Le 1er site en français consacré à l'histoire des jeux vidéo
Actualité de l'émulation [contenu fourni par Emu-France]
Bushido Blade 2
Année : 1998
Système : Playstation
Développeur : Light Weight
Éditeur : Squaresoft
Genre : Jeu de Combat (VS fighting)

Bushido Blade 2
Année : 1998
Système : Playstation/PSN
Développeur : Light Weight
Editeur : Squaresoft
Support : CD-Rom

Le plus c'est le moins. Ou l'inverse.

De nos jours, les jeux sont publiés dans les différents pays avec un écart très réduit sur le calendrier, quand il ne s'agit pas carrément d'une sortie mondiale. On n'ira pas s'en plaindre, mais il n'en a pas toujours été ainsi ! En 1998, alors que les joueurs européens découvraient le premier épisode de Bushido Blade, leurs confrères outre-Atlantique goûtaient déjà au deuxième !
Or, dans ma chronologie personnelle, ce Bushido Blade 2 arrive pourtant en dernier. Je ne l'ai découvert qu'il y a quelques mois, perdu au milieu d'un arrangement de jeux rétro dans un de ces nouveaux magasins spécialisés vendant leur marchandise à prix d'or.
Je ne vais pas dans ce genre de lieux pour passer la moitié de mon maigre salaire dans un ou deux jeux culte et surcôtés, et encore moins pour me faire mal en regardant des prix totalement hors de ma portée, mais pour la même raison qui m'a poussé à attaquer les brocantes et les Cash Converters : trouver la perle rare. Non pas le jeu à plusieurs zéros, mais l'oublié, le négligé, celui dont personne ne fait attention. Celui qui n'a pas eu les honneurs du culte, ni de l'énorme succès d'estime qui ferait saliver les collectionneurs.

Bref, le jeu « au milieu ». Bushido Blade 2 était donc perdu au cœur de ce magasin, et moi je cherchais à me le procurer depuis plusieurs années. Peut-être qu'il m'attendait.
Ces circonstances expliquent pourquoi c'est le seul, parmi les quatre jeux chroniqués dans ce dossier, pour lequel je n'éprouve pas la moindre nostalgie. Sa découverte est trop récente, je n'ai pas eu le temps de me faire des souvenirs avec lui, comme j'ai pu le faire avec son grand frère et ses deux petits frères.
Encore une fois, un épisode « au milieu ». Mais qui prouve que Light Weight, lui, n'est pas un studio qui fait les choses à moitié. Ils auraient pu se contenter d'un épisode 1.5... eh bien non ! Revoir sa copie de fond en comble, ajouter de nouvelles idées et en passer d'autres à la trappe, ne jamais rien prendre pour acquis et tout recommencer, voilà leur marque de fabrique, leur outil principal pour viser l'excellence... Et ce sera aussi, comme on le verra plus tard, le drame de leur vie.

Bushido Blade 2 bouscule beaucoup de choses, mais soyez rassurés, le principe de base est resté le même. On a toujours affaire à un jeu de combat en 3D avec des déplacements libres, où le moindre coup porté à la partie supérieure du corps est mortel, et il met toujours un point d'honneur à vous faire ressentir le stress, la panique au-devant d'un ennemi agressif qui fait des moulinets avec son sabre. Mais ce deuxième épisode a changé, de manière plutôt époustouflante !

Depuis le XIIIe siècle, l'île japonaise de Konoshima est gouvernée par un daimyo qui a deux clans à son service, les Sue et les Kagami. Seulement, la guerre éclate dans le pays, et bientôt ce daimyo est destitué. Le clan Sue lui reste cependant fidèle, mais les Kagami, eux, choisissent de prêter allégeance au nouveau maître des lieux, et cette situation va engendrer une guerre séculaire féroce. Les Kagami gagneront le premier conflit et emporteront en guise de trophée le sabre Yugiri, symbole du pouvoir de l'ancien daimyo.
Cette guerre de l'ombre perdure depuis 800 ans, avec ce sabre comme pour justifier la destruction du clan opposé. Et de nos jours leurs descendants, les Shainto et Narukagami, se livrent une nouvelle fois à une guerre, et chacun a bien l'intention d'en finir une bonne fois pour toutes.

