CASTLEVANIA
: Un
voyage au pays des chasseurs de vampires...
- 2ème
Partie : Les grandes heures -
Comme
souvent dans son histoire, Konami va adapter une de ses séries
phares sur d'autres plateformes que celle où elle a vu
le jour... Traîtrise, j'entends dire ? Pas forcément,
car dans ce cas précis c'est plus le facteur innovation
que rentabilité qui prime.
-
AKUMAJOU
DRACULA X : RONDO OF BLOOD (CHI NO RINNE)
: PC Engine
SUPER CD-ROM (1993)
Prononcez
le nom de la PC-Engine à tous fan de retro-gaming
qui se respectent ou à un joueur console de la fin des
années 80 et regardez ses yeux s'enflammer, la bave envahir
ses lèvres et des mots comme "reine des shoot'em'up"
sortir comme des incantations à la gloire de l'entité
"jeux vidéo"... Comme le MSX en son
temps, les premières PC-Engine étaient
un luxe reservé aux plus fortunés ou à
ceux prêts à faire des tas de concessions pour
se la procurer. C'est pourquoi cette machine, en raison de son
prix élevé et d'une disponibilité à
la limite du confidentiel, n'a jamais vraiment percé
dans nos contrées malgrés des qualités
indéniables et des jeux plus que novateurs (par exemple
la serie des Ys
ou autres).
Une
autre chose pour laquelle la PCE fut en avance sur
son temps est l'ajout d'un lecteur CD-ROM, et dans le cas qui
nous interesse ici c'est un gros plus qui, dans le cœur
des joueurs qui s'y sont essayés, classera cet opus comme
le meilleur de la serie pour la postérité...
 |
 |
Le
jeu démarre sur une cinématique de toute beauté
utilisant des dessins de type "manga", le tout relaté
dans la langue de Goethe (ce qui pourrait être antinomique
mais il n'en est rien), et pour l'époque c'est un ÉNORME
pas en avant ! Durant cette présentation vous apprendrez
le but de votre mission : des habitants de la ville de Turmoil
ont disparu et le comte et ses sbires sont encore là-dessous...
Pas de quoi quitter l'âtre, sa chaleur bienvenue par les
temps qui courent et la temperature exterieure Bavaroise me
direz-vous, mais vous oubliez un facteur important : votre dulcinée
Anette et sa petite soeur Maria font partie des manquants...
Richter Belmont va donc décrocher la lanière de
cuir de la cheminée et parcourir les chemins qui mènent
au plus grand client de la succursale "Vampire Killer Ltd",
j'ai nommé le comte Dracula.
Durant
le jeu vous serez armé d'un seul et unique type de fouet
mais l'arsenal habituel, qui va de la hache de lancer à
l'eau bénite en passant par le livre sacré, sera
aussi de la partie moyennant l'utilisation des cœurs trouvés
le long de votre périple. Une des grosses nouveautés
de ce titre, ce sont les sorties "alternatives" du
niveau, chaque stage comprennant une sortie classique et un
chemin de traverse qui vous mènera au final tout de même
au chateau de Dracula, histoire de lui faire passer l'envie
de recommencer à troubler votre quiétude. Chaque
stage "alternatif" comporte lui aussi deux sorties,
une qui vous transfèrera vers le suivant et une autre
qui vous remettra sur le chemin de base... en bref il va falloir
vous accrocher pour visiter tous les stages !
