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Mais
tout ce que peut lui faire Elaine n'est rien comparé
à ce que lui ferait LeChuck s'il lui mettait la main
dessus, alors Guybrush se lance à la recherche de ces
quatre morceaux de carte. Ses retrouvailles avec Elaine étant
mouvementées - obligé de se promener en tutu à une
fête, découvrir un chien qui s'appelle comme lui, être
poursuivi par un cuisinier avec un couteau de cuisine parce
qu'il a fait du bruit avec les poubelles, s'en sortir avec
quatre dents cassés par un coup de rateau d'un jardinier d'élite,
et une engueulade avec sa belle (notons aussi que les « scènes
d'amour », avec la musique à deux balles derrière
parodient de façon hilarante tous ces dialogues romantiques
dont Hollywood nous abreuve) - Guybrush a un mal fou à
obtenir son morceau de carte (j'ai oublié de vous dire que
ce passage est non linéaire : on peut récuperer les 4 morceaux
dans l'ordre que l'on veut et passer de l'un à l'autre)...
À peine parvient-il à le toucher que le vent
le fait voler à l'autre bout de l'île... À
peine parvient-il à le récupérer au bout d'une
canne à pêche qu'une mouette de passage le lui
arrache. Oui, il a du bol Guybrush.
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Didoudadilalalallalilaaah....
Retrouvailles du 3ème type entre Guybrush et
ses parents. |
Il
se passe ensuite un évenement qui fait changer un peu le ton
du jeu. Monkey Island 2 c'est 95% d'humour,
mais 5% de trucs inquiétants (le Vaudou, la magie noire,
la résurrection des morts font partie des thèmes principaux
du jeu). Tentant de grimper à un arbre, Guybrush fait
une chute et s'évanouit. Il fait alors un drôle de rêve
où il voit ses parents apparaître devant lui.
Il se met a hurler que ceux-ci l'ont abandonné... Les parents
nient (impossible de savoir qui dit la vérité). Ceux-ci veulent
simplement lui donner un indice : ils prennent l'apparence
de squelettes et se mettent à chanter une chanson idiote
: « l'os de la hanche relié à l'os de la jambe »
(etc.) - Ça n'a encore rien à voir mais c'est
aussi la sonnerie de mon téléphone portable - indice qui est
censé servir à Guyrush par la suite. Il le note, mais
il est probable que cette rencontre le perturbe un peu.
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Une
fois le moment de surprise passé, Guybrush, admiratif,
prend des notes. |
Effort
après effort, Guybrush collecte les 4 morceaux de la carte.
Mais il est incapable de la lire, et va donc la montrer à
Wally, un cartographe de l'Île de Scabb. Celui-ci l'envoie
faire une course... Quand Guybrush revient, pouf, plus de
cartographe ! Un kidnapping signé LeChuck. Guybrush va devoir
retrouver Wally pour savoir où est Big Whoop. Et
là, le jeu commence à devenir très très étrange.
Petit à petit, Ron Gilbert nous fait basculer dans
le n'importe quoi le plus total, les allusions à un
mystérieux secret se multiplient... Toutes paraissent être
des gags à première vue, mais il n'en est rien,
il y a quelque chose en dessous, le joueur habitué le sent...
Mais quoi ? Guybrush trouve en plein milieu une grande caisse
en bois abandonnée, avec l'inscription « Destination :
Forteresse de LeChuck ». Pas si secrète que ça,
la forteresse de LeChuck ? Guybrush rentre dans la caisse
(remplie de serpents, Guybrush HAIT les serpents - déjà
que son sprite ressemble à celui d'Indiana Jones dans
The Fate Of Atlantis).
C'est alors qu'arrivent deux types, deux OFFICIERS DE MAINTENANCE,
en costume de travail comme on les connaît chez nous,
qui prennent la caisse et l'emmènent chez LeChuck.
Si
vous êtes très très malin, vous pouvez peut-être
déjà commencer à comprendre.
