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Les
flyers, le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils ont
une sacrée classe ! Cliquez sur l'un d'eux
pour une version plus grande.
Merci
au site Arcade
Flyer Archive !
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Cette
salle de jeu, entre la Place Delille et la place de Salford
à Clermont-Ferrand, était le seul endroit en
cette année 1984 où on trouvait des jeux vidéo
dans un environnement agréable : espacé et éclairé.
Je n'ai jamais connu le nom de cet endroit, et je n'ai hélas
pas pu y aller longtemps : peu de temps après, je déménageais
à Cannes. Mais pendant un bon moment, j'ai régulièrement
vidé ma monnaie dans des machines aux noms prestigieux,
tels que - entre autres - Jungle King, Moon
Patrol, Pengo, Mario
Bros... et Mad Planets. J'avais
lu des infos dans le Tilt n° 9 à son sujet (cliquez
sur ce lien pour afficher
la page correspondante) et le jeu m'avait déjà
bien plu ; en tout cas, je l'ai adoré dès ma
première partie.
Planètes
folles
Le
titre du jeu n'est pas là par hasard. En effet, vous
dirigez un vaisseau qui doit détruire des planètes
surgissant du centre de l'écran. Et si au début
elles ne sont pas trop belliqueuses, ça change vite,
et je m'en vais vous le conter.
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L'écran
titre.
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Les
points. |
Les
commandes.
Cliquez sur l'image pour une version plus grande. |
Avant
tout, le maniement du vaisseau. Les commandes sont identiques
à celles de Discs
of Tron : une superbe manette avec gâchette
sous l'index à droite, qui sert à diriger le
vaisseau à l'écran, et une molette à
gauche pour la rotation du vaisseau à 360°. Vu
ce qui vous attend, on ne pouvait pas faire plus simple.
Les
planètes vont commencer à apparaître ("Planètes
en Approche" ou "Approaching Planet"), en tourbillonnant
depuis l'espâââce infini au centre de l'écran.
Au début, elles sont toutes petites, mais il est quand
même possible de les détruire. D'ailleurs c'est
recommandé : vous obtenez des points bonus si vous
arrivez à détruire toute une vague de planètes
sans qu'elles aient pu atteindre leur taille de combat ("Round
Parfait" ou "Perfect Round"). Le premier round
comprend 5 planètes, le second 6, et là c'est
encore faisable. Mais par la suite, il devient très
difficile d'arriver à les détruire toutes lors
de leur phase d'approche.
Le
combat contre les éléments
Une fois
qu'une planète est arrivée, elle se transforme
en "Planète en Attaque" (ou "Attacking
Planet") : elle prend sa taille définitive, on
peut distinguer son apparence et le nombre de lunes en orbite
("Orbiting Moon") qu'elle possède, entre
3 et 6 selon la taille de la planète. En plus de tournoyer
sans but à l'écran, la planète va par
moments lancer une de ses lunes ("Attacking Moon"),
qui passe à l'orange et quitte l'orbite en ligne droite
vers vous. Attention à l'éviter ou mieux, la
détruire ! Si vous ne faites que l'éviter et
si elle quitte l'écran, elle revient automatiquement
en orbite autour de sa planète.
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Deux
planètes et leurs lunes
(dont une qui m'attaque). |
Une
planète de moins !
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Contrairement
à la phase précédente, tirer sur une Planète
en Attaque ne sert à rien. Pour arriver à éliminer
une planète, il faut d'abord détruire toutes ses lunes.
C'est alors que la planète va devenir folle ("Mad Planet"),
couleur rouge lave, et qu'elle va tout faire pour percuter votre
vaisseau. Un seul tir bien placé suffit à lui régler
son compte et à obtenir des points en fonction de sa taille
(200 points pour Plutona, 300 pour Marzon ou 500 pour Kryptophan)
; il faut arriver en revanche à l'éviter, ce qui devient
délicat car ses trajectoires sont de plus en plus rapides
et se rapprochent de plus en plus de votre vaisseau.
La
difficulté du jeu vient du fait qu'il devient difficile
d'arriver à éviter plusieurs planètes
et leurs lunes, qui soit virevoltent joyeusement autour de
vous, soit cherchent à vous percuter à tout
prix. Heureusement, il y a un autofire en laissant la gâchette
appuyée...
Les
objets supplémentaires
Le
premier type d'objets sont les comètes qui apparaissent
dès le 3ème round. Elles se comportent comme
une Planète Folle, c'est à dire qu'elles essaient
de percuter votre vaisseau en le visant systématiquement
et en utilisant des trajectoires elliptiques plus ou moins
serrées pour le remettre rapidement en joue. Elles
sont facilement destructibles, un coup suffit, mais leur rapidité
et leur petite taille rend la manœuvre difficile. Elles
rapportent 100 points pour la première, et 100 points
supplémentaire pour la suivante, jusqu'à concurrence
de 1000 points par comète.