 |
 |
Tout
comme dans Castlevania 3
sur Famicom, vous pourrez diriger un autre personnage
au cours de l'aventure. En l'occurence ici c'est Maria qui sera
de la partie lorsque vous l'aurez retrouvée (dans le
deuxième stage rassurez-vous). Vous aurez la possibilité
de choisir votre personnage lorsque vous tomberez nez à
nez avec l'écran que tout joueur redoute (NDR : quoique
ça depend du jeu, si je peux me le permettre, parfois
le Game Over est salvateur), mais lorsque vous contrôlerez
Maria, point de fouet a votre disposition (cette frêle
créature pourrait se casser un ongle enfin ^_^) :
à la place, tout un arsenal d'origine animale que ne
renierait pas Brigitte Bardot elle même : lancer d'oiseaux
en attaque de base, carapaces de tortues ou encore un dragon
seront vos animaux de compagnie durant votre quête. Tout
comme Richter dispose du livre sacré, Maria utilisera
un livre de chants qui laisse entendre aux créatures
environnantes un organe exaspérant digne d'une Jenifer
ou tout autre artiste formaté par TF1. Resultat de la
chose ? Vous connaissez le talent de la Castafiore dans Tintin,
je vous laisse imaginer le résultat ;)
Côté
réalisation, ça a pris une légère
odeur de naphtaline mais c'est toujours plaisant, tout en gardant
en tête le contexte de l'époque où c'était
une révolution graphique... Par contre au niveau de la
musique, le processeur musical Roland SC88 n'a pas pris une
ride et laisse planer des mélodies enivrantes comme on
aimerait en entendre plus souvent lors de nos péripéties
vidéoludiques. Tout ce qui est rare est cher et ce cas-ci
n'échape pas à la régle, bien au contraire.
Sorti uniquement au Japon, Dracula X est devenu
mythique, en grosse partie grâce à cela (en plus
de ses qualités indéniables). Le CD est quasi
introuvable, que ce soit par les voies du commerce (et quand
c'est le cas c'est du 200 € minimum sur E-bay... no comment...)
ou par les voies détournées de l'émulation...
Pour vous donner une idée de l'engouement suscité
par ce titre lors de sa sortie, il faut se rappeller qu'il est
apparu sur une machine en fin de carriere, dont on ne parlait
plus beaucoup, et qu'il a quand même été
testé dans de nombreux magazines de l'époque avec
des superlatifs et des éloges habituellement utilisés
pour une production Miyamoto.
Pour
conclure, dire que c'est le meilleur de la serie est peut être
légèrement usurpé - quoique je m'avance
un peu vu que je n'ai jamais pu l'essayer personnellement, à
mon plus grand regret - et que cette chronique est basée
sur une collecte d'info au fil de recherches sur de nombreux
sites. Donc vous me ferez grâce des omissions sur celui-ci,
car ce n'est pas faute de l'avoir cherché ! Mais dire
que c'est l'un de ceux qui ont lancé la série
dans la voie qui est la sienne aujourd'hui est tout à
fait juste... Il est amusant de noter que c'est sur deux machines
typiquement japonaises que cette série a construit ses
bases, comme quoi l'histoire se repète souvent ;)
Un petit
message qui n'engage que moi pour finir et qui va faire plaisir
à Petitevieille : STOP PC ENGINE BUSINESS. Les passionnés
de retro-gaming que nous sommes ne sont pas des vaches à
lait !!!
Cliquez
ici pour lire le point de vue de Tonton Ben sur Dracula X :
Rondo of Blood.
-
AKUMAJOU DRACULA : Sharp X68000 (1993)
- CASTLEVANIA CHRONICLES : Playstation (2001)
C'est
affolant ce que Konami a pu developper sur des machines sorties
exclusivement au Japon. Qui hormis Soreal et Elesias, qui hantent
E-bay et le forum Grospixels à la recherche de vieilleries,
connait le Sharp X68000 ? Pourtant, nombreux sont ceux
qui apprécient cet opus, qui serait resté aussi
confidentiel que le 1er de la série sur MSX
s'il n'était pas apparu sur une boite grise issue elle
aussi d'une traîtrise (comme quoi qui se ressemble s'assemble).