Si
vous êtes moyennement malin, il va falloir continuer
à lire.
Dans
la forteresse de LeChuck, Guybrush se souvient de la chanson
de ses parents... C'est en fait un code, un simple code qui
va lui permettre de se repérer dans la forteresse de
LeChuck et de ne pas se perdre. Guybrush trouve Wally le cartographe,
mais bam ! une cage lui tombe dessus. Guybrush est prisonnier.
LeChuck le suspend au dessus d'un bac d'acide et projette
de le tuer à la James Bond : une bougie brûle
petit à petit une corde qui va déclencher un mécanisme
en se brisant, mécanisme qui en déclenche un autre, et encore
un autre, qui relâche les chaînes, et qui fait
tomber Guybrush pour finir.
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Fait
comme un rat ! |
« Des
questions ? » propose LeChuck. Des
phrases au choix apparaissent au hasard, mais ce qui est sûr
c'est que si le joueur se débrouille bien, il peut arriver
à poser deux questions-clefs. « Quel est le secret
de l'Île aux Singes ? » LeChuck répond à
cela : « Tu le verras bien assez tôt. » OK,
un coup dans l'eau (quoique...). Par contre, Guybrush, à
court d'idées, peut aussi demander : « D'ou viennent
les bébés ? » (phrase typique d'un gamin de 4/5 ans, souvenez
vous de ce fait, ça a aussi son importance). LeChuck
répond à cela : « Dans ton cas, de l'orphelinat. » Tiens
? Guybrush orphelin ? LeChuck serait-il au courant de ce qui
est arrivé aux parents de Guybrush ? Comment ? Toujours est-il
que Guybrush parvient à se tirer en crachant sur la
bougie (ou en demandant à Wally d'uriner dessus dans
le mode facile, ce qui est un exploit, vu qu'il a les deux
mains attachées). Dans leur fuite, Wally et Guybrush mettent
le feu à une réserve d'explosifs, et explosent
donc. Guybrush se retrouve sur une île déserte... l'Île
Dinky.
C'est
aussi l'île où se trouve Big Whoop.
Le
jeu bascule de plus en plus dans l'étrange. Sur l'Île
Dinky se trouve une cabine téléphonique : Guybrush connaît
le numéro de LucasArts par cœur et leur passe un coup
de fil pour leur demander des trucs sur leurs prochains jeux...
Puis il tombe sur un gros X. Il le détruit à coups
d'explosif, trouve un coffre en bois : BIG WHOOP ! Ça
y est, des heures et des heures de recherche, le joueur est
content, il va enfin savoir ce qu'est Big Whoop. Fébrile,
Guybrush fouille le coffre et y trouve... un ticket de parc
d'attraction (un ticket de métro dans la version française,
regrettable erreur de traduction), lui permettant d'essayer
toutes les attractions, et de rester après la fermeture.
Alors c'est donc ça Big Whoop ? Ce qui fait rêver
tout le monde ? C'est un ticket de parc d'attraction ? Est-ce
là un autre gag des développeurs ? Guybrush se rend
compte qu'il est dans le noir, il cherche de la lumière...
Il trouve un interrupteur. Un interrupteur, à cette
époque ? Appuyons dessus quand même... La lumière
s'allume et Guybrush se rend compte qu'il est dans un tunnel...
Un tunnel tout électrifié. Il
se rend compte aussi que LeChuck était arrivé avant et que
celui-ci a une poupée Vaudou avec son nom dessus. LeChuck
lui fait une révélation : façon Star Wars,
LeChuck lui révèle que lui et Guybrush sont... frères
(et le joueur se dit que ça y est, le jeu est tombé
pour de bon dans le n'importe quoi). Mais c'est pas grave.
LeChuck va quand même envoyer Guybrush dans une dimension
de souffrance.
Raté,
il l'envoie tout simplement dans la pièce d'à
côté.
