| Spear
of Destiny
Année
: 1992
Système :
PC
Développeur : Id Software
Editeur : FormGen
Support : disquettes |
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La
boîte du jeu. Merci au site MobyGames !
Cliquez sur une image pour une version plus grande. |
L'année
même de la sortie de Wolfenstein
3D, Id Software,
studio désormais bien connu, sort Spear of Destiny.
Mais qu'est-ce donc ? Tout simplement une aventure continue
de quelques 20 niveaux (dont 2 cachés) en un seul épisode
: je vous rappelle que Wolfenstein
3D comprenait 6 épisodes distincts de 10
niveaux chacun (dont 1 caché).
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L'écran
titre. |
L'histoire est la suivante : Hitler a ramené de Versailles
la fameuse Lance du Destin, l'instrument qui servit à
percer le flanc de Jésus après sa crucifixion.
On raconte que quiconque tient cette lance dans ses mains est
invincible. Bien entendu, l'objet est mis à l'abri au
plus profond du dangereux château Wolfenstein : ce cher
B.J Blazkowicz reprend donc du service, sa mission étant
de subtiliser l'artefact sacré pour empêcher le
pire.
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Un
garde de moins. |
B.J
ira même en Enfer ! |
On
doit plus considérer SoD (abréviation
courante de Spear of Destiny) comme un add-on
que comme un jeu à part entière, car pour ceux
qui ont plié les 6 épisodes originaux, il n'y
a rien de bien nouveau : le moteur du jeu est identique, les
armes, ennemis, textures, et sons sont les mêmes. Seules
quelques nouvelles musiques et un nouvel ennemi (un fantôme
qui fait mal si on le touche) sont au menu des ajouts.
Le
jeu entier s'articule comme une tour : le niveau 1 constitue
le rez-de-chaussée et le niveau 20 le sommet, la surface
des étages rétrécissant au fur et à
mesure de la montée. En revanche il n'y aura pas qu'un
seul un boss, mais 5 (le boss final étant l'Ange de la
Mort, B.J étant carrément propulsé en enfer
!), situés à des étages bien précis
:
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Niveau
5 - Trans Grosse. C'est le petit frère de Hans
Grosse, le boss de fin du 1er épisode de Wolf 3D.
Pas très dur, mais ne restez pas devant. Il est
quand même armé de 2 canons Gattling. |
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Niveau
10 - Barnacle Wilhelm. Ca commence à devenir un
peu chaud, car ce personnage est armé d'un lance
roquette qui fait mal. |
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Niveau
16 - Ubermutant. On aborde les gros boss du jeu. Celui
ci possède 4 bras équipés de hachoirs
PLUS une Gattling dans le torse... bobo. |
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Niveau
18 - Death Knight. Un conseil : évitez de rester
devant ce boss, vous seriez morts en un rien de temps.
Il est armé de 2 Gattlings ET 2 lance roquettes...
Heureusement son Niveau est truffé de médikits
et munitions. |
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Niveau
21 - Angel of Death. Le dernier boss du jeu. Il lance
des boules d'énergie qui font extrêmement
mal, et il est très long à battre. |
La
"DeathCam" qui permettait de voir la mort du boss
en très gros plan a disparu. Bon, je chipote, mais c'était
un petit plus assez amusant dans Wolfenstein
3D. Quand vous irez visiter l'Enfer, vous serez
face à un nouvel ennemi : le fantôme. Ne vous en
approchez pas, car il siphonne la vie de manière impressionnante,
de plus il est invincible. Il suffit de tirer quelques balles
sur le fantôme pour qu'il disparaisse pendant quelques
secondes (après, bien sûr, il réapparaît),
ce qui rend le combat contre le boss final un peu plus difficile...
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La
mort du boss final, bien salissante. |
La
Gattling incandescente, la lance entre les mains... Pas
de doutes, B.J a réussi ! |
Même si les nouveautés ne sont pas nombreuses -
si bien qu'on a souvent l'impression de jouer à Wolfenstein
3D, il faut avouer que ce jeu possède un
charme indéniable qui le rend très sympathique.
