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Castlevania - La série
Année : 1986
Système : Game Boy, GBA, MSX, NES, N64, PC Engine, Playstation, Saturn, SNES
Développeur : Konami
Éditeur : Konami
Genre : Action / Plate-forme / Beat'em all

CASTLEVANIA : un voyage au pays des chasseurs de vampires...

- Annexes / 4ème partie : les hacks et jeux amateurs -

Castlevania (du moins les épisodes 8 bits essentiellement) est une des séries qui ont engendré le plus de hacks et jeux amateur, à égalité avec Super Mario Bros., The Legend of Zelda et Megaman. Il est bien entendu hors de question de vouloir établir une quelconque liste exhaustive, d'une part parce qu'un tel travail relèverait de la mission impossible, et d'autre part parce que beaucoup sont sans grand intérêt (il me vient à l'esprit un hack du premier épisode NES qui a été entièrement refait en... monochrome rouge! L'auteur est-il un amoureux fou du Virtual Boy?). Certains sont notamment bien trop proches de l'original pour pouvoir proposer une expérience de jeu vraiment nouvelle (ce n'est pas en agençant quelques plateformes différemment qu'on va changer grand-chose). De plus, un des gros soucis des jeux amateurs, outre le fait que 90% d'entre eux ne sont jamais menés à terme, est souvent un dosage de la difficulté très mal réglé (ou trop dur, ou trop facile).

Le présent article sera découpé en 3 parties: tout d'abord les hacks à proprement parler (à jouer donc, sur un émulateur NES), qui souffrent fatalement de contraintes inhérentes à cette catégorie de logiciels, puis les jeux développés sur PC dont le fabuleux Legarde Chronicles, et nous terminerons avec quatre titres qui ne sont pas des Castlevania mais s'en inspirent fortement...

HACKS NES

- Castlevania - Fan edition

Bien qu'il s'agisse d'un hack du premier opus, il reprend plutôt les graphismes du second (Simon's Quest). Si le premier niveau s'éloigne assez de l'original, les suivants sont malheureusement moins inspirés. Notons toutefois de très jolis décors au 3eme stage. Le choix des boss est assez étrange: celui du niveau 1 (la chauve-souris) joue aussi le rôle de boss du niveau 2; la Mort est au niveau 3, et on affronte également Dracula 2 fois, aux quatrième et sixième stages. Ensuite on retrouve ENCORE la chauve-souris, en double exemplaire qui plus est, juste avant le Dracula final (débarrassez-vous en avant, sinon il faudra affronter les trois en même temps!). Le jeu n'est pas très dur. Il faut préciser que chaque arme secondaire bénéficie d'un triple tir dès son acquisition.

- Castelvania Blood Moon

Le design général est parfois assez... spécial, les niveaux 2 et 3 notamment, où l'on se croirait dans l'espace! Quant aux sprites des boss, ils ont été retravaillés. La Mort est extrêmement dure à battre. Certes, c'est déjà le cas en temps ordinaire, mais cette fois il y a des trous (mortels, cela va de soi) en plus... Le gameplay offre deux nouveautés: l'une appréciable, l'autre moins... En sautant, on peut directement se retrouver sur une plateforme supérieure. Mauvais point: quand on appuie sur le bouton du fouet + une direction, le personnage glisse comme sur une patinoire. Très déstabilisant. Ce jeu a été édité en cartouche, pour ceux que cela intéresse.

- Castlevania Overflow Darkness

Dans ce hack, les niveaux ont été retravaillés. Certains ennemis (boss compris) bénéficient de nouveaux sprites, et dans l'ensemble le jeu est beau (mention spéciale aux catacombes du level 4). Il est également plus difficile que l'original, mais reste faisable. Celui-ci aussi existe en cartouche.

