Ocean,
la firme spécialisée dans les adaptations vidéoludiques
de licences cinématographiques à succès
comme Terminator 2, Addams
Family, ou encore Total Recall,
ne pouvait passer à côté de l’un des
plus gros cartons du box-office américain de la fin des
années 80 : L’arme Fatale. Planquez-vous,
le duo de choc de la police de Los Angeles est sur l’affaire
!
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| Sobre
et efficace, cet écran titre, on n’est
pas là pour rigoler. |
Le
commissariat, point de départ des aventures
de Riggs et Murtaugh. |
Chuis
trop vieux pour ces c… ! (Murtaugh)
Coïncidant
avec la sortie du troisième opus dans les salles obscures,
Lethal Weapon se présente comme un savant
mélange entre un jeu de plates-formes et de tir, dont
la trame scénaristique reprend les scénarii des
trois films de Richard Donner sortis respectivement en 1987,
1989, et donc 1992, étalés sur quatre niveaux
au parcours de taille fort respectable, découpés
chacun en trois parties, et aux thèmes variés.
Ainsi, la première mission emmènera le joueur
sur les docks de Los Angeles, à la poursuite de blanchisseurs
d’argent ; la seconde le plongera dans les égouts
jusqu’au métro à la recherche d’une
bombe ; la troisième le conduira dans une usine désaffectée,
à la rescousse de Leo Getz retenu en otage ; et enfin,
la dernière mission consistera à neutraliser un
groupe de narcotrafiquants qui ont pris d’assaut le siège
d’une compagnie pharmaceutique. Si les trois premières
missions sont attaquables dès le début de la partie
indépendamment les unes des autres, à partir du
commissariat, la quatrième ne sera déblocable
qu’une fois celles-ci achevées. En cadeau bonus,
comme dans les flims de la série, l’action ne s’arrête
pas totalement, puisque après avoir bouclé les
quatre missions, Riggs et Murtaugh devront neutraliser des terroristes
qui ont infiltré et neutralisé le commissariat
lui-même !
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| Riggs
dégaine toujours le premier. |
Murtaugh,
lui, se la joue plus patient. |
OK
! OK ! OK OK OK ! OK ? (Leo Getz)
Pour
mener à bien les objectifs, licence Warner Bros oblige,
le choix sera proposer d’incarner soit l’inspecteur
Martin Riggs (Mel Gibson), soit l’inspecteur Roger Murtaugh
(Danny Glover). Ne vous emballez pas, la sélection portera
plus sur une affinité esthétique qu’autre
chose, étant donné qu’il n’y a aucune
différence de gameplay entre les deux compères.
Il n’est possible de changer de personnage qu’entre
deux missions, en allant faire un tour dans les vestiaires du
commissariat. L’animation des personnages est assez réussie,
et leur démarche assurée correspond assez à
l’esprit de la série. Nos héros peuvent
tirer, s’accroupir, sauter, et neutraliser les bad boys avec un gros coup de pied japonais dans les dents.
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| Bon,
il y a quand même des fois où Riggs est
obligé de patienter. |
Murtaugh,
quand il joue les imprudents, il le paie. |
Là,
il fait un méchoui avec ses c… sur Hollywood Boulevard.
(Murtaugh)
Les
connaisseurs du catalogue Ocean reconnaîtront certainement
le moteur du jeu Addams
Family, et ils auront raison, puisque Lethal
Weapon en reprend une bonne partie, avec néanmoins
quelques différences notables. Ainsi, un beau scrolling
avec axes multiples a remplacé les écrans fixes,
et si la taille des sprites correspond sensiblement à
celle d’Addams
Family, les amplitudes et les distances de saut
ont été franchement raccourcis, engendrant l’une
des causes de mortalité les plus importantes et les plus
exaspérantes de ce jeu. Riggs et Murtaugh ont beau être
de super flics, s’ils sautent de trop haut, c’est
la sanction directe, la vie en moins ! Dans le même esprit,
la liberté d’exploration a été abandonné
au profit de parcours semi-linéaires, parsemé
de subtilités typiques des jeux de plates-formes (interrupteurs
d’activation de supports en mouvements, timing de sauts…).