Les principaux membres des deux clans. De haut en bas et de gauche à droite : Kannuki, Hotarubi, Matsumushi, Tatsumi, Utsusemi, Night Stalker, Mikado, Sazanka et Sumenagashi pour les Narukagami. Ensuite, Kengôro, Chihiro, Isohachi, Kaun, Highwayman, Utamaro, Jô, Hongo et Tony pour les Shainto.

Pourquoi est-ce que je me fatigue à raconter la trame de fond de Bushido Blade 2 ? Parce qu'elle impacte le gameplay de manière indirecte. Vous allez donc participer à cette guerre en choisissant un personnage parmi les 6 disponibles au début, soit Kannuki, Tatsumi ou Mikado pour le clan des Narukagami, ou Kengoro, Kaun ou Jô pour les Shainto, et faire votre choix des armes.

Les armes, justement, parlons-en ! Light Weight a effectué un certain remaniement, que je qualifierais de nettoyage par le vide, puisque des 8 armes du premier épisodes, il n'en reste que 6. Trois ont purement et simplement disparu (à savoir le sabre, la rapière et le marteau), une a été remaniée et une nouvelle a fait son apparition. Une autre particularité a été ajoutée, qui est que deux de ces armes sont exclusives à un clan, et ne pourront être portées que par un de ses membres. Les Narukagami possèdent la Naginata, quant au Shainto... Je vais présenter les deux nouvelles armes, vous comprendrez mieux.

Epée longue : Est-ce un glaive, mais sans sa targe de rigueur ? Une tentative d'épée Wushu occidentalisée ? Quoi qu'il en soit, cette épée longue constitue l'arme la plus légère du jeu, conférant des attaques rapides et surprenantes. En fait, on peut dire que c'est un mélange entre le sabre et l'ancienne épée longue du premier épisode, avec quelques mouvements de la rapière. On prend les trois, on les fond ensemble et ça donne une nouvelle arme, en somme.

Yari : La yari est une lance droite japonaise, utilisée par les cavaliers pour attaquer de loin sur les champs de bataille. Si elle semble similaire à la naginata, c'est pourtant son opposée : là où la première a une fonction de défense et de stabilité, la seconde est portée sur l'attaque, profitant de son allonge pour porter des attaques piquées et rotatives très impressionnantes. Elle est plutôt lourde, ainsi les personnages légers auront plus de mal à utiliser ses meilleurs coups, mais elle constitue une arme de choix, et elle est exclusive au clan Shainto.

Ainsi, la broadsword, le katana, le no-dachi, l'épée longue, la naginata et la yari constitue votre nouvel arsenal, qui s'avère donc moins élevé que dans le premier épisode. C'est sans compter le nombre de personnages, qui passe de 7 à 22, dont la plupart sont à débloquer ! Onze membres pour chaque clan, ce qui donne moins d'armes, mais plus de variations dans l'utilisation de chaque arme comme des postures et des coups uniques, certains personnages pouvant même tenir deux exemplaires d'une même arme en même temps selon la posture ! Plus de précisions un peu plus loin sur ce système.

Ce remaniement n'est que le premier d'une longue série. On se rend vite compte que Bushido Blade 2 ne compte pas s'arrêter en si bon chemin, et ce dès l'écran titre. Le menu principal offre désormais un choix plus conséquent, à commencer par la possibilité de jouer en mode P.O.V (le Point of View du premier épisode, en vue subjective) pour tous les modes de jeu, excepté le Versus entre deux joueurs (qui lui est disponible via un câble Link). Une très, très bonne idée qui fait sortir ce mode de jeu de l'anonymat, d'autant qu'il est encore une fois tout à fait praticable.

