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Chiki Chiki Boys
Année : 1990
Système : Arcade, Megadrive ...
Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Genre : Plate-forme
Par Jika (25 novembre 2013)

Capcom est un éditeur dont la renommée n'est plus à démontrer. Si vous évoquez le nom de cette compagnie en présence de joueurs chevronnés, les plus âgés d'entre eux se souviendront immédiatement de Strider (1989) ou de Final Fight (1989), alors que les plus jeunes penseront forcément à Dead Rising (2006) ou à Dragon's Dogma (2012). Mais tous vous soutiendront en chœur que la réputation de cet éditeur japonais n'est plus à faire... Cependant, il existe également une autre réputation qui colle à l'image de Capcom depuis toujours : celle d'être un éditeur extrêmement porté sur les suites à répétition ou sur les portages sur des machines diverses et variées. Des séries comme Megaman ou Resident Evil en sont d'ailleurs de parfaits exemples. De nos jours, le développeur continue d'être fidèle à cette coutume, avec en particulier un titre comme Street Fighter IV (2009) qui, après avoir été mis à jour avec Super Street Fighter IV en avril 2010 puis Super Street Fighter IV Arcade Edition en juin 2011, va connaître une quatrième version, baptisée Ultra Street Fighter IV, prévue pour 2014.

Cela dit, la tendance de Capcom à fournir de nombreuses suites et de multiples portages à ses plus grands titres a parfois épargné certains jeux qui auraient mérité de mieux rencontrer leur public. On pense en particulier à Zack & Wiki Le trésor de Barbaros (2008) sur Wii, un titre qui reçut des critiques dithyrambiques à sa sortie mais qui tomba dans l'oubli suite à des ventes décevantes. Dans un genre très différent, Shadow of Rome (2005) se contenta lui aussi d'un seul épisode sur Playstation 2, alors que le jeu avait conquis pas mal de joueurs... Si Capcom a dans son catalogue des licences très fortes que l'éditeur rentabilise au maximum, il est indéniable que cette compagnie mythique a, tout au long de sa longue histoire, développé d'autres jeux originaux qui ne rencontrèrent pas la notoriété escomptée et qui du coup ont été peu à peu oubliés. Parmi eux, le titre qui nous intéresse aujourd'hui, à savoir Mega Twins (ou Chiki Chiki Boys au Japon), un jeu d'arcade assez peu connu, mais qui eut tout de même la chance de se montrer un peu plus lors de sa conversion sur consoles quelques années plus tard.

Mega Twins, ou Chiki Chiki Boys au Japon, est un jeu de Capcom très peu connu qui échappe à beaucoup de compilations rétro de l'éditeur.

Mega Twins est sorti en 1990 dans les game centers nippons. Ce titre tournait sur la carte arcade de Capcom appelée « CPS-1 » et qui accueillit beaucoup de grands classiques de la firme, comme Forgotten Worlds en 1988, Ghouls'n Ghosts toujours en 1988, 1941: Counter Attack en 1990 ou encore le légendaire Street Fighter II: The World Warrior en 1991. Comme on peut le constater, Mega Twins est très loin d'être le jeu le plus célèbre parmi tous ceux ayant pu tourner sur ce hardware... Néanmoins, plusieurs années après sa sortie dans les salles, le soft fut porté sur différentes machines de salon. Aujourd'hui, c'est la version Megadrive éditée par Sega en 1993 qui nous intéresse, car elle représente très certainement la version la plus proche du jeu original. On remarquera par ailleurs que pour ses différents portages sur consoles ou micros, le jeu reprit son nom japonais, à savoir Chiki Chiki Boys, et ce aussi bien aux États-Unis qu'en Europe.

Bien moins connu que d'autres titres du même développeur sur Megadrive comme Super Street Fighter II The New Challengers (1994) ou encore Megaman The Wily Wars (1995), Chiki Chiki Boys mérite d'être remis en lumière aujourd'hui.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Mega Twins raconte l'histoire de deux jumeaux...

