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Disaster: Day of Crisis
Année : 2008
Système : Wii
Développeur : Monolith Soft
Éditeur : Nintendo
Genre : Action / Aventure / Survival Horror
Par Niloc Nomis (08 septembre 2014)

À l'occasion de la deuxième write jam, j'ai décidé de vaincre ma timidité scripturale pour rendre hommage à un jeu cher à mon cœur, Disaster: Day of Crisis. Oui, dans cette thématique guimauve des jeux vidéo qui nous font aimer les jeux vidéo, je vais, fou que je suis et qui plus est doux comme un agneau IRL, vous exposer les raisons de mon amour immodéré pour cet ancien marine de l'armée américaine dont le nom est Raymond. D'autres jeux m'ont rappelé violemment que j'aime les jeux vidéo : Nights, Panzer Dragoon Zwei, Panzer Dragoon Orta (qui m'aura fait acheter la Xbox après le traumatisme post-Dreamcast), Shenmue, Batman Returns sur Master System, Rayman Legends... Mais quand j'ai lu l'annonce et le sujet de cette nouvelle write jam, c'est Disaster qui m'est immédiatement venu à l'esprit.

"Les cons ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnaît."

J'aime ce jeu. Il est mal connu. Il a été mal présenté avant sa sortie. Il a été mal considéré durant les longs mois où l'on ne savait plus s'il allait sortir ou pas. Il a été mal noté. Il a été mal compris. Il a été conspué par des hordes violentes qui voulaient à tout crin "bouffer de la Wii". Il a été moqué pour sa technique. Il a été mal distribué. Il s'est mal vendu. Il a vite été oublié. Bref il est parfait.

Disaster, nous ne sommes pas bien nombreux à avoir su l'apprécier, voire à simplement lui avoir donné sa chance. Mais ceux qui ont bien voulu lui accorder leur confiance ne le regrettent pas. Après une âpre campagne de soutien dans la communauté de Grospixels de la part de quelques éclaireurs aventureux, qui a permis un taux de pénétration du jeu en son sein sans commune mesure avec tous les autres groupes constitués d'internet manifestant un bon goût reconnu, le taux de satisfaction avoisine les 95 %. Oui mesdames, messieurs ! Je pense que ce jeu est autant apprécié par toutes ces personnes pour les mêmes raisons que moi. Raisons intimement liées au support qui le fait tourner : la Wii.

Je ne vous apprends rien, au sein des communautés de joueurs la Wii a énormément divisé. Depuis sa sortie en 2006, une partie de son catalogue a ouvertement dragué des personnes qui s'étaient éloignées des jeux vidéo ou qui n'y avaient jamais mis le doigt. Nintendo a alors décidé de laisser leur doigt tranquille et leur a proposé d'utiliser leur poignet. On connaît tous le succès de la démarche. Cela, malgré une idée répandue alors, sans rogner sur les qualités ludiques et la richesse des titres de la console à détection de mouvements.

Disaster s'est placé dans un entre-deux. Quand la concurrence inondait le marché de jeux guerriers ou aux thématiques sombres, voire malsaines, les développeurs de Monolith Soft (jusque-là spécialisés dans le RPG qui met tout le monde d'accord) décident de mettre leur pierre à l'édifice du jeu d'action next gen. Que se passait-il alors chez Sony et Microsoft ? Des héros balèzes ou mal à l'aise tiraient dans le tas en vue à la première ou troisième personne dans des environnements ternes au sein d'une mise en scène très écrite, parfois au point que la liberté du joueur confine à l'illusion.

Disaster répondait à un fantasme personnel, qu'apparemment je partageais avec bien peu de personnes, suivre Nintendo dans sa politique d'accessibilité et de fun, sans pour autant se priver des jeux à grand spectacle surreprésentés chez les concurrents. Il y en a - j'en fais partie - qui ont accroché à fond au concept de la wiimote, à sa réactivité inégalée sur certaines actions comme la visée et l'orientation. Après un amuse-bouche de luxe comme Zelda: Twilight Princess (ah, les coups de wiimote pour l'épée ! Oh oui, la visée de l'arc au pointeur !) l'annonce de Disaster à l'E3 2006 laissait augurer de bien belles choses...