Guybrush
essaye vite fait de fabriquer une poupée Vaudou LeChuck, mais
son environnement le surprend... Dans une pièce il
trouve une... station de métro avec ses parents morts, sur
un banc... Dans une autre, un ascenseur qui mène tout
droit à l'Île de Mêlée. Sur une porte, Guybrush
se souvient d'une inscription « Reservé aux membres du
personnel »... Le reste de l'Île de Mêlée
est « en travaux ». Dans l'incompréhension la plus
totale (à moins que ?), Guybrush redescend et confronte
LeChuck avec sa poupée Vaudou maison. Mais Guybrush est un
gros nul du Vaudou... Désespéré, il arrache les bras
et les jambes de sa poupée. À sa grande surprise (et
surtout à celle de LeChuck), les bras et les jambes
du zombie se séparent de son corps. Guybrush s'approche de
LeChuck qui le supplie de... retirer son masque (encore façon
Star Wars). Retirant le masque de LeChuck, Guybrush
découvre le visage de son frère : Chuckie. Les parents
de Guybrush et Chuckie avaient demandé à Chuckie d'aller
rechercher Guybrush, celui-ci s'étant perdu (perdu
où ?), mais Chuckie, un peu rancunier à cause
d'une histoire de camion de pompier cassé, avait décidé de
tuer Guybrush. Guybrush reste là un moment à
côté de son frère... un type de maintenance surgit dans
la pièce et leur dit qu'ils n'ont aucune raison d'être
ici.
Scène
de fin : les parents de Guybrush (vivants ! Ils étaient des
squelettes dans l'autre pièce !) attendent dans un
parc d'attraction. Deux jeunes enfants arrivent... Guybrush
et LeChuck. Les revoyant, Guybrush leur reproche encore
une fois de l'avoir abandonné. Les parents nient, encore une
fois et lui demandent de les suivre pour faire un tour de
manège. Guybrush les suit... l'écran fait un travelling :
ce parc d'attractions, c'est Big Whoop.
FIN.
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Interprétation de la fin
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Le
truc à peu près sûr, c'est que Monkey
Island se déroule non pas à l'époque des pirates
dans les Caraïbes mais de nos jours. Autre chose à
peu près certaine, la fin de Monkey Island 2
est une prise de conscience pour Guybrush. Pour certains,
Guybrush est tout simplement un enfant qui imagine des histoires
dans sa tête. Cette version ne tient pas : un, parce
que Ron Gilbert a dit que ce n'était pas le cas, et deux,
parce qu'après cette fin, on voit dans une petite séquence
Elaine qui s'inquiète pour Guybrush. Aucun intérêt
de mettre cette scène-là si c'était le cas...
Ce
qui semble être tout simplement possible, c'est que
tout l'environnement dans lequel Guybrush évolue soit un parc
d'attraction géant, avec ses distributeurs de soda, ses feux
d'artifice le soir (fin de Monkey Island 1),
ses costumes, ses T-shirts à gagner (Monkey
Island : « J'ai découvert le trésor
de l'Île de Mêlée et je n'ai obtenu qu'un
T-shirt idiot »), ses tickets gratuits (le rêve
pour Guybrush ! Le meilleur trésor !), un ticket comme on en
trouve à Disneyworld dans l'attraction... Pirates
of the Carribean.
Et
les similitudes entre des passages de Monkey Island
2 et des décors ou animations vues à
Disneyworld ne s'arrêtent pas là. Regardez un
peu.
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Décors
similaires... |
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Scènes
complètement copiées : à gauche, des pirates
mécaniques dans Pirates of the Caribbean
agitent des os pour faire approcher un chien qui garde
la clef de leur cellule... À droite, Guybrush
fait pareil. |
La
grande question, c'est qui sont les gens à l'intérieur
? Des acteurs du parc ? Ou aussi des gens perdus ? Les quatre
pirates avaient été terrifiés par ce qu'ils avaient vu à
Big Whoop... Visiblement, le monde réel leur faisait peur
et ils préféraient leur monde artificiel... mais pas forcément.
