
Comme
les Turrican,
AMC est un jeu de plates-formes-action. Comme
dans les Turrican,
vous disposez d'armes primaires et secondaires. Les ressemblances
s'arrêtent là. De plus, si je vous dis qu'il n'y a que la version
Amstrad CPC qui soit excellente, vous me dites : mais
il est malade ce type ! Eh bien justement non. Mais tout d'abord,
parlons du jeu lui même.
Le
but est de parcourir des niveaux, divisés en 9 secteurs assez
longs, pour aller vaincre le boss et passer à la seconde partie
du jeu. Le jeu est divisé en 3 niveaux dont les secteurs font
office de check points. De plus, vous disposez d’un temps limite
qui ne remontera que si vous avez le miracle de tomber sur un
bonus. Si jamais le temps arrive à 000, vous perdez TOUTES vos
vies d’un coup. GAME OVER. Le jeu est parfait ? Vous allez voir
!
À
l'époque, les Die & Retry (Pan t'es
mort, Recommence), marchaient du tonnerre (n'est-ce pas Rick
Dangerous ?). Chez Dinamic (développeur
espagnol resposables de très bonnes choses sur 8 et 16-bits),
on s'est dit, tiens, pourquoi ne pas faire un mix entre Turrican
et Rick Dangerous
? Le pari lancé, le jeu est sorti d'abord sur Amstrad CPC.
Un carton inimaginable. Les musiques, en 4 VOIES SONORES (pourtant
minables à l’époque) sont sublimes, les graphismes excellents,
la jouabilité légendaire, le challenge ARCHI DIFFICILE, on accroche,
on blaste, on meurt, on recommence. Voilà ce que donne le mix
de Rick
& Turrican.
Bien,
on va parler du GamePlay. Vous avez 3 vies, et 8 points d'énergie.
Les points de vie ne vous permettent que d'encaisser les petits
tirs. Le reste vous tue et c'est tout ! Mis à part certains,
tout contact avec la peau des ennemis vous tue. Les Dragons
du deuxième niveau vous arrachent la tête, les vers vous tranchent
en deux, les plantes carnivores vous gobent, les cyborgs vous
piétinent, les blobs vous mangent d'un coup, et les boss vous
flinguent en moins de deux, les pièges vous désintègrent. Bref,
c'est la joie !
Alors
pour blaster tout ça, vous disposez : d'un tir basique, d'un
triple tir, d'un lance-flammes, d'un canon plasma, de grenades,
de lasers verticaux-horizontaux et de champs de force. C'est
assez complet, mais chaque arme n'est pas éternelle ! Il n'y
a que le triple tir et le lance-flammes qui restent jusqu'a
votre mort. Les autres sont juste là pendant 30 secondes. Les
grenades sont secondaires, mais vous seront obligatoires pour
passer le premier niveau. Si vous n’en avez plus, vous devrez
recommencer le niveau (Appuyez sur [ESC] pour abréger vos
souffrances !).
La
difficulté est surélevée, ce qui est sûrement prévu
pour augmenter une durée de vie déjà honorable. Les trois vies
sont vites parties, pas de continues, vous recommencez au début
de chaque checkpoint, avec le même nombre de grenades qu'avant
votre mort. Donc, si vous avez moins de 4 grenades au Secteur
4 du 1er niveau, vous êtes bon pour le Game Over, car il y a
un boss qui vous bloque le passage, et vous tue si vous passez.
Le seul et UNIQUE moyen de le battre est de lui envoyer 4 grenades.
Vous voyez un peu le vice ?
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Ci-dessus,
encore deux façons de mourir : mangé par les aliens,
ou piétiné par le boss du niveau 2. Sur les autres images,
vous voici dans le vaisseau spatial, qui fait office de
troisième niveau. Les ennemis sont moins méchants, mais
vous devrez trouver des interrupteurs à activer pour détruire
les barrières lasers, et surtout, survivre jusqu’au dernier
boss ! Celui ci est une horreur à vaincre. Sérieusement,
vous allez peiner. Il est équipé d’un lance-flammes, peut
cracher trois boules de feu qui font très mal, et tire
constamment des balles bleues, qui vous enlèvent deux
points de vie chacune. Bonne chance, d’autant plus que
le temps continue de tomber ! Si jamais il est à
0, c’est le GAME OVER direct : vous perdez TOUTES
VOS VIES. |
Bon,
si tout le jeu est comme ça, vous allez le détester, pas vrai
? Mais non ! Restez là. Écoutez cette musique. Rhaaaaaaa ! Elle
est géniale ! Incroyable, c'est le mot qui ressort. Elle n'est
JAMAIS coupée par les bruitages et tient sur 4 VOIES, alors
que les effets sonores en consomment une. Elle est aussi entraînante
que Factory Action de Turrican
3.
Histoire
de changer la donne, les graphismes sont fabuleux. Ils pètent
de mille pixels, le décor est assez soigné, les sprites sont
grands, et le tout bouge merveilleusement à 30 images secondes
(très honorable pour un CPC). Le jeu ne compte
qu'un seul ralentissement : à un moment, on compte 10 ennemis
à l'écran qui vous foncent dessus. Bon, ça vous calme ?
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Et
voilà, j’ai fini le jeu ! Il ne vous reste plus qu’a
voir un petit vaisseau s’en aller dans l’espace, et pis
à rentrer votre nom ! (Score :
5.247.500) |
La
jouabilité est assez sympathique, mais il faut s'y faire ! Vous
pouvez tirer dans 5 directions : dans les quatre diagonales
et tout droit. Vous pouvez également vous baisser. Vous remarquerez
que les tirs qui touchent le sol continuent à avancer en suivant
la route ! C'est vraiment génial et très pratique, une
excellente idée. Petit reproche : pour tirer en diagonale bas,
vous devez sauter et tirer vers le bas.
Voilà,
j'ai à peu près tout dit sur AMC. La réalisation
prouve que l’Amstrad CPC en avait dans le bide, contrairement
aux pitoyables versions Amiga et Atari ST
qui ne font pas honneur à ces machines. Les idées sont
excellentes, le challenge parfaitement dosé, les musiques géniales…
Mille et une facons de mourir ! Quelques points négatifs
cepandant : la
difficulté est quand même exagérée et la maniabilité
n'est pas évidente lorsqu'il faut tirer vers le bas. Les niveaux
sont longs, mais on en aurait voulu au moins un ou deux de plus.
L'Amstrad CPC à eu droit aux meilleurs versions de
certains jeux par rapport à ses homologues Amiga où
Atari ST. AMC sur ces deux derniers
est bâclé. Mise à part la musique d'intro, tout est raté. Le
perso donne l'impression de marcher dans le vide, et quand il
saute, on dirait qu'il vole. Les ennemis sont parfois intouchables,
et ont vite fait de vous flinguer. De plus, le triple tir n'est
plus permanent ! En plus, des temps de chargements ont fait
leurs apparition, et le son est décevant. Mention spéciale
à ce propos pour la version Atari ST, où la
musique est absente.
Erhynn
Megid