Il faut croire que Monolith Soft a lu dans mes pensées, son jeu m'a comblé au-delà de mes espérances. S'ils ont manifestement comme moi regardé avec envie ces gros jeux AAA que la Wii ne pouvait pas se permettre, ils étaient aussi manifestement enthousiasmés par les capacités propres à la console, et l'esprit qui l'entoure : à savoir la bonne humeur. Personnellement un jeu qui se prend trop au sérieux peut vite me faire sortir de son univers. Disaster a tout fait pour me garder auprès de lui, et ce fut une découverte inoubliable.

Le président des États-Unis et des headshots. Manifestement Disaster est mature.

"Maintenant, j'ai une mitraillette"

Nous sommes en 2008. Disaster a été annoncé en 2006 puis s'est fait oublier pendant près de deux ans. À sa sortie le jeu confirme ce que les quelques images alors diffusées laissaient craindre : ce n'est pas très beau. C'est même des fois pas loin d'être moche. Malgré des tests plutôt positifs les réactions dans les commentaires des articles peuvent se résumer à "C'est ça le jeu gamer de la Wii ? LOL !" Le mot est lâché : GAMER.Qu'est-ce qu'un jeu gamer ? Un héros badass tourmenté, un univers décrépit, des flingues et des scripts. OK, Monolith fait le job et sort un jeu gamer avec un héros badass tourmenté dans un univers en pleine décrépitude rempli ras-la-gueule de scripts. Ça s'appelle coller au marché. La jaquette va jusqu'à bannir la couleur, sans pour autant être en noir et blanc, juste en terne et gris. Chapeau !

Étude de marché :

  • Un héros badass tourmenté.

Raymond Bryce est un ancien marine de l'armée des États-Unis, il est donc baraqué, il a un tatouage tribal sur le biceps et dit en majorité "holy shit" et "fuck". Par la suite il a été agent de secours d'élite en montagne. C'est au cours d'une mission de sauvetage de routine qu'il perd son meilleur ami Steve lors d'une éruption surprise du mont Aguilas. Juste avant de tomber dans un torrent de lave, surprise !, ce dernier tend à Ray sa montre qu'il doit confier à sa sœur Lisa. Un an plus tard Ray déprime dans son appart', n'a pas eu le courage d'aller la voir, il est mal dans sa peau, l'armée rouge défile dans sa tête. Allez déconne pas Ray, un pote de perdu, c'est dix gonzesses qui r'viennent...

  • Des flingues.

Tout va pour le plus mal lorsqu'il reçoit un coup de fil d'un gradé de l'armée des marines. Allô Ray on se sort les doigts t'es un ancien des troupes d'élite et un groupe terroriste répondant au doux nom de S.U.R.G.E. vient d'enlever une huile de la recherche scientifique, on les soupçonne de fomenter un mauvais coup, à toi de démastiquer tout ça. Ok mais faites gaffe je suis un badass tourmenté en quête de rédemption, hein.

Le héros est là, les terroristes aussi, ok on, commence à toucher du doigt la norme AAA. Maintenant on entame la phase de décollage : le crescendo. Disaster est un jeu d'action qui monte logiquement progressivement en puissance. Quand Bryce attaque l'aventure avec son revolver, le groupe terroriste qui lui fait face est logiquement mieux armé. Comment s'en sortir ? Progressivement on gagne des armes en fonction de ses points selon nos prouesses. Avant chaque mission, on peut choisir trois armes auxquelles on accédera par la croix de la wiimote, qui bien sûr nous sert à viser. B étant naturellement la gâchette, C permet de zoomer à l'endroit où se trouve le réticule du viseur, ce qui permet une grande précision en contrepartie de quoi on est très vulnérable, enfin Z permet de se mettre à couvert. Ces séquences d'action sont à mi-chemin entre les FPS et le rail shooter. On a à notre disposition tous les éléments des FPS et TPS modernes : choix des armes, inventaire avec raccourcis paramétrables (touches + / - ), visée à la lunette, couvertures... Le tout prend place dans des tableaux fixes très dynamiques propres aux jeux de tir en arcade. Les ennemis déboulent de toutes parts, plus ou moins violemment armés, parfois on se fait même attaquer à coups de Hummer ou d'hélicoptère.

