
Comme sont les choses. L'on croit tout connaître d'une époque, d'un
genre, d'une console et, brutalement, au détour d'une soirée de
fête avinée, on fait la connaissance d'une perle. D'un miracle. D'un
underrated classic comme disent nos amis saxes. Diffusion confidentielle,
inconnu en-dehors de l'archipel nippon, les informations sur Internet sont rares,
lapidaires, énigmatiques mêmes. Si je n'avais pas vu la cartouche
chez un mien ami, j'aurai pu penser à un hoax formidable, fruit
d'élucubrations savantes et sordides. Et pourtant, Tetris Battle Gaiden
existe, pour le bonheur de l'humanité et du mien en particulier... Car
il est pour moi, dès à présent, l'un des meilleurs jeux de
la Super Famicom, aux côtés des Street Fighter II, des
A Link to the Past et autres Secret of Mana. Alors choisissez bien
votre personnage, servez-nous deux ou trois bières, et je vous garantis
que ça jouera jusqu'au petit matin !
Ça
ressemble à Tetris, ça a le goût du Tetris...
...
mais ce n'est pas Tetris. Enfin, pas totalement. Afin d'appréhender efficacement
ce qu'est Tetris Battle Gaiden, il convient de faire un rapide tableau
de ce qui est identique et de ce qui est modifié dans ce titre par rapport
au modèle original. Exercice un rien scolaire, mais qui permettra de mieux
saisir les tenants et aboutissants d'un jeu qui, comme son nom l'indique, ne conçoit
le Tetris que dans sa politique "affrontement" ; adieu, donc, mode infini
et compteur de points ! Seule compte la bataille rangée face à
un adversaire, humain ou ordinateur, en deux rounds gagnants afin de remporter
la victoire. On ne joue pas à ce Tetris comme à n'importe quel autre,
et c'est cela qui, notamment, fait son grand charme.
Mais
trêves de bavardages, voici le noeud du problème :
-
Ce qui est conservé de Tetris : le principe global du Tetris,
et du Tetris en duel est conservé : à l'aide de sept formes
composées de quatre petits blocs, au joueur de faire des lignes complètes
afin de les faire disparaître de son écran. Lorsque le joueur élimine
une, deux, trois ou quatre lignes simultanément, elles sont "envoyées"
comme une façon d'attaque dans l'écran adverse ; La partie s'achève
lorsqu'une pièce dépasse de l'aire de jeu, tout en haut de l'écran.
-
Ce qui est modifié par rapport à Tetris : les deux joueurs
partagent la même banque de pièces, celle-ci étant située
entre les deux aires de jeu. Si l'idée ne paie pas de mine, elle s'avère
redoutable en Battle, puisqu'il convient cette fois-ci de ne pas jouer
comme un forcené le plus rapidement possible, mais de faire preuve de stratégie
en accélérant ou en ralentissant son jeu, de façon à
avoir la brique voulue ; L'adjonction de deux modes de jeux supplémentaires,
en plus du mode classique, appelé ici "Tetris" : le mode "Battlis"
ajoute au Tetris classique des pouvoirs spéciaux, dont je reparlerai ci-après ;
enfin, le mode "Rensa", sans aucun doute le nec plus ultra de cette version
très particulière du casse-tête soviétique, trahit
l'une des règles les plus sacrées du Tetris : lorsque ce mode
est sélectionné, les briques ne restent plus en "suspension" au-dessus
du vide, mais "tombent" dans les espaces vacants, à la façon d'un
puyo-puyo. Sacrilège, dira-t-on, mais c'est précisément
l'une des très grandes idées du jeu ;


En haut, le mode "Tetris" et "Battlis". En bas, le
mode "Rensa", qui inaugure de belles parties... (Images
issues du Wikipedia anglais).
Toute
ligne complétée dans son aire de jeu, et surtout tout enchaînement
de deux, trois, quatre lignes ou plus (si le mode Rensa est sélectionné),
ne vient pas s'ajouter directement dans l'écran adverse, mais remplit une
"barre de combo". Celle-ci est active deux secondes, puis disparaît
en comptabilisant donc les lignes supplémentaires à l'adversaire.
Il est cependant possible d'annuler cette attaque en faisant soi-même des
lignes et des enchaînements. Cette idée oblige les joueurs à
jouer très vite pour ne pas se laisser déborder.
-
Ce qui est ajouté par rapport à Tetris : le déclenchement
de pouvoirs, selon le personnage sélectionné. Chaque personnage
a quatre pouvoirs distincts, offensifs ou défensifs, qui se déclenchent
en collectant des "billes pouvoirs". Les billes apparaissent au sein des pièces,
et sont stockées après validation dans des jauges sur les côtés
de l'écran. Les pouvoirs seront l'objet d'une section plus loin dans cet
article ;
L'ajout
de deux catégories de briques supplémentaires : les fameuses
billes "pouvoirs", qui sont validées du moment qu'elles appartiennent à
une ligne complète, et les briques "murs" qui nécessitent d'être
validées deux fois avant de disparaître. À noter, car cela
a son importance, que les "billes pouvoirs" ne sont pas sujettes à la gravité
et même, restent en suspension jusqu'à validation... Ce qui peut
créer une aire de jeu assez délicate en définitive.