Encore aujourd'hui, il n'est pas rare que je démarre
Dosbox pour me faire un petit SoD : on a d'avantage
l'impression de jouer à un jeu entier qu'à une
succession de petits sharewares. De plus, les quelques écrans
de fin sont absolument magnifiques. Contrairement à Wolfenstein
3D, Spear of Destiny n'a connu
aucune adaptation si on excepte l'intégration de ses
boss à la version Macintosh de Wolfenstein
3D...
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Des
écrans de fin magnifiques. |
Un
superbe artwork du Deathknight. |
Vous
pensez que la saga Wolfenstein s'arrête
là ? Vous avez tort ! FormGen a sorti encore 2 jeux sur
le thème de Wolfenstein, qui sont en
fait 2 épisodes suivant Spear of Destiny.
On les désigne souvent sous l'appellation "Lost
Episodes" car ils sont extrêmement rares, que ce
soit en téléchargement sur Internet ou dans leur
boite d'origine. À noter que Id n'a rien à voir
avec ces épisodes, FormGen ayant juste exploité
la licence.
| Mission
2 : Return to Danger
Année
: 1994
Système :
PC
Développeur : FormGen
Editeur : FormGen
Support : disquettes |
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On
ne sait trop comment, les nazis ont réussi à récupérer
la lance. Et notre bon vieux B.J de reprendre du service pour
aller la récupérer. Le prétexte est gros,
mais pourquoi pas ? Après le brillant SoD,
on se sent d'attaque pour repartir éradiquer du nazi
à la tonne. Le moteur du jeu est encore inchangé,
toujours limité au 320x200, mais ce qui frappe le plus
est que tout le reste est nouveau : les textures ont toutes
été retouchées, les ennemis et les armes
redessinés, et les sons sont totalement inédits...
Mais autant vous le dire tout de suite : à mon goût,
le jeu est un ratage complet. Pourquoi ?
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Un
des nouveaux Boss. |
Oui,
vous avez bien vu, ce boss est bien un robot. |
Déjà parce que les gars de FormGen ne se sont
pas foulés : l'habillage même du jeu est strictement
identique à SoD. Mêmes menus,
même fin (?)... Ça fait un peu tâche et laisse
un gout d'inachevé. Ensuite, le level-design est catastrophique
: je veux bien que le principe de Wolfenstein
3D soit de trouver la sortie d'un labyrinthe, mais
certains niveaux sont atroces. J'ai souvent dû m'aider
de cartes pour trouver la sortie ! Seule trouvaille vraiment
sympathique : la présence de rats écrasés
non loin des passages secrets : c'est un vrai plus, totalement
indispensable vu que leur découverte est essentielle
dans beaucoup de niveaux.
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Voici
l'équivalent de l'Enfer dans cet épisode
: on ne s'y retrouve plus, et les textures ajoutent à
la confusion. |
Finalement les textures, bien que nouvelles, sont en décalage
complet avec ce qu'on observait dans Wolfenstein
3D ou SoD. La plupart des réalisations
de FormGen sont criardes, mal finies... On a l'impression d'être
devant des réalisations de fans peu inspirés.
Un comble tout de même... On constate que FormGen a voulu
introduire 2 thèmes (l'informatique et le nucléaire)
qui jurent un peu avec le reste du jeu même si, je vous
l'accorde, le coup des mutants était audacieux. Beaucoup
de textures ont été créées dans
ce sens, mais le résultat ne convainc pas du tout...
De plus, FormGen a voulu exploiter au maximum le filon du politiquement
incorrect dont a bénéficié Wolfenstein
3D (les symboles nazis avaient un goût d'interdit
qui a grandement contribué au succès du jeu),
et on se retrouve finalement à arpenter des niveaux d'un
mauvais goût manifeste avec des swastikas, croix gammées
et portraits d'Hitler tous les 2 mètres. On frise l'overdose.
