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Par LVD
(octobre 2002, mars 2004)
Courage, c’est bientôt fini ! Cette dernière partie sera consacrée à des Street peu connus, ou qui ne
sont pas des jeux de combat, car Capcom a réutilisé ses personnages tant qu’il a pu.
ROUND 7 : autres univers
STREET FIGHTER 2010
Septembre
1990. AVANT Street Fighter II, donc. Un jeu sur NES. La première fois que j’ai eu ce jeu entre les mains,
j’ai cru que le titre Street Fighter n’était qu’une coïncidence. Mais quand j’ai vu apparaître le logo
Capcom America et que j’ai vu le sous-titre The Final Fight, j’ai commencé à prendre peur… Puis
je découvre le scénario du jeu, et là, je reçois l’un des plus gros chocs de ma vie en tant que joueur.
Lisez bien…
"33 années se sont écoulées depuis la participation de Ryu et Ken au premier tournoi Street Fighter.
Le grand champion Ken a abandonné le combat, et est devenu scientifique à l’université. Après avoir découvert
le Cyboplasm, une substance qui démultiplie la force de l’être humain, le laboratoire de recherches de
Ken est détruit, son partenaire est tué, et la formule du Cyboplasm est volée. Ken va alors devoir courir,
frapper, sauter, le long de 19 niveaux, afin de récupérer la précieuse formule et retrouver l’assassin
de son ami…"
… Je ne sais pas ce que vous en
pensez, mais ça laisse sans voix la première fois. MAIS QU’EST-CE QU’ILS ONT FUMÉ ?! En plus, ils ne savent
même pas compter, SF remontant à 87; si je rajoute 33 ans, ça fait 2020… Il s’agit en fait d’un jeu de
plate-forme/action comme il en existe pléthore sur la merveilleuse Nintendo 8-bits. Je comprends que Capcom
ait renoncé à adapter le vrai SF sur NES, mais quand même! Surtout Ken, le pauvre, il ne méritait pas
ça… Le jeu en lui-même, je ne vous en parlerai pas, je n’ai pas pu dépasser 30 secondes de jeu, j’étais
trop décontenancé pour ça. M’enfin, il existe suffisamment d’excellents jeux du même genre sur NES, comme
Batman ou Castlevania, pour pouvoir probablement se passer de celui-ci.

(Plateforme
(c’est le cas de le dire) : NES)
STREET FIGHTER II RAINBOW
Encore
appelé Red Wave selon les versions. Il s’agit en fait d’une version arcade pirate du Dash et qui permet
de faire tout et n’importe quoi. Exécuter tous les coups dans les airs, changer de perso à volonté en
plein combat, envoyer 10 boules de feu à la fois, parcourir tout l’écran d’un seul Shoryuken, etc. Très
jouissif à petite dose.

(Plateforme:
arcade)
STREET FIGHTER THE MOVIE
Juin
1995. Il fallait bien une grosse daube dans la série, ne cherchez pas, on l’a trouvée! Vous connaissez
tous (dans le cas contraire, vous devez être bien heureux…) cette abomination qu’est le film live américain
Street Fighter avec Jean-Claude Van Damme dans le rôle de Guile… Eh bien, décidés à aller plus loin dans
l’horreur, je ne sais pas quelle lubie (ben oui, pas Capcom Japan quand même!) a poussé Capcom America
à adapter ce "film" en "jeu".
Graphiquement, on se retrouve en face
d’un clone de Mortal Kombat (ça commence bien!), c’est-à-dire avec les acteurs du film digitalisés. C’est
profondément ridicule, et si on ajoute à cela une animation hachée comme ce n'est pas permis, on ne peut
pas tenir sérieusement plus de 20 secondes devant ce… cette chose. Attendez, ce n'est pas fini! Il y a
même de nouveaux personnages! Captain Sawada (mon préféré); Blade, le fils caché de Sharivan (le successeur
de X-Or) et de Scorpion de Mortal Kombat (qui n’apparaît même pas dans le film!); ses trois clones (quand
je vous disais qu’il avait du Scorpion dans les veines !); Khyber; Arkane; et F7 (non, non! N’appuyez
pas sur votre clavier!) qui possèdent en fait les coups de Dhalsim (absent du jeu, lui, tout comme T.Hawk
et Blanka); et enfin Gouki, dont on se demande bien ce qu’il fait là lui aussi !
Du point de vue du système de jeu, bah,
il est calqué sur celui de Super SF II X, donc rien à redire, mais l’animation gâche tout. On peut même
frapper son adversaire une deuxième fois avant qu’il ne retombe au sol, mais je n’ai jamais su si c’était
un bug ou voulu de la part des programmeurs… Un
très grand jeu… au dixième degré. Franchement, essayez-le avec vos potes, les crises de fou-rire sont
assurées! Entre les coups… euh, spéciaux comme le Super Combo de Zangief ou le "Harakiri"
de Captain Sawada, Bison qui saute en l’air et qui met dix secondes pour atterrir, ou encore la tête de
Gouki et son "vroum" de victoire (essayez et vous comprendrez), vous passerez des moments inoubliables.
Il m’est arrivé de pleurer de rire sans pouvoir m’arrêter… Hé… en fait, on n’a rien compris ! Ce n'est
pas un jeu de baston, c’est un jeu comique! Si c’est le cas, coup de maître pour Capcom America…