Ces deux captures d'écran illustrent ce qui
a été dit au-dessus. On distingue donc bien : les deux aires
de jeu, la banque de pièces communes au milieu, les jauges pouvoirs sur
les côtés avec les "billes" disponibles ; au sein des aires de jeu,
on peut voir les billes en elles-mêmes, non soumises à la gravité,
et les briques "murs", qui doivent être validées deux fois avant
de disparaître. Si l'on observe bien la capture de droite, on voit entre
les deux aires, vers le bas, une colonne rosâtre : il s'agit de la
"barre de combo".
Ces
ajouts permettent de rendre le jeu en mode "combat" des plus stimulants et promettent
même de sacrées soirées, je puis vous le garantir, l'ayant
moi-même expérimenté ! Car si le jeu en mode "Tetris"
est finalement assez classique, le mode "Battlis" et surtout "Rensa", qui permet
de formidables retournements de situations, ouvrent la porte, quant à eux,
à des combats effrénés où les pouvoirs répondent
aux pouvoirs.
Prends
ça ! ... oh non ! Miroir ! Espèce de sale petit grmblblm...
Que
ce soit en mode "Story", sur lequel je reviendrai, ou le mode "Battle", sur lequel
vous resterez, le ou les joueurs sont invités à sélectionner
avant toutes choses un personnage parmi les 8 disponibles (auxquels il faut ajouter
deux personnages cachés et sélectionnables au moyen d'un cheat
code). Le choix n'est pas seulement graphique, mais correspond véritablement
à des modes de jeux distincts, selon les affinités de chacun. Avant
de décrire les différents personnages, et de proposer une analyse
de ceux-ci, voyons plus précisément comment ces "pouvoirs" fonctionnent.
En cours de jeu, les joueurs accumulent donc, grâce aux lignes validées,
des "billes pouvoirs", de couleur jaune, et qui viennent remplir une jauge située
sur le côté de l'écran. Une option paramétrable permet
de choisir le nombre de billes nécessaires pour déclencher un pouvoir.
Chaque
personnage dispose de quatre pouvoirs (notés par la suite 1, 2,
3 et 4), déclenchables d'une simple pression de la touche
"haut" du contrôleur. Dans la configuration classique, une bille permet
de déclencher un pouvoir 1, deux un pouvoir 2 etc. ; mais on peut
changer cela et faire en sorte qu'il faille deux fois plus de billes pour un pouvoir
(donc 2 pour un pouvoir 1, quatre pour un pouvoir 2, etc.), voire trois
fois plus (3 pour un pouvoir 1, six pour un pouvoir 2 et ainsi de suite), etc.
jusqu'à cinq fois plus. Ainsi, non contraint de gérer son espace
et ses lignes, il faut veiller, grâce à la banque de pièces
communes, à récupérer les pièces contenant les "billes
pouvoirs" (apparaissant toutes les x pièces, x étant
paramétrable également dans les options) afin de déclencher
mille malheurs sur son adversaire, ou au contraire nettoyer un rien son écran
chaotique.
Il
faut enfin retenir deux petites subtilités qui ont leurs importances :
d'une part, au moment où un pouvoir se lance (excepté le pouvoir
2 de la Princesse), les pièces non-posées mais présente
dans l'aire de jeu sont annulées. Il est alors parfois malin de déclencher
un pouvoir non pour son effet, mais pour empêcher l'adversaire de poser
une barre qui lui permettrait de faire un Tetris, voire un enchaînement
si l'on est en mode "Rensa". D'autre part, le lanceur de pouvoir a, à la
fin de celui-ci, priorité sur la première pièce de la banque
commune... Utile si l'on veut être sûr d'avoir une pièce en
particulier.
Voici
la description, l'illustration et l'analyse, des 8 personnages principaux et de
leurs pouvoirs : (Note : dans ces descriptifs, j'appelle "premières
lignes" les lignes les plus basses de l'aire de jeu, et "dernière lignes"
les plus hautes).

