Pilotwings
Date de lancement : 21 décembre 1990 au Japon (92 en Europe)
Système : Super NES
Éditeur : Nintendo
Développeurs : Nintendo Corporate.ltd
Tête pensante : Shigeru Miyamoto
En un mot : MODE 7
Une chanson : I’m gonna fly like an eagle (Steve miller band)

Depuis tout petit je suis fasciné, comme tout les mômes je pense, par les avions et tout ce qui a conquis le
ciel… Alors le fait de pouvoir apprendre à voler et qui plus est sur une console Nintendo vous n’imaginez pas le bonheur
!!! (Surtout lorsque le père noël vous le met sous le sapin)
Flashback
Je vous fais grâce de l’attente jusqu'à minuit instaurée
par le joug paternel et du repas qui pour moi ne fut pas trop arrosé (je me suis rattrapé depuis et j’ai sûrement
pris même de l’avance, mais certainement moins que Phyl) mais assez parlé du contexte d’acquisition et prenons
de la hauteur…
Non il n’y a pas d’indiens c’est un courant ascendant
« Alors vous voulez tutoyer les oiseaux ? » nous hurle dans
les oreilles l’instructeur de l’école de vol, ce à quoi nous répondons d’un oui timide impressionné
par la stature du susnommé, « eh bien il va falloir gagner vos gallons !!! Allez en piste !!! ».
À ces mots, nous suivons la large carrure sur la piste de décollage,
la peur au ventre certes, mais nous ne reculerons pas devant le plaisir d’enfin quitter le plancher des vaches…
Voilà pour l’interlude afin de vous mettre dans l’état d’esprit de Pilotwings,
vite la suite avant que le soufflet ne retombe…
Welcome to the Academy
Pilotwings est un ovni dans les productions de l’époque et ce quelles que
soient les machines d’accueil, non pas parce qu’il propose d’affronter la gravité mais plus dans la façon de le
faire…
Le jeu prend place dans une école de pilotage où vous venez
passer vos licences de vol dans diverses disciplines comme l’avion, le parachute, le jet-pack, le deltaplane…
La première licence
Pour obtenir vos licences (qui font aussi office de password, le jeu ne
comportant pas de pile de sauvegarde) vous devrez atteindre un score défini au début de la zone de test, celui-ci équivalant en moyenne à un 70% dans chaque épreuves (donc, si vous faites 100 pts dans une vous pouvez
vous vautrer lamentablement dans une autre ce n’est pas trop un soucis).
Manche à balai ?
Tout ceux (et je sais combien ils sont nombreux) qui ont déjà
goûté à la simulation de vol rigolent doucement dans leur barbe depuis tout à l’heure je le sais
: « de toute façon ça doit être nul, comment recréer le plaisir de voler avec un pad… ».
Eh bien bandes de médisants, vous vous mettez le doigt dans l’œil
jusqu’au coude !!!
Simplicité évangélique
La maniabilité est pensée comme dans toutes les productions
Miyamoto, c’est-à-dire ergonomique à l’extrême !!! Avec une croix directionnelle et deux boutons les machines
dont aurait rêvé Icare lui même répondent au doigt et à l’œil (celui qu’il vous reste puisque
dans l’autre vous avez toujours votre coude) et un mot comme en cent c’est le panard !!!
Aller plus haut…
Cet article n’étant pas dédié à une chanteuse
surfant sur la vague braillarde « céline dionesque » vous aurez compris que nous allons parler des différents
modes de jeux…
Vous pourrez piloter trois types d’engins lors du passage des licences
:
- Le Biplan.
- Le Jet-Pack.
- Le Deltaplane.
Les épreuves
Suivant votre avancement dans le jeu vous devrez réaliser de nouvelles
choses (par exemple pour le Biplan, la première épreuve sera de suivre un tracé et d’atterrir, la seconde
de décoller, passer dans des anneaux à altitudes variées puis atterrir sur une des deux pistes et dans
les autres je vous laisse découvrir…)
Les plus observateurs d’entre vous auront remarqué le parachute sur le screenshot ci-dessus, qui est aussi une épreuve, mais cette fois-ci la machine c’est vous !!! Vous devrez traverser les anneaux
rencontrés lors de votre descente et finalement atterrir sur une zone définie qui au fil des licences passe
du champ du Montana au timbre poste…
Le champ du Montana
Les contrôles peuvent paraître confus, surtout avec le jet-pack,
mais il n’en est rien car c’est juste le temps de comprendre qu’il faut prendre en compte l’inertie des appareils et ce qui
pourrait être considéré comme un défaut n’en est pas un, mais une nouvelle fois une nouveauté
radicalement prenante qui, une fois acquise, devient indispensable.
Si la maniabilité est poussée à son paroxysme, ce n’est pas un mal car
dans des missions comme celle du Biplan vous aurez à être précis lors de l’atterrissage puisque c’est
souvent lui qui vous apporte les points nécessaires à l’obtention de la licence tant convoitée…
Encore ?
Lorsque vous aurez passé vos premières licences vous serez
recruté par les services secrets pour une mission en hélico afin de sauver vos instructeurs (code : 108048).
Une fois celle ci passée, vous accéderez au niveau supérieur pour de nouvelles épreuves plus difficile
(avec désormais gestion de la météo…).