Le royaume d'Alurea vivait en paix depuis des siècles lorsque soudain un monstre surgi de nulle part saccagea tout sur son passage. Les habitants du royaume furent balayés par cette bête, les uns après les autres, et seuls les enfants du roi survécurent. En effet, les deux princes, deux jumeaux qui étaient bébés lors de l'attaque du monstre, purent quitter Alurea à temps. Aujourd'hui les jumeaux ont bien grandi et il est l'heure pour eux de se munir de leur épée et de partir reconquérir ce royaume qui leur était dû.

Simple et concis, le scénario n'a que peu d'importance ici.

Il est grand temps de vous lancer dans l'aventure ! Mais avant cela, le jeu vous demandera de choisir au préalable avec lequel des jumeaux vous souhaitez jouer. Vous aurez le choix entre le prince habillé en bleu qui est supérieur à son frère au niveau du maniement de l'épée, et le prince vêtu de rouge qui est quant à lui un meilleur magicien. En effet, le héros que vous incarnerez aura à sa disposition deux moyens de se défendre, à savoir donner des coups d'épée ou lancer des sorts en nombre limité. Du coup, choisir son personnage au début d'une partie de Chiki Chiki Boys équivaut à choisir un style de jeu... Soit vous partez à l'aventure avec le prince bleu et vous ferez plus de dégâts avec votre lame, soit vous vous lancez avec son frère et vous pourrez stocker plus de sorts (un maximum de cinq utilisations pour le prince rouge contre trois pour l'autre personnage).

L'écran de sélection du héros. On remarquera que le prince bleu est décrit comme étant le « plus vieux des deux frères ». Pour des jumeaux, cette précision paraît un peu inutile, vous en conviendrez...
Le prince rouge, expert en magie. Les autres images ornant cet article ont été prises lors d'une partie avec l'autre personnage jouable, le prince bleu.

Chiki Chiki Boys est un jeu d'action/plateformes assez typique du début des années 90. Le gameplay consiste à traverser plusieurs niveaux en se débarrassant des différents ennemis avec son épée ou à l'aide de ses sorts de magie, tout en évitant les différents pièges et obstacles disséminés çà et là. Cette formule, très classique au demeurant, fonctionne cependant à merveille ici, le contrôle du personnage étant très agréable et précis, même si l'inertie très particulière des sauts peut quelque peu dérouter au début. Votre prince pourra également s'appuyer sur les murs afin de freiner sa chute, ou alors afin de rebondir dans la direction opposée. Ce type de mouvement rappelle forcément des titres comme Batman (Sunsoft, 1990) sur NES, mais ici, cette capacité du héros est assez peu utilisée, le level design ne l'exploitant presque jamais. Dans Chiki Chiki Boys, ce mouvement permet surtout d'atteindre des bonus un peu trop haut placés, ou alors d'éviter des ennemis se déplaçant en contrebas.

Le joueur progresse donc en terrain connu avec ce gameplay ayant déjà maintes fois fait ses preuves dans d'autres jeux. Cependant, l'excellence de son exécution et la réactivité sans faille des contrôles permettent à Chiki Chiki Boys de faire ressentir à son joueur un réel plaisir à déplacer le prince dans les différentes régions d'Alurea. D'ailleurs, manette en main, il est impossible de ne pas retrouver les sensations typiques d'une autre grande série de jeux d'action/plateforme de la Megadrive, à savoir les Monster World de la saga Wonder Boy, et plus particulièrement Wonder Boy in Monster World (Westone, 1992)... On remarquera également d'autres similitudes, comme par exemple des univers et des personnages se ressemblant beaucoup. Ceci dit, la dimension « aventure » des Wonder Boy n'est clairement pas présente dans Chiki Chiki Boys, et du coup les deux licences proposent des expériences sensiblement différentes.

Le personnage s'appuie sur le mur afin de rebondir pour récupérer les quelques pièces d'or inaccessibles autrement.

Alurea vous accueille pour un séjour dépaysant !

