Premier volet, et incontestablement LE meilleur de la série, Les autres n'ont d'ailleurs que peu de chose a voir avec le reste. Lorsque l'Arche du Capitaine Blood sorti en 1987 ce fut un succès immédiat.
France Soir: "Si Alien vous a fait trembler, si E.T. vous a fait pleurer, alors précipitez-vous sur LArche du Capitaine Blood, le plus beau logiciel du monde, qui ouvre une nouvelle ère dans lhistoire des jeux informatiques ».
Originalité : 10, Graphisme : 10, Animation : 10.
SVM : "« Attention, chef doeuvre ! Préparez-vous à passer Noël dans les étoiles et à vivre en compagnie du capitaine Blood une extraordinaire aventure. Scénario exceptionnel, graphismes magnifiques, conception révolutionnaire, cette dernière création dEre accumule les superlatifs. Il annonce une nouvelle génération de logiciels, où sens du récit et talent de la programmation se mettent au service dun art nouveau»"
"Art nouveau" c'est peu dire, puisque ce jeu eut un succès considérable dans la communauté artistique. Et pour cause : L'Arche du Capitaine Blood, c'est de l'art. Jean-Michel Jarre composa la sublime musique d'intro du jeu (en fait un extrait de son album Zoolook intitulé Ethnicolor, présent dans toutes les versions sauf sur PC !). Mais que diable est donc ce jeu ?
L'Arche du Capitaine Blood sera le premier titre publié sous le label Exxos d'une petite société nommée Ere Informatique. Une toute petite société de rien du tout, qui a publié des jeux illustrement inconnus, comme Crafton & Xunk, Macadam Bumper, ou plus tard Purple Saturn Day. Oh vous les connaissez.... Pour la petite anecdote, Ere Informatique est depuis devenu Cryo, mais c'est vraiment pour l'anecdote, hein ! L'Arche du Capitaine Blood est l'oeuvre de deux personnages completements déjantés qui finiront d'ailleurs par ressembler a leurs propres créatures : Philippe Ulrich, et Remi Herbulot ouvraient chaque réunion de travail en intonant un "ATA ATA HOGLO HULU" solennel , et en s'adressant a Exxos, divinité fictive de leur société.
« Mesdames et Messieurs, la décision na pas été facile mais nous avons tout de même convenu de vous révéler le secret de notre dynamisme et de la créativité qui fait le succès dEre Informatique Sil y a des gens sensibles dans la salle, je leur demande dêtre forts. Ils ne risquent rien si leurs vibrations sont positives, les forces telluriques les épargneront... Mes amis, linspiration ne tombe pas du ciel, le génie nest pas le fruit du hasard... Linspirateur et le génie qui a conçu Macadam Bumper, ça nest pas le fabuleux Rémi Herbulot ou le merveilleux Michel Rho (...). linspirateur et le génie qui a généré Captain Blood, ce nest pas linextinguible Didier Bouchon et encore moins votre serviteur Cest Lui. Lui qui vit tapi dans nos bureaux depuis des mois... Lui qui vient de lextérieur de lUnivers. Lui que nous dévoilons aujourdhui au monde, car lheure est venue. Jai nommé lExxos. Je vous demande de dire après moi quelques phrases magiques qui lui rappellent son pays : Ata ata hoglo huglu, ata ata hoglo huglu... " (Extrait d'une conférence sur les champs élysées)
Quelques semaines plus tard, Ulrich reçoit l'appel d'un client allumé : Michel Fugain, qui lui revele qu'il est collé sur l'Arche Du Capitaine Blood depuis un trimestre. Quelques temps se sont écoulés depuis la sortie, et le jeu s'est vendu a plus de cent milles exemplaires, un chiffre sans précédent a l'époque : numéro 1 en France , Royaume-Uni , Italie, Allemagne... et Numéro 6 au Japon ! Mais parlons, (enfin) du jeu en lui même.
L'histoire n'est a aucun moment rappelée dans le jeu. Il vous faut lire la nouvelle fournie avec le jeu pour comprendre de quoi il retourne, et pour comprendre le jeu, point barre (cette nouvelle n'est fournie que dans la version française, les autres se contentant d'un petit synopsis très incomplet). Pour faire vite, l'histoire est celle de Bob Morlock, programmeur de jeux vidéos fou furieux et déjanté (un peu comme nos deux comperes...). Ayant appris que des extraterrestres venus tout droit de jeux vidéos, les Pac-Man, sont sur le point d'envahir la terre, Bob programme un programme révolutionnaire, un jeu vidéo : l'Arche du Capitaine Blood... Un jour aspiré par sa propre création, Bob Morlock se retrouve au coeur du jeu... incarné dans le Capitaine Blood et s'en va vaillament combattre les Pac-Man....