De plus, si vous réunissez les conditions requises (atterrir en parachute sur une
zone mouvante de taille réduite à la portion congrue…), vous aurez accès à une des épreuves
bonus : soit le pingouin où vous devrez plonger dans une des zones de la piscine pour scorer, soit le bonhomme à
ressorts où vous devrez avancer de trampolines en trampolines pour enfin atterrir dans une zone de score.
Le Jet-Pack
Ces épreuves bonus vous permettrons de passer les licences
plus facilement car elles vous apporteront des points supplémentaires.
Pour conclure…
Pilotwings pourrait être considéré comme une démo
technologique du lancement de la Super NES, car c’est une des premières production utilisant le mode 7 mais ce serait
un tort !!!
Malgré une approche très arcade, console oblige, ce jeu remplira aisément
les velléités des aspirants Icare qui recherchent un moment de détente parmi les cieux.
S'il y avait un reproche à faire à ce titre (mais seulement en cherchant la
petite bête), ce serait l’absence d’un mode « vol libre » qui permettrait de s’immerger encore plus dans
l’univers Pilotwings.
Je ne m’étais pas replongé dans Pilotwings depuis la SNES et je peux vous affirmer que ce titre n’a pas pris une ride (même sur émulateur)...
L’univers Pilotwings ne s’est pas arrêté avec la Super NES,
voyez la suite…
Pilotwings 64
Date de lancement : septembre 1996
Système : Nintendo « ULTRA » 64
Éditeur : Nintendo
Développement : Paradigm Entertainment.inc
Pilotwings 64 n’est pas une production Nintendo a part entière,
cette fois-ci c’est Paradigm (voir en fin d’article) qui s’y colle et même si passer derrière un Miyamoto pourrait
tenir des coulisses de l’exploit, Pilotwings 64 est une réussite et c’est tout à leur honneur.
Je vais éviter de parler des principes de jeux car ils sont sensiblement les mêmes
hormis le système de licences qui a disparu au profit des médailles (ce qui permet de rallonger sensiblement
la durée de vie en vous forçant à être meilleur sans vous bloquer la progression dans le jeu).
Le passage à la N64 rend un jeu déjà très sympa graphiquement
en véritable chef d’œuvre graphique (la palette des couleurs y est pour beaucoup) mais l’esprit du premier opus semble
lointain et le charme de celui-ci occulte un peu le nouvel univers (la patte Miyamoto encore et toujours je pense) créé
par Paradigm.
L’aile delta
Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, ce jeu est fantastique
lui aussi et même en ayant pratiqué le premier des centaines d’heures j’ai vraiment apprécié celui-ci.
Il y a de nouvelles idées géniales, comme la descente du ravin en aile delta
ou les missions où vous devrez photographier un objectif et selon la qualité de votre cliché vous obtiendrez
les points nécessaires à l’obtention de la tant convoitée médaille d’or.
Le tableau des épreuves
Le type d’épreuves est désormais moindre (Deltaplane, Jet-pack
et Gyrocopter) mais ceci est rattrapé par de nombreuses variantes dans chaque catégories (et plus que bien rattrapé
!!!).
Le fait que l’ambiance soit moindre est aussi sûrement dû au choix
des personnages car le premier opus vous mettait en action, alors que celui-ci vous impose d’incarner un des 6 personnages, donc
l’immersion est moindre mais, au risque de me répéter, cela ne veut pas dire que ce jeu est nul bien au contraire
celui-ci est plus que prenant.
Pour conclure, même si Miyamoto n’est plus aux commandes et que la technique a évolué,
le plaisir est toujours là !!!
Si un jour vous croisez ce jeu dans les occases d’un magasin de jeux vidéo
foncez car c’est du pur bonheur (et ne comptez pas sur moi pour vous mettre la rom car je ne le ferai pas, on trouve encore
ce jeu et à pas cher et la console aussi à moins de 200F).
Les 6 persos à incarner
Le développeur : Paradigm Entertainment inc.
Paradigm Entertainment était connu jusqu’au 22 avril 1997 sous
le nom de Paradigm Simulation, cette appellation justement acquise lors de la conception de simulateurs en temps réel
et scénarios de réalité virtuelle pour les militaires et les grands groupes commerciaux.
Paradigm a acquis sa réputation en développant des solutions logicielles pour
la NASA, BMW ou encore Silicon Graphics.
Leur savoir faire dans la simulation professionnelle leur a permis de réaliser des
jeux facilement et, au lieu de se concentrer sur la technique qu’ils maîtrisaient, ils pouvaient passer leur temps sur
le gameplay et les éléments novateurs.
Paradigm a développé sur N64 jusqu’en 2000 de nombreuses simulations automobiles
mais toutefois sans atteindre le niveau de Pilotwings. Ils ont aussi a leur actif Beetle Adventure Racing et leur dernier titre Looney Tunes: Duck Dodgers Starring Daffy Duck.
Infogrames a racheté il y a peu Paradigm et leur a fait développer
des titres sur PS2 : Spyhunter et MX Rider (ce dernier étant une somptueuse daube malgré
un moteur physique proche de la perfection, qui plus est édité sous le label Atari [DOUBLE
BLASPHÈME]).
Il est donc difficile de trouver des infos sur Paradigm vu que leur ancien site web n’est
plus et que l’ogre Bonnel a encore une fois tué la poule aux œufs d’or…
C’est donc sur cette note bien triste que ce conclut cet article mais
pour ne pas rester en mode déprime espérons que le Terminator 2 qu’ils nous préparent sera digne de leur
passé glorieux…
Bon vol !!!
Carl CONDETTE aka The Shadow Fighter
aka MAZE007