- Castlevania Prelude of Darkness

L'auteur doit être écolo, ou daltonien, mais les décors sont très (trop) souvent dans les tons de vert. Le jeu n'est pas avare en ennemis, là encore c'est trop, la difficulté en devient exagérée (pour les plateformes, ça va encore). Enfin, et pénible par-dessus tout : certains escaliers sont invisibles...

- Castlevania Remix

Un vrai travail esthétique a été réalisé sur ce hack, tout dans les tons de noir et blanc, voire sépia. Ce Castlevania Remix tente de retranscrire l'ambiance des grands films d'horreur en noir et blanc. Ce choix s'accorde bien sûr à merveille avec l'univers de la série, mais entraîne quelques problèmes: le level design est assez plat et tous les stages donnent l'impression de se ressembler. Enfin, niveau lisibilité c'est parfois très limite (certains bougies sont invisibles...). Dommage. Beau à voir, pas forcément passionnant à jouer.

- Castlevania Ressurection

Un hack de Castlevania 3 pour changer (on peut donc aussi jouer avec Alucard). À l'instar de l'original, le jeu propose plusieurs embranchements et donc une bonne replay value. Il est aussi très joli, mais pas forcement plus que son modèle, qui était déjà un des plus beaux titres de la console.

- Castlevania Retold

Si vous trouvez le premier Castlevania trop facile, ce hack est pour vous! Sa difficulté ne réside pas tant au niveau des ennemis que dans celui des plateformes et trous à outrance... Le début du dernier niveau notamment, est un cauchemar. Graphiquement, les stages 3 et 4 sont très réussis, les autres peinent à se démarquer de l'original. Un Retold 2 était en préparation, mais fut avorté à la moitié du développement. La ROM n'en est pas disponible mais son auteur a mis en ligne les différents niveaux finalisés.

- Castlevania Chorus of Mysteries

Clairement le meilleur des hacks NES. Il est beau, bénéficie d'un level design radicalement différent de l'original et très réussi (cf. le stage 2 inspiré d'un jeu d'échecs), et les musiques sont nouvelles également, même s'il s'agit parfois de reprises (le stage 5 - décors et bande-son - reprend celui de la bibliothèque de Symphony of the Night). Certains boss sont entièrement originaux, et d'ailleurs on n'affronte pas Dracula (c'est la Mort qui joue le rôle de boss final). À essayer absolument. Ce hack a été édité en cartouche, cela vaut le coup.

- Castlevania Orchestra of Despair

Si le sprite principal est réussi, la palette de couleurs générale n'est pas terrible. Le soft est aussi trop proche de l'original. Dispensable.

II - JEUX PC

- Castle Quest

Ce titre reprend les graphismes de Castlevania 2 mais les couleurs sont souvent assez ternes; de plus certains décors sont assez surchargés (bien qu'ils restent lisibles). Les mélodies sont des reprises, mais gardent une sonorité proche de celle de la NES. Il y a foule d'ennemis, et le tout est monotone.

- Castlevania Sonata of Red

Attention, ce jeu est un... RPG. Eh oui ! Réalisé sous RPG Maker 2003, il permet de diriger 3 personnages (mais on débute l'aventure seul). Graphiquement, le soft reprend surtout des éléments de Final Fantasy VI (parfois tel quel pour les sprites des personnages...), Secret of Mana, et les deux Castlevania de la SFC (tout de même!). Les musiques sont des reprises de bonne qualité. On a un vaste choix d'armes et d'objets, les combats peuvent être évités, il y a pas mal de possibilités de jeu, et ce dernier est assez long (compter au minimum une quinzaine d'heures, pour un jeu amateur c'est très correct).