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L'affaire
se corse ! |
Round
bonus : 3 astronautes en perdition,
et une comète qui me prend en chasse. |
Le
second type d'objets, ce sont les astronautes qui se retrouvent
perdûûûs dans l'espâââce
et qu'il faut secourir. Ils rapportent de plus en plus de
points au fur et à mesure de l'avancée dans
le jeu. La première fois qu'on les rencontre, c'est
lors du 4ème round, qui est une phase bonus dans laquelle
aucune planète n'apparaît : il faut simplement
sauver tous les astronautes, et détruire ou éviter
les comètes. Dans ce round, ils rapportent 200 points
chacun, ces points augmentent vague après vague. Aucun
risque de les toucher en tirant dessus par erreur : n'hésitez
pas à canarder vos ennemis même s'ils sont présents.
Une
fois que vous avez passé le round bonus, vous avez terminé
la première vague. Les suivantes respecteront toujours cette
configuration : 3 rounds d'attaque, puis un round bonus. En revanche,
tous les objets seront systématiquement présents lors
de chaque round de combat.
La
réalisation
Les
graphismes sont très sympas : les planètes ont
un look agréable à regarder (quand on a le temps)
: certaines ressemblent à la Terre, d'autres ont un
look plus gazeux, bref on a une bonne variété
d'ennemis. Le vaisseau a une forme pyramidale bien trouvée,
le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle tranche avec les
planètes sphériques... Il a un petit look "Destroyer
Impérial de Star Wars" que j'aime bien... Il a
aussi une grande ressemblance avec le vaisseau qu'on dirige
dans Asteroïds,
ce qui n'est pas un hasard vu que le jeu s'en inspire beaucoup.
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Tant
qu'il y a au moins une lune,
la planète est indestructible. |
Le
tableau des scores, ou les
initiales de l'équipe vidéo de Gottlieb. |
Pour
vous parler de l'animation, imaginez un Asteroïds
dopé aux vitamines : ça bouge vite, très
vite, et ce dès le début de la partie. Les trajectoires
sont parfaitement fluides et on peut arriver à anticiper
les changements de direction lorsqu'on est pris en chasse.
Le vaisseau répond parfaitement à la moindre
sollicitation de la manette, ou lorsqu'on veut cibler une
planète précise en le faisant tourner sur lui-même
grâce à la molette. Rien à redire de ce
côté, c'est du très bon.
Le
son est cependant peu intéressant. Autant les bruitages sont
très réussis (notamment les explosions des planètes),
autant la musique qui accompagne le jeu n'a rien de particulièrement
attrayant. Heureusement, si elle est tout le temps présente,
elle reste un accompagnement sonore et ne passe pas devant les bruitages.
Kan
Yabumoto, le designer et programmer de Mad Planets,
semble n'avoir pas participé à d'autres jeux d'arcade.
Jeff Lee (pour le graphisme), David Thiel (pour le son) et Terry
Doerzaph (pour la réalisation de la borne) ont travaillé
ensemble l'an précédent sur
Q*Bert, et la même année sur M.A.C.H.
3 (entre autres jeux).
Il
n'existe aucune conversion officielle. Par contre, sur C64,
sortit Crazy Comets, qui est la conversion officieuse de
Mad Planets. Le jeu est réalisé par Simon Nicol,
et fait à retenir, la musique bien supérieure à
celle du jeu d'origine est signée du Maître Rob Hubbard
!
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Crazy
Comets, ou comment faire une conversion non officielle
de qualité exceptionnelle. |
Anecdote
: au moment de la sortie de Mad Planets, la plupart des jeux
vidéo n'inscrivaient pas les noms de leurs concepteurs ou
designers, car de nombreuses entreprises craignaient que les designers
de renom soient démarchés par leurs concurrents. Cette
politique atteignit les sommets du ridicule dans une interview du
magazine Videogames, en avril 1983 : alors que les concepteurs de
Williams y sont identifiés par leur vrai nom, le trio de
développeurs de Gottlieb est décrit comme étant
Ziner D., J. Walkman, et R. Teeste, en raison de la politique de
Gottlieb de garder secrets le noms des concepteurs. Bien que la
direction ait continué d'empêcher les employés
d'inscrire leurs noms complets dans un jeu, elle a fini par accepter
un petit compromis en permettant l'utilisation de leurs initiales
(ou de leur surnom) à l'écran des meilleurs scores
du jeu. Dans Mad Planets, l'écran par défaut
des meilleurs scores contient les initiales de presque toute l'équipe
vidéo de Gottlieb.
Au
fait, si ça vous tente : le record officiel est tenu
par Jean Baudin, avec 507 710 points le 12 août 2001.
JPB