Comme tout jeu typé arcade le score est prépondérant. Ici il conditionne vos aptitudes et votre arment. Plus vous aurez de points plus vous aurez de gros flingues et de gros muscles pour résumer. Mais est-ce l'origine rôliste de Monolith ? Ces phases inter-missions sont pleines de statistiques diverses et variées et attribuer vos points de progression est une rude négociation avec vous-même. Faut-il attribuer ce point à Ray ou à son flingue ? Mais encore plus précisément, à sa force physique ? Son endurance ? Sa résistance ?... Ou alors la capacité du chargeur ? La précision du tir ? Les dégâts ? Voire même opter pour une nouvelle arme alors qu'on a déjà un fusil qu'on a bien amélioré ? Bref ça cogite entre les niveaux.

Une chose est sûre il faut être sûr de soi et de son équipement quand on affronte les boss qui ne font pas dans la demi-mesure. Sortes de surhommes dans la plus pure tradition du boss de fin de niveau, souvent avec un pète au casque au vu des répliques, ils vous bourrinent à coups d'armes démesurées, au volant de tanks, à bord d'hélicoptères, à coups de piles de ponts, vont jusqu'à revêtir... non celui-là je vous laisse la surprise.

Disaster est un jeu d'action frénétique qui pousse au beau geste de par l'importance du score, et quand notre équipement commence à friser l'indécence un doux frisson nous rappelle que le titre est on ne peut plus réussi sur ce point.

  • Un monde décrépit et des scripts.

Non seulement Ray doit faire face à des terroristes en surnombre et surarmés, mais en plus les éléments s'en mêlent. C'est la marque de fabrique de Disaster : le jeu prend place en plein Big One. Tout commence après la première escarmouche, un tremblement de terre survient et détruit l'immeuble. Hors des phases de tir, on a le plein contrôle du personnage, à nous de nous en sortir indemne en veillant à ne pas de faire écraser, ne pas se brûler (agiter wiimote et nunchuk pour éteindre le feu sur nos vêtements), ne pas s'intoxiquer (veiller à la jauge d'énergie en plus de la jauge de santé). Une fois dehors on trouve une ville détruite et des civils appellent à l'aide. Une fois débusqués et mis à l'abri, il faudra les soigner via un mini-jeu, mais ils ont besoin des mêmes produits que vous (vivres et bandages) donc attention à ne pas regretter votre générosité une fois devant le boss. Cependant, une exploration rigoureuse de l'environnement devrait vous offrir de quoi faire face.

Assez rapidement, le tremblement de terre va réveiller le volcan voisin, ses nuages de cendres, coulées de lave et bombes rendant d'autant plus périlleuse la fuite en voiture. Oui Disaster a la classe, on peut même conduire si on trouve comment démarrer.

Malheureusement Blue Ridge City se trouve en bord de mer. Et qui dit séisme en mer dit tsunami. Celui auquel vous allez devoir faire face ici est du genre dévastateur. Non seulement vous aurez des ennemis coriaces et complètement jetés, mais en plus il faudra vous en défaire assez vite car la vague géante que vous verrez poindre est vraiment impressionnante. Autant Disaster souffle le chaud et le froid techniquement, autant le rendu du tsunami est bluffant. Et si vous arrivez à vous échapper au volant de votre voiture, sachez que les terroristes aussi, et que les civils à sauver sont toujours là. Mais au moins eux n'ont pas d'hélicoptère de combat.