Le mode Story est toujours là, mais il est constitué principalement d'escarmouches entre des ninjas, pauvres pions destinés à vous ralentir pendant que vous vous précipitez à l'assaut du quartier général du clan ennemi, et tuerez leurs membres principaux jusqu'à arriver à leur chef. C'est désormais ici que vous débloquerez l'accès aux nouveaux personnages, via un système plutôt intéressant.
En effet, chaque personnage se fera aider pendant son périple par deux autres gens du même clan, que l'on peut débloquer. Par aider, j'entends que vous allez les contrôler pendant une brève période de temps... Et si vous voulez pouvoir les sélectionner dans les autres modes de jeu, il ne faudra en aucun cas les laisser mourir ! Si vous avez accès à des Continues infinis avec votre personnage principal, ce ne sera pas le cas pour eux, alors tâchez d'être concentré et ne vous faites pas tuer bêtement. Faire ainsi avec les trois personnages de départ débloque jusqu'à 12 personnages.
Il est accompagné d'un mode CPU Versus, qui est assimilable à un mode Arcade classique dans lequel vous affrontez l'ordinateur lors de combats non-scénarisés.

Le mode Chanbara, lui, n'est pas accessible au début du jeu. Il vous faudra débloquer quelques personnages auparavant pour que le successeur du mode Slash daigne se montrer. Encore une fois, 100 ninjas font irruption dans votre dojo et c'est à vous de faire le ménage... Mais cette fois, vous êtes accompagné d'un chrono ! Car pour débloquer les 4 derniers personnages il faudra non seulement finir ce mode avec tous les membres disponibles de chaque clan, mais en plus il faudra qu'avec l'un d'entre eux vous éliminiez les cent intrus en moins de 15 minutes. Chaque mort vous pénalise d'une minute et le stress monte vite, très vite ! Encore une fois, le mode de jeu à privilégier en solo avec le mode Story.

Le mode Training, lui, a suivi une cure de stéroïdes. Presque inutile avant, il est si complet qu'il est maintenant divisé en deux parties. La première vous place dans un dojo face à un ninja, et vous vous entraînez avec un shinaï (un sabre de bois utilisé au Kendo). La bonne idée, c'est que vous pouvez programmer le ninja afin qu'il fasse une action en particulier : il peut donner un coup précis ou se déplacer dans le sens que vous voulez.
La seconde partie, elle, consiste à disputer des matchs sans enjeu contre un autre personnage. Même si il est jouable à deux joueurs, l'IA est là aussi paramétrable, et il peut être très utile pour travailler la défense contre certains coups adverses.
Le Tournament vous plonge au cœur d'un tournoi de Kendo, opposant les Shainto et les Narukagami. On peut presque tout paramétrer, y compris le nombre de personnes pouvant y participer, la seule condition est que les deux camps, Bleu et Rouge, représentent l'un des deux clans. Si il ne diffère pas dans son gameplay, ce mode est en quelque sorte le Team Battle de Bushido Blade 2, ce qui est toujours sympathique et ajoute une autre ambiance.

Reconnaissant sa défaite, Kaun s'agenouille et attend que Tatsumi l'achève.

On constate donc un remaniement de surface très important, qui n'est que le prélude aux nombreux changements de gameplay... Le premier sautant aux yeux dès le mode Story : le respect du Bushido a purement et simplement disparu ! Vous pouvez désormais utiliser toutes les techniques, qu'elles soient honorables ou non, sans crainte d'une pénalité. Un choix très étrange car, s'il fluidifie largement les affrontements dans ce mode de jeu, il enlève une part importante de l'ambiance si particulière de son aîné.
Loin d'être anecdotique, ce choix fait partie de toute une décision d'ensemble sur l'évolution de la série.