Est-il nécessaire de nommer Ken Kutaragi et la Playstation
?
 |
 |
Comme
vous vous en douterez sûrement en lisant le titre PSX
(Castlevania : Chronicles), cet opus est en
fait un remix du premier titre sur Famicom, lui aussi
évolution de l'épisode MSX, avec en plus
des rajouts piochés dans les différents titres
de la série (vous suivez toujours ^_^). Une
dame de l'équipe Konami va faire parler la poudre au
niveau du design : Ayami Kojima. C'est à elle que l'on
doit le nouveau dessin des ennemis et de Simon Belmont, et dire
que son travail est superbe est un doux euphémisme !
Il suffit pour s'en convaincre de regarder la modélisation
des créatures amphibies dans le 1er stage et le stage
de l'horloge (le stage qui m'en a le plus fait baver sur Famicom
et je ne pense pas être le seul).
Malgré
le caractére "on prend les mêmes et on recommence",
ce titre comprend quand même quelques nouveautés,
et ce dès la page titre où vous aurez le choix
entre un mode classique avec une musique et un personnage transposés
de la version Famicom, et une version "Arranged"
avec des titres remixés (j'ai un peu de mal j'avoue...)
et un Simon Belmont à la tignasse Violette (non j'ai
rien pris mais on ne peut pas en dire autant des développeurs).
Pourquoi faire deux modes qui se ressemblent autant me direz
vous ? Pour obtenir une durée de vie artificiellement
prolongée comme seuls les Japonais savent le faire...
Mais ici, pas de nouveaux costumes pour le héros ou de
nouveau héros pour visiter le château mais quelque
chose de plus subtil : un mode Time Attack. Vous obtiendrez
celui-ci en finissant la version "Arranged" et choisirez
un des 8 stages (oui, deux de plus que dans la version d'origine)
dans lequel vous testerez les talents de sprinter du sieur Belmont
dans le décor de votre choix.
 |
 |
Dis
Monsieur, est-ce que c'est maniable cette fois-ci ? Si des efforts
se font sentir pour améliorer la maniabilité,
ce n'est pas encore ça et ça se rapproche gloireusement
de l'ancêtre à ce niveau, même si le fait
de pouvoir (enfin) contrôler la direction de son saut
en vol est plutôt appréciable (il faut noter que
Konami a fait son mea culpa sur ce point dans le DVD making
of de Silent
Hill 2, sur lequel il y a un bonus caché
avec interview des développeurs de Castlevania).
Vu que nous avons deux versions à comparer, ne nous en
privons pas tout en gardant à l'esprit les 8 ans qui
les séparent... La version Sharp est un peu
en deça au niveau graphique mais tient tout de même
la comparaison, ce qui est notable pour un tel écart
entre deux sorties. La difficulté est souvent plus élevée
sur les ordinateurs personnels que sur les consoles, et c'est
une fois de plus le cas. Malgré tout, rien d'insurmontable
avec un peu de persévérance. La version PSX
contient trois modes de difficulté très bien équilibrés
et c'est un fait assez rare pour le noter. Petite anecdote pour
briller lors des dîners mondains : la version Sharp
vous permet de choisir entre plusieurs pistes midi lors du jeu,
chose possible aussi sur PSX moyennant une manipulation
en page titre.
On
pourrait discuter des heures sur le pourquoi du comment de la
sortie d'un tel titre sur PSX 8 ans aprés l'original,
coup marketing très probable et/ou morceau de barbaque
lancé aux fans pour patienter jusqu'au nouvel opus original
? Personnellement je n'encense ni ne détruis ce titre
car il me laisse quelque peu indifférent après
le plaisir de la redécouverte d'heures passées
sur la NES. De là à dire que c'est une
bouse... non je ne pense pas, car il permet de se replonger
dans l'univers "old school" des jeux de plates-formes
2D, et que l'on le trouve pour moins de 15€ désormais
donc... Si vous avez l'occasion de vous y essayer n'hésitez
pas, mais gardez à l'esprit que ce n'est qu'un portage
sur lequel on a remis un couche de peinture et pas une r"novation
jusque dans les fondations.