Par la suite vos aventures vous mèneront dans une ville en proie à des inondations jamais vues, vous faisant vous coltiner avec des ennemis en bateau quand vous devez faire attention aux lignes électriques qui rendent ces étendues d'eau mortelles. Tout cela finit sur un ferry en pleine tempête dans un combat final totalement bigger than life. Enfin, si vous arrivez à échapper à l'explosion nucléaire. Parfois la vie ne tient qu'à un fil.

Ce pauvre Ray passe vraiment une sale journée quand même. Oui, tout se passe durant la même journée. Ça bastonne, de plus en plus, ça jure, ça pète, ça se disloque et ça érupte à tout va. Malheureusement le trip purement arcade sur une console mal considérée par le public auquel le jeu s'adressait n'a pas convaincu. Selon VGChartz, qui comptabilise les ventes des jeux au niveau mondial (source contestée, mais c'est la seule dont je dispose), Disaster aurait trouvé... 70 000 acquéreurs. Autant dire pas grand-chose... Nintendo of America n'a même pas daigné sortir le titre sur son territoire au vu des ventes au Japon et en Europe, malgré une campagne promo volontaire (nous avons même eu des spots TV en France !).

Comme quoi un cahier des charges rempli ne fait pas tout, quelque chose dans le jeu a rebuté le public. Sa filiation purement arcade ? Le fait qu'il soit largement considéré comme un jeu moche et au gameplay limité explique peut-être cela. Et pourtant il a tant à offrir...

Escapade champêtre. Respiration bienvenue dans le jeu, mais la tension change de visage...

"Maintenant, j'ai un lance-nounours"

Non parce que ça va bien cinq minutes de faire le bad boy, au bout d'un moment on se rappelle pourquoi on a acheté la Wii : à savoir pas pour ça. Entendons-nous bien Disaster est un superbe jeu d'action pure. Mais il va au-delà. Il prend chaque élément du cahier des charges et finit par les balancer par la fenêtre, il va faire le mauvais garçon et casser ses jouets. Menaces nucléaires, trahisons, président des États-Unis, sacrifices... rien ne manque. À tel point qu'on est dans la parodie évidente, soulignée par une mise en scène des cinématiques très carrée. Au moment de libérer Lisa menacée par des gros bras ne hurle-t-elle pas, au lieu d'inciter le héros à se sauver lui-même, "bute-moi tous ces fils de putes et sors-moi de là !"

Quand on commence une partie de Disaster déjà certaines choses interpellent, qui ne semblent pas être à leur place. En plein séisme entre deux gunfights, Ray ne va-t-il pas se mettre à manger un hamburger plus gros que sa tête ? Ne va-t-on pas surprendre deux ados en train de se bécoter alors qu'on fuit des troupes d'élite dans une ville inondée ? Ne va-t-on pas mimer un coup de poing sur un tableau de bord avec la wiimote pour démarrer un 4x4 récalcitrant ? Ne va-ton pas péter des rochers à coups de poing pour chercher des paquets de chips ? Tout cela concourt à semer le doute. Pour qui se prend ce jeu ? C'est du lard ou du cochon ? Et quand le rythme cesse d'un coup pour nous faire vivre le désarroi d'une petite fille seule dans une maison isolée en pleine forêt, dans une ambiance délétère, voilà qui est bien culotté.

De plus Disaster vous fait jouer avec la Wii comme rarement. On commence par tourner la wiimote pour tourner la poignée d'un porte, ensuite on s'agite pour fuir un effondrement, on démarre une voiture, on n'arrive pas à démarrer la voiture, ON FINIT PAR DÉMARRER CETTE FICHUE VOITURE !!!, on bande un blessé après lui avoir soigné sa blessure, on conduit sa caisse comme dans Mario Kart Wii en pleine éruption volcanique, on pète les morceaux du décor en quête de jambon à l'os, on dirige son parachute, on coupe le fil bleu ? le fil rouge ? on nage dans une rivière en crue pour sauver une fillette... Une ode à la Wii, souvent intelligemment conçue et exécutée, c'est fabuleux et surtout très fendard.

