
 | L'equipe en vrac : Akiman, Maeda, Bichi, Jun Keiba, Ohn (design) K.Nakai, Y.Ueno, Y.Kawabata, Mitsu, Y."ZZR" Mikami (program design) Eripyon, Matsunaga, Mayo Seriya, Daniel, Vlad.T, Inukichi, Minobeyan, Yokota Yokozo, Koizumi, Iwai, Go, T.Tathivana, Mikiman, Marilyn Micichi, Harusan, (character design) "Pioomb" Simomura, Isao Abe, Toshio Kajino, Syun Nishigaki, Nobu. Oouchi (sound design)
En
quelques mots : "Qu'est-ce que tu peux bien appeler 125
meurtres en 5 ans ???" "Un travail en cours"
|
Que
celui qui n'a jamais eu entre les mains un comic me jette la première
pierre, et ça les acteurs de l'industrie du jeu vidéo
et de celle du cinéma l'ont bien compris. La quantité
d'adaptations de ces univers en est la preuve, ainsi que celle du
manque d'idées des acteurs susnommés.
S'il
y a un éditeur dont les publications ont été
pillées (y'a pas d'autre mot) c'est bien Marvel, de Spiderman
à Captain America en passant par les X-men, les adaptations
en dessins animés, sous forme de jeux vidéo ou encore
de films sont légion.
Mais parlons un peu d'un personnage très particulier
de chez Marvel, un anti-héros censé être mort
qui s'est lancé dans une vendetta contre la mafia de New-York
et son représentant Kingpin, un homme pour qui la violence
n'est pas une alternative mais une obligation afin d'expier sa douleur,
un justicier de l'ombre dont on oublie vite les travers lorsque
l'on se plonge avec délice dans la noirceur de son âme
rongée par la vengeance.
Le personnage du Punisher est apparu dans Spiderman
n°129 (paru en Février 1974). Recruté par Jackal
pour assassiner Spidey, tout ne se passera pas comme prévu
par le super-vilain... On retrouvera Franck Castle sporadiquement
dans les aventures de l'homme-araignée, mais aussi dans Captain
America ou Daredevil qui, en tant que justiciers, n'apprécieront
pas les méthodes expéditives de notre anti-héros.
Les
fans de comics attendent ses apparitions avec impatience mais il
leur faudra patienter jusqu'en 1986 pour avoir leur première
mini-série de 5 numéros. Le milieu des années
80 et les héros qui frappent et posent les questions ensuite
seront bénéfiques au personnage qui héritera
de sa publication régulière en Juillet 1987.
Comme
pour tous les héros à succès chez Marvel, le
Punisher aura plusieurs publications périodiques dès
1988 avec le "Punisher War Journal" et en 1992 une troisième
fera son apparition sous le titre de "Punisher War Zone",
tout ceci sans compter diverses apparitions dans les comics tels
que Spiderman ou Wolverine. Si l'on ajoute encore le "Punisher
Magazine" et le "Punisher 2099" on frise l'overdose
et... c'est ce qui arrive... les fans perdus entre les différentes
publications décrochent. Résultat : en 1995 subsiste
un seul titre qui après un peu plus d'un an fera mourir le
personnage (oui comme dans les soaps quand ils ne veulent plus d'un
acteur).
Marvel
fera tout pour ne pas laisser mourir la poule aux oeufs d'or mais
comme Platon l'écrivait, il faut se méfier du remède
qui peut être pire que le mal. La mini-série, publiée
sous l'égide de la division Marvel Knights (une division
spécialisée dans les héros solitaires comme
Daredevil et Black Widow), finira d'achever les fans, Franck Castle
étant représenté comme une créature
d'outre-tombe dont l'existence était planifiée d'avance
agissant sous une influence quasi-divine (ça ne vous rappelle
rien ? vous savez une histoire de corbeau...).
