Comment
décrire Infinite Undiscovery ? Par
où commencer ? Commençons par tri-Ace tiens.
Équipe fétiche de chez Enix, tri-Ace a enchainée
les pépites comme Tales
of Phantasia sur Super Famicom (à l’époque
encore nommée Wolf Team) pour le compte de Namco, puis
peu après Star
Ocean, toujours sur Super Famicom - alors que
la PlayStation est déjà arrivée au Japon.
C’est sur cette dernière que tri-Ace va se faire
connaître officiellement du public américain
et européen. Star Ocean: The Second Story
est en effet le premier jeu de l’équipe à
arriver en France, et traduit (bien qu’avec de nombreuses
fautes – mais moins que dans Final
Fantasy VII). La qualité somme toute relative
du scénario, assez mal raconté, est vite excusée
grâce au système de combat. C’est d’ailleurs
une constante chez eux : le système de combat est toujours
novateur, il change radicalement de ce qu’on a l’habitude
de voir. Et ce n’est pas le chef d’œuvre
suivant qui viendra me contredire : Valkyrie
Profile met tout le monde d’accord (sauf
les Européens qui n’y auront droit que dix ans
plus tard sur PsP, mais en Anglais uniquement).
tri-Ace,
c’est aussi la musique de Motoï Sakuraba. Depuis
Tales of Phantasia où le thème
d’introduction est chanté (sur Super Nintendo !) et où certains thèmes musicaux ont marqué
(et marquent encore) les esprits, le public commence à
reconnaître chez ce bonhomme un grand talent. Ses envolées
magistrales dans Star Ocean: The Second Story
(Theme of Rena, Venerable Forest, White
The Heart, Intragral Body and Imperfect
Soul et le magnifique générique de fin,
We Form in Crystals, pour ne nommer que celles-ci)
ne font que confirmer son talent. Valkyrie Profile
enfonce le clou, et plus personne ne remettra ses capacités
en doute. L’homme s’occupe aussi d’autres
jeux, notamment d’une grosse partie de la série
des Tales of, dont on remarquera une qualité
malheureusement très inégale. Il se rattrapera
énormément sur les deux excellents opus de Baten
Kaitos (dont Origins que je n’ai
hélas toujours pas obtenu).
Les
aventures de tri-Ace continuent sur Ps2 avec Star
Ocean: Till The End of Time (qui a semble t-il bouleversé
tous les fans à cause de son rebondissement final à
donner des envies de meurtres), Valkyrie Profile 2: Sylmeria, et enfin Radiata Stories
dont j’ignore tout. Puis, lorsque SquareEnix annonce
des projets pour la Xbox 360, un premier jeu est montré,
bien que dans un état de développement moyennement
avancé. Le ton est donné d’office, ça
à l’air très sérieux et la musique
a déjà l’odeur d’un Sakuraba, malgré
des mélodies très différentes.

Contraint
d’être celui qu’il n’est pas, Capell
endosse brutalement de très lourdes responsabilités
contre l’avis général
du groupe. Rapidement, il va comprendre qu’être
un héros ne fait pas le bonheur de tous et ne permet
pas de rallier
tout le monde à sa cause - même ses amis se méfieront
de lui. Son comportement changera du tout au tout, et ce jusque
dans sa façon de décrire ses alliés sur
les fiches du menu (Status > Title) et sa façon
de s’exprimer. Un héros comme on
aimerait en voir plus.
Puis
plus rien sur le jeu jusqu’à quelques mois avant
sa sortie. Son arrivée dans les rayons a été
une surprise d’ailleurs, je ne l’attendais plus
vraiment. Pour un jeu SquareEnix / tri-Ace, c’était
très surprenant. Je me suis donc pris Infinite
Undiscovery, malgré les avis très négatifs
de la presse, sans vraiment savoir dans quoi j’allais
tomber, sinon un jeu avec une difficulté mal dosée
et un système de combat à dompter. Sauf que
c’est pire que ça. Ce n’est pas le joueur
qui dompte le jeu. C’est le jeu qui dompte le joueur.
Infinite Undiscovery vous fait comprendre
que dans la vie rien n’est facile ni ne tombe tout cuit
dans le bec.
Bien que
le choix du mode Facile soit tentant en raison d'une difficulté
somme toute élevée - surtout pour un néophyte
-, je déconseille fortement ce mode et ce, pour plusieurs
raisons :
-
La Porte Séraphique, donjon supplémentaire qui
se débloque une fois le jeu terminé, est inaccessible,
et cela vous prive de combats mémorables.
-
Les nouvelles options de création d’objets qui
s’y débloquent sont donc inaccessibles également.
-
Vous n’y gagnerez aucun Succès liés à
la progression et aux exploits. Car en Facile, c’est
justement trop facile.
Vous
incarnez Capell, jeune ménestrel sans histoires. Ce
dernier se retrouve pourtant jeté dans une prison de
haute sécurité perdue au fin fond d’une
forêt labyrinthique. L’Ordre des Chaînes,
un mouvement religieux ayant mis à genoux toutes les
autorités de chaque continent, pense en effet dur comme
fer que Capell est en réalité Lord Sigmund,
le leader de la résistance qui est l’un des seuls
à s’opposer à leur Ordre. Il faut dire
que le ménestrel ressemble comme deux gouttes d’eau
au charismatique guerrier.
L’Ordre
des Chaînes porte bien son nom. Menée d’une
main de fer par le Dreadknight Léonid et ses fidèles
Chevaliers de l’Ordre, le mouvement a crée de
monstrueuses et gigantesques chaînes magiques pour enchaîner
la Lune à la Terre. Une vingtaine de chaînes
relient ainsi la Lune au sol, provoquant des effets dévastateurs
sur l’environnement et le comportement des animaux,
dont beaucoup sont devenus des monstres. Lord Sigmund est
à ce jour le seul capable de détruire les chaînes,
et ses actes héroïques, alors qu’il n’a
absolument rien à gagner dans cette guerre contre l’Ordre,
font de lui un symbole pour la résistance. Plusieurs
membres l’ont rejoint dans sa quête pour libérer
la Lune.