En plus de son gameplay très efficace, Chiki Chiki Boys jouit d'une grande richesse au plan des environnements qu'il propose. Les décors sont variés, et on passe rapidement des fonds marins à une grotte recouverte de cristaux, tout en passant par un donjon peuplé de chauves-souris et de squelettes. Tout au long des neuf mondes qui composent l'aventure, les niveaux ne se répètent jamais et il est très rare de voir plusieurs fois le même type d'ennemi ou de plateforme. Cette richesse visuelle empêche tout sentiment de lassitude de s'installer... De plus, les situations de level design proposées dans ces niveaux sont également très variées, et Chiki Chiki Boys alterne avec aisance les différentes phases de jeu. Des niveaux horizontaux succèdent à d'autres plus verticaux alors que des séquences particulières s'intercalent entre tous ces passages de plateforme pure. Ainsi, certains niveaux se déroulent intégralement sous l'eau, ce qui modifie bien évidemment le contrôle du personnage. Enfin, lors de certains passages se situant dans les cieux, le héros se voit doté d'une casquette « tête d'oiseau », cet objet très élégant lui octroyant la possibilité de voler indéfiniment... C'est à cette richesse de level design que Chiki Chiki Boys doit son immense capacité à captiver le joueur jusqu'au bout de l'aventure.

Petite sélection de quelques niveaux de Chiki Chiki Boys, histoire de mettre en lumière la diversité des décors et des situations rencontrées. Afin de ne pas trop en dévoiler, les combats de Boss ne seront pas montrés ici. Sachez néanmoins qu'ils sont tous assez originaux et plutôt intéressants à jouer.

Les développeurs de Capcom ont également eu la bonne idée de placer de nombreux objets cachés dans les différents niveaux de Chiki Chiki Boys, chose qui renforce encore cette impression de richesse dont je parlais précédemment. En farfouillant un peu partout dans les décors traversés (en cassant un mur avec des coups d'épée, en atteignant un point en hauteur grâce à la fameuse capacité du héros à rebondir sur une paroi, etc.), le joueur aura la possibilité de faire apparaître d'innombrables coffres cachés. Dans ces derniers, il trouvera de nombreux bonus à collecter dont des gélules permettant de faire remonter sa jauge de vie, des items lui octroyant de nouvelles utilisations des sorts de magie, des étoiles faisant gonfler son score, ou bien encore de précieuses pièces d'or sur lesquelles nous reviendrons plus tard... Bien explorer ces niveaux et dénicher le plus grand nombre possible de coffres secrets sera capital pour progresser sereinement dans Chiki Chiki Boys.

Récupérez ces coffres, coûte que coûte !

Parlons justement de ces pièces d'or que vous pourrez récupérer dans ces coffres cachés, ou alors directement sur les ennemis vaincus, car elles vous permettront de vous préparer au mieux pour la suite de votre périple. En effet, à la fin de chaque monde, vous passerez dans une boutique dans laquelle vous pourrez dépenser votre précieuse monnaie. Là, vous serez à même d'acquérir des gélules ou des sorts de magie afin de refaire le plein en vue du prochain niveau, mais il vous sera également possible d'améliorer votre personnage en achetant de nouvelles épées et de nouveaux boucliers. L'obtention d'une nouvelle arme se traduira en jeu par une puissance de frappe accrue, alors que l'amélioration de votre bouclier vous permettra de rallonger votre barre de vie.
Cette possibilité de modifier votre équipement, aussi simpliste soit-elle, vous amènera à faire des choix lors des inter-niveaux car comme vous vous en doutez, vous n'aurez jamais assez d'argent pour tout acheter. Enfin, c'est dans ce magasin que vous pourrez racheter un Continue si vous l'avez déjà utilisé précédemment. En effet, dans Chiki Chiki Boys, la notion de vies multiples n'existe pas: dès que votre jauge de vie est complètement vide, c'est le Game Over. Il vous faudra à ce moment-là utiliser un Continue pour pouvoir reprendre votre partie... Lorsque l'occasion se présente, n'hésitez pas à en racheter un, d'autant plus que vous ne pourrez jamais en avoir plus d'un en stock !

La fameuse boutique du jeu.
Une déesse que vous croiserez au cours de votre aventure. En effet, à la fin de certains mondes, vous rencontrerez des divinités qui vous offriront de nouveaux types de magie.

Arcade Perfect ?

