Par Maze (test du jeu) et TITAN (comparatif versions Amiga et GBA)
Genèse
L‘histoire reprend en 2095 lorsque le Speedball, touché par la corruption et la violence extrême de ce sport, est poussé vers l’underground où sans règles et sans contrôle il disparaît peu à peu...
En 2100, une congrégation, dans l’espoir de faire du brouzouf à la pelle, essaye de regagner l’intérêt du public en réorganisant ce sport : Speedball 2 est né ! 5 ans plus tard, une nouvelle équipe émerge pour conquérir le titre : LES BRUTAL DELUXE.
Voila vous savez ce qui vous attend.
Quoi vous ne connaissez pas le Speedball ? La honte sur vous jusqu’a la 19eme génération !
Le Speedball mais qu’est-ce que c’est ?
Le Speedball est un sport futuriste, genre de croisement entre un rollerball et le handball où s’affrontent (ou s’écharpent si vous préférez) deux équipes de gladiateurs (croisement entre une tortue ninja et un footballeur américain) pour mettre un petite boule de metal dans les buts adverses (mais aussi dans la tronche de son adversaire au passage, autant joindre l’utile à l’agréable).
En bref le Speedball est le sport star qui remplit les stades de spectateurs avides de sang et de bruits de petits os qui craquent (vous savez ceux qui font vachement mal comme l’os du nez).
Hum quel sport raffiné !
Les Brutal Deluxe

Eh qui c’est qui va prendre un pion ?
« Bonjour monsieur Hunt, votre mission, si vous l’acceptez, est d’emmener l’équipe de bras pas encore cassés mais ça ne saurait tarder au top niveau de la ligue » et là le père Hunt il croque sa capsule de cyanure parce que c’est pas humain de faire ça à un homme, ah ça non monsieur !
Donc vous l’aurez compris vous êtes Bernard Tapie et vous devez sauver Marseille (non ne vous jetez pas par la fenêtre tout de suite)
Contrairement au Bernard sus-nommé, vous avez des moyens à disposition pour entraîner et améliorer vos troupes, mais pour ça il va falloir gagner de l’argent donc des matches (pourquoi j’ai l’impression de me faire enfler là ?)
Les modes de jeu :

Knockout : un mode de jeu classique de type arcade où l’on joue match après match tant que l’on gagne
Cup : ce mode est un type de coupe du monde où vous avez une gestion des joueurs plus poussée (sélection des joueurs et autre que je vous laisse découvrir)
Practice : prenez un dico !
League : dans ce mode vous avez deux choix : le mode classique qui s’apparente à une saison de football et le mode team manager
Le mode Team Manager


Le mode team manager était une grande évolution à l’époque car c’était une des premières simulation de gestion d’équipe de sport et même si elle était limitée c’était vraiment sympa de regarder ses choix stratégiques de sélection d’entraînement et d’utilisation de l’argent. De plus, c’était une augmentation réelle et intéressante de la durée de vie du jeu.
Les Bitmap Brothers travaillent chez Bahlsen : ils sont sûrement de la famille de monsieur plus, car en plus de tous les petit trucs sus-nommés chaque but était sanctionné par un replay et en plus on pouvait les sauvegarder sur disquette pour les emmener chez un pote afin de lui faire voir qu’il ne faisait pas le poids face au monstre que vous étiez (ce qui s’enchaînait souvent sur quelques parties endiablées pour faire valoir votre suprématie sur le terrain)
Pourquoi on ne décroche plus de ce jeu ???

Ce qui était accrocheur dans ce jeu (hormis que c’était un jeu des Bitmap Brothers), c’est le renouveau d’un style de jeu qui comme pour toutes les simulations sportives pourrait lasser s'il n’y avait pas tant de petites choses en plus, de la gestion des joueurs à la sauvegarde des buts.
À deux, ce jeu devenait « addictif », on passait la nuit à mettre des taules à son meilleur pote (qu’on laissait gagner parfois pour qu’il veuille bien continuer à jouer).
Les Bipmap Brothers ont récidivé avec Speedball 2100 sorti 10 ans plus tard le 29 septembre 2000 sur Playstation, jeu auquel je n’ai pas eu la chance de jouer.
Pour ceux que cela intéresse voici l’équipe technique (version Amiga) :
- Design : Eric Matthews
- Design additionnel : Steve Kelly Graeme Boxail Dan Malone
- Code : Rob Trevellyan
- Code additionnel : Mike Montgomery (actuel président des bitmap brothers)
- Graphic design : Dan Malone
- Music : Nation 12
- Music code & FX : Richard Joseph
- Conversion sur Megadrive : John M.Phillips
Comparatif versions GBA et Amiga