-
CASTLEVANIA
THE NEW GENERATION / BLOODLINES / VAMPIRE KILLER
: Megadrive
/ Genesis / SNES (1994)
Quand
on vous dit que Konami bouffe à tous les rateliers c'est
pas peu dire ! Cette fois-ci c'est la Genesis qui accueille
son Castlevania avec un titre nommé
Bloodlines aux États-Unis et The
New Generation en Europe. Avec un titre comme celui-ci
on peut s'attendre à des innovations qui relègueraient
Castlevania IV
au rang d'ancêtre vidéoludique, mais dans les jeux
vidéo les titres ne font pas l'interêt, il suffit
de voir pour se convaincre les dernières productions
Cryo... (je sais je tire sur l'ambulance mais ça fait
du bien ^_^)
 |
 |
Pourtant
c'était bien parti et calibré pour flatter l'ego
des non-Japonais, car cette fois-ci deux héros vous seront
proposés : John Morris, un Texan dont le père
a été tué lors du dernier combat en 1897
contre le comte Dracula, et Éric Lecarde, un Hidalgo
ami de John et dont l'amie Gwendolyn fut la victime des suceurs
de sang... Pour
l'histoire : la contesse Bartley est revenue d'entre les morts
et elle veut que son oncle Dracula la rejoigne. Vous voilà
donc embringué dans une aventure qui vous menera aux
6 coins de la planète.
Au début
de l'aventure, vous choisirez votre avatar et donc votre arme
: le classique fouet pour John et la lance pour Éric.
Le fouet de John se manie comme dans les anciens titres de la
série, avec la possibilité de jouer à Indy
pour passer de plate-forme en plate-forme comme dans Castlevania
IV ; la lance d'Éric est plutôt
sympa et propose des choses intéressantes, comme la possibilité
de la faire tournoyer comme un bâton de majorette ou de
s'en servir, à l'instar de notre Jean Galfione national,
comme perche pour franchir les précipices ou atteindre
des plates-formes en hauteur. Comme dans tout Castlevania
qui se respecte, les armes s'upgradent en récoltant des
items (ici des joyaux), le fouet devenant au final un éclair
et la lance s'enflammant pour faire subir plus de dégâts.
Vous en voulez une bonne ? Tout comme dans le triste 1er épisode
sur Gameboy, dès que vous serez touché,
votre nouvelle aptitude s'envolera comme elle est venue... frustrant
au possible ! Pour ce qui est des armes additionnelles il n'y
a pas foule mais des classiques : la hache de combat, l'eau
bénite et le crucirang qui pour être plus correct
est devenu un boomerang de cristal, utilisation habituelle moyennant
cœurs trouvés dans les chandelles.
 |
Même
si il n'y a que 6 stages et que la difficulté n'est pas
insurmontable, vous ne verez pas la fin à la première
partie car seulement deux continues vous seront accordés
pour visiter la Transylvanie, l'Atlantide, La tour de Pise,
l'usine d'armement Allemande, le palais de Versailles, et un
château anglais (quel globe-trotter ce comte). Malgré
tout, vous pourrez choisir votre niveau de difficulté
à la page titre donc... (et un code permet d'avoir les
continues infinis). Au niveau de la réalisation, la Genesis
crache ses tripes et même si les visuels sont un peu en
deça de la version Super Famicom, c'est tout
de même plutôt joli. Même remarque pour la
bande son qui s'en tire bien malgré le processeur sonore
de la machine. Une durée de vie un peu courte, des graphismes
juste sympas et une musique correcte sans plus empêchent
toutefois ce titre de ravir la 1ère place à Castlevania
IV, mais il s'en est fallu de peu.