Malheureusement, tout n'est pas rose. Les zones à explorer sont assez vastes et une carte aurait été la bienvenue. De plus, certains boss sont vraiment durs à battre. Peut-on résoudre ce problème par du levelling? Que nenni. Car ici, on ne peut gagner qu'un seul niveau d'expérience par zone visitée, point. Ce système permet certes d'éviter le syndrome grosbill, mais cela rend certains combats très chauds. Néanmoins, on peut toujours fuir un combat (cela fonctionne à 100%), même les boss. Dans l'ensemble, le jeu est sympathique, sauf que... On n'a pas vraiment l'impression de jouer à un Castlevania... La réutilisation à outrance de sprites de jeux Squaresoft SFC empêche une réelle immersion dans l'atmosphère de la série de Konami...

- Castlevania 2 Revamped

Remake de Simon's Quest, aux graphismes améliorés, souvent très beaux. Obligatoire pour les fans de l'original.

- Dracula's Shadow

Remake de Castlevania 2 mais avec plus de lieux, et plusieurs personnages jouables.

- Super Castlevania 3

Le jeu est en cours de développement, on prie pour qu'il finisse par être achevé... Une démo jouable des premiers niveaux est disponible. Il s'agit d'un remake de Castlevania 3 (NES) mais avec les graphismes du 4 (SNES). Miam.

- Castlevania The Bloodletting

En 1996, Konami avait prévu de sortir un épisode pour le 32X de Sega: nommé The Bloodletting, ce nouvel opus devait être la suite directe de Dracula X Rondo of Blood, avec un Richter Belmont et une Maria Renard plus âgés, ainsi qu'un troisième et mystérieux personnage, lui aussi chasseur de vampire et rival de Richter. Néanmoins, le développement du jeu fut vite stoppé, pour ensuite prendre la forme du fabuleux Symphony of the Night. Consultez le dossier sur les jeux jamais sortis pour un screenshot.

La version présentée ici n'est pas une quelconque version bêta du jeu, qui d'ailleurs n'existe sans doute pas. Son auteur a juste repris le sprite de ce fameux troisième personnage, mais tout le reste est «fait-maison», une sorte de pot-pourri qui reprend surtout des éléments de divers jeux Super Famicom (pas forcement du Castlevania). Il y a 8 niveaux en tout, généralement très réussis. Le seul souci, c'est la jouabilité... Notre héros peut effectuer - outre un saut classique (on dispose aussi d'une glissade) - un salto arrière comme Richter dans Rondo of Blood, mais aussi un nouveau mouvement, du même genre mais plus puissant. Or, je ne sais pas si c'est moi qui suis nul ou non, mais impossible de le maîtriser. Resultat, à force de perdre toutes mes vies dans des gouffres du deuxième stage, j'ai laissé tomber...

Si on parvient à passer outre ce problème, on doit passer un très bon moment. D'autant plus que le jeu offre trois fins différentes.

- Castlevania The Lecarde Chronicles

Attention, chef d'œuvre. Programmé par un certain Mig (un Français!), ce titre aura nécessité trois années de travail, et réalise le rêve de nombreux joueurs: une symbiose parfaite des Castlevania à l'ancienne et des «Metroidvania». C'est un mélange de plateforme/arcade exigeant (le jeu est dur, vraiment!) et d'aventure/exploration, notamment avec une carte à la Order of Ecclesia, où de nouvelles zones se débloquent au fur et à mesure de votre progression (il y a même des secrets à découvrir, parfois des routes cachées). On acquiert aussi divers pouvoirs. Les barres de HP et de MP peuvent être augmentées en trouvant les objets adéquats MAIS il n'y a pas de système d'expérience dans ce jeu. Impossible donc, comme dans un SOTN-like, de faire du levelling. Si un boss ou un niveau vous posent problème, tant pis pour vous: vous ne pourrez compter que sur votre habileté pour en venir à bout.

On tient là le seul défaut du soft: il est d'une difficulté... Certes pas au niveau des ennemis, même les Boss peuvent être vaincus avec un minimum d'entraînement. Mais les séquences de plate-formes et pièges mortels sont infernales... Et nombreuses avec ça. Comme en plus on ne dispose que de 3 vies, et que les stages sont très longs, il n'est pas rare de parvenir au boss en ayant déjà perdu la moitié de ses HP, et toutes ses autres vies... Vu que comme dans un Castlevania classique, il n'y a que trois checkpoints par niveau, il est difficile d'arriver à un boss avec sa jauge pleine.