Heureusement
pour nous, en Février 2000 une nouvelle mini-série
de 12 épisodes conduite par Garth Ennis et Steve Dillon (ceux
de Preacher) ramènera les fans au bercail. Cette publication
reprend les bases de la série, faisant retrouver au public
leur "Vigilante" préféré sous sa
forme originelle. Depuis, le Punisher apparaît dans un mensuel
simplement nommé "Marvel Knights" qui relate l'histoire
de Super Héros solitaires regroupés (antinomique ?)
pour surveiller les agissement de Franck Castle.
Le
personnage créé par l'écrivain Gerry Conway
et l'artiste John Romita n'ayant pas de super-pouvoirs, c'est le
charisme de ce Marine vétéran du Viet-Nam dont la
famille, prise sous le feu d'un règlement de compte de bande
rivales, fut assassinée en plein Central Park alors qu'ils
pique-niquaient, qui fait que l'on s'attache et que l'on apprécie
le Punisher malgré la violence de ses actes.
Le
Punisher a la trempe d'un Wolverine (Serval), et c'est sûrement
pourquoi Capcom l'a choisi pour apparaître dans une de ses
productions. Feront-ils mentir l'adage bien connu des habitués
de GP : "Jeu à licence, daube en puissance" ? Vous
le saurez en lisant la suite.....
Une plongée dans les bas fonds...
 L'écran titre et les deux protagonistes Il a fallu attendre 1993 pour que le Punisher débarque dans les salles d'arcade, introduit par un grand acteur de ces lieux de "débauche", Capsule Computers plus connu sous le nom de Capcom.
Le
jeu est un bon vieux beat'em all des familles qui va réconcilier,
une fois de plus, les fans avec leur héros qui s'était
embarqué dans des Operation Wolf
Like sur CPC, Nes
et Game Boy au début des années
90, et dans un autre type de jeu sur une autre plateforme pour lequel
il va vous falloir trouver la date de sortie, l'éditeur
et le nom de la plateforme pour remporter le trivia de cette
chronique (bah oui on ne perd pas les bonnes habitudes non plus ^_^
).

Le
drame et sa résultante : Max Payne n'a qu'à bien se
tenir
Premier contact dans la rue
Le scénario du jeu, une fois n'est pas coutume dans un beat'em'all,
tiendrait sur le recto d'un timbre-poste... Pour une fois point
de donzelle en détresse à secourir mais juste une
soif de vengeance à assouvir...
Vous dirigerez Franck Castle aka The Punisher ou Nick Fury, un agent du S.H.I.E.L.D. (Supreme Headquaters International Espionage Law-Enforcement Division) au travers de 6 niveaux, seul ou accompagné par un de vos amis puisque, comme dans tout Beat'em'all qui se respecte, il y a un mode deux joueurs.
 L'utilisation du "meilleur ami" Franck et un effet de flamme qui devrait vous rappeller quelque chose
Pour ceux qui ne connaissent pas Nick Fury, c'est un comic qui est
apparu au début des années 60 mettant en scène
un super agent avec des gadgets qui feraient rougir de honte un
Q dans les films de Broccoli.
Notre super agent combat l'HYDRA, une organisation criminelle qui
fait furieusement penser au KGB. Au fil des différentes éditions
il rencontrera et collaborera avec Logan (Wolverine/Serval), Captain
America, Daredevil et nombreux supers héros, il sera aidé,
trahi, tué, apparaîtra dans diverses séries
et aura même son adaptation à la télévision
grâce à David Hasseloff. En un mot comme en cent, la
vie quotidienne d'un héros Marvel.
Un classique Capcom, la déclinaison des
ennemies en différentes couleurs .

Bonus Stage et Écran de Game Over
Ce titre est un petit bijou de gameplay. La palette de coups de
nos deux protagonistes est variée et facilement utilisable,
on se surprend à user et abuser des projections d'ennemis,
des "grabs" pour marteler de coups son adversaire ou encore
du coup de pied de Nick Fury qui ressemble à s'y meprendre
au "Somersault Kick" de Guile et, comme si cela ne suffisait
pas, il faut rajouter que vous dégainerez votre arme lorsque
l'un des ennemis sortira la sienne (s'en suivra un matraquage en
règle du bouton de tir pour faire le ménage à
l'écran).