D'un point de vue technique, Chiki Chiki Boys sur Megadrive s'en tire à merveille. Le jeu tourne parfaitement et l'action demeure toujours lisible malgré la taille imposante des ennemis et le grand nombre de sprites affichés à l'écran. Cette réalisation sans faille met d'autant plus en valeur la direction artistique du titre, les différents décors et personnages étant plutôt réussis. Alurea est un monde bariolé et tout en rondeur, tout comme les différents monstres s'y trouvant. Le design et les expressions de ces créatures donnent un côté 'manga" au jeu qui fonctionne admirablement bien... Alors certes, on est loin de l'excellence graphique des plus beaux titres de la Megadrive comme La Légende de Thor (Ancient, 1995) ou Flink (Psygnosis, 1994), mais le charme du jeu opère et ce monde acidulé est un régal pour les yeux.
En ce qui concerne les musiques de Hiromitsu Takaoka, alias Hifumi, elles sont également très réussies en plus d'être particulièrement entraînantes. En fin de compte, ce portage est d'un point de vue technique une conversion presque parfaite du Mega Twins sorti originellement en arcade. Cette performance est à mettre au crédit non pas de Capcom mais de Visco Corporation, la compagnie japonaise s'étant occupé du portage. Si ce studio de développement nippon ne vous est pas familier, c'est tout à fait compréhensible car l'immense majorité de ses productions n'a jamais atteint le vieux continent.

Visco est une société fondée en 1982 à laquelle on doit pas mal de titres inconnus en Europe, comme Vasara (2000), un shoot them up vertical sorti en arcade, ou encore Breakers (1996), un jeu de combat sorti d'abord dans les game centers japonais puis sur Neo Geo.

Si cette version Megadrive est si proche techniquement parlant du jeu original, est-elle pour autant un portage à l'identique de ce dernier ? Eh bien non, pas tout à fait... En effet, il existe des différences importantes entre le titre de Capcom et sa conversion par Visco en ce qui concerne le jeu lui-même. Par exemple, dans la version arcade de Mega Twins, la boutique n'existe tout simplement pas, et les pièces d'or ont du coup beaucoup moins d'importance (elles ne servent plus qu'à faire grimper le score). Inversement, il existe aussi des éléments qui étaient présents dans la version arcade et qui ont disparu lors du portage sur la machine de Sega.
Heureusement, la plupart des éléments manquant à l'appel sont anecdotiques : citons par exemple la limite de temps pour compléter un niveau, ou encore les bottes, un objet n'existant que dans la version japonaise du jeu original et qui permet au joueur de sauter plus haut quand il le récupère en cours de niveau (sur Megadrive, ces bottes ont tout simplement été supprimées du jeu et le personnage saute à la hauteur maximale par défaut). Cependant, parmi les éléments qui brillent par leur absence dans la version Sega, le mode deux joueurs fait clairement défaut. Sur la 16-bits, il est impossible de jouer à deux simultanément, chose qui était tout à fait faisable dans la version de Mega Twins que l'on pouvait trouver dans les cafés. L'absence de cette option est sans aucun doute le plus gros défaut du portage Megadrive de Chiki Chiki Boys, même si ce genre d'amputation était malheureusement fréquent dans les conversions de hits de l'arcade de l'époque. On pense en particulier à la version SNES de Final Fight (Capcom, 1992) dans laquelle le mode coopératif avait disparu...

Une image de la version arcade de Mega Twins. On peut voir ici le compteur de temps en haut de l'écran ou encore les bottes affichées dans l'interface de jeu.

Que ce soit sur Megadrive ou en arcade, Chiki Chiki Boys est un jeu que l'on ne peut que conseiller à toute personne sensible aux jeux d'action/plateforme des années 90. Sa réalisation impeccable et l'inventivité de ses niveaux font de ce titre l'un des grands jeux Capcom les plus injustement oubliés aujourd'hui. En effet, il est très difficile de déceler de vrais défauts dans cette production qui démontre encore une fois le talent de cet éditeur en ce qui concerne les jeux de café. On regrettera uniquement la disparition du mode deux joueurs dans la version Megadrive ainsi qu'un niveau de difficulté globalement assez bas, chose qui tranche avec ce à quoi Capcom a pu nous habituer par le passé (les joueurs martyrisés par Ghouls'n Ghosts me comprendront).
En tout cas, si vous cherchez un excellent jeu d'arcade pour passer une bonne soirée d'hiver au chaud devant un émulateur, Chiki Chiki Boys est le candidat idéal. Si vous êtes accompagné d'un ami lui aussi désireux de découvrir un bon jeu en coopération, alors la version arcade s'imposera naturellement. En revanche, si vous êtes seul en cette froide nuit enneigée, alors je vous conseille son portage Megadrive, que je préfère personnellement, la boutique rajoutant pas mal d'épaisseur à l'expérience. Vous verrez alors que Capcom a beau préparer une quatrième version du dernier Street Fighter ou bien une énième réédition de Resident Evil, l'éditeur a toujours eu, et aura toujours, de grands titres méconnus dans son catalogue pour vous surprendre.