Par contre, les développeurs se sont toujours autant
éclatés à truffer le jeu de passages secrets
menant à des pièces bonus, et vue la difficulté
du soft, elles s’avèrent quasiment indispensables.
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| Un
tour dans les vestiaires, et on change de personnage. |
Les
boss ne font pas quinze mètres de haut, mais
ils ont de très gros arguments. |
On
a frisé la catastrophe… (Riggs)
Car
il va falloir s’accrocher, les enfants ! Lethal
Weapon est également un jeu de tir, et les ennemis
n’hésitent pas à plomber le héros
dès qu’ils en ont l’occasion. Si les premiers
tombent au premier pruneau reçu, dans les derniers niveaux,
pas moins de cinq balles seront nécessaires pour les
abattre, sauf si vous décidez de jouer les kamikazes
et de les maîtriser au corps à corps. Le pire survient
lorsque les phases de plates-formes et de tir sont combinées
: après quelques acrobaties périlleuses, il n’y
a rien de plus frustrant que de perdre à cause d’une
roquette qui propulse le héros dans le vide. Le nombre
de vies est limité, comme la résistance aux coups,
et le nombre de balles dans le chargeur. Un système de
mot de passe très classique permet tout de même
de parcourir l’aventure en plusieurs fois.
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| Le
commissariat est attaqué ! Attention aux roquettes. |
Voici
le responsable de tout ce foutoir… Bon courage
pour l’abattre. |
Tu
faisais encore dans tes couches, j’avais déjà
mon permis de conduire ! (Murtaugh)
Lethal
Weapon est sorti quasi-simultanément sur les
représentants de la micro de l’année 1992.
Les captures d’écran de cet article proviennent
de la version Amiga, fort réussie, tout comme
son homologue ST (comme d’habitude) : mention
spéciale à la bande sonore, de très bonne
facture, agrémentée de quelques trop rares bruitages
mais bien enregistrés (les tirs de flingue sont étonnants
de réalisme). Un coup de chapeau à la version
PC, qui, si elle perd toujours un dégradé
ou deux, et se retrouve toujours avec un environnement sonore
inférieur, ne fait pourtant pas figure de parent pauvre,
avec une réalisation très soignée, et une
jouabilité intacte ; mon expérience de ce jeu
s’est principalement faite sur ce support, et j’en
garde d’excellents souvenirs. Je ne pourrai me prononcer
sur la version C64, mais de ce que j’en ai vu,
elle semblait tout à fait à la hauteur des capacités
de la bécane.
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| Un
bug ? Non, une plate-forme secrète. |
La
vie de héros, ce n’est vraiment pas facile
tous les jours. |
Eh
! Eh ! J’pourrais avoir un flingue ? (Leo Getz) - La ferme
!! (Riggs et Murtaugh)
Lethal
Weapon est également sorti sur SNES,
dans une adaptation complètement retravaillée
par Eurocom : sprites redessinés, décors refaits,
couleurs modifiées, barres d’état repensées.
En cadeau bonus, Eurocom a même rajouté une mission
supplémentaire, le nettoyage d’un immeuble en construction,
et totalement refait les niveaux originaux, en gardant seulement
les thèmes graphiques. Je ne pourrai nier la qualité
esthétique de cette version ; néanmoins, l’œuvre
originelle possède un je-ne-sais-quoi qui me la fait
toujours préférer visuellement. Parce que question
jouabilité, la version SNES est largement en-dessous
: les réactions sont bien trop molles, les sauts totalement
imprécis, et l’ensemble manque sincèrement
de dynamisme. Enfin, la licence s’est vue exploitée
sur Gameboy et sur NES, mais sous la forme
d’un beat’em all qui n’a absolument rien à
voir avec le sujet d’aujourd’hui.
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| La
version SNES se distingue nettement de l’original… |
…à
tel point que l’on peut presque se demander s’il
s’agit du même jeu. |
Tonton
Ben, qui attend toujours Alarme Fatale en jeu vidéo.