Téléphone... maisooon !
800 ans plus tard.... sa mission terminée, Bob "Capitaine Blood" Morlock, n'en est pas pour autant tranquille.... Son vaisseau, "l'Arche" endommagé par un astéroide, a subi des dégats considérables, mais ce n'est rien comparé a ce qui arrivera à notre Capitaine Blood. La collision provoque une réaction en chaîne, créant des centaines de clones de notre héros, qui s'enfuient dans la galaxie... ces clones consument toute l'énergie du Capitaine qui viellit a vue d'oeuil, chaque seconde... une seule solution pour survivre : trouver, capturer, tuer et aborber l'énergie de ses clones.
Le jeu commence alors que la quête de notre ami touche à sa fin.... mais aussi là où elle se corse rapidement. Les clones ne sont plus que cinq, ils se cachent. il s'agit des "Numéros" 1,2,3,4 et "ce bâtard de numéro 5" (pour reprendre l'expression de la boite du jeu).
Deux heures... le Capitaine Blood n'a que deux heures pour trouver chaque clone, ce qui fait que le jeu se termine en 10 heures. Pourtant l'Arche du Capitaine Blood est loin d'etre un jeu facile... plus le temps passe, plus Blood viellit, et plus Blood viellit plus sa main (l'interface) tremble (ce qui est extremement flippant..), rendant le jeu totalement incontrolable et impossible a finir....
Bon... jusque la ca pourrait etre un jeu d'aventure banal. Ok. Regardez quelques screenshots.

L'interface principale de l'arche



Effets visuels
Refroidi ? Un sacré foutoir hein ? L'Arche du Capitaine Blood est un jeu assez glauque, de part le choix de la palette de couleurs, bleue, froide... De part le thème du jeu : incarner un mourrant qui doit tuer ses propres clones pour survivre... par cette interface organique étrange... par ces personnages auxquels on s'attache, et par cette main... cette main fine, bleue, qui tremble de plus en plus...
La premiere chose que vous voyez en lancant le jeu c'est l'interface de contrôle de l'Arche... A gauche, la chambre de cryogenisation, vide. En bas, les boutons permettent d'accéder a différentes options : la carte galactique, la vue de la planete (que vous pourrez ensuite détruire dans le menu qui s'ouvre), et l'atterissage. Le vaisseau de Blood se trouvant , au début du jeu, a proximité d'une planete habitée, il suffit d'aller y faire un tour.
L'Arche ne quitte jamais l'orbite, mais elle est equipée d'engins robotisés , les "ORXX", a travers lesquels vous pouvez voir.

La scène d'atterissage. Ca a l'air de rien mais faut voir ca bouger... Remarquez que les falaises ne sont pas faites de lignes droites et pas en polygones.
La scene de l'atterissage est extrêmement impressionnante pour l'époque. Une série de fils bleus, représentant un paysage en fractales défile devant vos yeux. Du jamais vu sur ordinateur a l'époque. Et ca va a toute vitesse ! (sur 16-bits du moins, les versions ST et Amiga sont d'ailleurs les plus magnifiques... je me souviens d'avoir bavé sur les screenshots de Tilt moi qui n'avait qu'un TO8).... l'ORXX (a travers des yeux duquel vous voyez et vous dirigez) survole un paysage désordonné a une vitesse folle.... en haut de l'écran, des fleches vous indiquent la direction d'une forme de vie proche.... espérons qu'elle est amicale... si elle ne l'est pas, il faudra jouer a cache-cache avec les missiles a tête chercheuse que la défense SAM de la planete vous enverra... pour cela il faut se la jouer Solid Snake, réduire la vitesse au maximum et se poser en attendant que le missile s'éloigne... avant de repartir ... jusqu'au prochain missile ! Au bout de quelques temps, un canyon apparait (ou les missiles peuvent toujours vous atteindre). Il vous faut descendre de ce canyon que l'on parcours souvent a toute berzingue pour la beauté du geste la fluidité de l'animation.... Finalement, l'ORXX ralentit de lui même, se pose... et la tout s'arrete... votre ordinateur est en train de calculer un paysage, tout en fractales, tout en 3D... on dirait un Outcast en 8/16 bits (ce qui n'est pas une insulte !) générant un décor 3D superbe, jamais vu sur ordinateur a l'époque !
Et la rencontre du troisième type peut commencer... Comment communiquer avec ces aliens ?
C'est la que l'Arche du Capitaine Blood revele sa dimension géniale. Pas de phrase a sélectionner, ni rien, il faut converser dans leur propre langage, et faire preuve de diplomatie (certains personnages se detestent, d'autres s'aiment, Comment parler leur langue ?)
Lorsque vous arrivez, la créature alien vous saluera... la version ST dispose de voix digitalisées, graves, qui résonnent de facon inquietante ... des voix dans une langue étrange, obscure inconnue... pourtant chaque mot est traduisible, et il est possible avec l'expérience de comprendre ce que les aliens vous disent rien qu'a l'écoute de cette langue extraterrestre...
En attendant, apparaisse a gauche de l'interface de dialogue de droles de petites icones... lorsque Blood passe sa main dessus la traduction de ces icones s'affiche....