« Ice creaaaaaaaaam ! Ice creaaaaaaaaaam... » : des mots qui résonnent et me martèlent la tête sans cesse... Une foule en délire qui crie si fort que mes tympans semblent proche de l'explosion... Je suis dans une arène d'acier... froide... et devant moi se tient un colosse en armure qui ne lâche pas de ses yeux vide d'intelligence la balle métallique que je tiens dans la main droite... crispée. Tout à coup, un sifflet retentit et le colosse fonce sur moi, me propulsant à plusieurs mètres plus loin sur le sol glacé. Je perd la balle. Quelques secondes plus tard, à peine remis de ma chute, j'entend la foule qui s'agite et qui hurle : la brute vient de marquer un but contre mon équipe... Une seule question me vient alors à l'esprit : « Mais qu'est-ce que je fous là !? ».
C'est alors que je me rend compte que je me trouve dans l'arène de... SPEEDBALL 2 !
Année 2095, un nouveau type de jeu apparaît sur Terre : le Speedball. Un genre de hand-ball futuriste qui déchaîne les passions et déplace les foules. Mais la violence et la corruption force le jeu à devenir plus « underground » et malsain. Au fil du temps le jeu perd ses règles et devient ultra-violent car plus personne ne le contrôle. Au final, le Speedball dégénère et perd de sa notoriété pour finir en véritable fiasco...
Année 2100, cinq ans plus tard, dans l'intention de donner un second souffle au Speedball et regagner l'intérêt du public, le jeu est réorganisé : Speedball 2 est né. Une nouvelle équipe émerge alors : la Brutal Deluxe !
1) RÈGLES ET BUT DU JEU
Le Speedball est donc une sorte de Hand-ball violent où s'affrontent 2 équipes de 9 joueurs armés et blindés dans une arène fermée. Le but est de marquer le plus de points pour qu'a la fin des deux mi-temps le score le plus élevé donne la victoire à l'une des deux équipes. Lors de la rencontre, tous les coups sont permis et des bonus apparaissent même au hasard du terrain de jeu pour aider et donner l'avantage à celui qui les récupère. Il est aussi possible de récupérer de l'argent sur le terrain pour ensuite pouvoir s'acheter une armure plus puissante et plus résistante ou encore améliorer les capacités et performances physiques d'un ou plusieurs joueurs de l'équipe.
Le terrain de jeu recèle, en outre, quelques caractéristiques géographiques qui sont a prendre en compte pour marquer des points et accéder à la victoire plus facilement.
2) L'INTRO :
Sur Amiga :




Sur GBA :

Conclusion : sur Amiga, on a droit à une intro assez sobre et aux graphismes anguleux (« à la Bitmap Brothers ») très clean et très beaux. Sur Amiga toujours, l'intro a l'avantage d'expliquer l'histoire du Speedball (visible sur le dernier screenshot) via un texte qui s'affiche caractère par caractère comme s'il était tapé sur un clavier en temps réel. Sur GBA, malgré une résolution d'écran inférieur à celle utilisé sur Amiga, c'est une débauche de couleurs qui s'affiche. Le texte qui expliquait l'histoire du Speedball a disparu, laissant place à une option bien appréciable : le choix de la langue. De plus, quelques écrans supplémentaires viennent faire leur apparition (les logos des Bitmaps et de Crawfish).
Coté musique, la superbe (et inoubliable) version originale Amiga a été malheureusement remplacée par une autre musique sur GBA. Mais bon, rien de tragique car la nouvelle musique sur GBA colle aussi parfaitement au jeu... Ouf ! ;-)
3) LES OPTIONS AVANT LE JEU:
Avant de se lancer dans une partie, le jeu donne accès à quelques options.
Sur Amiga :


Sur GBA :



Conclusion : sur Amiga ou GBA, les options sont sensiblement les mêmes. Sur GBA, il est possible de régler quelques paramètres sonores via le menu « Options ». En contre-partie, sur Amiga, il est possible de visionner les buts sauvegardés.
Si l'on sélectionne les « Remerciements » sur GBA, on a droit alors à un scrolling vertical qui affiche les noms de ceux qui ont participé au développement du jeu pour cette version. Et, chose amusante, l'écran de fond est celui utilisé sur Amiga pour expliquer l'histoire du Speedball (graphiquement moins beau que sur Amiga) :


À noter toutefois deux petites différences : sur GBA il est possible de sélectionner l'équipe adverse contre laquelle on veut jouer et il est également possible d'en débloquer certaines au fil des victoires, comme on le voit ci-dessous :


Ceci rallonge un peu la durée de vie du jeu sur GBA par raport à la version Amiga puisqu'un autre challenge apparaît alors : celui de débloquer toutes les équipes du jeu. Enfin, sur Amiga, on a la possibilité d'aller immédiatement (avant le premier match) dans le magasin où il est possible d'acheter différents items afin d'améliorer les capacités des joueurs, ce qui n'est pas le cas de la version GBA.
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