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Monkey Island - La série
Année : 1990
Système : Amiga, PC ...
Développeur : LucasArts
Éditeur : LucasArts
Genre : Aventure / Point'n click

Mais tout ce que peut lui faire Elaine n'est rien comparé à ce que lui ferait LeChuck s'il lui mettait la main dessus, alors Guybrush se lance à la recherche de ces quatre morceaux de carte. Ses retrouvailles avec Elaine étant mouvementées - obligé de se promener en tutu à une fête, découvrir un chien qui s'appelle comme lui, être poursuivi par un cuisinier avec un couteau de cuisine parce qu'il a fait du bruit avec les poubelles, s'en sortir avec quatre dents cassés par un coup de rateau d'un jardinier d'élite, et une engueulade avec sa belle (notons aussi que les « scènes d'amour », avec la musique à deux balles derrière parodient de façon hilarante tous ces dialogues romantiques dont Hollywood nous abreuve) - Guybrush a un mal fou à obtenir son morceau de carte (j'ai oublié de vous dire que ce passage est non linéaire : on peut récuperer les 4 morceaux dans l'ordre que l'on veut et passer de l'un à l'autre)... À peine parvient-il à le toucher que le vent le fait voler à l'autre bout de l'île... À peine parvient-il à le récupérer au bout d'une canne à pêche qu'une mouette de passage le lui arrache. Oui, il a du bol Guybrush.

Didoudadilalalallalilaaah... Retrouvailles du 3ème type entre Guybrush et ses parents.

Il se passe ensuite un évenement qui fait changer un peu le ton du jeu. Monkey Island 2 c'est 95% d'humour, mais 5% de trucs inquiétants (le Vaudou, la magie noire, la résurrection des morts font partie des thèmes principaux du jeu). Tentant de grimper à un arbre, Guybrush fait une chute et s'évanouit. Il fait alors un drôle de rêve où il voit ses parents apparaître devant lui. Il se met a hurler que ceux-ci l'ont abandonné... Les parents nient (impossible de savoir qui dit la vérité). Ceux-ci veulent simplement lui donner un indice : ils prennent l'apparence de squelettes et se mettent à chanter une chanson idiote : « l'os de la hanche relié à l'os de la jambe » (etc.) - Ça n'a encore rien à voir mais c'est aussi la sonnerie de mon téléphone portable - indice qui est censé servir à Guyrush par la suite. Il le note, mais il est probable que cette rencontre le perturbe un peu.

Une fois le moment de surprise passé, Guybrush, admiratif, prend des notes.

Effort après effort, Guybrush collecte les 4 morceaux de la carte. Mais il est incapable de la lire, et va donc la montrer à Wally, un cartographe de l'Île de Scabb. Celui-ci l'envoie faire une course... Quand Guybrush revient, pouf, plus de cartographe ! Un kidnapping signé LeChuck. Guybrush va devoir retrouver Wally pour savoir où est Big Whoop. Et là, le jeu commence à devenir très très étrange. Petit à petit, Ron Gilbert nous fait basculer dans le n'importe quoi le plus total, les allusions à un mystérieux secret se multiplient... Toutes paraissent être des gags à première vue, mais il n'en est rien, il y a quelque chose en dessous, le joueur habitué le sent... Mais quoi ? Guybrush trouve en plein milieu une grande caisse en bois abandonnée, avec l'inscription « Destination : Forteresse de LeChuck ». Pas si secrète que ça, la forteresse de LeChuck ? Guybrush rentre dans la caisse (remplie de serpents, Guybrush HAIT les serpents - déjà que son sprite ressemble à celui d'Indiana Jones dans The Fate Of Atlantis). C'est alors qu'arrivent deux types, deux OFFICIERS DE MAINTENANCE, en costume de travail comme on les connaît chez nous, qui prennent la caisse et l'emmènent chez LeChuck.

Si vous êtes très très malin, vous pouvez peut-être déjà commencer à comprendre.

Si vous êtes moyennement malin, il va falloir continuer à lire.

Dans la forteresse de LeChuck, Guybrush se souvient de la chanson de ses parents... C'est en fait un code, un simple code qui va lui permettre de se repérer dans la forteresse de LeChuck et de ne pas se perdre. Guybrush trouve Wally le cartographe, mais bam ! une cage lui tombe dessus. Guybrush est prisonnier. LeChuck le suspend au dessus d'un bac d'acide et projette de le tuer à la James Bond : une bougie brûle petit à petit une corde qui va déclencher un mécanisme en se brisant, mécanisme qui en déclenche un autre, et encore un autre, qui relâche les chaînes, et qui fait tomber Guybrush pour finir.