Le jeu est très beau (certains décors sont vraiment magnifiques, le stage du domaine de chasse notamment), assez proche du design du premier opus 16-bits, et propose des tas de petites idées originales et sympathiques, jamais vues dans un épisode officiel. Konami pourrait presque reprendre ce jeu et le vendre tel quel. Seules les musiques ne sont pas une création originale de Mig. Néanmoins, ces reprises empruntées à divers épisodes sont parfaitement choisies. Ce jeu ne plaira peut-être pas forcement à ceux qui n'aiment que les SOTN-like et pas les Castlevania old-school. Il faut admettre que ce titre est vraiment difficile. Pour les autres, ce n'est que du bonheur, ou presque. Essayez-le d'urgence!

III - LES «PAS CASTLEVANIA MAIS PRESQUE»

Les titres dont je vais parler dans cette dernière partie ne sont pas des Castlevania, dans le sens où ils n'en reprennent ni le titre, ni les personnages. Mais l'ambiance et le gameplay sont tellement proches de la série de Konami qu'ils proposent une expérience de jeu similaire, et je tenais à vous en dire un mot.

- Return of Egypt

SOTN-like dont l'action se situe en... Égypte. On joue un vieux barbu avec une canne, mais qui semble avoir conservé toutes les capacités de combattant de sa jeunesse! Les graphismes sont honnêtes et les musiques agréables. Hélas, seule une démo du premier niveau semble exister.

- Nightmare Sphere

Encore un SOTN-like. Le château est assez vaste, et on dispose de pas mal d'attaques différentes (3 armes proposées, une dans chaque main, plus 6 orbes liées à divers éléments, chacune d'entre elles pouvant être utilisée de diverses manières. Au total, cela donne plusieurs dizaines de coups différents). Les graphismes sont réussis mais parfois un peu répétitifs, surtout au début (il faut un certain temps avant de pouvoir débloquer de nouvelles zones plus originales), et les musiques sont réussies. Il y a de nombreux niveaux de difficulté, allant de «Fillette» à «Dieu». Dans le premier, on est quasiment invincible et on tue les Boss en quelques secondes; dans le second on meurt dès qu'on prend UN SEUL coup! De plus, on peut sauvegarder n'importe quand. Résultat: dans le mode le plus facile on termine le jeu très rapidement (il m'a fallu un peu plus de 5 heures, comptez 7 ou 8 en difficulté normale). En outre, on peut modifier le niveau de difficulté à tout instant, même au cours d'un combat contre un boss; il suffit de faire pause, d'aller dans les options, et le tour est joué. On peut donc par exemple faire tout le jeu en Normal, mais passer en «Fillette» pour les boss histoire gagner du temps (ou si l'on est un petit joueur). La seule réelle déception concerne ces derniers, qu'on affronte tous plusieurs fois... Enfin, le jeu propose 4 fins différentes.

Ah oui, j'oubliais... Nightmare Sphere est un eroge... Mais je ne le savais pas quand j'ai commence à y jouer, et je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite! Explications: une fois n'est pas coutume on dirige un personnage féminin (Relm). Il lui est possible sous certaines conditions de violer des personnages (ce qui lui redonne de la vie), ou plus souvent le contraire, surtout de la part de certains boss. Mais à l'écran, l'animation que cela déclenche n'est pas vraiment explicite, on en fait abstraction sans problème. Signalons enfin qu'une suite (plus belle, et avec 4 personnages jouables de base) était en préparation, mais plus de nouvelles depuis fin 2012, et j'ai bien peur qu'elle ne sorte jamais...