Et
qui est Guybrush ? Quel âge a-t-il ? Dans les dialogues,
lui même n'en semble pas très sûr. Il est incapable
d'obtenir de l'alcool. Cherchant à obtenir du grog,
tout ce qu'il décroche c'est du grog sans alcool. Pourquoi
redevient-il un enfant ? Pourquoi ses parents revivent-ils
? A-t-il vraiment été abandonné ? Dernier
élément : Guybrush est le SEUL a comprendre tous les anachronismes.
Les autres ont-ils oublié ? Ou n'ont-ils jamais su ?
Alors,
Monkey Island : rêve de gosse, réalité
dure à affronter, ou autre chose ? Le mystère
demeure.
The
Curse of Monkey Island (PC - 1997) |
 |
 |
La
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grande. |
AHA
! 6
ans après Monkey Island 2, Threepwood
revient, et franchement, ça, c'est pas une bonne nouvelle
?
Si.
Mauvaise
surprise pour les fans de l'histoire et de la fin de Monkey
Island 2, Ron Gilbert n'est pas de la
partie. Nous avons donc une suite « non officielle »,
mais faite avec la licence officielle. Enfin, faut pas cracher
dans la soupe non plus, une bonne partie du staff de Monkey
Island et Monkey Island 2
est de la partie, et les gens de LucasArts ont su préserver
l'humour. Le
risque était VRAIMENT osé : ressusciter une série après 6
ans d'existence alors que son scénario est toujours basé sur
les épisodes précédents. Si on ne veut pas être perdu dans
le scénar de Monkey Island 3, il est plus
que recommandé d'avoir joué au 1 et au 2. Dans ce jeu, LucasArts
a voulu faire plaisir aux fans, et ça, de nos jours,
c'est rare.
Le
premier changement est d'ordre graphique. Il faut dire que
le jeu d'aventure est un peu mort a l'époque (et aujourd'hui
en état de décomposition avancée mais en voie de résurrection),
et que les coyotes de Revolution Software ont placé la barre
très haut avec les
Chevaliers de Baphomet (non je ne dirais pas
Broken Sword, j'aime ma langue). Alors LucasArts
nous a réalisé un vrai dessin animé intéractif, aussi. Paf.
Quelques
shots histoire de montrer le niveau.
La
réalisation est exemplaire, mis à part un détail qui
m'a fait jouer sans le doublage : Guybrush Threepwood a la
voix française d'Aladdin dans le dessin animé
de Walt Disney, que je n'ai JAMAIS supporté (ils ont même
mis un sticker « AVEC LA VOIX D'ALADDIN ! » sur la
boîte française, qui m'a fait me cacher quand j'ai acheté
le jeu). À part ça, tout est nickel. Autre truc
« grave » pourtant, une scène coupée dans la VF dans
laquelle Guybrush et des pirates doivent chanter (faux). Évidemment,
on se doute un peu du pourquoi.
L'histoire,
bah, c'est du Monkey Island, c'est bête, mais tout le
génie est là. Guybrush dérive, sans trop savoir
comment il en est arrivé là (nous non plus), dans une auto
tamponneuse après s'être échappé de Big Whoop... Il
est repris par LeChuck quelques minutes plus tard, tue celui-ci
en coulant son bateau dans son évasion (mais on commence à
avoir l'habitude des morts de LeChuck), demande Elaine en
mariage avec une bague qu'il a trouvée dans le coin et Elaine
se transforme en statue d'or.
OK.
À Guybrush de trouver un moyen de la ramener à
la vie, et aussi de faire face à un LeChuck encore
de super mauvais poil.
 |
Ça
va ch... |
On
notera le retour des combats d'insultes au sabre dans ce jeu
(ce qui fait plaisir), mais aussi la volonté de LucasArts
d'expliquer de nombreux éléments d'histoire (Big Whoop, les
quatre pirates, etc.). Cependant, impasse sur certaines questions-clefs
(les parents de Guybrush, LeChuck frère de Guybrush, et surtout
la raison pour laquelle Guybrush se transforme en gosse chaque
fois qu'il va à Big Whoop ? Ça lui reprend dans
cet épisode et on n'a toujours aucune idée du pourquoi). Ces
explications sont « globalement satisfaisantes » mais
elles ne tiennent pas quand on regarde les petits détails
de la série. C'est comme s'il s'agissait d'une suite alternative.
