Un
peu d'histoire
Le
premier Wonder
Boy vous avait conquis ? Laissé indifférent
? Ou peut-être n'y avez-vous tout simplement jamais joué
?
En
fait peu importe, car après un premier épisode
entièrement consacré à la plate-forme et
à l'action, la saga fait sa propre révolution
avec ce deuxième opus !
Intitulée Wonder Boy in Monster Land,
cette surprenante suite voit d'abord le jour en arcade en 1987
grâce à Sega et WestOne, avant d'être adaptée
l'année suivante sur Master System par Sega
elle-même. C'est à cette version de salon que je
vous propose de goûter aujourd'hui.
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Bouclez
vos valises, on part pour Monster Land ! |
Un
Wonder Boy nouvelle génération
Au
lancement du jeu, quelque chose frappe lorsqu'on joue à
cet épisode. Dès les premières notes de
musique, dès la première maison visitée,
dès les premiers coups d'épée donnés,
un sentiment domine : celui de partir à l'aventure !
Paradoxalement,
le jeu sera presque totalement linéaire dans sa progression.
Mais l'évolution du personnage, les petites phases de
dialogue avec les habitants, l'achat de matériel... tout
cela va permettre au joueur de vivre une quête passionnante
!
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Le
premier ennemi du jeu...
L'occasion d'étrenner son épée ! |
Le
jeu se divise en niveaux bien définis.
Linéaire… mais captivant ! |
Une
quête qui prend pour cadre Monster Land, l'objectif ultime
du héros étant de vaincre le dragon qui terrorise
depuis peu les environs. Mais avant d'y arriver, notre courageux
guerrier devra se frayer un chemin à l'épée
à travers la douzaine de niveaux que compte la cartouche.
Il explorera pêle-mêle une pyramide, un château,
un monde de glace, des caves, un labyrinthe… Croyez-moi,
vous allez voir du pays !
Voir
du pays et surtout vous amuser comme un petit fou en recherchant
tous les secrets du jeu. Parmi eux, des pièces d'or cachées,
des magasins invisibles, des boss optionnels… Vous serez
même convié à une quête secondaire
dont le succès ou l'échec pourrait bien faire
la différence lors de l'affrontement final !
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La
flûte, élément essentiel de la quête
secondaire.
Mais avant d'en jouer, vous devrez la trouver ! |
Le secret du succès : une pincée de RPG
Vous
l'aurez compris, fini les hachettes et le skateboard du premier
Wonder Boy : vous
voilà bel et bien propulsé dans un monde d'action-RPG
médiéval !
Pour
progresser dans le jeu, vous pourrez donc acheter de la magie
et surtout de l'équipement avec l'argent qui apparaît
lorsque vous battez un monstre ou lorsque vous sautez à
certains endroits du décor. Si le décor recèle
de nombreuses pièces d'or cachées, les développeurs
ont néanmoins souhaité empêcher le leveling à outrance puisque les ennemis, lorsqu'ils réapparaissent
après avoir été éliminés,
ne donnent plus d'argent.
Sega
a également réservé une surprise à
ceux qui avaient goûté à la borne : les
pièces d'une valeur exceptionnelle (plus de 60 unités
d'or) ont en effet disparu. Une disparition bienvenue qui oblige
l'habitué de l'arcade à repenser toute sa stratégie
d'achat au fil du jeu… et qui lui permet surtout d'épargner
sa manette (en arcade, l'une des méthodes pour obtenir
ces pièces était en effet d'infliger au stick
de la borne des gauche-droite répétés afin
de convertir les pièces d'or classiques en pièces
de 60G).
Pour
l'anecdote, on notera tout de même l'existence d'un cheat
code permettant d'augmenter artificiellement son stock d'or.
Un cheat code que je vous déconseille d'utiliser si vous souhaitez conserver au jeu tout son intérêt.
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L'un
des nombreux magasins du jeu : l'occasion d'acquérir
des bottes pour améliorer vos capacités
de course et de saut, des armures pour être plus
résistant aux attaques, des boucliers pour repousser
les projectiles… Les épées en revanche
sont jalousement gardées par des boss optionnels. |
Mettez
le jeu en pause pour accéder à l'écran
de statut. À noter les objets Helmet, Gauntlet
et Wing Boots, qui permettent d'être temporairement
plus résistant, plus puissant ou de planer lors
des sauts. |
Qui
dit RPG dit également évolution du personnage.