Halloween :
-
Pouvoir 1 : Les 3 premières lignes de l'écran se remplissent
totalement, et disparaissent quand une pièce est posée. L'intérêt
est double, puisqu'il nettoie l'écran et envoie trois lignes chez l'adversaire ;
-
Pouvoir 2 : L'écran de l'adversaire est plongé dans l'obscurité,
seul un halo de lumière entoure la pièce tombante. Le pouvoir "dure"
trois pièces ;
-
Pouvoir 3 : Vole pour son profit les "billes pouvoirs" contenues dans la
jauge de l'adversaire au moyen de chauves-souris ;
-
Pouvoir 4 : Une bombe éclate dans l'écran de l'adversaire,
faisant des "trous" un peu partout (la gravité ne s'applique pas).


Commentaire : Un personnage agréable pour les débutants,
car son pouvoir 1 fait beaucoup de place, et le 4 embête l'adversaire...
surtout quand il s'apprête à lancer un Tetris. Son pouvoir "2" est
en revanche relativement inutile, sauf s'il est lancé quand l'adversaire
est proche du haut de l'écran.

Mirurun :
-
Pouvoir 1 : Élimine les quatre premières lignes de l'écran ;
- Pouvoir 2 : Renverse les commandes de l'adversaire, c'est-à-dire
qu'il faut retourner la manette pour s'y retrouver ;

-
Pouvoir 3 : Fait grimper l'écran adverse d'une dizaine de lignes ;
- Pouvoir 4 : Inverse l'écran adverse : les creux deviennent
des blocs, les blocs des vides. Prend en considération le bloc le plus
haut placé.


Commentaire : Un personnage globalement assez faible. Il faut jongler
constamment entre les pouvoirs 1 et 3, le pouvoir 2 étant inefficace, sauf
si l'on joue contre un ami distrait. Le pouvoir 4 est quant à lui à
double tranchant, puisqu'il prend en compte le bloc le plus haut placé.
Si l'adversaire a une "bille pouvoir" proche du haut de son écran quand
le pouvoir est lancé, et que du creux en dessous, tout son écran
se remplit de lignes pleines... qui seront renvoyées illico presto
à l'envoyeur du pouvoir !

Aladdin :
-
Pouvoir 1 : Envoie vos deux premières lignes à l'adversaire ;
- Pouvoir 2 : Vous protège des lignes envoyées pendant à
peu près une minute ;
- Pouvoir 3 : Envoie une copie de votre aire de jeu à l'adversaire ;


-
Pouvoir 4 : Le génie vous vient en aide, et vous permet de contrôler
simultanément les deux prochaines pièces qui arrivent des deux écrans.

Commentaire : Aladdin est un personnage que l'on privilégiera
pour un niveau de jeu moyen. Son pouvoir 2 permet d'éviter les retours
de bâton, et le pouvoir 4 permet de conclure rapidement si l'adversaire
est en mauvaise posture. Une stratégie souvent vue est de faire en sorte
d'avoir l'écran le plus ragoutant possible, d'envoyer un pouvoir 3, et
d'attendre que l'opposant panique... ou de s'arranger pour déclencher un
pouvoir 4 le plus rapidement possible.

Princess :
-
Pouvoir 1 : Élimine trois colonnes adjacentes de pièces, selon
le choix du joueur ;

-
Pouvoir 2 : Le "miroir", qui renvoie à l'envoyeur tout pouvoir offensif
lancé. Le pouvoir est déclenché silencieusement, et dure
à peu près une minute ;
- Pouvoir 3 : L'adversaire ne peut pas tourner ses trois prochaines pièces ;
- Pouvoir 4 : Copie l'aire de jeu adverse.


Commentaire : Même après de nombreuses parties, la princesse
reste un de mes personnages favoris. Son pouvoir 2 est traitre, car il convient
de regarder attentivement sa jauge de billes pour comprendre qu'elle l'a lancé.
Et comme il disparaît comme il est venu, lancer un pouvoir face à
elle est souvent périlleux. Le pouvoir 4 est également bien utile
face à un très bon adversaire ; malheureusement, ses pouvoirs
1 et 3 sont, en revanche, assez médiocres.

Bit :
-
Pouvoir 1 : Les dernières lignes sont supprimées par des chutes
d'étoiles. L'effet est aléatoire, car les étoiles doivent
tomber dans des interstices pour valider les lignes ;

-
Pouvoir 2 : Tous les 7 portent chance ! Les dix prochaines pièces
seront identiques à la seconde de la banque commune. Cela vaut aussi pour
les pièces contenant des billes pouvoirs...

