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Supercopter
: La fine équipe. |
La
bête en action. |
L'une
des deux adaptations sur NES. |
À
une époque où les machines PC et compatibles
ne sont absolument pas considérées comme des supports
permettant d’accueillir des jeux vidéo, des irréductibles
développeurs s’emploient à démontrer
le contraire, en créant des titres mutants remixant ce
qui se fait de mieux au début des années ’80.
Striker fait partie de ces jeux incontournables.
Striker, c’est tout simplement le dernier
recours du monde libre face aux forces du mal. Là où
Supercopter
échoue, Striker, lui, s’en sort
avec bravoure et témérité. Stringfellow
Hawke et Dominic Santini n’ont qu’à bien
se tenir !
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Le
freeware n’est pas une notion récente : elle
existait déjà en 1985, notamment avec Striker.
Derek, si tu nous lis, bravo et merci ! |
Aux
commandes d’un hélicoptère surarmé,
le joueur va devoir accomplir cinq missions successives, aux
objectifs différents, et dont la cible se trouve à
chaque fois en plein territoire ennemi.
Mission
1 : vous devez récupérer trois espions planqués
dans un bunker isolé ; il suffit de se poser sur l’aire
d’accueil à côté du bâtiment
pour que les personnages apparaissent et prennent place à
bord.
Mission
2 : les ch’tis gars doivent être déposés
dans un bâtiment ennemi pour accomplir leur mission ;
histoire de compliquer un peu la tâche, il y a deux aires
d’accueil, situées de part et d’autres de
l’immeuble, et qui devront être utilisées
toutes les deux. Attention à ne pas se crasher dans la
façade, surtout lorsqu’un OVNI peut surgir à
tout moment pour semer la pagaille.
Mission
3 : trois caisses doivent être récupérées
au nez et à la barbe de l’ennemi ; mais la manœuvre
est délicate, et requiert beaucoup de précision,
il ne faut surtout pas en détruire une seule par inadvertance.
Et comme le coin n’est pas sécurisé, l’accident
peut survenir n’importe quand.
Mission
4 : un immeuble est en flammes, et seul l’hélicoptère
peut sauver les occupants du drame qui s’annonce. Mais
attention : les flammes montent rapidement et le ciel est garni
d’OVNI.
Mission
5 : l’assaut final contre la fabrique d’armes clôt
la campagne de justice de Striker, mais pour
y arriver, il faudra redoubler de vigilance face aux hordes
volantes ennemies et aux défenses terrestres.
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Choplifter
version Broderund et version Sega sur la Master System. |
Les
plus assidus des articles de Grospixels ou les plus connaisseurs
auront sans nul doute reconnu les parents officieux de Striker.
En effet, le sprite de l’hélicoptère est
indéniablement repompé sur le fameux modèle
de l’illustre Choplifter
de Broderbund. Lequel se retrouve avec une simplification des
possibilités de tir (plus question que les mitraillettes
tirent vers le sol) et des mouvements (pas de demi-tour, le
scrolling est forcé) mais qui possède tout de
même du répondant : les bombes.
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L’enchaînement
classique : je bombarde le fuel,
j’esquive la DCA, et j’anticipe la fusée. |
Il
y a du monde, beaucoup de monde… |
Et
des bombes, il en faudra pour se débarrasser de tout
se qui dépasse au sol : DCA, fusées et citernes,
qui, on ne sait trop comment, rempliront cette jauge de carburant
qui baisse inexorablement. Car le carburant est limité
! Sans ces stations essence un peu particulière, notre
hélicoptère n’irait pas jusqu’au bout
de ses missions.
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Battle
of Atlantis (image issue de KLOV). |
Scramble
de Konami. |
Mais
nos plus fins lecteurs, celles et ceux à qui, décidément,
on ne la fera pas, auront également démasqué
la deuxième forte source d’inspiration de Striker
: Battle of Atlantis (conçu pour concurrencer
le mythique Scramble).
Enfin, quelques éléments seulement, Striker
ne prétendant pas détenir toute la richesse de
cet excellent titre d’arcade. Du hit de Comsoft/Game World,
on retrouvera les différents éléments présents
sur le terrain accidenté, terrain qui augment considérablement
le risque de crash. Certains passages étant mêmes
très étroits et garnis qui plus est. Mais on y
trouve aussi des OVNI qui, outre rappeler un peu ce bon vieux
Space Invaders,
pourrissent aussi littéralement la ligne de vol.
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Il
y avait peu de chances de s’en sortir sur ce coup-là
:
bienvenue en mode Hard. |
Affichant
des graphismes très simplistes en CGA, Striker
est un jeu court mais difficile, estampillé Freeware
dès sa sortie (sûrement par peur de multiples procès
pour plagiats) et qui procure immédiatement les bonnes
sensations. Le mix de tous ces éléments crée
un sérieux cocktail, sans prétention, mais avec
beaucoup de charme. Comme Digger,
la technique de clonage des hits du moment en un condensé
d’action fonctionne pour notre plus grand plaisir ; comme
Digger,
Striker fait partie de ma toute première
ludothèque, mes cinq premiers jeux, et il n’est
jamais sorti de mes titres préférés. Frangin,
réinstalle-le d’urgence !
Tonton
Ben