Le 1er site en français consacré à l'histoire des jeux vidéo
Megaman X - La série
Année : 1993
Système : PC, Playstation, Saturn, SNES
Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Genre : Action / Plate-forme

MEGAMAN X3

Arrive ensuite Megaman X3 en 95 sur Super Famicom, Saturn et Playstation. Les versions Sat et Play ne sont que des copies de la version Super, avec d'horribles chargements en plus, et des bandes sur le coté affreuses sur la version Saturn... en plus de la maniabilité affreuse avec la manette Saturn, ça ne le fait pas trop pour la version Sega :-( Heureusement, de jolies cinématiques et une bande son sur support CD rendent ces versions 32-bits intéressantes malgré tout.

C'est le seul que je n'ai pas fini, la version Saturn que je possède étant vraiment trop médiocre. Cependant, j'ai quand même relevé pas mal de choses : un scénario plutôt bidon cette fois-ci, mais beaucoup d'innovations qui en font un épisode excellent (d'ailleurs ils sont tous excellents !). Parmi ces innovations, la possibilité de jouer, certes peu mais quand même, avec Zero ! On peut enfin manier l'un des personnages les plus charismatiques de toute l'histoire du jeu vidéo (mes propos n'engagent que moi bien entendu :) ), mais par contre il ne peut affronter de boss (pourtant ce serait plus facile avec lui !) et s'il meurt une seule fois on ne peut plus jouer avec lui de tout le jeu. Par ailleurs des améliorations pour les robots qu'on trouve occasionnellement existent, Vile fait une réapparition au cours du jeu et d'autres choses se passent encore...

MEGAMAN X4

Puis vient l'heure du changement avec, en 1997 sur Saturn et Play, Megaman X4. Cette fois-ci nous sommes entrés dans l'ère des 32-bits, les graphismes sont plus avancés, les persos plus gros, et la guerre des robots prend une autre dimension (à partir de cet épisode on ne revoit plus le Docteur Cain). Le scénario devient plus conséquent. Il était temps. Cette fois-ci, il s'agit d'une guerre interne entre les gentils (comme s'ils en avaient besoin) : la Repliforce et les Reploids. En effet, Sigma, encore de retour, manipule le chef de la Repliforce et s'arrange pour que les deux camps, Repliforce et Reploids, se tapent dessus. La Repliforce détruit une ville et la guerre s'enclenche, mais là, changement majeur, vous pouvez choisir de faire l'aventure avec Zero ou X (ce sera d'ailleurs l'unique épisode où vous pouvez jouer à 100% avec Zero).

On a de nouveau 8 stages truffés de monstres avec des boss appartenant chacun à la Repliforce ou aux unités de Sigma, et Zero comme X ont un soutien secondaire quand ils rentrent dans la base : la belle Iris pour Zero, la sœur du Colonel (ennemi de Zero puisqu'il fait partie de la Repliforce), et Double pour Megaman. Tous les deux vont à la fin du jeu, juste apres que vous avez défait le Colonel, s'affronter aux héros, et mourront (la fin est triste particulièrement entre Zero et Iris, puisqu'on a le très original « I love you » qu'elle lui lâche juste avant de s'éteindre). Vous devez ensuite, comble d'originalité, combattre Sigma. D'après ce qu'on en voit dans X5, la vraie fin semblerait etre celle avec Zero puisqu'on annonce clairement que c'est lui qui a vaincu Sigma, et en plus dans X5 avant de mourir (vous inquiétez pas il reviendra encore, il est increvable !) Zero mentionne Iris... Par ailleurs tout amateur de Megaman aura reconnu la silhouette du Docteur Willy, le méchant de la série Megaman, qui se révèle donc être le créateur de Zero, ce qui explique pourquoi ce dernier était à la base un destructeur et non un pacifiste (quoi que dans sa vision pacifiste des choses Zero fait le ménage quand même, pour notre plus grand plaisir :-)
Encore une fois, c'est un épisode réussi, les graphismes et le gameplay sont au rendez-vous, la difficulté moins, mais certains bonus sont assez bien planqués et vous devrez faire le jeu avec les deux persos pour en découvrir toutes les facettes.

S'ensuivent trois années de blanc, durant lesquelles Capcom à la surprise générale sort un dernier épisode de Megaman : Rockman & Forte, sur Super Famicom, un jeu très réussi et repoussant les limites de la console. D'autres jeux Megaman sans intérêt verront le jour, ayant pour simple but de satisfaire un public avide de 3 dimensions, la série des Megaman Legends est donc née (j'aurais préféré qu'on égorge le bébé dans son landau mais bon passons).

MEGAMAN X5

Nous arrivons en 2000 et voila que débarque un nouvel épisode, Megaman X5, certes en 2D mais plus médiatisé et ayant pour but de sensibiliser de nouveaux joueurs, ce qui n'est pas déplaisant vu que cela ne transforme pas les anciens vétérans en loosers et que tout le monde peut en profiter.
Le jeu n'est pas spécialement difficile, vous pouvez choisir entre Zero et Megaman au début mais après vous pourrez au choix utiliser l'un des deux persos. Certains passages ne sont accessibles avec l'un, certains qu'avec l'autre. Une nouvelle innovation est mise au point : le système des armures. Dans le jeu, vous collectez des morceaux d'armures et quand vous avez une armure complète vous pouvez l'équiper à X (Zero n'en a pas, sauf si à la fin vous trouvez la capsule secrète avec le Docteur Light qui vous colle une armure noire surpuissante). Le jeu n'est pas très difficile mais assez plaisant, bien que le stage du sous-marin fasse un peu « fainéant », puisqu'il reprend exactement la même musique que dans Megaman X2.