- Koumajou Densetsu: Scarlet Symphony

À la base, il existe un groupe de développeurs amateurs nippons nommé Team Shanghai Alice, en activité depuis 1996. Ils ont publié à ce jour plus d'une vingtaine de jeux (d'abord sur PC-98, puis sous Windows), essentiellement des shoot'em up danmaku. Leur particularité est de toujours utiliser le même univers, nommé communément Touhou Project, et un certain nombre de personnages récurrents (tous féminins) qui fourmillent de références à la mythologie japonaise.

Néanmoins, ils n'ont pas fait que des shoot, vu qu'on trouve aussi - entre autres - deux clones de Castlevania, sortis en 2009 et 2010, réalisés par le studio Frontier Aja. Ces deux Koumajou Densetsu reprennent donc certains protagonistes du Touhou Project, qui se retrouvent dans un château à la Symphony of the Night (le bestiaire est parfois repris tel quel). On trouvera de nombreuses références à cet épisode, ainsi qu'à Rondo of Blood. Cela étant, exit l'aspect RPG; si graphiquement on est très proche d'un Metroidvania, le gameplay est à l'ancienne, avec 8 stages linéaires, et pas de réelles possibilités d'upgrade.

Le character design a tenté d'imiter jusqu'à un certain point celui d'Ayami Kojima, et c'est plutôt réussi. Dans ce premier épisode on dirige Reimu, équipée d'un fouet «à la Belmont». Elle peut aussi voler quelques temps dans les airs. Outre l'attaque de base, on dispose aussi d'un tir à distance (semble-t-il à base de cartes à jouer...), qui consomme de l'énergie, et également d'une glissade. Enfin, on peut utiliser une partenaire (sur deux possibles) durant quelques secondes, qui lancera une attaque en renfort. Si dans l'ensemble, le soft se joue comme un Castlevania, n'oublions pas qu'on a affaire à une team spécialisée en danmaku, et certaines attaques le rappellent vivement. Le jeu est joli, les musiques sympathiques, les commandes répondent bien... Mais le level design est peu inspiré et le jeu trop facile. Il m'a fallu 4 game over seulement pour en voir le bout (et encore, les deux premiers c'est parce que je me suis empalé sur des pics car je maîtrisais mal le système de vol de l'héroïne...).

À noter que le jeu bénéficie d'une traduction officielle en anglais et en français.

- Koumajou Densetsu II: Stranger's Requiem

Une version supérieure à tous niveaux ! Si le jeu ne compte toujours que 8 stages, ceux-ci sont plus beaux et surtout plus variés, et le soft est plus difficile, surtout les boss. Néanmoins, en mode Easy, vous le finirez en un après-midi... On change d'héroïne, cette fois ce sera Sakuya, qui tenait le rôle d'un des boss dans l'épisode précédent. Les bases du gameplay sont identiques, sauf que Sakuya manie une épée et non un fouet, et qu'elle dispose de deux armes secondaires (dague + montre), plus 4 partenaires différentes. Attention, avant chaque stage, vous devrez en choisir trois (armes incluses), et vous pourrez ensuite passer de l'une à l'autre en cours de jeu en appuyant sur le bouton adéquat. Les possibilités d'action ont donc été bien augmentées par rapport au premier opus. Les musiques passent de «très bien» à "excellent", et les personnages sont désormais doublés (et pas par des comédiens de doublage de seconde zone en plus). Il y a même un dessin animé en guise d'introduction. C'est dire à quel point les auteurs ont peaufiné leur jeu. Si ce dernier n'en reste pas moins un peu court, voire un peu trop facile (mais en Hard, c'est une autre affaire), il mérite vraiment qu'on l'essaie.

Sources, remerciements, liens supplémentaires :
Crédits rédactionnels :
- Pages 1 et 2 : Carl
- Pages 3 à 7 et annexes 1 et 2 : Tonton Ben
- Annexe sur les OST : Julenstein
- Annexe sur les jeux amateurs : LVD
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