Pour
conclure, si vous aimez l'univers Castlevania
(sûrement puisque vous êtes en train de lire un
dossier sur le sujet) et surtout les jeux de plates-formes,
je ne peux que vous conseiller de vous y essayer car l'univers
Castlevania transposé dans les années
1900, c'est quelque chose à ne pas rater. Quand aux défauts
susmentionnés, c'est plus pour info que rédhibitoire.
-
CASTLEVANIA DRACULA X / CASTLEVANIA VAMPIRE'S KISS / AKUMAJOU
DRACULA XX : SNES / Super Famicom
(1995)
Attendu
comme le messie par tout les fans de la serie et annoncé
comme transposition du majesteux Circle
of Blood sur PC-Engine, ce titre bien
que correct laisse un arrière goût amer en bouche
surtout quand on connait Castlevania
IV et la version PCE...
Cet
opus est connu sous 3 noms différents selon sa localisation
: Akumajou Dracula XX dans l'archipel d'origine
(non ce n'est pas du Hentaï bande de pervers), Dracula
X aux États-Unis (étonnant vu le puritanisme
qui les caractérise) et Vampire's Kiss
dans nos contrées (quelle bande de chauds lapins nous
sommes). Je ne vois pas pourquoi je vous disça vu qu'hormis
le titre rien ne change dans ces trois versions.
Parlons
un peu du jeu en lui-même. Arriver après Castlevania
IV est peut être le plus gros defaut de ce
titre, surtout vue la régression au niveau des contrôles
: plus de fouet omni-directionnel mais juste la possibilté
de frapper en avant ou en arriere, retour à Haut + bouton
de tir pour lancer l'arme secondaire (pour un pad à 6
boutons c'est un comble), j'en passe et des meilleures... Au
niveau design, Richter est bien rendu et les décors sont
superbes si vous aimez le style "dessiné" (du
cell-shading avant l'heure ?), mais le mode 7 est injustement
sous exploité, sauf lors du 1er stage avec les flammes
qui dansent dans le fond de l'écran et des scrollings
différentiels de bonne facture comme dans les meilleurs
shoot'em up.
Ce qui
change aussi par rapport à la version PCE, c'est
la fin des sorties alternatives à tous les niveaux et
la non-possibilité d'emprunter les traits et la voix
cristalline de Maria. L'histoire étant identique il vous
faudra les trouver tout de même, elle et sa sœur
Annette. Ceci dit, hormis le fait que cela vous fera explorer
deux nouveaux stages et vous offrira une fin alternative, vous
n'aurez rien de plus et c'est bien dommage...
 |
 |
Pour
corser le tout, certains ennemis sont tout bonnement frustrants
de difficulté (et pourtant habituellement c'est ce que
je recherche). Exemple : ceux armés de lance dès
le 2ème stage et les chevaliers qui vous font voler à
travers l'écran dès qu'ils vous touchent un peu
plus loin dans le jeu ! Pour
ce qui est des armes additionnelles, ici rien ne manque de la
précédente version et c'est tant mieux, même
si ce sont des classiques. On
ne peut pas dire que ce titre soit mauvais, loin de là,
mais comme souvent les comparaisons avec son ainé direct
sur PCE ou indirect sur Super Famicom lui
sont fatales. Hormis sa difficulté parfois inhumaine
(sauf si vous vous accrochez et que vous notez bien les mots
de passe car il n'y a pas de pile de sauvegarde), ce titre est
loin d'être mauvais si vous aimez la plate-forme pure
et dure. Au prix où l'on trouve ces jeux maintenant ce
serait dommage de passer à côté une fois
de plus.
Nous
venons de voir comment, avec plus ou moins de succès,
Konami a traversé la galaxie des différents constructeurs
de l'époque Je passe la main à Tonton Ben pour
la suite du dossier, et vous dis encore une fois : n'hésitez
pas à ressortir vos consoles pour vous essayer aux merveilleux
titres de cette série. Bon jeu !
»
Cliquez ici pour lire la 3ème partie «