À part ça on s'amuse assez à chercher les bonus, même si le système de jeu très bien pensé n'est pas encore assez développé, à mon sens : il reste certains points imprécis. On peut obtenir des améliorations d'un type ou d'un autre selon ses choix après avoir battu le boss final, et pour ma part cela me gêne car on ne peut finir le jeu de façon « cartésienne », parfaite. On peut également dénigrer que les Reploids à sauver dans le jeu ne soient pas répertoriés, etc., etc. comme dans X6, mais on ne peut pas tout avoir non plus. Le dernier stage est réussi, avec une très belle musique au piano, un décor très original et un jeu avec les lasers mortel (dans les deux sens du terme, car dès qu'on touche un laser, couic !)

Niveau scénario, Sigma, vexé de s'être pris une raclée par Zero au dernier épisode, veut détruire la Terre en envoyant un astéroïde dessus et engage le mercenaire Dynamo pour l'aider, pendant que se répand un virus transformant les gentils en méchants. Vous devez parcourir les 4 coins du monde pour récupérer des pièces susceptibles de remettre en marche le canon géant qui pourra détruire l'astéroïde. Malheureusement, même avec toutes les pièces elle n'est pas détruite, et vous devez activer un vaisseau en allant à nouveau chercher des pièces à droite et à gauche dans les stages. Zero décide alors d'aller se crasher sur l'astéroïde pour l'empêcher de tomber sur terre, ce qui est cette fois une réussite mais silence radio, on n'entend plus parler de Zero. Heureusement vous finissez par le retrouver peu après, mais X redoute que Zero soit contaminé par le virus, et les deux se tapent dessus. À la fin du combat, Sigma, qui avait diaboliquement orchestré tout ça, essaye de les tuer tous les deux mais Zero l'en empêche. Ensuite, vous arrivez au stage final de Sigma, et après l'avoir vaincu avec X et Zero, celui que vous n'avez pas pris débarque, ce qui réjouit Sigma qui vous tout faire péter avec les deux persos. Mais Zero ne l'entend pas de cette manière et se sacrifie glorieusement pour sauver X... et meurt ! Voila comme se termine X5.

MEGAMAN X6

Zero est immortel, il revient dans Megaman X6, sorti début 2002, et qui est l'épisode le plus abouti à mon sens. Un véritable chef d'œuvre qui n'est cependant pas destiné aux néophytes comme ce fut le cas pour l'épisode précédent. L'action se déroule 3 semaines après la mort de Zero et le sauvetage in extremis de la Terre. Un certain Docteur Gate trouve un morceau d'ADN sur un champ de ruine, et il se trouve qu'il s'agit de Zero. L'échantillon est parfait, et le Docteur décide de répandre par son intermédiaire un virus appelé le « Nightmare », qui contamine et transforme les lieux. Vous commencez le jeu avec X, qui doit aller combattre un monstre quelconque, mais au moment le de vaincre une sorte de fantôme de Zero apparait et l'achève, puis disparait. Mystère mystère, Zero serait-il donc encore en vie ? Pendant ce temps, le Nightmare se propage à outrance et vous devez aller le combattre.

C'est là que vous comprenez que l'innovation porte ses fruits et que le jeu est d'une richesse réellement sensationnelle :

  • 3 fins différentes possibles selon que :
  • Vous retrouvez Zero, qui a été reconstruit, et finissez le jeu avec X.
  • Vous ne retrouvez pas Zero et X à la fin se dit qu'il continuera à le chercher.
  • Vous retrouvez Zero et terminez le jeu avec lui (ce qui est difficile), et avez le droit à une fin très originale où il se fait cryogéniser pour une durée de 100 ans afin de protéger l'avenir (voila le début de Rockman Zero, la nouvelle série sur GBA, le décor est posé)
  • Des souls à collecter en tuant vos ennemis pour augmenter vos capacités de transport d'objets, objets collectés en sauvant des Reploids.
  • 128 Reploids dispersés dans les 8 stages, à raison de 16 Reploids par stage, contenant pour certains des objets ou des cœurs de vie supplémentaires, mais qui si vous les laissez approcher par un monstre mourront et ne reviendront jamais, ce qui fait qu'il est très dur de sauver les 128, et vous devrez recommencer beaucoup de fois (si vous sauvez un perso qui donne un cœur en plus seul le perso qui l'a sauvé en bénéficiera, ce qui veut dire que si vous voulez une partie parfaite avec Zero, vous devrez faire très attention au début de ne pas sauver les Reploids qui donnent des bonus avec X, en les connaissant et en plus vous devrez faire très attention qu'ils ne se fassent pas tuer).
  • Un système d'armure toujours très efficace.

Conclusion

Et voila, une fois que vous avez achevé X6 vous connaissez le destin futur de nos héros... sans savoir toutefois quelle serait la bonne fin, puisque d'une part Rockman Zero GBA laisse penser que Zero s'est bien fait endormir, et les clichés de X7 montrent que Zero est là. Justement, X7, parlons-en. Comme je l'ai dit, il risque d'être pitoyable, sur PS2 et en 3D : un gâchis monumental, encore un édifice qui s'écroule... Sans commentaires, espérons que Capcom va vite oublier ce brouillon raté !

Page 2 sur 2
>>>
Un avis sur l'article ? Une expérience à partager ? Cliquez ici pour réagir sur le forum
(48 réactions)