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Soul Calibur
Année : 1999
Système : Arcade, Dreamcast
Développeur : Namco
Éditeur : Sega
Genre : Jeu de Combat (VS fighting)
Par Maze007 (30 octobre 2001)

Depuis Street Fighter premier du nom je suis un immense fan des jeux de baston un contre un, mais en 2D... J'ai toujours eu beaucoup de mal à apprécier les jeux de ce type en 3D, le gameplay étant quelque peu particulier. Soul Calibur (ou Soul Edge en son temps) déroge à cette règle avec brio car à l'instar d'un Virtua Fighter très lent et plus technique ce jeu s'appui sur le feeling et l'aptitude à réagir rapidement aux attaques de son adversaire.
Depuis Killer Instinct (pour moi le meilleur jeu de baston de tous les temps et loin d'être encore égalé) je n'avais pas vraiment accroché aux nouvelles productions qui promettaient des bourre-pifs à tout va et une révolution du système de jeu (jauge d'énergie pour lancer des attaques spéciales comme les productions SNK et Capcom, possibilité de changer de niveau dans l‘arène à la Dead or Alive 2...).

Après est arrivé une révolution nommée Soul Edge, en arcade et sur Psx, puis sa suite encore plus réussie techniquement : Soul Calibur en arcade et sur Dreamcast...

Sega rit et Sony pleure...

Le passage d'un blockbuster de ce type dans le camp de Sega a fait beaucoup de bruit en son temps car la Dreamcast n'était pas sortie depuis bien longtemps et un avenir radieux lui était promis.
Ce type de transfert de confiance d'un éditeur comme Namco (soutien de Sony de la première heure avec Ridge Racer) aurait pu faire sonner le glas pour la Playstation.

Donc, Soul Calibur sortait sur « LA » console Next Generation du moment et était attendu comme le messie des adorateurs de la secte du « j-t'en-mets-plein-la-gueule-pour-pas-un-rond ».

Round 1

Maxi (un croisement entre Elvis et Bruce Lee).

Bon, une fois n'est pas coutume le scénar pourrait s'écrire sur un timbre poste... L'histoire reprend à la fin de Soul Edge où Siegfried, qui a récupéré l'épée maléfique, s'est fait absorber l'âme et est devenu une bête sanguinaire dénommée Nightmare... Nos héros sont tous mûs par un intérêt différent mais un seul but : Trouver cette épée dévoreuse d'âme à la puissance démesurée.

En résulte pour notre plus grand plaisir une succession de combat à l'arme blanche...

Les modes de jeu

Venise où vous vous battrez sous le pont.

Après en avoir pris plein les yeux avec la cinématique d'intro (qui a été repompée par Nintendo pour le trailer de Super Smash Bros Melee, c‘est peu dire) vous atterrirez sur un menu classique : Arcade, Vs, Team battle, Time attack, Survival, Practice, Mission battle, Museum et Options.
Dans le jeu, vous pourrez vaincre votre adversaire de trois façons différentes :fin de sa barre de vie, fin du temps réglementaire ou sortie du ring... en bref du classique de la baston 3D. Je vous épargnerai les descriptions des modes de jeu classiques mais je vais mettre en lumière deux modes qui font l'originalité de Soul Calibur.

Le mode Mission Battle

Sophitia, guerrière des dieux.

Le mode Mission Battle existait déjà à l'époque sur Soul Edge, donc le fait de le retrouver ici n'est pas une surprise, mais on ne va pas s'en plaindre car à l'instar de nombreux jeux de baston où le seul but du joueur est de finir le jeu pour gagner de nouveaux combattants ou découvrir un peu plus de l'histoire d'un personnage, ici s'ajoute un nouveau mode de jeu qui donne du piment à l'aventure.

Le mode Mission Battle (que nous appellerons MB) est un jeu à part entière car même si il emprunte l'histoire, le gameplay et les personnages du jeu Arcade et même si le but, au final, est de terrasser l'opposant, la manière d'y arriver est dictée par le programme... Par exemple, dans une des missions, vous ne pourrez toucher votre adversaire que par une « Soul Charge » (coup spécial imparable), ou dans une autre votre niveau d'énergie baisse car vous êtes empoisonné... plein de nouveaux challenges en sorte !
Toute peine mérite salaire et s'il n'y avait pas quelque-chose à la clé cela serait décevant, non ?

Dans MB si vous réussissez vos missions vous gagnerez des points à dépenser dans les galeries d'images, (artworks, histoires des persos, fan arts...) ce qui est déjà très sympa, mais derrière ces cartes-images se cachent des nouveaux lieux à visiter en MB, des nouveaux costumes pour vos personnages, des nouveaux modes de jeux et plein d'autres choses que je vous laisserai découvrir par vous-même...

>Le mode Museum

Siegfried, l'âme blessée.

Le mode Museum montre que Namco ne crée pas qu'un jeu mais un univers qui va avec... Je m'explique : dans le mode museum vous pourrez revoir toute les Art Cards que vous aurez achetées dans le mode MB et revivre l'histoire de vos personnages en images. Mais Namco ne s'arrête pas là car il vous est proposé dans ce même mode le « Battle Theater », démonstration de combat comme en arcade quand il n'y a pas de pièces dans le monnayeur.
À ceci, rajoutez des démonstrations de Kata des combattants et la possibilité de changer la cinématique d'intro à votre guise comme un réalisateur de film...

En bref de quoi s'occuper.

Inferno : un « brûlant » adversaire.

C'est dur à dire mais Soul Calibur est le genre de jeu dont on ne se lasse jamais seul ou à deux car entre ses différents modes de jeux, ses nouveaux costumes, son mode MB... on a toujours à s'occuper (et même si on a tout fini en long en large et en travers, recommencer au début ne pose pas de problème, bien au contraire).

Maze007
(30 octobre 2001)