(Plateforme: arcade)
STREET FIGHTER REAL BATTLE
ON FILM
Version
console du The Movie. Toujours aussi poilant. Pour une raison qui défie l’entendement humain, les stages
sont différents et Blade et ses amis ont disparu (heureusement, Gouki est toujours là, lui). Par contre,
on peut jouer avec Blanka.



(Plateformes:
Playstation, Saturn)
STREET FIGHTER II MOVIE
Fin 95 pour la version PS, mars 96 pour la Saturn. Faîtes bien attention au titre ! Il s’agit bien de
Street Fighter Movie, et pas de Street Fighter THE Movie. Je sais, la nuance est infime, mais les deux
jeux n’ont rien, mais alors, rien en commun.
Ce présent volet est l’adaptation du film d’animation dont je vous avais parlé dans la première partie.
Ce Street n’est PAS un jeu de combat. C’est un… euh, comment expliquer ça… je crois que le principe existe
dans un jeu tiré des Pokemon, il consiste à jouer les photographes… Bon, tâchons d’expliquer le plus simplement
possible. Le jeu tient sur 2 CD, on peut dire que c’est tout bonnement le vidéo-CD du film ! Une heure
quarante de bonheur pur, donc, mais pas en plein écran. Et pis, c’est un peu pixellisé aussi. Enfin, en
se mettant à distance raisonnable de la télé, ça doit aller. Je pars du principe que vous avez tous vu
ce long-métrage, sinon allez le voir et revenez lire la fin du test après.
Ca y est ? Bon, vous savez donc que dans ce film, Shadoloo utilise une armée de cyborgs disséminée à travers
le monde, dont l’objectif est de filmer et photographier les plus puissants fighters, afin de pouvoir
enregistrer et analyser leurs techniques de combat. Eh bien, dans ce jeu, c’est VOUS qui allez jouer le
rôle du cyborg! Vous visionnez donc le film et devez prendre des photos lors des combats (c’est-à-dire
que la moitié du temps, vous êtes simple spectateur…). Attention, c’est là toute la difficulté! Selon
l’angle de vue et la position ou le moment, vous pouvez glaner plus ou moins d’informations. En fonction
de vos photographies, vos caractéristiques augmentent (si vous prenez beaucoup de scènes avec des coups
de poing, votre jauge "poing" gagnera en puissance, etc.)
Vous vous êtes bien emmer… amusé durant une heure trente, la fin approche. Et là, taratatam (roulements
de tambour), on arrive au SEUL combat du jeu (c’est donc bien un jeu de baston alors ?). Comme vous pouvez
l’imaginer, vous allez jouer le cyborg, et devoir affronter Ryu. Sprites et système de jeu sont ceux du
Super X et vos coups spéciaux identiques à ceux de Ryu. Mais le gros problème… ce n’est pas possible d’être
aussi faible! Ryu est 10 fois plus fort que vous! Il m’a fallu plus d’une heure pour arriver à le battre
(ah oui, j’oubliais, vous pouvez sauvegarder n’importe quand durant le film et avant le combat final,
heureusement sinon…)! A partir de là, deux possibilités : ou bien vous perdez (probabilité = 90%), auquel
cas vous assistez à la fin du film; ou alors vous réussissez l’exploit de gagner, et vous avez droit à
une nouvelle séquence, réalisée spécialement pour le jeu par l’équipe du film! Indispensable pour le fan!
D’ailleurs, il en va de même pour l’intro, fort sympathique. Dans cette séquence, Vega est parvenu à ses
ambitions. Quelques temps plus tard, alors que les 4 bosses de Shadoloo (Balrog ayant perdu la vie suite
à un combat contre Chun-Li, c'est le cyborg qui prend sa place) se dirigent on ne sait où,
un mystérieux personnage caché par un grand manteau se dresse soudainement devant eux. Ce dernier ôte
son vêtement (aah! un exhibitionniste!) et se jette sur Vega. C’est Ryu! Revenu pour se venger! Et c’est
tout.
Il existe une 3eme possibilité de fin : vous gagnez en perfect (autant dire que seul un mutant
en serait capable &)! Là encore, la séquence de fin change : le cyborg se retourne contre
Vega (qu'il bat), et part, seul sur les routes, tel un Ryu à la recherche de son prochain adversaire
&
Voilà. Un jeu (si j’ose dire) tout sauf
indispensable, à moins d’être comme moi un fan acharné. N’existe qu’en version japonaise.