Fait comme un rat !

« Des questions ? » propose LeChuck. Des phrases au choix apparaissent au hasard, mais ce qui est sûr c'est que si le joueur se débrouille bien, il peut arriver à poser deux questions-clefs. « Quel est le secret de l'Île aux Singes ? » LeChuck répond à cela : « Tu le verras bien assez tôt. » OK, un coup dans l'eau (quoique...). Par contre, Guybrush, à court d'idées, peut aussi demander : « D'ou viennent les bébés ? » (phrase typique d'un gamin de 4/5 ans, souvenez vous de ce fait, ça a aussi son importance). LeChuck répond à cela : « Dans ton cas, de l'orphelinat. » Tiens ? Guybrush orphelin ? LeChuck serait-il au courant de ce qui est arrivé aux parents de Guybrush ? Comment ? Toujours est-il que Guybrush parvient à se tirer en crachant sur la bougie (ou en demandant à Wally d'uriner dessus dans le mode facile, ce qui est un exploit, vu qu'il a les deux mains attachées). Dans leur fuite, Wally et Guybrush mettent le feu à une réserve d'explosifs, et explosent donc. Guybrush se retrouve sur une île déserte... l'Île Dinky.

C'est aussi l'île où se trouve Big Whoop.

Le jeu bascule de plus en plus dans l'étrange. Sur l'Île Dinky se trouve une cabine téléphonique : Guybrush connaît le numéro de LucasArts par cœur et leur passe un coup de fil pour leur demander des trucs sur leurs prochains jeux... Puis il tombe sur un gros X. Il le détruit à coups d'explosif, trouve un coffre en bois : BIG WHOOP ! Ça y est, des heures et des heures de recherche, le joueur est content, il va enfin savoir ce qu'est Big Whoop. Fébrile, Guybrush fouille le coffre et y trouve... un ticket de parc d'attraction (un ticket de métro dans la version française, regrettable erreur de traduction), lui permettant d'essayer toutes les attractions, et de rester après la fermeture. Alors c'est donc ça Big Whoop ? Ce qui fait rêver tout le monde ? C'est un ticket de parc d'attraction ? Est-ce là un autre gag des développeurs ? Guybrush se rend compte qu'il est dans le noir, il cherche de la lumière... Il trouve un interrupteur. Un interrupteur, à cette époque ? Appuyons dessus quand même... La lumière s'allume et Guybrush se rend compte qu'il est dans un tunnel... Un tunnel tout électrifié. Il se rend compte aussi que LeChuck était arrivé avant et que celui-ci a une poupée Vaudou avec son nom dessus. LeChuck lui fait une révélation : façon Star Wars, LeChuck lui révèle que lui et Guybrush sont... frères (et le joueur se dit que ça y est, le jeu est tombé pour de bon dans le n'importe quoi). Mais c'est pas grave. LeChuck va quand même envoyer Guybrush dans une dimension de souffrance.

Raté, il l'envoie tout simplement dans la pièce d'à côté.

Guybrush essaye vite fait de fabriquer une poupée Vaudou LeChuck, mais son environnement le surprend... Dans une pièce il trouve une... station de métro avec ses parents morts, sur un banc... Dans une autre, un ascenseur qui mène tout droit à l'Île de Mêlée. Sur une porte, Guybrush se souvient d'une inscription « Reservé aux membres du personnel »... Le reste de l'Île de Mêlée est « en travaux ». Dans l'incompréhension la plus totale (à moins que ?), Guybrush redescend et confronte LeChuck avec sa poupée Vaudou maison. Mais Guybrush est un gros nul du Vaudou... Désespéré, il arrache les bras et les jambes de sa poupée. À sa grande surprise (et surtout à celle de LeChuck), les bras et les jambes du zombie se séparent de son corps. Guybrush s'approche de LeChuck qui le supplie de... retirer son masque (encore façon Star Wars). Retirant le masque de LeChuck, Guybrush découvre le visage de son frère : Chuckie. Les parents de Guybrush et Chuckie avaient demandé à Chuckie d'aller rechercher Guybrush, celui-ci s'étant perdu (perdu où ?), mais Chuckie, un peu rancunier à cause d'une histoire de camion de pompier cassé, avait décidé de tuer Guybrush. Guybrush reste là un moment à côté de son frère... un type de maintenance surgit dans la pièce et leur dit qu'ils n'ont aucune raison d'être ici.