L'interface de communication de l'Arche
"TOI DONNER IDENTITE" vous dit la créature....
Pour répondre vous avez toute une panoplie d'icones, quasiment une centaine (voir plus, je ne les ai pas comptés), chacune représentant un mot... Elles permettent de composer des phrases d'un francais "petit nègre" simple et de communiquer avec la créature.... Tout le jeu, tout l'art du jeu est la : communiquer, faire preuve de diplomatie avec des créatures extra-terrestres, pour qu'elles vous mènent de piste en piste a ces foutus Numéros... vous voyagerez de planète en planète, vous retrouverez au coeur de guerres entre différentes races (toutes plus déjantées, elles aussi, les unes que les autres), vous anéantirez des planètes... certains vous demanderont de comettre un génocide... oui L'Arche du Capitaine Blood est un jeu glauque et délicat... toute la difficulté est de communiquer avec ses aliens...
Répondons a celui ci et selectionnons les icones...
"MOI BLOOD. MOI AMI."
"TOI PAS DIRE BETISES.", répond la créature visiblement incrédule... et mon ORXX est détruit.
Oui... trouver ces Numéros ne sera décidément pas chose facile... Au début tout semble simple. Les extraterrestres adorent dire des trucs "MOI AIMER FEMELLE ONDOYANTES. RIRE. RIRE." Ils parlent aussi beaucoup de "reproduction". Souvent ils auront l'air de dire n'importe quoi. Souvent, la raison est... qu'ils disent n'importe quoi. Certaines choses paraissent sans importance, mais toute phrase vous aide a saisir la psychologie du personnage, comprendre sa façon de penser... Certaines races de créatures sont completements cinglées et vous aurez du mal a comprendre ce qu'elles essaient de vous dire. Le but est de les faire coopérer... et vous devez pour cela obtenir des coordonnées de planetes, générés aléatoirement (le jeu en contient 32768 différentes !) alors notez les... sinon vous vous perdrez dans l'espace intersidéral...
De dialogue en dialoge, de rencontre en rencontre vous finirez par vous retrouver faces aux Numéros.... a vous de les convaincre de monter dans votre vaisseau pour les tuer. Ils ne vous reconnaissent pas (vous parlez par l'ORXX, pas Blood), et il faudra donc user de fourberie... Si vous n'aurez aucun remords pour certains ("ce batard de numéro 5"), on ne peut que se sentir tout bizarre après capturé Numéro 2, gentil comme tout, qui comprendra soudainement son destin et vous suppliera de l'épargner.... Ce que vous ne pouvez pas faire si vous voulez survivre...

Great Bounty... ce type a planqué les Numéros rien que pour de la thune et vous rira au nez si vous lui posez des questions dessus.
Au Final... L'Arche du Capitaine Blood est une experience unique dans la vie d'un joueur. Unique par son atmosphère étrange... Unique par son systeme de jeu, par ses longues conversations que vous aurez avec ses extraterrestres... par ses rencontres incroyables... par ses graphismes hors du temps... oui, l'Arche du Capitaine Blood, c'est de l'ART.
COMMANDER BLOOD - 1994 ... de Cryo (si ...)
Programmeurs principaux : Didier Bouchon, Remi Herbulot
Design : Philipe Ulrich, Marcello Mora
Graphiste principaux : Didier Bouchon, Franck Morel
Musique&sons : Stéphane Picq, Philippe Egret

Planete Terre : 1994. "La suite du Capitaine Blood", Commander Blood sort sur CD-ROM PC, et connaît un cuisant échec commercial. Autant l'Arche du Capitaine Blood était un jeu bizarre... Autant Commander Blood l'est aussi. Oubliez l'atmosphere effrayante de Capitaine Blood, Commander Blood est axé sur l'humour, et je dois bien avouer que c'est l'un des jeux qui m'a le fait le plus rire sur PC !