Si si, Ryu vaincu, c'est possible! Il reviendra néanmoins se venger
dans la Bad Ending. Dans la Good Ending, le cyborg devient un nouveau Ryu &
(Plateformes: Playstation, Saturn)
SUPER PUZZLE FIGHTER
Juin
1996. Voici un autre Street Fighter qui n'est pas un jeu de combat. Il s’agit d'un Tetris-like, qui met
en scène quelques personnages de Street et de Vampire (Ryu, Ken, Chun-Li, Sakura, Dan, Gouki, Morrigan,
Donovan, Rei-Rei, Félicia, Anita, et 2-3 autres). Le principe est le suivant : vous avez des gemmes de
4 couleurs différentes (bleu, rouge, jaune, et vert) qu’il faut mettre ensemble pour former les plus gros
amas possible. Pour les faire exploser, vous avez besoin d’une boule de la couleur associée. Plus vous
faîtes de hits, plus vous avez de chances de déclencher un Super Combo (2 niveaux de puissance
possibles) qui va créer bien du souci à votre adversaire.
Un très bon jeu de réflexion bourré
de sympathiques animations, où on retrouve avec plaisir nos héros favoris, et qui plaira même aux filles
qui n’aiment pas la baston. Sur Xbox 360, le jeu est sorti en 2007 sous le titre Super Puzzle Fighter
II Turbo HD Remix.

(Plateformes:
arcade, Playstation, Saturn, PC, XBox 360)
POCKET FIGHTER
Septembre
1997. Une sorte de suite au Puzzle, sauf qu’on a droit à un vrai jeu de baston cette fois. Mais avec des
persos en SD (grosse tête et petit corps) mignons tout plein. Au passage, le jeu ne brille pas par son
nombre de personnages… Les mêmes que dans Puzzle, plus Zangief, Ibuki, et Tabatha (tirée du jeu de baston
War Zard pour ceux qui connaissent, ambiance heroic fantasy).
Cependant, le principe est très différent
d’un Street classique. Ici, seulement 3 boutons : poing, pied, et spécial (plus la provocation en appuyant
sur Start). Durant le combat, vous ramassez ou perdez des gemmes de couleur, qui augmentent vos 3 jauges
(poing, pied, special). Quand vous donnez un coup, votre adversaire perd ses gemmes (que vous pouvez alors
essayer de ramasser), et vice-versa. Ca fait penser à Sonic et ses anneaux dans le principe… Les enchaînements
sont hilarants. Vos persos se transforment en tout et n’importe quoi (Morrigan devient infirmière, Chun-Li
se transforme en Jill de Bio-Hazard, Sakura en bunny-girl, etc). Le jeu mise tout sur un côté comico-parodique
(ce qui ne l’empêche pas d’être technique pour autant). Les décors sont excellents eux aussi, avec de
nombreux autres personnages de la firme dans le décor (on voit Vega qui fait de la luge…)
C’est beau, coloré, vraiment attachant,
et ça permet de faire une pause entre deux jeux plus "sérieux". Un soft qui plaira aux petits comme
aux grands.




