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Crafton & Xunk (a.k.a Get Dexter)

Année : 1986
Système : Amstrad CPC puis Atari ST
Editeur : Ere informatique
Développeurs : Remi Herbulot et Michel Rho
Support : K7 et disquette

 

Créé par Rémi Herbulot (programmation) et Michel Rho (graphismes), les 2 petits génies de chez Ere Informatique, ce jeu a connu un grand succès en France, et dans le reste de l'Europe où on pouvait le trouver sous le nom de Get Dexter. Eh oui les lois du marché de l'export sont impénetrables : on le renomma pour ne pas que nos amis anglais aient du mal à prononcer le déjà difficilement prononçable nom en français...


Rémi Herbulot et Michel Rho
 

Le contexte

La boîte du jeu contient une petite BD qui nous présente les 2 personnages principaux et la situation dans laquelle ils se trouvent. L'action se présente dans le futur, en 2912 exactement. Nous sommes sur la planète XUL 3 (oui, il fallait l'inventer celle-la !) et pour que les habitants de ce charmant endroit puissent vivrent dans l'harmonie et le bonheur, on a construit un satellite pyramidal qui capte l'energie cosmique et la transforme, afin qu'elle soit utilisable par nos chers Xuliens. Ce satellite est commandé de la Terre, fait important car nous, pauvres petits terriens, sommes sur le point d'entamer un conflit interplanétaire dont nous ne mesurons pas les conséquences... Mais alors, si la Terre est en guerre et que tout ce beau monde disparaît, que va-t-il advenir de XUL 3 ? Le grand conseil Xulien décide d'envoyer sur la planète bleue un robot d'apparence humaine, le bien nommé Crafton. Dans sa mission, il sera accompagné d'un drôle de creature, une sorte de pied surmonté d'une tête. Cette chose s'appelle Xunk, un podocéphale qui avant de partir en mission s'est amusé à voler la calotte cranienne de Crafton. Conscient du ridicule d'envoyer un robot sosie conforme de l'homme avec des cicuits imprimés et des fils qui lui sortent du crâne, le conseil Xulien décide qu'il sera couvert d'une sorte de bonnet blanc, le rendant peut-être encore plus ridicule mais bon, le bont goût esthétique n'est pas leur point fort apparemment ! 


1. Un savant seul ou qui croit l'être...                                            2. Attention aux débris de verre ....

Une fois sur Terre, nos 2 compagnons ont pour mission de dérober les mémoires et contrôles du sattelite de Xul 3, et pour cela il leur faut entrer dans la salle du grand ordinateur central Zarxas dont l'accés est soigneusement protégé par un code à 8 chiffres. Mais où trouver le code ? C'est d'une simplicité extrême voyons, il faut juste retrouver les 8 savants qui travaillent au centre afin qu'il vous en "fassent cadeau"... Comme vous le constatez, le scenario est d'une simplicité rare !


1. Un passe rouge , ça peut être utile.                                            2. la grille vous suit partout .....
 

Interactivité et réalisation au top.

Le jeu se présente en une 3D isométrique, de grande qualité pour un jeu CPC. Les couleurs sont vives et les graphismes impressionnants ! Au niveau maniabilité les choses ne sont pas évidentes mais une fois qu'on a le jeu bien main tout est faisable. L'action démarre dans une salle au hasard.

Ce qui m'a plu quand j'ai eu ce jeu, c'est l'interactivité avec les divers éléments du décor : chaises, tables, meubles, lits peuvent être deplacés et on peut monter sur tous ces objets afin d'atteindre des points inaccessibles autrement. Xunk est indépendant, on ne peut pas le diriger et je ne sais pas si c'est dû au fait que ce soit un pied, mais il se place quelque fois en travers du chemin de Crafton, ainsi que les ennemis lancés aux trousses de notre androïde de choc. Il existe une moyen de faire rappliquer Xunk prés de son maître, en appuyant sur la touche "R" : Crafton siffle et Xunk vient près de lui, mais jamais pour très longtemps car il a toujours envie de fouiner à son aise les salles dans lesquelles il débarque. Cette fonction peut paraître superflue mais je me souviens qu'elle m'a aidé lors de certains passages particulièrement casse-têtes... Mais je ne vous en dit pas plus au cas où vous auriez envie de vous essayer au jeu...


Nos compères verront leur route barrée par de nombreux gêneurs telles des infirmières, des robots de toute sorte ou des punks assez agressifs. Tous ces ennemis n'ont pas d'arme, mais le seul fait de toucher Crafton lui fait perdre de l'énergie (99% au départ) d'autant plus vite que le contact est prolongé, et notre héros n'a aucune arme pour les tuer. Il faut donc savoir les éviter.... Petite astuce : parmi tous les objets qu'on peut trouver, un aimant fer à cheval s'avère très utile face aux boites de conserves... De toute façon on peut trouver dans le centre des cabines holophoniques qui permettent de recharger notre bon vieux Crafton en énergie. En bas à gauche de l'écran il y a une petite valise. On ne peut transporter qu'un objet à la fois, ce qui oblige quelques fois à faire de nombreux va-et-vient. Tout au long du jeu il faut savoir contourner les pièges tendus, utiliser sa cervelle pour resoudre les enigmes qu'on trouvent dans presque chaque pièce (quelques fois fermées à clef...) et user du joystick pour faire toutes sortes d'acrobaties.


Il faut savoir prendre de la hauteur !

Par sa grande interactivité, ses héros attachants, des graphismes au top de ce qu'un CPC peut afficher et son niveau de difficulté, Crafton&Xunk figure parmi les must-have des machines Amstrad, tout simplement le meilleur jeu d'aventure/action sur ces ordinateurs. Il a été adapté sur Atari ST un peu plus tard, bénéficiant au passage d'un relooking adapté aux performances de la bête, mais c'est dans sa version 8-bits qu'il a le plus marqué son temps. On lui a connu une suite, L'ange de Cristal, qui reprend les mêmes recettes que son prédécesseur en améliorant les graphismes déjà excellents, et en multipliant le nombre de sprites à l'écran .

Pour jouer à Crafton&Xunk, l'emulateur Amstrad Caprice32 me parait le meilleur choix par sa simplicité d'utilisation et sa parfaite compatibilté.


Soreal
 

Votre avis nous intéresse

25/02/2007 - Matthieu (par mail)

Le plaisir de jouer à ce jeu est très similaire à celui de Sorcery :

Sorcery est en 2D et C&X en 3D iso, mais dans les 2 cas
- a force de jouer, on fini par connaitre toutes les salles
- on ne transporte qu'un objet à la fois, ce qui nécessite planification et
aller et retours.
- la salle de départ aléatoire rends les parties différentes car le chemin
parcouru pour gagner est différent.
- dans les deux cas, une bonne stratégie consiste à dégager des "chemins" vers
une source d'énergie.

A ce sujet, contrairement à ce qui est dit dans l'article, il est possible, bien qu'en général pas très utile, de détruire les robots.

Dans la dernière capture d'écran de l'article on voit sur la table des bougies, et sur l'étagère rouge du poison et des poids. Chaque robot est destructible par l'un de ces trois objets. Comme mentionné, l'aimant imobilise les robots qui y touchent, mais plus important, les fleurs sont des aimant à infirmière, et les bouteilles des aimants à punk. Enfin, il y a les diamants rouges qui imobilisent temporairement tous les ennemis d'un tableau.

dans la première capture d'écran de l'article ça peut être utile pour s'échapper si le savant déclanche l'alarme avant qu'on ait pu le droguer.

C&X et Sorcery on été les jeux que j'ai terminé le plus de fois.

Nostalgie...