Les déplacements n'ont pas changé. Vous vous déplacez toujours à la croix directionnelle, et L1 active le déplacement libre. R1 et R2 se chargent des sauts et de l’accroupissement, et ne sont plus concernés par les changements de postures qui s'effectuent désormais avec Carré. Chaque personnage commence le combat avec une posture précise (haute, moyenne ou basse), et on navigue avec ce bouton. En parlant de s'accroupir, on pouvait se servir d'armes secondaires dans le premier épisode pour les lancer à la figure de l'ennemi, ce qui n'était non seulement pas très honorable, mais très dispensable puisqu'elles ne pouvaient pas tuer... ce qui est désormais le cas. Certains personnages, selon leur posture, ont accès à des armes de jet très puissantes pouvant tuer à distance ! Night Stalker peut envoyer une volée de shurikens, Kannuki lance un gros couteau... C'est une autre manière de tuer, qu'il convient de considérer sérieusement.

Mais le plus gros changement réside dans l'attaque proprement dite : Rond effectue une attaque verticale, et Croix une attaque horizontale, quant au Triangle, il ne sert plus à rien ! C'en est donc fini des attaques hautes moyennes et basses, celles-ci dépendant entièrement du coup lui-même, et non plus du bouton. Comme vous l'aurez remarqué, si Carré s'occupe des postures, qui s'occupe de la parade ? La réponse est : personne. Le système défensif a lui aussi été repensé.
Le couple offensif Rond-Croix représente aussi un couple défensif. Si vous voulez parer une attaque verticale, il faudra lui opposer une attaque horizontale juste avant l'impact ; ainsi, Croix bat Rond et inversement. Vous saurez que vous avez bien paré à la couleur de cet impact, qui virera au bleu si vous avez vu juste et vous procurera un avantage certain. À l'inverse, il sera vert si vous vous êtes trompé et même si le coup sera repoussé, vous serez déséquilibré et repoussé en arrière, incapable de reprendre l'avantage.
Il arrive également que les armes s'entrechoquent, créant un éclat blanc. Si c'était très anecdotique dans le premier épisode, on peut désormais en profiter en appuyant sur Rond ou Croix pour effectuer une autre attaque rapide. Mais attention ! Cette attaque ne comptera pas pour une parade, donc si votre adversaire a lu dans votre jeu, vous serez à découvert...

Sur la première image, l'éclat vert montre que Kannuki a réussi à repousser l'assaut de Tatsumi, mais n'a pas utilisé la bonne parade, il est donc repoussé en arrière et ne prendra pas l'avantage. Sur la seconde, les armes de Highwayman et de Tatsumi s'entrechoquent, pouvant donner lieu à une seconde attaque.

Ne le cachons pas, à cause de ce système les premières joutes entre débutants ressemblent à du matraquage de boutons Croix et Rond ! On espère attaquer et défendre en même temps, en priant très fort pour que l'adversaire n'appuie pas sur le bouton opposé au même moment...
Et puis on progresse.
On se sent à l'aise avec une arme et un personnage en particulier, alors on se calme, on joue de manière posée et on consent à regarder attentivement ce que fait l'autre, on se positionne avec soin, on provoque des attaques ratées dans le seul but de mémoriser le panel d'actions adverse tout en cachant le plus possible le sien, afin de rester le plus illisible, le plus imprévisible possible. « Si je me mets là, il ne pourra m'approcher qu'en faisant ce coup horizontal. Alors je l'attends et dès qu'il bouge une oreille, je fais un coup vertical pour parer, et TAC ! ».
On estime mieux les distances pour se placer là où une parade réussie nous mettra en position pour un coup mortel. Et TAC ! Justement, on crée une ouverture dans la garde, et on regarde la mort faire son effet. Cette bonne vieille sensation d'accomplissement, de patience et d'analyse enfin récompensée dans une fraction de seconde décisive, c'était ce qui faisait le sel de Bushido Blade et elle est toujours là, intacte.
Tiens, puisque l'on parle d'ouverture de garde et plus prosaïquement de sang qui gicle, le système de détection des dégâts a lui aussi changé... En fait, il a même « régressé » puisqu'il n'est plus possible de couper les jambes de l'ennemi. On peut tout de même le faire chuter, mais il se relèvera ensuite ! Bon, on peut toujours couper le bras, et la mort en un coup est toujours d'actualité.