(Plateformes: arcade, Playstation, Saturn,
Wonderswan)
TYPING FIGHTER II
Mars
2000. Vous connaissez les Typing Game ? On doit taper sur son clavier le plus vite possible les mots qui
apparaissent à l’écran. Voici celui de Street Fighter, dans l’ambiance de SF II premier du nom. Sympa,
mais anecdotique.
(Plateforme: PC)
TYPING FIGHTER II PLUS
Juin
2000. Le même à 2-3 détails près.
(Plates-formes : PC)
Je vous
ai épargné le jeu de Mah-jong, les thèmes de bureau, et les banques de données…
BONUS STAGE
Les
fins des personnages dans la version pirate NES.

Et enfin,
parce qu’ils sont mal aimés, quelques jolies illustrations consacrées aux gros bourrins de Street (regardez
comme ils sont beaux! On sent toute l’âme de poète qui se détache de leur visage délicat...)





FINAL ROUND : quel avenir pour Street
Fighter ?

Voilà maintenant plus de 20 ans que dure Street Fighter… Toute une génération aura été marquée par Ryu
et Ken. Aujourd’hui encore, de nouveaux jeux mettant en scène les personnages de SF sortent de temps à
autres. Il n’en reste pas moins que la survie de SF est passée en partie par SNK. La série des Capcom
VS Snk aura été une formidable aubaine pour les deux éditeurs, chaque camp rameutant les fans du camp
adverse. En cette époque troublée où la baston 2D ne fait plus recette, il faut savoir se serrer les coudes…
Mais vous remarquerez que le dernier "vrai" SF fut le III 3rd Strike en 1999. Plus de 5 ans, déjà… Et
j’ai bien peur de ne jamais voir de Street Fighter IV (non-pirate, je veux dire), ce qui, de toutes façons,
poserait encore une fois un problème de chronologie. Capcom fait vieillir ses personnages au fil du temps.
En 2003, Ryu a fêté ses 39 ans, Ken 38, Chun-Li 35, Zangief 47, Dhalsim 51… Les personnages du III n’ont
pas fait leurs preuves et ne seront pas réutilisés. Il faudrait donc, encore une fois, inventer tout un
tas de nouveaux fighters. Ou alors, comme pour le Zero, on revient en arrière, mais là aussi, c’est délicat.
Shadoloo démantelé à la fin du II, la moitié des personnages ont accompli leur destin, on tourne en rond.
Or, en relisant ce dossier, je me suis aperçu de la chose suivante: malgré toutes ses qualités techniques,
ce sont les personnages qui font l’âme de Street. Ils sont irremplaçables. Vous allez me dire que j’attache
sans doute trop d’importance à l’univers et pas assez au côté baston. Peut-être, oui. Mais pour moi, les
deux sont indissociables. Ryu, Chun-Li, Guile, et les autres font partie de mon monde, et je rêve de rencontrer,
un jour, par hasard, au coin d’une rue, un karatéka en kimono blanc et au bandeau rouge…
SF fut l’un des deux ou trois plus gros
booms de l’histoire du jeu vidéo. Il donna par ailleurs ses lettres de noblesse au genre dit de combat,
et fut, en partie, à l’origine du succès de la fabuleuse Super Nintendo. C’est tout un pan de la culture
vidéoludique qui s’égrène sous nos yeux… Il ne fait aucun doute, que dans dix ans encore, la même aura
étincelante continuera à se dégager de cette série. Bien sûr, aucun jeu n’est parfait, Street pas
plus qu’un autre. Mais il fut, il est, et il demeurera à jamais.
YOU WIN !
LVD
Je dédicace
ce dossier à Alexis, l’un des plus grand amoureux de Street sur cette planète.
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