Scène de fin : les parents de Guybrush (vivants ! Ils étaient des squelettes dans l'autre pièce !) attendent dans un parc d'attraction. Deux jeunes enfants arrivent... Guybrush et LeChuck. Les revoyant, Guybrush leur reproche encore une fois de l'avoir abandonné. Les parents nient, encore une fois et lui demandent de les suivre pour faire un tour de manège. Guybrush les suit... l'écran fait un travelling : ce parc d'attractions, c'est Big Whoop.

FIN.

Mais.... mais...
...Qu'est ce que c'est que ce cirque ?!?!

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Interprétation de la fin

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Le truc à peu près sûr, c'est que Monkey Island se déroule non pas à l'époque des pirates dans les Caraïbes mais de nos jours. Autre chose à peu près certaine, la fin de Monkey Island 2 est une prise de conscience pour Guybrush. Pour certains, Guybrush est tout simplement un enfant qui imagine des histoires dans sa tête. Cette version ne tient pas : un, parce que Ron Gilbert a dit que ce n'était pas le cas, et deux, parce qu'après cette fin, on voit dans une petite séquence Elaine qui s'inquiète pour Guybrush. Aucun intérêt de mettre cette scène-là si c'était le cas...

Ce qui semble être tout simplement possible, c'est que tout l'environnement dans lequel Guybrush évolue soit un parc d'attraction géant, avec ses distributeurs de soda, ses feux d'artifice le soir (fin de Monkey Island 1), ses costumes, ses T-shirts à gagner (Monkey Island : « J'ai découvert le trésor de l'Île de Mêlée et je n'ai obtenu qu'un T-shirt idiot »), ses tickets gratuits (le rêve pour Guybrush ! Le meilleur trésor !), un ticket comme on en trouve à Disneyworld dans l'attraction... Pirates of the Carribean.

Et les similitudes entre des passages de Monkey Island 2 et des décors ou animations vues à Disneyworld ne s'arrêtent pas là. Regardez un peu.

Décors similaires...
Scènes complètement copiées : à gauche, des pirates mécaniques dans Pirates of the Caribbean agitent des os pour faire approcher un chien qui garde la clef de leur cellule... À droite, Guybrush fait pareil.

La grande question, c'est qui sont les gens à l'intérieur ? Des acteurs du parc ? Ou aussi des gens perdus ? Les quatre pirates avaient été terrifiés par ce qu'ils avaient vu à Big Whoop... Visiblement, le monde réel leur faisait peur et ils préféraient leur monde artificiel... mais pas forcément. Et qui est Guybrush ? Quel âge a-t-il ? Dans les dialogues, lui même n'en semble pas très sûr. Il est incapable d'obtenir de l'alcool. Cherchant à obtenir du grog, tout ce qu'il décroche c'est du grog sans alcool. Pourquoi redevient-il un enfant ? Pourquoi ses parents revivent-ils ? A-t-il vraiment été abandonné ? Dernier élément : Guybrush est le SEUL a comprendre tous les anachronismes. Les autres ont-ils oublié ? Ou n'ont-ils jamais su ?

Alors, Monkey Island : rêve de gosse, réalité dure à affronter, ou autre chose ? Le mystère demeure.

The Curse of Monkey Island
(1997) PC

La jaquette. Cliquez sur une image pour une version plus grande.

AHA ! 6 ans après Monkey Island 2, Threepwood revient, et franchement, ça, c'est pas une bonne nouvelle ?

Si.

Mauvaise surprise pour les fans de l'histoire et de la fin de Monkey Island 2, Ron Gilbert n'est pas de la partie. Nous avons donc une suite « non officielle », mais faite avec la licence officielle. Enfin, faut pas cracher dans la soupe non plus, une bonne partie du staff de Monkey Island et Monkey Island 2 est de la partie, et les gens de LucasArts ont su préserver l'humour. Le risque était VRAIMENT osé : ressusciter une série après 6 ans d'existence alors que son scénario est toujours basé sur les épisodes précédents. Si on ne veut pas être perdu dans le scénar de Monkey Island 3, il est plus que recommandé d'avoir joué au 1 et au 2. Dans ce jeu, LucasArts a voulu faire plaisir aux fans, et ça, de nos jours, c'est rare.

Le premier changement est d'ordre graphique. Il faut dire que le jeu d'aventure est un peu mort a l'époque (et aujourd'hui en état de décomposition avancée mais en voie de résurrection), et que les coyotes de Revolution Software ont placé la barre très haut avec les Chevaliers de Baphomet (non je ne dirais pas Broken Sword, j'aime ma langue). Alors LucasArts nous a réalisé un vrai dessin animé intéractif, aussi. Paf.

