Il y a bien longtemps, dans une décennie lointaine...
un jeu sans troidé, sans images de synthèse, sans
scrolling parallaxe, mais bourré de fun. Bienvenue dans
les galeries pleines de diamants de Digger !
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Le
tableau d'accueil résume toute la situation.
Les high scores sont remis à zéro à
chaque démarrage. |
Premier
tableau, premiers diamants, et premiers ennuis
qui déboulent immédiatement. |
Digger,
c'est une production Windmill Software, une boîte canadienne
bien connue des joueurs sur PC et compatibles du début
des années '80 pour avoir proposé des jeux de
qualité qui ont pour point commun d'être très
fortement inspirés des jeux d'arcade Atari. Ce qui n'est
pas forcément pour nous déplaire, question modèle,
on aurait pu avoir pire !
Le
cas qui nous intéresse aujourd'hui se veut l'un des meilleurs
crus de Windmill Software. Digger, car c'est
un peu le fils caché de Dig
Dug et de Mr. Do. Aux commandes d'un buggy croisé
d'une pelleteuse, l'objectif est de ramasser tous les diamants
du tableau en creusant d'innombrables galeries souterraines.
Le problème vient des bestioles qui débarquent
rapidement pour vous dégommer en s'engouffrant dans les
passages creusés par le parcours du buggy, et qui peuvent
se pointer jusqu'à cinq simultanément à
l'écran !
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Il
y en a qui vont se prendre un sac sur coin de la figure... |
Aïe
! Je me suis fait coincer par un Hobbin hargneux. |
Comment
faire pour avoir le dessus dans cette situation périlleuse
et déséquilibrée ? Avant tout, la rapidité
est votre meilleur atout. Tel un Pac-Man souterrain,
le parcours doit être soigneusement élaboré
afin d'éviter le maximum de mauvaises rencontres. Mais
nos charmants ennemis ne nous lâchent pas les baskets
aussi facilement. Deux options se présentent alors pour
se débarrasser des vils.
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Et
hop ! Fallait pas me coller de trop près. |
Les
sacs crèvent les parois de galeries trop fines,
et ceux qui sont en dessous. |
La
méthode directe, tout d'abords, celle des vrais cow-boys
: faire parler la poudre. Un tir bien ajusté grâce
à la touche F1, et pan ! C'en est fini de l'affreux.
Il y a juste un problème : chaque tir met trente secondes
à recharger. La méthode sournoise, elle, se veut
plus pratique, mais demandera un peu d'astuce. Dans chaque tableau,
de nombreux sacs de dollars sont accessibles. Lorsque l'on creuse
juste en dessous d'eux, ils tombent au bout de quelques secondes
en ensevelissant ceux qui se trouvent en dessous. Attention,
si les sacs ne tombent pas d'assez haut, ils sont réutilisables,
aussi bien par le joueur, que par les ennemis, qui savent exploiter
les galeries creusées pour user de la même technique.
À ce propos, il y a deux sortes de monstres : les Nobbin,
la version simple, qui ne fait que vous poursuivre dans les
galeries creusées ; et les Hobbin, la version améliorée,
qui est capable de creuser directement pour vous attraper !
Les Nobbin se transforment en Hobbin au bout d'un certain temps,
et reviennent ensuite à leur état initial.
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Moi,
lorsque je m'énerve, je tire ! |
Nouveau
tableau. Bon courage pour récupérer
tous les diamants ! |
Puisque
j'évoquais plus haut le mythique Pac-Man,
il y a un bonus, plus exactement une cerise, qui apparaît
une fois les premiers ennemis éliminés, et qui
donne les mêmes effets qu'une Pac-gomme ! Digger,
le jeu aux multiples influences. Détail amusant, la musique
s'emballe alors pour nous jouer un air endiablé bien
connu, puisqu'il est tiré de l'opéra Guillaume
Tell, dont la version de Spike Jones de 1971 est universellement
connu, spécialement dans les cartoons, notamment dans
les scènes effrénées de course-poursuite.
Tagada, Tagada, Tagada, Tsoin Tsoin !
La
musique, voilà sûrement l'élément
que l'on n'oublie pas de Digger ; le thème
récurrent du jeu est le fameux Popcorn de Gershon
Kingsley (1969), dont la version que nous connaissons le mieux
en France est celle de Jean-Michel Jarre (1973). Le thème
colle à merveille au jeu, rien que pour ce morceau, Digger
vaut la peine d'être lancé ! Lorsque l'on perd
une vie, une tombe apparaît à la place du défunt
buggy, sur fond de marche funèbre. L'ambiance sonore
est géniale, je vous dis !
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Vous
voyez, les cerises, en haut à droite ? |
Une
fois gobées, l'écran clignote, la musique
s'emballe,
on est en mode Pac-Man powaaa ! |
Graphiquement,
on nage en plein CGA (il faudra correctement paramétrer
Dosbox pour le faire tourner sur une machine récente)
; alors, forcément, il ne faut trop lui en demander.
Néanmoins, Digger tire agréablement
parti de sa palette de couleurs limitée pour nous offrir
des tableaux colorés, avec une très bonne lisibilité.
Les animations se montrent correctes et fluides, même
si l'on peut constater de temps en temps un sprite ou deux qui
clignotent, notamment lors des collisions. Comme beaucoup de
jeux typés arcade de ce style, les dix premiers stages
proposent l'intégralité des différents
tableaux, les niveaux suivants ne se contentant que de les recycler,
en augmentant la difficulté (nombre, vitesse des ennemis...).
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C'est le carnage dans les lignes ennemies ! |
À trop creuser de galeries, les bestioles vous
atteignent
plus rapidement... |
Digger,
c'est tout ça, du gros fun en barres. Ce jeu représente
également pour moi quelque chose de très particulier,
puisqu'il s'agit de l'un de mes cinq premiers jeux. Je devais
avoir environ sept ans lorsque l'ai découvert ce titre
sur lequel j'ai passé énormément de temps
avec mon frangin (Fabrice, si tu lis ces lignes, souviens-toi
!).
Pour
en savoir plus, allez donc faire un tour sur www.digger.org,
un site qui est totalement consacré à Digger.
Le webmaster est à l'origine de plusieurs versions récentes
sur de nombreux supports, y compris en Java.
Tonton
Ben, qui jouait tout de même nettement
mieux à l'âge de sept ans.