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La
boîte du jeu. Merci au site Hall of Light !
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Screenshots
provenant de la version Amiga.
Par-delà
les montagnes de nos froides régions, une prophétie ancestrale
s'est transmise de génération en génération en ces termes :
« Alors que l'ombre du mal planera sur les terres du Royaume
du Nord, semant sous ses ailes le malheur et la peur, un courageux
libérateur viendra combattre Zoras, le mal fait homme, et de
son glaive viendra nous libérer du joug de la terreur. Ce héros
énouveau souverain des Terres du Nord... »
Aujourd'hui,
l'heure est grave. Zoras, un sorcier malveillant, a mis en marche
sa terrible armée pour réaliser ses sombres desseins... Ayant
passé un pacte avec le mal, Zoras se lance à la conquête des
les Terres du Royaumes du Nord. Il faut l'arrêter... JE dois
l'arrêter !
Armé
de mon glaive et de mon bouclier, je me mets en marche vers
le chateau de Craggamoor, la lugubre demeure de Zoras, à la
rencontre de je ne sais quels monstres et autres ennemis infernaux...
Mon destin est à présent scellé...
Muni
d'un plan
des lieux, je parcours les Terres du Nord qui me mèneront aux
portes de la cité. Au bout de quelque distance, les montagnes
font place à une immense plaine désertique qui m'indique que
l'enceinte de la cité n'est plus très loin.
À
peine arrivé devant les hauts et fiers remparts qui ceinturent
la ville, je suis assailli par une armée humaine que je décime
de quelques coups de mon glaive à la lame effilée. Le sang
gicle et macule de rouge l'herbe asséchée par un soleil de
plomb...
Je
pénètre alors dans l'enceinte de la vile lorsque, tout à coup,
des pieux de bois jaillissent du pont sur lequel je me trouve
! Habillement, j'esquive chaque pieu et traverse tout le pont
pour atteindre les premières bâtisses de la cité.
Dans
les rues de l'ancienne ville, les agressions ne se font pas
attendre... Au bout de quelques mètres, je me retrouve nez à
nez avec un autochtone muni d'une hache qu'il brandit devant
moi. D'un coup précis, je le désarme et retourne son arme contre
lui. Cette dernière se plante entre ses deux yeux. Il s'écroule
sur le sol, rougissant les pavés glacés de son liquide vital...
Je continue ma progression en évitant les tonneaux que m'envoient
les habitants pour me freiner, tout en combattant les quelques
autres bûcherons qui m'attaquent.
Au
bout de la cité, un ennemi de taille me fait face. Armée d'une
massue, un géant qui me dépasse aisément de 2 têtes me barre
la route. De toute évidence, je dois le vaincre si je veux continuer
mon aventure.
Après
un combat soutenu, je lui assène finalement un coup sec, qui
m'a été enseigné, jadis, par un Barbare cimmérien, et qui me
permet de lui trancher la gorge. Sa tête, séparée de son corps,
roule sur le sol et finit sa course quelques pavés plus loin.
La voie est enfin libre et c'est dans le crépuscule que je rejoins
la Forêt...
La
Forêt... Cet endroit lugubre où les arbres sont tordus,
noueux et maudits par la main même de Zoras, le magicien maléfique.
Les créatures les plus fétides y ont été envoyées pour corrompre
et infester les Terres. Je m'en vais les purifier.
À
peine ai-je dépassé les premiers arbres, qu'un molosse à l'allure
de punk et sa massue surgit de derrière un tronc ! Plusieurs
de ses congénères le rejoignent alors pour lui prêter main forte...
L'union fait la force, comme on dit... Mais le glaive qui prolonge
mon bras a bien l'intention de faire fi de ce proverbe
! Et c'est dans un grand fracas de bruits de métal que je décime
ce groupe de décadents en moins de temps qu'il faut pour le
dire.
Plus
en avant, je rencontre un étrange animal. À mi-chemin
entre le scorpion et l'iguane, un couple de ces monstres s'avance
vers moi. Leur lenteur pour se déplacer me rassure... Mais c'est
avec surprise que je découvre avec quelle aisance l'animal se
sert de sa longue queue venimeuse ! Le crochet qui la termine
est une arme redoutable qui fouette l'air à chaque fois que
le monstre tente une attaque. Esquivant un à un tous les assauts
répétés, je parviens à occire les deux animaux, qui se transforment
instantanément en squelettes sous mes yeux !