Chiki Chiki Boys n'est ni très long ni très difficile, mais le parcourir est un véritable plaisir. Si vous étiez passé à côté de ce jeu, c'est le moment de rallumer vos Megadrive, vos machines d'arcade ou vos émulateurs !

Annexes

- Voici quelques critiques parues à l'époque dans la presse à propos de la version Megadrive de Chiki Chiki Boys :

  • « Avec tant d'atouts mis bout à bout, cette cartouche a tout pour plaire. J'aimerais aussi vous dire qu'elle est indispensable ! J'aimerais vraiment... mais je ne peux pas. En effet, côté difficulté, ce jeu est un peu léger. Un joueur moyen le termine en quelques soirées : un peu cher de l'heure, n'est-il pas ? Dommage : il aurait suffit de rajouter un niveau hard pour faire un carton. Enfin, ca n'enlève rien au fun que j'ai éprouvé en faisant ce test. Si vous êtes débutant, il vous le faut. Sinon, essayez de convaincre votre paternel qui joue en secret sur votre Megadrive (je vous promets, je l'ai vu), d'investir dans Chiki Chiki Boys. Dans leur pays acidulé, ces jumeaux sont quand même plus sympa que les frères Bogdanov. » (Olivier Scamps, alias Iggy – 84% dans le Player One numéro 30 de Avril/Mai 1993)
  • « Un jeu tout public de très bonne qualité, ce qui n'étonne personne lorsque l'on sait que le nom de Capcom se cache dessous. » (Jean-François Morisse, alias TSR – 80% dans le Joypad numéro 15 de Décembre 1992)

- Hormis cette version Megadrive sortie en 1993, Chiki Chiki Boys fut également porté sur quelques autres machines. Il existe par exemple une version PC Engine Super CD-Rom2, développée par NEC Avenue, et commercialisée uniquement au Japon en 1994. Cette conversion est également d'excellente qualité, et elle propose de plus le fameux mode deux joueurs qui fait défaut au jeu sur la console de Sega. Il existe enfin des portages de Chiki Chiki Boys sur micro-ordinateurs, et plus particulièrement des versions Atari ST et Amiga sorties en 1991 par U.S. Gold. Pour l'anecdote, notons que des versions Commodore 64, ZX Spectrum et Amstrad CPC étaient également prévues mais qu'elles ne virent jamais le jour.

Pour le plaisir des yeux, voici une jaquette et une publicité pour les portages de Chiki Chiki Boys distribués par U.S. Gold.

- Même si Capcom n'a toujours pas réédité le jeu en version dématérialisée sur Steam ou sur toute autre plateforme de vente en ligne, Chiki Chiki Boys est tout de même disponible dans deux compilations de l'éditeur, à savoir Capcom Classics Collection sur PS2 et Xbox (Backbone Entertainment, 2005) et Capcom Classics Collection: Remixed sur PSP (Backbone Entertainment, 2006).

- Pour la petite histoire, sachez que des sprites de Chiki Chiki Boys ont été retrouvés dans un prototype de Sonic the Hedgehog 2 (Sonic Team USA, 1992) qui fut volé durant un salon en 1992 à New-York, et dont le contenu a été retrouvé sur Internet bien des années plus tard. On suppose que cette version de Sonic the Hedgehog 2 dédiée à un salon public avait été copiée sur une cartouche contenant initialement Chiki Chiki Boys, et que toutes les données du jeu de Capcom n'avaient pas été complètement supprimées au préalable. Vous trouverez plus d'informations sur cette anecdote amusante juste ici.

Jika
(25 novembre 2013)
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