Commander Blood n'a pas grand chose à voir avec Captain Blood
L'histoire se place une période indéterminée apres que notre bon vieux Blood ait sauvé sa peau... Bob Morlock a visiblement trouvé un moyen de retrouver forme humaine et se fait vieux... Cette fois-ci les Numéros ne sont pas en cause... La Nature est juste en train de faire son effet... Bob Morlock passe son temps en CRYO(ouwahouhouhuo)génisation et dans un état de quasi décomposition.... Bienvenue dans une dans une nouvelle aventure completement frappadingue (et vous pouvez me croire , dans le genre débile, ca égale Sam&Max).
Bob reprogramme l'Arche et donne naissance a une nouvelle identité , cette fois ci purement digitale, purement numérique... COMMANDER BLOOD... VOUS !!! Vous serez assisté(e) dans votre quête de Honk, l'ordinateur de bord , et de Olga, la traductrice qui se chargera pour vous des dialogues
Et voila qui fait très très très mal. Non seulement l'atterissage sur les planetes et remplacé par des scenes précalculée, mais les dialogues sont résolus automatiquement de par l'aide d'Olga. Pas d'interface de communication, on se contente de cliquer sur un mot dans une (petite) liste et la conversation se fait. Toute l'originalité de l'Arche du Capitaine Blood a disparu. On comprend immédiatement : pour finir ce jeu il suffira de parler a tout le monde et d'aller la on vous dit. La ou l'Arche du Capitaine Blood avait une interactivité hors du commun, sa suite est proche du niveau zéro.


Capitaine Blood est également marqué par une technique hors pair pour l'époque, et il est vrai que Commander Blood fit parler de lui pour la meme raison. Aujourd'hui... ca a vielli... beaucoup... nos jeux en temps réel sont bien plus beaux que ce précalculé, mais ca reste regardable, et pour l'époque c'était magnifique. Les planetes sont d'un design soigné, et la où dans Capitaine Blood elles n'étaient que des fractales toutes bleues, elle sont ici véritablement typées... maisons en méduses vivantes, étoiles métalliques, dunes aux formes géométriques, cités immenses... superbe effort de variété...


Quand aux créatures, meme si elles sont moins nombreuses que dans l'arche du Capitaine Blood, ce sont les memes races... Et surprise ! Ce n'est pas du précalc, ce sont des marionettes ! Extremement mignonnes par ailleurs, on se croirait dans le spectacle de Guignol... et elles s'expriment encore dans cette langue étrange (meme si la traduction est malheureusement automatique).... le background est respecté, et les races ont toujours leur personnalité. Leur langue est traduite dans un français simple "petit nègre" lui aussi. Seule l'ondoyante est une jeune fille filmée ... j'aimerais beaucoup faire sa connaissance d'ailleurs.

Quand a l'histoire... Bob Morlock se fait vieux. Mais ca je vous l'ai déja dit... vous convoquant dans la salle de cryogénisation, il pense encore avec nostalgie a ses dernieres aventures. Bob Morlock va mourir. Il le sait. Il aimerait voir sa derniere volonté réalisée. Et sa derniere volonté est... Il veut voir le Big Bang. Bob Morlock compte sur vous. Votre mission : trouver et remonter des trous noirs, qui sont en fait des portes temporelles ... de trou noir en trou noir, vous remonterez jusqu'au Big Bang. Bonne Chance, Commander.
La bonne nouvelle c'est que tout cela se fera dans la joie et dans la bonne humeur. Ce jeu est tout bonnement HILARANT, et vous passerez de situations grotesques en situations idiotes, en passant par des situations absurdes, comme ce pauvre Roi qui ne croit pas qu'il va mourir dans quelques années dans l'explosion de son soleil... et il se trouve que vous transportez sa momie dans votre vaisseau... allez vous lui montrer ? Cette foutue momie vous aura par ailleurs refilé une malédiction : la malédiction de la momie, qui vous condamnera a ne voir plus que des momies a la télé. Ou encore ce type qui vous lira l'avenir dans l'empreinte de doigts sur votre souris :
- "Toi cliquer très fort !!!"
Quand vous cliquerez.... le type vous répondra...
- "Non. Toi pas avoir cliqué assez fort."
Le jeu fourmille de blagues de ce genre la ! Et meme si le gameplay est proche de l'intérêt zéro, ces personnages idiots, ce scénario, et cet humour m'ont fait jouer jusqu'au bout.... c'est a dire, pendant une journée si vous prenez votre temps.
Le probleme est en effet que la facilité excessive de ce jeu (bloqué, il suffit de refaire le tour des personnages) permet de le finir très vite, et j'en connais qui ont du etre frustrés de l'avoir acheté a sa sortie... encore plus honteux, certaines sous-histoires sont COMPLETEMENT reprises de l'arche du Capitaine Blood.... oui... la aussi vous aiderez un petit Yoko a retrouver son père Maxxon, astronome... enlevé non pas par les Numéros, mais par des Croolis... Honk, l'ordinateur intelligent, est tellement intelligent qu'il vous dit tout de suite quoi faire pour avancer dans l'histoire. De plus, vous recevrez des coups de fil dans le jeu d'un pirate informatique qui lui aussi est en train de jouer et vous dévoilera en avant premiere ce qu'il se passe plus tard dans le jeu. Tu parles d'une idée fantastique..