La
Forêt de mon enfance, lieu mystique d'où sont nées les
plus vielles légendes et les plus étranges contes de Fées, est
à nouveau sereine. Je peux rejoindre ma prochaine étape
: le Cimetière.
Alors
que ce lieu de repos pour les âmes défuntes fut autrefois paisible,
je sens aujourd'hui comme un souffle maléfique lorsque je foule
sa terre... J'ai un mauvais pressentiment... Il fait déjà nuit
et des éclairs fendent sans cesse le ciel. Parfois, on peut
même entendre un loup hurler à la mort depuis les collines.
C'est dans cette ambiance lugubre et inquiétante, où plane une
odeur nauséabonde de mort, que je continue mon chemin.
Tout
a coup, le sol se met à trembler devant moi ! Une main décharnée
sort du sol. Je fais un pas en arrière par méfiance. La terre
s'ouvre alors complètement pour accoucher d'un zombie à moitié
putréfié et décharné. Voici donc mes prochains ennemis... des
morts-vivants !
Une
fois ces êtres d'outre-tombe retournés en enfer, je sors du
cimetière pour atteindre enfin les Terres maléfiques de Craggamoor,
où s'élève fièrement la sombre citadelle de Zoras...
Je
pénètre dans le château par une porte dérobée. Ses immenses
pièces anguleuses laissent résonner mes pas qui se mélangent
avec les bruits étranges qui s'échappent parfois des cloisons
de pierres...
Alors
que je progresse, par inadvertance je mets le pied sur une dalle
instable. Un déclic sourd s'échappe du sol. Une trappe juste
devant moi s'écroule d'un coup et tombe sur plusieurs mètres,
laissant un trou béant dans le sol. J'ai bien failli chuter
et m'écraser en bas. Le château est inquiétant et rempli de
pièges... je dois rester sur mes gardes.
Au
bout de la pièce m'attend un guerrier qui semble bien vouloir
stopper net ma progression. Il est armé d'un glaive et son bracelet
métallique laisse s'échapper des éclairs magiques mortels.
Une
fois le guerrier terrassé, je me dirige vers les escaliers qui
mènent dans les sous-sols du château.
Des
squelettes pendent sur les murs et des crânes humains
jonchent le sol... Ces lieux ont certainement servi à
des pratiques barbares et les pires tortures ont dû y
être perpétrées. Je me sens mal à l'aise. Tout à coup, un sorcier
vêtu de cuir noir surgit de l'ombre et m'agresse. Grâce à une
invocation magique, il a la possibilité de m'envoyer un éclair
foudroyant.
Mais
grâce à quelques coups de glaive bien placés, j'élimine le sorcier
qui s'évanouit dans les airs...
Je
reprends mon souffle un instant et décide de reprendre ma route.
Dans ce sous-sol, d'autres pièges se découvrent alors à mes
yeux : des flammes jaillissent de nulle part et filent dans
ma direction, espérant me brûler les pieds ; des murs s'écroulent
du plafond pour m'écraser...
...
des pieux surgissent du sol pour m'empaler ; et des coulées
de lave brûlante sont disséminées un peu partout.
Il
y a même des gouttes d'acide qui tombent du plafond pour me
défigurer... Mais après avoir évité tous les pièges, je
trouve finalement une plate-forme qui m'arrache à eux...
Sur
l'autre « rive » j'arrive devant une imposante statue
qui me barre la route. Elle représente une sorte de gargouille
immonde à la gueule entrouverte. Entre ses crocs, un énorme
rubis a été déposé. D'un coup d'épée je brise le précieux cristal,
ce qui déclenche un mécanisme qui retire la statue dans un grand
fracas...
J'emprunte
alors l'escalier qui s'est découvert devant moi...
Je
débouche dans un couloir illuminé par quelques torches qui brûlent,
fixées au mur... Un horrible monstre volant surgit alors
devant moi tout en effectuant des cercles pour m'empêcher d'aller
plus loin. Une sorte de chenille de pierre que la lame de mon
glaive laisse de marbre... Pour la détruire, une seule solution
: la dévorer ! Ou plutôt la faire dévorer... En effet, non loin
de là une monture tout aussi majestueuse qu'affamée m'attend
sagement.