Mais il faut dire la vérité, on s'en fiche. Monkey Island est de retour, certes l'histoire de Monkey Island
3 ne colle pas tout à fait avec celles des
précédents. Et alors ? Répétez avec moi : « ce
n'est qu'un jeu, ce n'est qu'un jeu », on s'amuse, on
pleure, on rit, il y a des méchants et des gentils, c'est
l'essentiel. Aussi dans ce jeu d'aventure a-t-on deux niveaux
de difficulté comme dans Monkey Island 2.
Escape
from Monkey Island (PC / Playstation 2 - 2000) |
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La
jaquette. Cliquez sur une image pour une version plus
grande. |
Le
voici, le dernier épisode de la série lancé pour reconquérir
le grand public sur PS2. Si un Monkey Island 5 n'a
toujours pas été annoncé, LucasArts est affirmatif, il sortira
tôt ou tard (après tout, on a bien attendu 6 ans entre
Monkey Island 2 et Monkey Island
3, et on n'a pas fini d'attendre les prochains Full
Throttle et Sam&Max). Autour
d'une table, les gens de LucasArts se sont sûrement
un jour dit « chiche » (NdL : Un jambon fumé
de 35Kg sera offert à celui qui nous donne l'origine
du mot « chiche », frais de port à la charge
du gagnant) quand l'un d'entre eux a proposé de faire
un Monkey Island en 3D. Et ils l'ont fait, pour notre plus
grand bonheur, un Monkey Island avec le moteur de Grim
Fandango.
 |
 |
Alors
oui bien sûr, il y a des imbéciles qui diront « non
j'y jouerai jamais, un Monkey Island c'est en 2D, bande de
rats, pourquoi vous me faites ça à moi ? »
Disons-le franchement, ces gens sont des idiots. Le style
graphique a malgré tout été remarquablement
préservé, que ce soit dans le choix des couleurs, du style
graphique désordonné aux formes arondies et chaotiques, etc...
C'est juste en 3D. C'est tout. Ça reste du Monkey Island. Du
coup, l'interface a changé aussi, mais on s'y fait
vite, surtout si on a déja joué a Grim
Fandango.
L'histoire
est TRÈS bien trouvée, malgré le fait qu'il y ait ENCORE
PLUS d'incohérences avec les épisodes précédents (mais
je vous l'ai dit, on s'en fiche). Tout d'abord, il fallait
oser, LeChuck n'est plus le « méchant principal »
de cet épisode, à la place nous avons droit à
un Ozzy Mandrill, Australien qui déteste les pirates et cherche
a transformer toutes les Caraïbes en paradis résidentiel
et en havre à touristes. L'horreur pour les habitants
du coin, qui se voient obligés de plier bagage un à
un. Pire, Guybrush apprend que sa femme (Elaine, oui oui ils
sont mariés, on ne sait pas comment Guybrush a fait) a été
déclarée morte sur l'Île de Mêlée. De nouvelles
élections sont organisées et un certain Charles L. Charles
brigue le poste de gouverneur. Alors évidemment, LeChuck entre
en scène à un moment donné, mais je vous laisse le
plaisir de la surprise (même si ceux qui ont joué a Monkey
Island 1 en VO - pas en VF non, à cause d'un
changement de nom de personnage - verront immédiatement le
traquenard.)
 |
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À
propos de Monkey Island 1, pour la première
fois depuis cet épisode, on a la joie de retourner sur l'Île
de Mêlee, de retrouver certains de ses personnages....
