer selon les choix effectués en cours de partie. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un eroge, le principe aura un grand retentissement sur le genre. Kawarazakike no ichizoku de Silky’s en 93, sera le 1er eroge d’aventure de type multi-scenario (19 fins différentes !!). Suivront des hits comme Desire (C’s Ware, 94) ou Yu-No (Elf, 96, dernier jeu sous DOS apparemment), tous deux sortis également sur console (à l’instar de Dôkyûsei 2, bien sûr dans une version tous publics…). On peut dire que c’est au début des années 90 que les eroge ont quitté le domaine des jeux avant tout centrés sur le sexe pour se tourner vers celui des jeux à scénario, souvent couplé à une histoire d’amour. Bien entendu, les jeux avec des scènes de viol ou des monstres à tentacules ne manquent pas, mais de nombreux softs accordent une grande importance au sentiment amoureux. La qualité graphique fait également un bon en avant. Si le gameplay est parfois très limité, le jeu se focalise essentiellement sur l’aspect graphique, des titres comme Shizuku ou Kizuato de Leaf (tous deux en 96) en sont l’exemple le plus frappant. Mais alors que ces 2 jeux ressemblent davantage à une enquête policière, le 3ème volet, To Heart en 97, est une love comedy.


Kawarazakike no ichizoku, dont toute l’action se déroule dans un manoir.

Le soft fera de belles ventes (le thème de To Heart est dispo dans tout bon karaoke !) et donnera naissance chez d’autres éditeurs à des titres similaires comme One (Tactics, 98), Kanon (Key, 99), et Air (Key, 2000). Tous ces titres auront profondément marqué la culture otaku, même en-dehors des eroge. Ces jeux sont parfois qualifiés de nakige (naku = pleurer, donc de jeux au contenu parfois très émouvant). Le succès sera tel que les différents épisodes seront adaptés sur console (PS, PS2, DC) avec eux aussi leur petit succès. Suffisamment pour donner naissance à des séries animées (tous publics) et de nombreux CD. Comme on le voit, le coté sexuel passe souvent complètement à la trappe, ce qui prouve qu’il s’agit de bons jeux à la base. Car hormis la suppression des scènes chaudes, les jeux sont souvent portés tels quels. De toutes façons, en comparaison de la décennie précédente, les scènes X prennent nettement moins d’importance en proportion du reste du jeu (rassurez-vous, on trouve toujours de très nombreux softs où on en a pour son argent :), sans compter des titres extrêmes qui laissent une belle part au viol et au SM…).


Kizuato et Kanon.

On parlera par ailleurs désormais de gyaruge (girl game) pour designer cette catégorie spécifique de jeux (digital comics renai à la To Heart), lorsqu’elle est sans contenu sexuel. J’insiste bien la-dessus : un girl game ne comprend PAS de scènes X.

Entre parenthèses, le gyaruge le plus connu est sans doute Tokimeki Memorial de Konami (oui, ça en surprendra peut-être certains mais Tokimeki Memorial est un des jeux les plus célèbres de la firme, au même titre que Castlevania ou Gradius), qui aura un succès fulgurant (plus d’un million d’exemplaires vendus). Il y a aussi bien sûr l’immanquable série des Sakura Taisen (mélange de S-RPG et de gyaruge), qui aura un peu sauvé la Saturn (au Japon…) en lui évitant de disparaître trop tôt face à la Playsation

Les années 2000 ont vu l’explosion du merchandising des eroge, qui touche désormais le grand public : CD (une majorité de eroge sont doublés et ont droit à un générique qui musicalement peut aller de la folk au metal, en passant par la pop), émissions de radio, jeux de cartes, adaptations en DA, … Ces dernières sont devenues légion, qu’il s’agisse d’anime vraiment porno, ou le plus souvent de versions édulcorées "normales" comme Fate/Stay Night par exemple.

Quant à la presse spécialisée, elle compte à peu près autant de revues que la presse vidéoludique console "classique" (au moins 12 magazines en cours de publication) !


Diverses revues de eroge (en haut à droite de Boys Love Game, voir chapitre suivant).

N’oublions pas de mentionner les jeux amateur (Dôjin soft), qui ne sont souvent qu’une suite d’images sans beaucoup d’interaction, le plus souvent des parodies de jeux ou d’anime célèbres (qui permettent par exemple au joueur de voir Tifa faire des choses qui auraient été impensables dans Final Fantasy VII :) ).