D'un
saut agile je chevauche cet animal hybride, à mi-chemin entre
le cheval et l'aigle, qui se rue sur la chenille mutante et
la dévore sans concession.
À
présent, ma monture a repris assez de forces pour me permettre
de triompher du nouveau piège diabolique qui se profile à l'horizon.
Deux
murs de pierres se dressent devant et derrière moi, quand tout
à coup, de l'eau commence à remplir la cuvette ainsi formée.
Lorsque l'eau putride arrive à hauteur de mon visage, l'odeur
nauséabonde m'emplit les narines jusqu'à m'en faire suffoquer.
Heureusement, les sauts de ma monture me permettent de maintenir
la tête hors de l'eau. Cette créature me permet d'ailleurs de
déjouer tous les autres pièges du long couloir.
J'arrive
enfin dans une pièce du château très similaire à la première.
J'y rencontre une nouvelle fois le guerrier qui m'avait accueilli
à l'entrée du château. Je croyais pourtant l'avoir tué... Qu'à
cela ne tienne : je le vaincrai à nouveau !
Une
fois le guerrier disparu sous mes coups, j'atteins le donjon
principal du château grâce à des escaliers qui étaient dissimulés
dans une tour non loin de là...
Le
chemin est long et l'escalier en colimaçon me donne le tournis.
En haut de la tour, j'arrive enfin dans une grande salle aux
vitres imposantes. Dehors, il y a une pluie battante et
l'on aperçoit même les nuages qui ceinturent le donjon. Zoras,
le sorcier maléfique, est là.
Se
déclenche alors un combat acharné entre moi et Zoras. Il commence
par m'asséner d'innombrables rayons magiques et éclairs
électriques qui me pétrifient et m'affaiblissent à chaque fois
que l'un d'entre eux me touche. Heureusement, je vais pouvoir
me servir de toutes les fioles que j'ai trouvées et récoltées
tout au long de mon aventure. Tandis que certaines flasques
contiennent une potion régénératrice qui me soigne des blessures
infligées par Zoras, d'autres renferment un précieux liquide
qui matérialise, pendant quelques secondes, un écran protecteur
tout autour de moi.
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Après
plusieurs coups puissants, le sorcier se transforme en une créature
à l'image de sa cruauté : géante, immonde et encore plus résistante.
C'est une sorte d'hideux dragon qui se traîne laborieusement
en rampant sur le sol tel un serpent, grâce à son énorme abdomen.
De ses griffes acérées jaillissent des éclairs rapides. De son
ventre, naissent parfois des créatures volantes qui n'ont de
cesse de me mordre jusqu'au sang.
La
lutte est longue et difficile... mais je parviens finalement
à venir à bout de la bête. Le sorcier, affaibli, reprend alors
forme humaine et réintègre son enveloppe charnelle originelle.
Le combat touche à sa fin, je le sens. Rempli de courage et
de détermination, je redouble de puissance dans les coups que
je porte à Zoras. Au bout de quelques minutes, je parviens finalement
à le détruire pour de bon : ma lame s'enfonce une dernière fois
dans le thorax du magicien... qui disparaît dans les flammes
de l'enfer...
Mon
aventure se termine enfin...
Las
de tous ces combats, je m'en retourne sur mes Terres natales...
vers le Grand Nord.
La
prophétie est accomplie : j'ai vaincu et détruit Zoras. Le sorcier
et sa magie noire ont rejoint les profondeurs des Enfers. Et
c'est dans la joie que les habitants des Terres du Nord me proclament
nouveau souverain et défenseur de la contrée. La lumière revient
et les légions macabres de l'obscurité qui avaient été invoquées
par Zoras retournent dans les ombres... À jamais...
FIN.
Sword of Sodan est un jeu qui, malgré ses animations
perfectibles (deux à trois sprites par animation seulement)
et son gameplay très limité, a marqué sur Amiga.
Ses graphismes somptueux et son ambiance heroïc-fantasy en ont
fait un hit à l'époque.
Lorsqu'on
met le jeu en pause ou qu'il estime qu'il y a eu une longue
période d'inactivité, quelques écrans explicatifs assez sympathiques
s'affichent :
Quelques
écrans de la superbe version Megadrive :
TITAN
(http://AmigaMuseum.ue.st , http://SOTB.free.fr
& http://JimPower.ue.st)