Par Tonton
Ben (Septembre 2004)
Quinze
mois après le premier opus, SNK sort une suite qui s’inscrit
chez les fans de la NeoGeo dans le top 5 de sa logithèque
: Samurai Shodown II.
Samurai
Shodown II (Shin Samurai Spirits - Haohmaru Jigokuhen)
Année : 28 Octobre
1994
Systèmes : NeoGeo / PSX / PC |
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SNK
a inventé l’Engrish : une variante intéressante
de l’anglais… |
Allez,
on appuie sur Start ! |
Alors
que la menace d’Amakusa a été enrayée,
le démon Ambrosia s’empare d’une jeune prêtresse
Shinto, qui va tenter d’ouvrir les portes de l’enfer.
Nos vaillants héros partent ainsi à l’assaut
de l’infâme, avec quelques petits nouveaux, et une
série d’améliorations très intéressantes.
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Un
écran de sélection plus fourni et plus joli
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Sieger, tout en finesse… |
Avec
quinze personnages, Samurai Shodown II propose
un challenge plus long que son prédécesseur, et
surtout plus difficile. Le jeu affiche une vélocité
accrue, avec une jouabilité au top de sa forme, la configuration
des boutons n’ayant pas évolué. La palette
des coups a été correctement rallongée
: chaque personnage possède désormais en moyenne
cinq coups spéciaux, dont certains sont très originaux
dans le domaine, fondés sur la feinte, l’inversion
des commandes, l’automutilation... Il est également
possible de se coucher au sol un court instant, une nouvelle
forme d’esquive. Les supers ont fait leur apparition pour
chaque participant, qui vont, en plus des dégâts
occasionnés, briser l’arme de l’adversaire
; ce dernier peut continuer le combat à mains nues jusqu’à
ce que Kuroko (le juge) lui en renvoie une. Enfin, dans la série
‘manipulations secrètes et mystérieuses’,
il est possible de transformer son personnage en ‘poupée-porte-clés’
un court instant.
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Les coups de Genjuro sont très graphiques. |
Wan-fu
goûte à la super de Cham Cham. |
Quelle
évolution graphique depuis le premier Samurai
Shodown ! Ce deuxième volet affiche sans
vergogne des écrans colorés au maximum, avec des
fonds d’écran et des stages magnifiques, des portraits
de personnage exceptionnels, le tout dans un style d’estampes
japonaises de grande beauté. Les musiques sont elles
aussi encore meilleures, c’est dire leur niveau de qualité.
Je crois même affirmer sans me tromper qu’il s’agit
des plus belles de la série. Les bruitages et voix sont
fidèles à la NeoGeo, on ne peut rêver
mieux. Cet épisode a reçu le succès qu’il
méritait, tant ses innovations, ses idées et sa
réalisation exemplaire ont ébloui le public amateur
du genre. Samurai Shodown II a aujourd’hui
une place de choix sur les étagères des fortunés
possesseurs de NeoGeo, et il ne l’a pas volée.
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L’attaque
de l’haleine chargée de Nicotine.
Insoutenable. |
Kuroko en action. Planquez-vous. |
Comme
pour le premier épisode, quelques-uns des nouveaux personnages
de Samurai Shodown II sont tirés de
diverses références culturelles, expliquées
ci-après.
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Le cochon, en face, c’est bien Ukyo… |
Nakoruru is on fire… |
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Une
petite photo de famille : toutes les versions Tiny de
Samurai Shodown II. Notez les cordons pour les accrocher
au rétroviseur… |
Kibagami
Genjuro
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Alors
que le premier volet avait consacré une rivalité
entre Haohmaru et Tachibana Ukyo, SNK a préféré
laisser ce dernier avec ses soucis personnels de santé,
et a créé Kibagami Genjuro, un personnage
hautement charismatique au passif sulfureux… Amateur
de femmes, responsable du meurtre de sa mère,
Genjuro est un ronin sans foi ni loi qui n’a pour
but que de défaire Haohmaru. Tous ses mouvements,
et même la grenouille (Kaeru) qui le suit, sont
tirés du jeu de cartes japonais ‘hanafuda’. |
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| Une
partie d’Hanafuda. |
Kafuin
Nicotine
Ce
sympathique vieillard au nom singulier (prononcez Caféine)
qui fume des substances douteuses et qui balance des
talismans (appelés ‘o-fuda’) à
tout-va, a quelques points communs avec Dakuan, de l'animé
‘Ninja Scroll’. Une partie de l’équipe
graphique a également travaillé sur cette
œuvre.
Nicotine est le maître de Haohmaru et de Genjuro.
Il avait congédié ce dernier, à
l’âme trop noire. Avec l’aide de Kuroko,
Nicotine avait déjà trente ans plus tôt
tenté de défaire Mizuki, sans succès.
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| Dakuan,
de Ninja Scroll. |
Neinhalt
Sieger
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Traduisez
son nom par ‘la victoire non-stop’, ce représentant
germanique flanqué d’une arme surprenante
ne présente pas de lien historique quelconque.
En effet, s’il pourrait être un chevalier
Teuton, le symbole du Lion ne correspond pas, et l’ordre
des chevaliers n’avait prêté aucune
allégeance à l’Empereur prusse.
Il n’en reste pas moins un personnage original. |
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| Un
maître d’armes accompagné d’un
chevalier de l’Ordre Teuton. |
Cham
Cham
Là
aussi, Cham Cham est une pure invention, son singe Paku-Paku
n’étant rien d’autre que son grand
frère Tam-Tam, puni pour s’être fait
voler la pierre Tangil qui protégeait le village.
La queue et les oreilles de Cham Cham ne sont que des
accessoires. Elle ressemble un peu à Felicia,
de la série Vampire (Capcom).
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| Felicia,
dans le jeu Vampire Savior. |
Kuroko
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Le
juge-arbitre de Samurai Shodown participe activement
à l’intrigue, jusqu’à même
se mêler aux combattants ! Kuroko est un kurogo,
un assistant de Kabuki qui ne se bat pas en temps
normal, mais qui prend en charge les tâches
de la bonne exécution d’une représentation
: il change les accessoires de scène, apporte
de l’eau aux acteurs, ou les aide à changer
de costume. Il est vêtu de noir et est masqué
afin d’être le moins visible possible
sur scène (dont le fond est du même ton
uni, les camouflant), puisqu’il ne fait pas
partie de la pièce.
Kuoroko,
dans Samurai Shodown II, est un personnage
puissant, puisqu’il possède une palette
de coups particulièrement fournie, tirée
de la logithèque des jeux de baston SNK (le
Haoh-shokoken de Ryo Sakazaki, les coups de pied rapides
de Tung Fu Rue…).
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| Peinture
de Utagawa Yoshitaki (1841-1899) : yaegakihime Kitsunebi
(1860). Deux kurogo portent l’actrice. |
Rashoujin
Mizuki
Mizuki,
une enfant qui à la suite d’un pacte avec
le démon Ambrosia, s’est transformée
en démon, a pris possession du corps d’une
prêtresse shinto. Elle porte donc les habits traditionnels
de sa fonction. La bestiole à ses pieds, par
contre, c’est Haon, un cadeau des Enfers. Son
arme est un artefact qui sert habituellement à
purifier.
Pour la petite info, Muzuki est le premier boss féminin
d’un jeu de baston. |
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Célébration d’un mariage traditionnel
Shinto, avec, au troisième plan, deux prêtresses
Shinto. |
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