Ouvrir une porte dans un jeu Wii...

Disaster est un jeu relativement difficile. Pour avancer face aux terroristes, vous allez peut-être vouloir refaire des niveaux afin de gagner des points de compétence et d'armements. C'est là que le logiciel se révèle. Adieu le scénario à la con mis en scène avec le plus grand sérieux, on zappe tout (touche +) et on se fritte. On sait où sont les blessés pour les secourir au plus vite (ou pas, le jeu regorge de défis qui partent dans tous les sens), on canarde le plus efficacement avec ce nouveau fusil à pompe en cherchant à viser la tête le plus souvent possible. Mais on peut aussi essayer de rater ses coups. Si on n'y gagne pas de points, on peut peut-être valider un défi (idiot, je vous l'accorde) qui vous débloquera quelque chose.

Oui, Disaster c'est le porte-clef de Passepartout, il ouvre plein de portes quand on sait faire le beau. Ça va du t-shirt un peu classe aux stands de tirs. Ces derniers vous plongent en pleine attraction foraine ou dans un décor fixe vous devrez tirer sur des silhouettes en bois mobiles. Dans la logique du crescendo du titre ça commence très sagement, et ça finit par dégommer des sprites 8-bits avec un improbable fusil à impulsion surpuissant. Pour débloquer les stands de tir il faut réussir un défi avec une arme majeure fraîchement débloquée.

Alors allons-y débloquons ! C'est bien le fusil à impulsion mais c'est quand même bien gris, essayons le lance-objets. Ouais on est à Belfast et on va finir le jeu comme ça. Mais c'est pas très puissant alors on repasse au shotgun on se refait un peu de capital compétences et on améliore le lance-objets. Un peu de visée, deux crans de puissance, la vitesse de recharge et la concentration attendront. On relance un niveau. Wow, un headshot à la canette de Coca et un drone explosé à la balle de tennis ! Allez, on est jeunes et fous, je me lance dans l'attaque de l'usine électrique avec mes canettes, une arbalète, mon pistolet et un double lance-roquettes pour le fun. À la fin l'armement est tellement fou qu'on passe forcément le jeu en difficile pour tester notre lance-objets en stade ultime qui lance... des nounours ! Heureusement que j'ai aussi une Gatling dans la poche !

Ours contre nounours. PEGI 16.

En refaisant ces niveaux, on croise aussi un drôle de bonhomme. Allons le voir. Quoi ? Une campagne de pub ? Récupérer les panneaux de pub d'une marque de bière disséminés dans le niveau ? Avec ton look sorti de Chapeau melon et bottes de cuir ? Mais que fais-tu au milieu de ces fusillades en plein tsunami d'abord ?

Qu'à cela ne tienne on se retrouve à fouiller en plus les moindres recoins des niveaux avec ce type qui nous chante des chansons (véridique !) et fait le décompte de nos trouvailles via le haut-parleur de la wiimote. Disaster glisse rapidement du jeu d'action cinématique caricatural au pur trip arcade focalisé sur la recherche du score, les multiples notes concluant les chapitres l'attestent. Et en fonction de vos prouesses, de vos non-prouesses, de vos trouvailles, on débloque tout un tas de choses dont des costumes allant du plus sobre... au truc absolument incroyable, comme le déguisement de grenouille qui vous permettra de ne pas vous noyer, ou cette armure métallique qui réduit drastiquement les dommages subis, avec en prime des bruitages dignes de Robocop.

Disaster est un trip hallucinatoire qui joue de la répétition en la magnifiant car chaque cycle sera différent du précédent tant les modalités de variations sont foisonnantes, il ne tient qu'au joueur d'en tirer parti. J'aime Disaster, au sens le plus sincère et profond du terme, parce que c'est un jeu vidéo.

Niloc Nomis
(08 septembre 2014)
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