Quelques shots histoire de montrer le niveau.

Voila, top moumoute hein ? (Dieu que cette expression est ridicule !)

La réalisation est exemplaire, mis à part un détail qui m'a fait jouer sans le doublage : Guybrush Threepwood a la voix française d'Aladdin dans le dessin animé de Walt Disney, que je n'ai JAMAIS supporté (ils ont même mis un sticker « AVEC LA VOIX D'ALADDIN ! » sur la boîte française, qui m'a fait me cacher quand j'ai acheté le jeu). À part ça, tout est nickel. Autre truc « grave » pourtant, une scène coupée dans la VF dans laquelle Guybrush et des pirates doivent chanter (faux). Évidemment, on se doute un peu du pourquoi.

L'histoire, bah, c'est du Monkey Island, c'est bête, mais tout le génie est là. Guybrush dérive, sans trop savoir comment il en est arrivé là (nous non plus), dans une auto tamponneuse après s'être échappé de Big Whoop... Il est repris par LeChuck quelques minutes plus tard, tue celui-ci en coulant son bateau dans son évasion (mais on commence à avoir l'habitude des morts de LeChuck), demande Elaine en mariage avec une bague qu'il a trouvée dans le coin et Elaine se transforme en statue d'or.

OK. À Guybrush de trouver un moyen de la ramener à la vie, et aussi de faire face à un LeChuck encore de super mauvais poil.

Ça va ch...

On notera le retour des combats d'insultes au sabre dans ce jeu (ce qui fait plaisir), mais aussi la volonté de LucasArts d'expliquer de nombreux éléments d'histoire (Big Whoop, les quatre pirates, etc.). Cependant, impasse sur certaines questions-clefs (les parents de Guybrush, LeChuck frère de Guybrush, et surtout la raison pour laquelle Guybrush se transforme en gosse chaque fois qu'il va à Big Whoop ? Ça lui reprend dans cet épisode et on n'a toujours aucune idée du pourquoi). Ces explications sont « globalement satisfaisantes » mais elles ne tiennent pas quand on regarde les petits détails de la série. C'est comme s'il s'agissait d'une suite alternative. Mais il faut dire la vérité, on s'en fiche. Monkey Island est de retour, certes l'histoire de Monkey Island 3 ne colle pas tout à fait avec celles des précédents. Et alors ? Répétez avec moi : « ce n'est qu'un jeu, ce n'est qu'un jeu », on s'amuse, on pleure, on rit, il y a des méchants et des gentils, c'est l'essentiel. Aussi dans ce jeu d'aventure a-t-on deux niveaux de difficulté comme dans Monkey Island 2.

Escape from Monkey Island
(2000) PC, Playstation 2

La jaquette. Cliquez sur une image pour une version plus grande.

Le voici, le dernier épisode de la série lancé pour reconquérir le grand public sur PS2. Si un Monkey Island5 n'a toujours pas été annoncé, LucasArts est affirmatif, il sortira tôt ou tard (après tout, on a bien attendu 6 ans entre Monkey Island 2 et Monkey Island 3, et on n'a pas fini d'attendre les prochains Full Throttle et Sam & Max). Autour d'une table, les gens de LucasArts se sont sûrement un jour dit « chiche » [NdL : Un jambon fumé de 35Kg sera offert à celui qui nous donne l'origine du mot « chiche », frais de port à la charge du gagnant.] quand l'un d'entre eux a proposé de faire un Monkey Island en 3D. Et ils l'ont fait, pour notre plus grand bonheur, un Monkey Island avec le moteur de Grim Fandango.

Alors oui bien sûr, il y a des imbéciles qui diront « non j'y jouerai jamais, un Monkey Island c'est en 2D, bande de rats, pourquoi vous me faites ça à moi ? » Disons-le franchement, ces gens sont des idiots. Le style graphique a malgré tout été remarquablement préservé, que ce soit dans le choix des couleurs, du style graphique désordonné aux formes arondies et chaotiques, etc... C'est juste en 3D. C'est tout. Ça reste du Monkey Island. Du coup, l'interface a changé aussi, mais on s'y fait vite, surtout si on a déja joué a Grim Fandango.

