*Avertissement*
: afin de remettre ce test dans son contexte, merci de vous
procurer le single de MC Hammer qui a servi de BO au film
du même nom. Oui, je sais, c'est pas facile à
écouter, mais il faut bien placer l'ambiance.
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La
p'tite intro animée... |
Le
beau menu, en français ! |
'Oh,
this is the Addams groove right here, ha ha !'
Ocean,
spécialiste des titres dérivés de licences
à succès venus du grand écran, s'est
attaqué cette fois-ci au film de Barry Sonnenfeld réalisé
la même année, lui-même dérivé
de la série du petit écran. Tout était
réuni pour craindre le pire.
Le
scénario est on ne peut plus simple : les Addams sont
sous le coup d'une décision de justice les ordonnant
de quitter leur demeure, suite aux manigances d'un avocat
véreux qui veut récupérer le manoir.
Pour couronner le tout, Gomez, le patriarche, se retrouve
seul au manoir, l'ensemble de la famille ayant disparu. On
ne peut pas tomber plus bas.
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Le
hall d'entrée, point de départ de l'aventure. |
La
salle de jeu... bah voyons. |
Mon
préféré, c'était cousin machin.
Ocean
nous propose donc ici un fameux jeu de plates-formes, caractéristique
des consoles 16-bit. Le but est de faire parvenir Gomez à
retrouver et délivrer dans le désordre Pugsley,
Wenesday, Granny et Fester, pour enfin atteindre Morticia.
Pourquoi dans le désordre ? Tout simplement parce
que contrairement aux productions classiques du même
acabit, The Addams Family propose un terrain
de jeu totalement ouvert : Gomez peut aller où bon
lui semble, gérer les quêtes dans n'importe quel
ordre, pas de contraintes de niveaux dans un ordre imposé.
La liberté, quoi !
Gomez
démarre du hall d'entrée, et doit pousser ses
investigations jusqu'à des lieux plutôt inhabituels,
enfin pour le commun des mortels : cimetière,
passages souterrains, salles de torture... Toute la mythologie
Addams est exploitée. Tout le jeu est découpé
en lieux, composés chacun de quelques écrans
de largeur ou de hauteur, et qui débouchent sur plusieurs
autres.
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Évidemment,
le gibet au fond du jardin... |
Oh
le bô passage secret ! |
Vds
manoir 156 pièces plus dépendances...
Le
revers de la médaille ? L'ensemble du jeu forme un
boxon sans nom, l'orientation devient vite catastrophique.
Les rôlistes vétérans ressortiront rapidement
leurs feuilles quadrillées (© AD&D). La bonne
nouvelle, c'est que chaque lieu possède un titre, souvent
en rapport avec la partie exploitée. La mauvaise, c'est
que l'équipe d'Ocean s'est attachée à
créer moult raccourcis, et des retours en arrière
qui ne correspondent pas forcément au point de départ.
Sans compter un nombre important de passages secrets, à
trouver au moyen de portes dérobées, murs factices...
Tous
ces lieux ne sont pas vides, loin de là. L'environnement
est totalement hostile, et tout ce qui bouge veut la peau
de Gomez : théières, piafs, pingouins,
lapins... Listés de cette façon, ça ne
semble pas effrayant, certes, mais tout ce p'tit monde fait
preuve d'une grande agressivité. Surtout que Gomez,
ce n'est pas Samus ou Megaman : l'ami moustachu (mais avec
un beau costard) commence l'aventure avec deux cœurs,
trois réceptacles supplémentaires sont à
découvrir. Question technique de close-combat, Gomez
n'y connaît pas non plus grand-chose : à peine
sait-il éclater ses adversaires en leur sautant dessus.
Ah si, grand maître de golf et d'escrime, s'il trouve
une fine lame ou une balle de golf, il pourra s'en servir.
D'autres artefacts sont à dénicher, comme le
fez-coptère (argh), ou les chaussures.
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Les
portraits de famille. |
Le
fez-coptère ! |
Mais c'est que ça mord, ces bêtes-là !
Attention,
jeu difficile ! Là encore, Ocean a vraiment fait un
effort pour doser le challenge : il est en effet impossible
de perdre une vie suite à une mort subite, à
la Castlevania ou
à la Super Mario Bros
: tous les trous et fosses rencontrés emmènent
Gomez vers une nouvelle salle. En contrepartie, lorsque l'on
revient dans un lieu, tous les ennemis réapparaissent.
De plus, chaque endroit est truffé de pièges
vicieux, à franchir très souvent au moyen d'un
timing serré. Pour finir, des boss gardent les membres
de la famille. Pour venir à bout du jeu, des vies supplémentaires
sont à dénicher, ou à récupérer
au bout de 100 dollars. Un système de mot de passe
sert de sauvegarde, qui garde en mémoire le nombre
de vies acquises.
Graphiquement,
l'ensemble se présente bien : graphismes mignons, très
cartoons, animations fluides, maniabilité très
vive. Côté son, cependant, les mélodies
servent surtout de musiques d'accompagnement, et vont de pair
avec des bruitages moyens.
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Des
sauts bien dangereux ! |
Même
les tasses à café sont hargneuses. |
The
Addams Family
est donc tout sauf un jeu révolutionnaire : Ocean a
injecté dans ce titre le meilleur de la plate-forme
pour en faire un jeu vaste, relevé, et au final très
fun. Sorti tout d'abord sur Megadrive, le soft a
été adapté sur beaucoup de supports :
SNES, Amiga, Nes, Gameboy,
C64... Attention, néanmoins, toutes les versions
ne sont pas équivalentes au niveau du gameplay.
Ce
titre a connu une suite directe, titrée Pugsley's
Scavenger Hunt. Il s'agit à peu près de
la même chose, mais avec des graphismes plus léchés.
Sinon, dans la même série, deux autres titres
sont à mentionner, Fester's Quest et Addams
Family Values (également tiré du film du
même nom), sauf que ceux-ci sont plus orientés
aventure / RPG. On y contrôle à chaque fois l'oncle
Fester, avec une vue de dessus type Zelda.
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Attention
aux flammes ! |
Serait-ce
une section cachée ? |
*Avertissement*
: dans l'éventualité d'un prochain article sur
Batman, merci de vous procurer le single Batdance
commis par Prince. Demandez au gars qui vous a refilé
celui que vous venez d'écouter, il doit sûrement
l'avoir.
Tonton
Ben, coiffeur perso du cousin machin (mais
à quoi peut-il bien ressembler ??)