Il est fort, fort, fort dommage de ne pas se retrouver face a face aux Numéros dans cet opus, ou meme face au CAPITAINE Blood... le thème du voyage dans le temps s'y prêtait bien, et l'atmosphère du jeu également... Certaines rumeurs ont prétendu que c'était prévu au départ... mais rien dans le jeu final. La fin arrive vite. Et sans vouloir la dévoiler, vous serez très très déçus. Le jeu se termine prématurément. Vous ne verrez pas le big bang, en tout cas. On sent par ailleurs que les développeurs ne voulaient pas que le jeu se finisse a ce moment de la partie. La vérité est triste a entendre : le jeu que Cryo développait tenait sur deux CDs. Pour des raisons de budget, ils l'ont réduit a un seul... les derniers mots du jeu sont completement cyniques.
<longue cinématique>
Honk : "Vous croyez que c'est la fin du jeu Monsieur Bob ?"
Bob Morlock : "Bien sur que non... car il nous faudra bien le trouver ce big bang..."
<THE END.>
Voila. Fout... de gueule. C'est encore plus frustrant que l'intro, véritable petit clip sur une musique électronique sympathique proposant de nombreuses scènes non présentes dans le jeu en tant que tel... et c'est fort dommage car elles auguraient de très bons développements scénaristiques... une cinématique présente par exemple une escouade de petits vaisseaux en train d'attaquer l'Arche.... rien de tel dans le jeu ! Le pire est que sur le CD même se trouvent certaines de ces scènes coupées, visibles par un fichier .BAT qu'un pote m'avait filé mais que je ne retrouve malheureusement plus... on y voyait toute une série de planètes, de personnages inconnus... On y voyait des scenes de destruction de planète. Oui comme dans Capitaine Blood ! On y voyait des cinématiques étranges et intriguantes... Cryo avait, semble t'il, en effet originellement l'intention de nous montrer le Big Bang....
BIG BUG BANG (Le retour de Commander Blood) - 1996
Scénario : Philippe Ulrich, Olivier Pourriol, Marcello Mora
Programmation : Didier Bouchon, Olivier Carrado
Graphismes : Philippe Arbogast, Franck Morel
Musique : Stéphane Picq, Vincent Pretini

Un titre extrêmement embarassant pour un jeu très rare, que je n'arrive malheuresement pas a trouver. En raison du flop de Commander Blood, le jeu n'est sorti qu'en France, chez un petit éditeur du nom de Microfolies.
Le Big Bang... vous le vouliez... vous l'avez eu. (comment, j'en sais rien, la fin de Commander Blood n'a rien a voir). Tout le monde est mort. L'univers est vide. Plus rien n'existe. Félicitations Commander. Tout ce que vous avez en stock a bord ce sont des Gluxx, créatures semblables a de la jelée, débiles.... En remontant les trous noirs a sens inverses et en déposant ces créatures sur ces planetes, il vous faudra veiller au bon développement de la vie dans l'Univers... Vous allez recréer l'Univers et la Vie...
N'ayant pas pu jouer a ce jeu, je ne peux pas juger de sa qualité, néanmoins il semblerait, au vu des screenshots... qu'on retrouve certaines des "scènes oubliées" de Commander Blood. Alors ce jeu serait-il tout simplement la "partie manquante" de Commander Blood ? Aucune idée....
Toujours est-il que l'Arche du Capitaine Blood est un jeu indispensable pour le rétro gamer, et pour le joueur tout court. Courez télécharger la version ST... la meilleure, tout simplement (attenion , il existe une version buggée qui traine... la main de Blood tremble trop pour etre jouable)... Commander Blood est encore trouvable et assez intéressant.... et Big Bug Bang... messieurs dame je suis ouvert a toute proposition pour échange...
Philippe Ulrich... Didier Bouchon... Rémi Herbulot... merci !
Mickmils