L'histoire est TRÈS bien trouvée, malgré le fait qu'il y ait ENCORE PLUS d'incohérences avec les épisodes précédents (mais je vous l'ai dit, on s'en fiche). Tout d'abord, il fallait oser, LeChuck n'est plus le « méchant principal » de cet épisode, à la place nous avons droit à un Ozzy Mandrill, Australien qui déteste les pirates et cherche a transformer toutes les Caraïbes en paradis résidentiel et en havre à touristes. L'horreur pour les habitants du coin, qui se voient obligés de plier bagage un à un. Pire, Guybrush apprend que sa femme (Elaine, oui oui ils sont mariés, on ne sait pas comment Guybrush a fait) a été déclarée morte sur l'Île de Mêlée. De nouvelles élections sont organisées et un certain Charles L. Charles brigue le poste de gouverneur. Alors évidemment, LeChuck entre en scène à un moment donné, mais je vous laisse le plaisir de la surprise (même si ceux qui ont joué a Monkey Island 1 en VO - pas en VF non, à cause d'un changement de nom de personnage - verront immédiatement le traquenard.)

À propos de Monkey Island 1, pour la première fois depuis cet épisode, on a la joie de retourner sur l'Île de Mêlee, de retrouver certains de ses personnages.... Et aussi de retourner sur la fameuse Île aux Singes ! L'aventure est drôle, bien plus que celle de Monkey Island 3 et quasiment du niveau de Monkey Island2. L'humour Monkey Island est preservé, la voix d'Aladdin est un peu plus supportable (mais ça vient peut être de moi). Les liens avec les épisodes précédents sont aussi nombreux, les combats d'insultes sont présents, avec une moindre importance mais ils ont le mérite d'être là, les vannes que seuls les fans de la série comprendront sont nombreuses, et surtout, il y a quelques mini-jeux... Comme un concours de plongée, ou encore un nouveau système de combat, dérivé de Pierre-Feuille-Ciseau appelée « Monkey Kombat ». La fin est très « japonisante » avec des personnages se battant dans des postures d'arts martiaux, et surtout un combat final contre un LeChuck géant a bord d'un robot-singe géant. Une scène d'anthologie...

Imitation de pub TV : « MONNKEEYYY KOMMBBAAAAAAT »
Et si le secret de l'ile aux singes c'était tout simplement qu'il y avait des singes dessus ?

Et la conclusion arrive, et on se demande comment ils vont bien pouvoir nous faire une suite vu que tout semble résolu a la fin de cet épisode. Mais cette fin, je ne la révèlerai pas, non non, j'en ai dit bien assez...

Mise à jour (décembre 2009)

Depuis juillet 2009, le Secret de l'Île du Singe est ressorti dans une version rajeunie, mise au goût du jour : Secret of Monkey Island Special Edition, sur PC, XBLA et iPhone.

Avant / après : la cabane de Meathook, l'homme aux crochets et au tatouage qui parle.

Quels changements ? Eh bien, les doublages en anglais, la réorchestration des musiques, mais le plus impressionnant sont les graphismes refaits en HD, façon dessin animé. Maintenant, le style est particulier, très cartoon mais pas exactement avec le look de Curse of Monkey Island ; pour les gros plans des personnages principaux (Guybrush et Elaine) on s'éloigne beaucoup du design original de Monkey Island, mais pour les autres personnages c'est du beau travail (regardez Cobb ci-dessous).

Avant / après : Cobb, intarissable sur Loom (« Je m'excuse, sur certains sujets je perds tout contrôle. »)

Côté gameplay, le jeu reste de nos jours un must du point'n'click, et sa mise en scène, son humour n'ont pas vieilli. Il n'y a eu, du reste, aucune modification au niveau de l'histoire ou des énigmes, on se retrouve avec LE Monkey Island d'origine. Reste à voir si ce relooking attirera de nouveaux joueurs, soit parmi ceux qui n'ont pas connu l'original, soit parmi ceux qui ne l'ont pas apprécié...

Avant / après : le Scumm Bar sur l'Île de Mêlée.

Pour l'anecdote, dans cette édition HD on peut passer aux graphismes d'origine à tout moment.

Avant / après : l'intérieur du Scumm Bar.

En tout cas on ne peut que louer cette idée de la part de LucasArts, pour toucher un grand nombre de gens à un moment où le point'n'click semble reprendre une nouvelle jeunesse (les trois épisodes de Runaway, un nouveau Sam & Max ou Wallace & Gromit de Telltale Games, A Vampyre's Story, So Blonde...)

Le nouveau look d'Elaine et Guybrush (comparez avec la page précédente...).

Et toujours pour surfer sur la vague, Telltale Games a développé une nouvelle série : Tales of Monkey Island...

Tales of Monkey Island, qui compte cinq épisodes.
Mickmils
(10 août 2003)
Page 2 sur 2
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