-
Pouvoir 3 : Vole les billes présentes dans l'aire de jeu adverse ;
- Pouvoir 4 : Samba ! Le pouvoir mélange totalement l'aire de
jeu adverse. Si cela peut embêter quand on est dans la moitié inférieure
de l'aire de jeu, il arrive souvent qu'à haut niveau, cela fasse de la
place...


Commentaire : Un avatar assez faible, mais qui possède un enchaînement
démoniaque : pouvoir 2 sur une pièce contenant une bille pouvoir,
pouvoir 3 pour empêcher l'adversaire de les utiliser, et pouvoir 4 pour
l'embêter... À répéter autant que faire se peut.

Ninja :
-
Pouvoir 1 : Pousse toute l'aire de jeu sur un seul côté, laissant
la place libre pour quelques "tetris"... ;


-
Pouvoir 2 : Les pièces obtenues par l'adversaire ne correspondent
pas à celles annoncées par la banque ;
- Pouvoir 3 : L'araignée. Ce pouvoir annihile la gravité chez
l'adversaire et ce même après la fin du pouvoir : quand des
lignes sont complétées, les pièces au-dessus de celles-ci
restent en suspension ;

-
Pouvoir 4 : La Méduse. L'écran adverse est changé intégralement
en pierre.
Commentaire :
Un autre grand personnage du jeu. Son pouvoir 1 fait partie des plus efficaces
en défense, et un enchaînement du 3 et du 4 crée énormément
de problèmes. Le pouvoir 2 est en revanche des plus inutiles, excepté,
peut-être, contre un adversaire saoul. Ça arrive.

Wolfman :
-
Pouvoir 1 : Élimine les quatre dernières lignes ;
- Pouvoir 2 : Empêche l'adversaire d'appuyer sur "bas" pour poser les
pièces plus rapidement ;

-
Pouvoir 3 : L'amitié. Quand l'adversaire vous envoie des lignes, votre
écran diminue ;

-
Pouvoir 4 : Bascule l'aire de jeu en mode "Rensa" pour trois pièces.
Commentaire :
Personnage idéal pour passer du statut "débutant" à celui
de joueur "moyen"... Son pouvoir 1 est étrangement efficace, et le 2 ralentit
énormément l'adversaire. Le pouvoir 4 est en revanche inutile en
mode "Rensa" (que vous avez sélectionné si vous m'avez écouté...),
et le 3 est facilement gâché si l'adversaire ne valide aucune ligne.

Shaman :
-
Pouvoir 1 : Écarte les pièces au centre de l'écran vers
les côtés, laissant un grand espace vide au milieu de l'aire du jeu ;


-
Pouvoir 2 : Quand l'adversaire presse "bas" pour aller plus vite, les pièces
tournent à une vitesse folle. Inefficace contre l'ordinateur, mais ralentissement
obligé pour l'adversaire humain ;
- Pouvoir 3 : "La mort". À chaque pièce posée,
une ligne de "briques" apparaît en bas de l'écran ;


- Pouvoir
4 : Déclenche aléatoirement un pouvoir 4 des 9 autres personnages,
donc y compris des deux personnages cachés. Mais l'on a une petite chance
de se faire pétrifier entièrement...
Commentaire :
Sans doute le personnage favori des joueurs de haut niveau. Son pouvoir 1
le sauve de toutes les situations, le 2 ralentit l'adversaire pour nettoyer son
écran, le 3 est fatal pour tous ceux étant un peu trop haut. Seul
son pouvoir 4 est rock'n roll, car il peut donner tout et n'importe quoi...
Sachez juste que les pouvoirs 4 des personnages cachés (que je ne détaillerai
pas ici) comptent un "kill screen", soit un vidage complet de votre écran,
et une inversion complète des deux aires de jeu...
Bon, c'est pas le tout, mais on joue ou bien ?
Soyons
clair, net, et concis : si vous avez l'habitude de jouer seul, surtout, n'achetez
pas ce jeu. Le niveau de l'ordinateur, même en mode "Extreme" est horriblement
bas, et si ce n'est face aux deux "boss" du mode Story que sont le Dragon et la
Reine où l'on commence à avoir un peu de mal, le tout est balayé
en une après-midi. En revanche, si vous ne concevez pas le jeu vidéo
autrement qu'en compétition, le titre devient un régal d'ingéniosité
et d'équilibre rarement atteint. Tous les ingrédients sont ainsi
réunis : un paramétrage aux petits oignons de tous les aspects
du jeu permettant ainsi de varier les plaisirs voire de donner des handicaps pour
équilibrer les rencontres, 10 personnages ayant chacun qualités
et défauts pour autant de styles de jeu distincts, des parties en "ping-pong"
puisque rien n'est jamais terminé tant qu'un petit bout de bloc ne dépasse
pas l'aire de jeu, tout en haut...
C'est
notamment là que le mode "Rensa" prend toute sa saveur. Car il permet,
avec un coup de chance inespéré, de nettoyer en un seul enchaînement
bien placé tout son écran, et d'envoyer des vingtaines de lignes
à un adversaire hagard, et remporter alors la victoire au finish...
à moins que ce dernier ne se soit réservé l'un ou l'autre
pouvoir en stock.
La
mauvaise foi se double de hasards ignobles, de retournements de situation sur
le fil du rasoir et de jets de manette au travers de la pièce. Deux rounds
gagnants, certes, mais encore faut-il tenir ! Rajoutons du reste que la vitesse
de chute des pièces, comme dans tout bon Tetris qui se respecte,
accélère avec le temps, et le nombre de données à
gérer devient rapidement intenable. Et c'est ainsi, quand deux joueurs
de niveau similiaire s'affrontent, que la stratégie devient endurance.
Pour un peu, je comparerais Tetris Battle Gaiden à un Street
Fighter : prise en main immédiate, courbe de progression honorable,
mais seuls les acharnés maîtriseront en toutes circonstances leur
personnage fétiche...