Des versions "spéciales" de Final Fantasy et Dragon Quest.


LES EROGE POUR FEMMES

Jusqu'à une époque récente, la grosse majorité des joueurs était de sexe masculin, mais ça ne veut pas dire que les filles n’y jouaient pas. De plus, quand c’est le cas, comme pour les renai game, elles sont souvent bien meilleures que les hommes. Ce qui est un peu normal, vu que ces demoiselles sont bien plus fines psychologues que nous… (J’ai une amie qui avait réussi à débloquer des scènes hard dans Love Escalator, aussi connu sous le nom Lovers, alors qu’en 2 parties je n’y étais jamais arrive ! Dégoûté). Ceci mis à part, depuis quelques années, il y a un boom de jeux X destinées à un public féminin, qui n’existait pas auparavant, qu’on peut séparer en 2 branches (les jeux, pas les filles) : Boys Love game, et Onna-muke game (littéralement jeux pour femmes adultes).

Tout d’abord, les Boys Love game. Avant tout, une petite mise au point s’impose. Boys Love est un équivalent de yaoi. J’en vois se demander "kesskece ??" Il s’agit en fait du genre homosexuel masculin, établi au départ dans les mangas et les romans. Attention !! Le yaoi est dessiné/écrit par et pour des femmes hétérosexuelles (voire bi). Imaginez une histoire d’amour hétéro classique mais où les deux protagonistes sont des hommes. Le yaoi ne cherche absolument pas à représenter une homosexualité masculine réelle (au contraire, on trouve même des fans de yaoi qui sont homophobes…). Hé bien on ne dit pas yaoi game mais Boy’s Love game (ne me demandez pas pourquoi !!). A l’instar des eroge avant tout destinés à un public masculin hétéro, les BLG proposent de même de l’ultra-soft au hard le plus pervers, y compris du shotacon (le lolicon met en scène des personnages féminins à l’apparence de fillettes même si elles sont parfois majeures, ce qui donc s’apparente souvent par erreur à de la pédophilie ; le shotacon c’est la même chose mais avec des persos masculins qui ont une apparence de garçonnets). Une grosse majorité de BLG appartiennent au genre du jeu d’aventure en digital comics. Là aussi, on trouve quelques adaptations édulcorées sur console (DC, PS et PS2).

Le genre est apparu au milieu des années 90, mais le 1er soft a vraiment avoir marqué les esprits fut Boy X Boy de B Works en 99.

On compte beaucoup moins d’éditeurs que pour les eroge (normal, le marché est moindre), on retiendra surtout Alice Blue (à qui on doit la série de RPG Ôjisama), fondé en 2000, et qui est une branche de Alice Soft, spécialisé en eroge masculins!


Boy X Boy et Ore no shita de agake.


Ôjisama et Gakuen Heaven.

Deuxième catégorie : les Onna-muke game. Cette fois, le contenu est hétérosexuel (bi à l’occasion), mais reste toujours essentiellement de type jeu d’aventure. C’est généralement beaucoup plus doux que les eroge, y compris dans l’aspect graphique. Alors que les BLG peuvent être extrêmement hard. Il s’agit de la catégorie de jeux pour adultes la moins représentée, je n’ai trouvé que quelques titres, la plupart du même éditeur, Mirai.


Hoshi no Ôjo Gaiden et Yume o mô ichido.

Attention à ne pas confondre avec les Otome game (jeux pour jeunes filles), qui sont en quelque sorte l’équivalent féminin des girl game, et où le personnage principal est donc une fille hétérosexuelle. La seule vraie différence c’est que dans un eroge il faut draguer, alors que dans un Otome game il faut se laisser draguer et faire son choix parmi plein de beaux jeunes prétendants. La série des Angelique qui existe depuis 1994 est l’archétype même des Otome game.

Enfin, n’oublions pas les Danjo kenyô renai game (ouf !) qui proposent de jouer au choix ou un garçon ou une fille et donc s’adressent autant aux joueurs que joueuses. Mais là encore il n’y a généralement aucun contenu érotique. Elan sur PS est un bon exemple de Danjo kenyô renai game.


Elan à gauche. Trans 2 où l’on joue le rôle d’un… transsexuel !

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