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La
boîte du jeu. Cliquez sur une image pour une version plus grande. |
Alors
que les simulations de commandos antiterroristes font désormais
la fortune de certains éditeurs, il est important de souligner
qu'Infogrames avec son Opération Jupiter fut
le pionnier. Swat
de Sierra, Rainbow Six et Rogue Spear
d'Ubi Soft, ou encore Counter Strike sont autant
de jeux qui vous mettent dans la peau de ces troupes d'élites
américaines prêtes à intervenir dès qu'une
situation l'exige. Mais
en 1988, c'est dans la peau d'un gendarme français de l'unité
du GIGN (licence officielle) qu'il vous revient de neutraliser les
otages. Pour une fois qu'on incarne un héros bien de chez nous
!
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L'écran
d'introduction sur Amiga. |
Une
prise d'otages vient d'être commise dans une ambassade. Des
terroristes très dangereux et déterminés menaçent
d'exécuter l'ambassadeur si leurs revendications ne sont pas
écoutées et mises à exécution. Le gouvernement
décide alors d'envoyer le GIGN sur cette mission.
Le
soft se découpe en plusieurs phases de jeu, correspondant
aux différentes étapes de l'intervention d'une équipe
du GIGN.
Placement
des snipers
Ainsi au début de la mission (qui est invariablement la même)
vous devez placer vos trois snipers aux alentours de l'ambassade.
La séquence se présente sous la forme d'un scrolling
horizontal où vous dirigez vos hommes, un par un, dans la pénombre.
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Les
croix représentent les trois emplacements
que Delta, Mike et Echo doivent rejoindre. |
C'est
parti pour Delta : à fond et dans l'ombre. |
Il
vous faut faire preuve de furtivité et éviter les projecteurs
des terroristes car une fois pris en pleine lumière c'est le
tir aux canards ! Vous disposez de quelques mouvements (course, roulade)
et surtout de la possibilité de vous mettre à l'abri
derrière une porte, une fenêtre ou un muret.
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Hop,
à l'abri dans l'entrée pour éviter les
projecteurs. |
Une
roulade pour aller plus vite ! |
Sécurisation
des fenêtres pour intervention
Vos
hommes (restants) en place, c'est une séquence de sniper qu'il
faudra maîtriser. Cette fois à travers la lunette de
votre fusil, vous devez sécuriser
une zone par laquelle vous pourrez intervenir en rappel. Il faut scruter
les fenêtres de l'ambassade (3 façades, chacune disposant
de 3 étages et de 3 fenêtres par étage) jusqu'à
trouver une pièce tranquille, ou bien faire le ménage
complet de ses occupants.
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Descente
en rappel depuis l'hélicoptère. |
Trois
hommes prêts à agir sur le toit,
deux autres en couverture (oui, Delta s'est fait tuer). |
En
parallèle, du toit de l'ambassade vous lancez alors vos hommes
en rappel jusqu'à la fenêtre préalablement sécurisée.
Si les snipers ont bien fait leur boulot, votre homme brise les carreaux
et se retrouve dans la place en toute sécurité.
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Mike
est en place... Une ombre derrière la fenêtre que
Tango veut briser... Terroriste ou otage ? |
Intervention
dans l'ambassade
La
séquence suivante est la dernière de la mission. Désormais
vous contrôlez vos hommes dans l'ambassade à travers
une vue en fausse 3D. Vous pouvez passer d'un homme à un autre
par les touches de fonction et vous disposez d'autant d'hommes que
vous avez réussi à faire entrer dans le bâtiment.
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Arrivée
musclée. |
Hôtel
commence ses investigations. |
Le
déplacement se fait case par case, comme dans Dungeon
Master. Une carte vous permet de vous repérer
dans les différents niveaux de l'ambassade et vous indique
la présence de vos ennemis (la version PC en CGA 4
couleurs était plus difficile car elle ne permettait pas de
distinguer les otages des terroristes sur cette carte !). Il faut
alors nettoyer la zone sans commettre de bavure sur la personne des
otages. Bien entendu la misson est
chronométrée par l'ultimatum des terroristes.
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Élimination
d'un terroriste dans le couloir.
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Tango
sera-t-il le plus rapide ? |
Fin
de la mission
Lorsque
tout est terminé, le briefing de fin de mission apparaît
comme la Une d'un journal, annonçant en gros titre "Bavure
à l'ambassade" ou bien
"Succès retentissant du GIGN". Le ton du titre est bien franchouillard.
On reconnaît les uniformes familiers des gendarmes, leurs estafettes
et autres R18, ainsi que les décors des quartiers chics parisiens.
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L'écran
final, quel que soit le résultat de la mission. |
La
principale qualité d'Opération Jupiter
est de proposer un gameplay varié dans une mission
cohérente et empreinte de réalisme. Le principal défaut
est de proposer une seule et unique mission de prise d'otages en ambassade.
Opération Jupiter est donc un précurseur
dans la vague de titres action/infiltration à la Rainbow
Six. Les éléments de son gameplay
sont désormais, technique aidant, directement intégrés
dans une vue à la première personne. Les développeurs
avaient astucieusement contourné les difficultés techniques
pour proposer un soft varié. La réalisation très
satisfaisante proposait une animation très bien rendue notamment
lors des premières phases du jeu, la partie en 3D fil de fer
étant moins impressionnante.
C'est
l'équipe du studio EDEN d'Infogrames qui réalisa ce
soft (Ils sont à l'origine de Nord
& Sud, V-Rally et des horreurs comme
les Schtroumpfs ou Tintin) et lui
donnèrent même un semblant de suite avec Alcatraz
en 1992.
À
noter que la version américaine distribuée par Mindscape
se nomme Hostages.
Eh oui, le GIGN ne bénéficie pas d'une notoriéte
internationale...
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Version
Amiga. |
Version
Spectrum. |
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Version
C64. |
Version
Amstrad. |
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Version
BBC. |
Version
NES, le titre est différent. |
Djib