« Mais en fait, il y a moins de trucs qu'avant ! », se dit-on à la première partie.
En effet, c'est la première impression que laisse Bushido Blade 2. Si on y ajoute les niveaux qui sont certes grands mais désormais délimités (plus de liens entre les différents niveaux), on se retrouve devant une suite bien curieuse, qui ajoute autant qu'elle retranche. Mais cette première impression est accompagné d'une seconde, bien plus positive : qu'est-ce que c'est vif ! Les déplacements et les coups vont bien plus vite, la sensation de lourdeur a complètement disparu et comme chaque personnage a des qualités et défauts très prononcés, on ressent très bien les nuances dans le maniement d'un katana ou d'une autre arme entre deux protagonistes pourtant de corpulence proche. Et surtout, c'est bien plus précis qu'avant, on a bien moins l'impression de taper au hasard.

Tatsumi (encore lui !) est un des personnages pouvant se battre à deux katanas. Il ne peut plus pratiquer ce style si il n'a qu'un seul bras valide, bien sur...
Hautement iconique, ce niveau en ligne droite prend place sur les toits d'une pagode, au clair de lune.

Alors on se pose la question, comment Light Weight a t-il géré son jeu ? Je pense que, incapable d'apporter des modifications à son moteur de jeu, le studio a décidé de procéder par soustractions en enlevant les éléments susceptibles de rendre le jeu pataud et imprécis. Du coup on a un jeu bien mieux rythmé, plus précis dans les faits (même si ce côté hasardeux est toujours là, il est bien moins prononcé), mais au prix de moins de possibilités. Le jeu doit proposer presque deux fois moins de techniques que son aîné... C'était peut-être le prix à payer pour un jeu plus propre, mieux fini, un peu plus beau et avec plus de modes de jeux intéressants, qui sait.
Je donne peut-être l'impression de ne pas aimer le jeu, mais je le trouve meilleur que le premier épisode. Plus réactif, varié, je crois que les ajouts et soustractions ont fait beaucoup de bien au système de combat qui s'en trouve plus lisible. Simplement, j'aurais aimé que de telles améliorations ne se compensent pas par une perte... Car le jeu n'a plus autant de charme. Même s'il a fait un effort esthétique, la disparition du Bushido et l'absence d'une vraie localisation des dégâts le rendent moins « aimable ». Un épisode bien plus raffiné, mais aussi un peu plus plat, quelque part...

Katze fait son grand retour chez les Shainto (avec un chapeau...ridicule), mais à une rivale dans le clan d'en face, une certaine Tsubame.
Kaun achève Kengôro au sol avec un grand coup de No-Dachi. Pas très honorable, mais ça fait le travail..

Du fait de sa sortie pour le moins confidentielle, Bushido Blade 2 n'est pas aussi connu que le premier, mais bénéficie d'un capital sympathie plus élevé chez les connaisseurs. Mais il semble qu'au moment de la publication du jeu, Light Weight et SquareSoft se soient sévèrement brouillés. La raison reste inconnue à ce jour, tout ce que l'on sait est que leur collaboration prit fin à ce moment-là, et le nom de Bushido Blade passera à la trappe, signant la fin prématurée de la série.

Le nom est mort, mais le sabre perdure, les années suivantes le prouveront.

Night Stalker et Tony Umeda, les deux personnages les plus rapides du jeu, croisent le fer. La coupe afro ne fait pas tout !