En parlant d'armes, vous en trouverez pléthore sur votre
route : des haches, des couteaux, des lance-flammes, des M-16, des
battes de baseball, des masses d'armes, des lances de chevalier,
des grenades... j'en passe et des meilleures, l'utilisation de ces
items étant limitée par un compteur affiché
en dessous de l'icone de celui-ci.
Une chose est sûre, The Punisher ne fait pas dans la finesse,
la preuve en est l'entrée en matière dans le 6ème
et dernier stage avec l'utilisation d'un lance-missiles pour entrer
dans l'hôtel de Kingpin !!! Mais n'est-ce pas ce que l'on
demande à un Beat'em'all ?
Vos parties seront rythmées par les "KA-BLLAAAAM", "BAANNGG", "CRAAAAAAAAAAAK" et autres onomatopées que ne renieraient pas les réalisateurs de la serie télévisée Batman, ce pour notre plus grand plaisir. Kingpin ou la quintescence du mafioso New-Yorkais
À
l'instar d'un Final Fight,
les différences entre les ennemis se feront surtout par la
couleur, les "bad-guys" de ce type de jeu semblant embaucher
des armées de clones chez Capcom ;). Mais ne boudons, pas
c'était juste pour pinailler un peu.
Le périple de Franck Castle vous fera traverser les rues
de la "Grosse Pomme", dans un château en Floride,
sur les Docks, à travers les égouts, sur un train
en Arizona et dans l'hôtel de Kingpin, un Boss vous attendant
à la fin de votre visite de chaque stage.
En parlant des Boss, il est à noter que les "designers"
ne furent pas super inspirés pour ceux-ci, vu que le 1er
est retrouvé dans les stages suivant en tant qu'ennemi de
base et que le Gardroid est présent dans le 2ème et
le 5ème niveau, plutôt étonnant pour une compagnie
comme Capcom.

The end et le classique écran Capcom
de fin de partie
Sorti en 1993, le titre emprunte beaucoup à son illustre
ainé (Final Fight) et la licence accordée
à Capcom pour l'utilisation n'est pas un simple faire valoir
loin de là.
En 1994, une adaptation de la borne sera faite par Sculptured Software
Inc. sur Megadrive, adaptation
très fidèle malgré une petite perte au plan
graphique.
C'est donc un passage obligé pour tous les fans du anti-héros
Marvel et/ou les fans de Beat'em'All, et si vous n'êtes pas
encore en train de lancer MAME ou son adaptation Megadrive,
c'est que vous êtes irrécupérable ;)
La carte originale Retour à la réalité
L'adaptation cinéma avec Dolph Lungren dans le role principal
Le personnage de Franck a aussi été adapté
sur grand écran sous les traits de Dolph Lungren. Sorti en
1989 et dirigé par Mark Goldblatt, c'est un bon film d'action
qui reprend l'univers noir du Punisher et met en mouvement la violence
froide du papier glacé sur l'écran.
Comme toute adaptation, ce film a ses détracteurs et ses adorateurs et même si quelques libertés sont prises, le personnage y est bien retranscrit On ne trouve pour l'instant (Octobre 2002) qu'une édition Zone 1 de ce film mais il finira bien par sortir dans nos vertes contrées. Un autre film devrait sortir vers 2003 au cinéma ainsi qu'un jeu édité par THQ qui nous fera peut être ressortir notre maxime : "Jeu à license, daube en puissance...".
Sur ce, moi, je vous laisse, j'ai du mafieux à trucider et
dois vérifier si l'on n'a pas sectionné les freins
de ma voiture... Ah la dure loi du milieu ^_^.
Carl "Maze" CONDETTE
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