

C'est bô comme un tableau de Lichtenstein.
Le menu, sobre.
Dans
la série "Très bon, très c..", voici Swap, un puzzle-game
sans fioritures, un de ces softs qui se concentre sur le combat de l'homme contre
la machine... Pour celles et ceux qui ont apprécié 7
Colors, et qui pratiquent en général des jeux comme Puzzle
Bobble, Magical Drop, Money Idol Exchanger... la liste est très longue,
Swap vous tend les bras.


Vous voyez les deux cases dans le cercle rouge ? Si
je clique entre les deux...
...elles s'inversent, et la nouvelle combinaison efface des pièces.
Afin
de pallier au vide créé par l'absence significative de scénario,
Grospixels annonce une variante du grand concours commencé dans l'article
7 Colors, où il sera cette fois-ci demandé, dans la thématique
"dessine-moi un mouflon", d'envoyer à l'ami Phyl (il n'y a pas
de raisons que ce soit toujours le même) vos plus beaux crobards de l'hypothétique
scenar' de Swap. Les gagnants seront récompensés par un exemplaire
dédicacé du dossier Halo gravé sur poterie grecque, avec
son certificat d'authenticité.


Les tableaux peuvent paraître impressionnants...
...mais en faisant le ménage, tout s'aère !
Dans
Swap, le joueur doit abattre une centaine de tableaux contenant chacun un damier,
composé lui-même de pièces aux formes géométriques
diverses et aux couleurs variées. Comme son nom l'indique, enfin du moins
pour les anglophiles, en cliquant sur le bord commun entre deux pièces
du damier, on les fait pivoter afin qu'elles intervertissent leur position ;
le but étant de rapprocher au moins deux pièces de la même
couleur afin de les faire disparaître du damier. Le tableau est validé
lorsqu'un certain quota de pièces enlevées a été atteint.
Les informaticiens espérant un simulateur de mémoire tampon sous
environnement Unix peuvent donc arrêter la lecture de cet article.


Quelques exemples de tableaux colorés à souhait...
Là
où le challenge devient intéressant, c'est lorsque l'on s'aperçoit
que chaque tableau va jouer sur différents paramètres du jeu :
les formes géométriques, tout d'abord, varient entre le triangle,
le carré, et l'hexagone. Plus il y a de faces, plus il y a de possibilités.
Le nombres de couleurs sur le damiers, de deux à <...>, va aussi
influer sur la difficulté. Alors, si l'on ajoute le temps limité,
le nombre de coups compté, et le quota de nettoyage demandé plus
ou moins important, on se rendra vite compte que Swap peut s'avérer difficile
si toutes ces conditions sont cumulées.


Certains sont mêmes carrément hypnotiques...
Pour
mettre à l'aise le joueur, deux options sont disponibles : tout d'abord,
il est possible de faire tomber les pièces en suspens lorsque l'on a bien
vidé le damier, histoire de rapprocher ce qui reste et de les combiner.
Ensuite, Swap se montre plutôt sympathique avec le joueur en lui proposant
de sauvegarder entre chaque niveau, histoire de ne pas tout se farcir à
nouveau en recommençant. On est gâtés, je vous dis.


Quand il reste des pièces en suspens...
On appuie sur la case à droite, et hop ! Elles tombent toutes, créant
des combinaisons.
A
défaut de proposer des graphismes en 1900*1440 avec de la troidé
texturée et anti-aliasée, du lens flare qui éblouit
la rétine toutes les trois secondes, du blur pour simuler des effets de
vitesse démesurées, et un frame-per-second qui oscille dans les
150, Swap se contentera d'une interface sobre mais claire et bien pensée,
en EGA, certes, mais bon, on ne peut pas tout avoir. Pensez à désactiver
le son, car le bruitage qui ponctue chaque swap est d'une stridence à réveiller
les morts. Comme on dit dans ces cas-là...au moins, il tourne sur toutes
les configurations, même les plus faibles.


Le panneau introduisant les tableaux montrent les paramètres.
Et voici le débriefing.
Tonton
Ben, le roi de la mosaïque pour salle de bains.
PS
: Voici la page perso de Emmanuel Forsans, l'un des programmeur de Swap :
http://www.afjv.com/perso/forsans.htm