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2
sexemples de mauvais goût : a trop vouloir en faire
on agresse les mirettes et ça dégoûte. |
Tous les ennemis ont été retouchés et d'autres
ont été carrément inventés pour
l'occasion : on trouve toujours les gardes, les SS et les officiers,
mais les chiens sont devenus des dobermanns et les mutants se
sont transformés en de surprenantes chauves-souris armées.
Les boss sont aussi inédits, mais on sombre dans le n'importe
quoi : on trouve toujours les sempiternels gros nazis armés
jusqu'aux dents, mais ajouter des robots était quand
même culotté...
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Le
rat indique un passage secret tout proche. |
Wolf
3D et les lasers : un mariage pas très heureux. |
Que
dire cet add-on ? Il est a réserver aux fans pur sucre
de Wolfenstein
3D. Le jeu est sensiblement plus ardu, fouillis
et visuellement criard, mais l'adjonction de nouveaux sons et
ennemis fait qu'on veut tout de même avancer. Reste que
certains niveaux tiennent plus du viol rétinien qu'autre
chose, ce qui est assez embêtant. De plus, la difficulté
est élevée et les moins habiles vont vite abandonner.
Le gros atout de cet épisode est sans conteste l'ambiance
sonore : les voix et bruitages sont vraiment convaincants.
Mais
les petits futés de FormGen ne se sont pas arrêtés
en si bon chemin : la même année, ils ont sorti
un autre add-on.
| Mission
3 : Ultimate Challenge
Année
: 1994
Système :
PC
Développeur : FormGen
Editeur : FormGen
Support : disquettes |
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La
boîte du jeu. Merci au site MobyGames !
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L'histoire innove quelque peu : cette fois ci, B.J va chercher
la lance dans un bunker secret de recherche atomique du 3ème
Reich. Oui, la lance a encore été récupérée
par les nazis (NdL : ah oui, ça innove, on peut pas
dire).
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Des
niveaux d'une propreté et d'une cohérence
graphique sans commune mesure avec l'add-on précédent. |
Pour ce qui est de la réalisation, cet épisode
est en tous points identique au précédent : mêmes
sons, mêmes textures, mêmes ennemis, mêmes
boss. La grosse différence concerne l'agencement des
niveaux. On peut dire que FormGen a compris la leçon
: Mission 3 est beaucoup plus agréable
à jouer. Chaque niveau possède une cohérence
graphique, on se rapproche vraiment du travail réalisé
sur SoD. Du coup, on se plait à arpenter
les environnements que propose le jeu, d'autant plus que malgré
leur taille importante ils sont bien moins alambiqués,
et curieusement la thématique du nucléaire passe
cette fois plutôt bien.
À
noter que les rats qui indiquaient la présence de passages
secrets ont disparu, les niveaux étant moins axés
sur la découverte desdits passages. Petite surpise à
la fin : au lieu de visiter l'Enfer, notre héros roucain
va se retrouver... dans un entrepôt de l'UAC (mais si,
vous savez, la compagnie qui figure dans Doom)
! Combattre l'ange de la Mort dans un entrepôt de l'UAC
est vraiment une excellente idée... Les fantômes
ont été remplacés par des nuages radioactifs
très dans le ton de l'add-on. L'UAC serait donc un reste
du 3ème Reich ?
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En
lieu et place de l'Enfer, un bunker nucléaire. |
Des
caisses de l'UAC ? |
Personnellement, j'ai vraiment trouvé cet add-on excellent
: la comparaison avec Mission 2 : Return to Danger
est amusante. Le 1er passerait presque pour une production "homebrew"
(fait maison par un fan, en gros) alors que Mission
3 fait clairement penser à un développement
professionnel. Si vous devez essayer un de ces 2 jeux, jouez
à Ultimate Challenge. Par contre, la
difficulté n'a pas baissé, alors restez sur vos
gardes !
IsKor