Et aussi de retourner sur la fameuse Île aux Singes
! L'aventure est drôle, bien plus que celle de Monkey
Island 3 et quasiment du niveau de Monkey
Island 2. L'humour Monkey Island est preservé, la voix d'Aladdin est un peu plus supportable
(mais ça vient peut être de moi). Les liens avec
les épisodes précédents sont aussi nombreux, les combats
d'insultes sont présents, avec une moindre importance mais
ils ont le mérite d'être là, les vannes que seuls
les fans de la série comprendront sont nombreuses, et surtout,
il y a quelques mini-jeux... Comme un concours de plongée,
ou encore un nouveau système de combat, dérivé de Pierre-Feuille-Ciseau
appelée « Monkey Kombat ». La fin est très « japonisante »
avec des personnages se battant dans des postures d'arts martiaux,
et surtout un combat final contre un LeChuck géant a bord
d'un robot-singe géant. Une scène d'anthologie...
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Imitation
de pub TV : « MONNKEEYYY KOMMBBAAAAAAT » |
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Et
si le secret de l'ile aux singes c'était tout simplement
qu'il y avait des singes dessus ? |
Et
la conclusion arrive, et on se demande comment ils vont bien
pouvoir nous faire une suite vu que tout semble résolu a la
fin de cet épisode. Mais cette fin, je ne la révèlerai
pas, non non, j'en ai dit bien assez...
Mickmils
MISE
À JOUR (décembre 2009 par JPB)
:
Depuis
juillet 2009, le Secret de l'Île du Singe
est ressorti dans une version rajeunie, mise au goût
du jour : Secret of Monkey Island Special Edition,
sur PC, XBLA et iPhone (http://www.lucasarts.com/games/monkeyisland/).
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Avant
/ après : la cabane de Meathook, l'homme aux
crochets et au tatouage qui parle. |
Quels
changements ? Eh bien, les doublages en anglais, la réorchestration
des musiques, mais le plus impressionnant sont les graphismes
refaits en HD, façon dessin animé. Maintenant,
le style est particulier, très cartoon mais pas exactement
avec le look de Curse of Monkey Island ;
pour les gros plans des personnages principaux (Guybrush et
Elaine) on s'éloigne beaucoup du design original de
Monkey Island, mais pour les autres personnages
c'est du beau travail (regardez Cobb ci-dessous).
 |
 |
Avant
/ après : Cobb, intarissable sur Loom (« Je
m'excuse, sur certains sujets je perds tout contrôle. »)
|
Côté
gameplay, le jeu reste de nos jours un must du point'n'click,
et sa mise en scène, son humour n'ont pas vieilli.
Il n'y a eu, du reste, aucune modification au niveau de l'histoire
ou des énigmes, on se retrouve avec LE Monkey
Island d'origine. Reste à voir si ce relooking
attirera de nouveaux joueurs, soit parmi ceux qui n'ont pas
connu l'original, soit parmi ceux qui ne l'ont pas apprécié...
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Avant
/ après : le Scumm Bar sur l'Île de Mêlée. |
Petite
anecdote, dans cette édition HD on peut passer aux
graphismes d'origine à tout moment.
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Avant
/ après : l'intérieur du Scumm Bar. |
En
tout cas on ne peut que louer cette idée de la part
de LucasArts, pour toucher un grand nombre de gens à
un moment où le point'n'click semble reprendre
une nouvelle jeunesse (les 3 épisodes de Runaway,
un nouveau Sam & Max ou Wallace
& Gromit de Telltale Games, A Vampyre's
Story, So Blonde...)
 |
Le
nouveau look d'Elaine et Guybrush (comparez avec la
page précédente...) |
Et
toujours pour surfer sur la vague, Telltale Games sort le
premier chapitre d'une nouvelle série : Tales
of Monkey Island... (http://www.telltalegames.com/monkeyisland/).
 |
Tales
of Monkey Island, à ce jour 2 chapitres sont
parus. |
L'avenir nous en dira plus !
JPB