Avouez-le, c'est beau ! Je les plains, les p'tits...
Si
l'on considère du reste les graphismes léchés du titre, beaux
sans être prétentieux, la musique qui tombe bien (et qui reste même
en tête !) et les bruitages fendards, on ne peut que considérer que
ce jeu est non seulement le plus grand représentant "versus" de Tetris,
mais également l'un des tous meilleurs jeux de la ludothèque de
la Super Famicom.
Ce
jeu est un grand jeu. Un point c'est tout.
MTF, qui trouve la princesse trop
mignonne !
Annexe :
Traduction des menus
Quand
bien même le nombre ridicule de menus ne saurait être un frein à
qui s'intéresserait à ce jeu, je me permets de proposer un panorama
des différents écrans, au cas où, même si je pense
que cela ne posera de problèmes à quiconque.
Écran
titre :

De haut en bas : Mode 1 joueur, Mode 2 joueurs, Options.
Mode 1 joueur :
Sélection du personnage :

À gauche : la liste des 8 personnages. À droite : Le nom
du personnage, son image, et ses quatre pouvoirs.
Écran du monde :

Rien de particulier ici. Petite indication : on peut sélectionner
au pad son prochain adversaire. Pour plus de facilité, on s'occupera au
plus vite du Shaman, du Ninja et d'Aladdin.
Mode 2 joueurs :

Le
choix du personnage est identique à celui du mode histoire, si ce n'est
que les deux pages du "livre" sont utilisées.
Options :
Là,
pas grand chose à dire, tout a été traduit par l'équipe...
Sont-ils chous ! Pour plus de clarté :
-
Speed Change (On/Off) :Active/Désactive l'accélération
des pièces quand la partie s'éternise.
- Crystal (1/00 - 1/07) : Indique quand les "billes pouvoirs" apparaissent.
Dans l'exemple, "1/05" signifie que la cinquième pièce contiendra
une bille, puis la dixième, la quinzième, etc. Je recommande, pour
une partie équilibrée, de régler l'option sur "1/04". "1/00"
élimine les billes pouvoirs.
- Com Level (Easy, Normal, Hard, Extreme) : Change le niveau de l'ordinateur
en mode Story.
- Game Mode (Tetris, Battlis, Rensa) : Le mode "Tetris" correspond
au mode classique, "Battlis" y ajoute les pouvoirs, "Rensa" pouvoirs et gravité
"réaliste".
- Back Ground (2P/choix) : Définit le thème du
décor et de la musique : soit défini par le joueur, soit ce
sera celui du joueur 2.
S'ensuit
alors les handicaps des joueurs : Speed (0 - 7) indique la vitesse
primordiale de chute des pièces. Quant à Power (00 - 05),
il indique le nombre de billes pouvoirs nécessaires pour déclencher
un pouvoir 1. Si l'on choisit "0", le joueur concerné ne peut pas utiliser
les pouvoirs.
Histoire :

Il y avait un grand dragon sur une île, qui régnait en maître.
Il se dit : "tiens, je vais voir si les internautes lisent cette annexe jusqu'au
bout. MTF est très gentil, et il s'est donné du mal pour faire ce
dossier. Alors postez un message gentil sur le forum".
Alors,
des héros se levèrent pour vaincre le tyran reptilien...