L'énergie maximale du héros, symbolisée
par des cœurs, augmentera donc par palier avec le score
du joueur. Le premier cœur supplémentaire s'obtient
ainsi à 30 000 points.
Mais si l'envie vous prend de flâner dans certains niveaux
pour "gonfler" votre score, le sablier situé
en haut à droite de l'écran vous rappellera rapidement
à l'ordre en grignotant vos points de vie. Dur, dur…
mais dans ce domaine, le meilleur est à venir.
Un
défi bien pensé.
En
adaptant Monster Land, Sega fait en effet un
pari audacieux : celui de reproduire sur console un challenge
presque comparable à celui de la borne. En début
de partie, le héros disposera donc, comme sur la borne,
d'une seule et unique vie !
Il aura parfois la possibilité d'acquérir une
potion de résurrection, doublant ainsi son espérance
de vie… Mais ces potions sont rares et il est impossible
de les accumuler.
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Une
potion de vie en cours d'utilisation...
La remplacer ne sera pas chose aisée. |
Et
ici, contrairement à la version d'arcade, aucune possibilité
de Continue n'est proposée. Finir ce Wonder
Boy, c'est de facto le one-crediter !
Maître
Sega aurait-il donc perdu la tête ? Non, car en contrepartie,
on constatera que la difficulté a été revue
à la baisse par rapport au jeu d'origine. Çà
et là, les habitués de la borne remarqueront ainsi
des phases de jeu plus simples qu'en arcade, mais aussi des
boss moins résistants et n'ayant plus la possibilité
de vous bloquer contre un mur jusqu'à ce que mort s'ensuive.
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Le
premier boss.
Quatre coups d'épée étaient nécessaires
en arcade…
Ici, deux suffiront. |
Au
final, nous sommes donc en présence d'un superbe challenge,
difficile mais loin d'être impossible, dans lequel les
joueurs persévérants devraient trouver leur compte.
Et
la réalisation dans tout ça ?
Techniquement,
le jeu est bien sûr un peu moins impressionnant que son
grand frère d'arcade, mais la réalisation fait
néanmoins honneur à la 8-bits de Sega.
Les
graphismes, tout d'abord, sont simples mais surtout réussis.
Grâce à eux, vous embarquerez sans mal pour le
royaume imaginaire de Monster Land !
Côté
sonore, les bruitages n'ont rien d'exceptionnel, mais ils côtoient
des thèmes musicaux très entraînants.
Quant
à l'animation, elle est tout simplement irréprochable.
Un conseil toutefois : si vous avez le choix, jouez à
ce Monster Land dans une configuration NTSC,
le gain en vitesse sera très appréciable.
La
jouabilité, enfin, même si elle est un peu moins
"nerveuse" qu'en arcade, est tout à fait satisfaisante.
Dommage tout de même que les magies, affectées
à la touche BAS, se déclenchent automatiquement
lorsqu'on entame la descente d'une échelle… Mais
au final, on descend si peu d'échelles dans le jeu que
ce défaut s'oublie bien vite !
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Même
s'ils sont petits, les sprites sont réussis.
Sur cette image, le héros vient de se faire
toucher : sa mimique est inimitable ! |
Un
succès à suivre...
En
fait, même en cherchant la petite bête, difficile
de résister au charme de cette cartouche. Sega avait
fort à faire pour retranscrire sur Master System
la magie de la borne originale… Pourtant à l'arrivée,
le pari est pleinement réussi !
Lancée
sur de tels rails, la saga connaîtra d'ailleurs sur console
plusieurs autres épisodes à succès, mais
ça, c'est une autre histoire...
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Game
Over : tout est à refaire...
Mais avec un jeu de cette qualité,
c'est un vrai plaisir ! |
Des
envies d'encore ?
La
saga Wonder Boy sur Grospixels, c'est aussi
:
- Wonder Boy,
vu par Sodom, dans un article centré sur la version d'arcade
;
- Wonder Boy
: the Dragon's Trap, suite directe de Monster
Land, chroniquée par Thomas V. dans sa version
Master System ;
- Wonder Boy
in Monster World, un univers Megadrive
exploré par Lyle.
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