De
l’importance de parler aux équipiers dès
l’arrivée dans une ville. Ici, Lord Sigmund va
apprendre une nouvelle mélodie
à Capell. Si certaines sont inutiles, d’autres
se montrent d’une utilité inouïe (et peuvent
être ratées !), permettant entre
autre de supprimer les états anormaux et d’apaiser
les alliés subissant la pluie lunaire.
Mais
aux dernières nouvelles, la destruction d’une
des chaines s’est mal passée, Sigmund et son
équipe ayant été repoussés par
le Dreadknight en personne (la vidéo d’introduction
du jeu montre ce combat). Les équipiers de Lord Sigmund
sont dispersés et la nouvelle de sa capture s’est
répandue comme une trainée de poudre. C’est
alors qu’intervient Aya, une jeune archère membre
de la résistance. Elle aussi, est convaincue que Capell
est Lord Sigmund vu à quel point leur ressemblance
est troublante. Elle va cependant tomber de haut quand elle
s’apercevra que Capell n’a rien d’un guerrier,
qu’il est pleutre et préfère rester dans
sa cellule plutôt que de tenter de fuir !
Malheureusement,
leurs tergiversations vont alerter les gardes, et Aya, blessée
à cause de son dernier combat, perd connaissance. Capell
ramasse une épée et le combat commence. Comme
dit plus haut, tri-Ace oblige, on découvre ici un système
de combat tout nouveau et riche. Premièrement, tout
est entièrement en temps réel. Tout. Imaginez
Zelda : c’est pareil, mais à
la sauce Star Ocean (vos équipiers
agissent de leur propre initiative). Mais la comparaison avec
Star Ocean et Zelda s’arrête
ici.

Léonid,
le Dreadknight. D’une grande beauté et légèrement
maniéré, il est également très
cruel. Hélas, ses motivations,
tout comme son histoire, restent obscures pendant un paquet
de temps. Un adversaire très coriace, comme chaque
membre
de son Ordre.
Tout
se déroulant sans le moindre temps mort (pas de distorsions
graphiques menant à une arène fermée
ni d’attente pour passer en mode combat), il va falloir
prendre le jeu en main très rapidement car se rendre
dans les menus ne met pas le jeu en pause ! Appuyer sur Start
met bien le jeu en pause mais n’affiche qu’un
résumé de l’histoire et le temps passé
sur le jeu, c’est tout ! Infinite Undiscovery
vous pousse à organiser votre façon de jouer,
et à réagir vite et bien.
Le
début du jeu vous explique heureusement en images et
très brièvement, comment se déroule le
gameplay en fonction des situations. Chaque tutoriel est disponible
à volonté dans un menu dédié,
et ils ne sont jamais intrusifs. Sachez tout d’abord
que vous ne contrôlerez, du début à la
fin du jeu, que Capell. Vos équipiers pourront être
utilisés mais seulement pour réaliser une action
ou vous suivre dans un village, mais en dehors de cela, ils
seront dirigés par l’IA. Ça fait un choc pour
un ancien de Star Ocean et des Tales
of. Sachez également que la gâchette
RT du pad Xbox 360 permet de dégainer et de rengainer
l’arme de Capell. Lorsque l’arme est rangée,
impossible de se battre, en revanche vous courez plus vite.
Sachez qu’en équipe, si Capell rengaine son arme,
TOUTE L’ÉQUIPE rengaine son arme et la ressort s’il
la dégaine.

Un
exemple de liaison avec un allié : ici, Capell est
connecté avec Touma et peut donc lui demander d’effectuer
deux
voire trois actions (soit des techniques ou magies parmi celles
paramétrées dans le menu, soit aller ouvrir
une porte,
désactiver un piège ou crocheter une serrure
voire même utiliser un grappin pour chopper des coffres).
Le choix des
alliés est crucial pour chaque donjon, car on ne peut
y revenir ; ainsi, il n’est pas rare de voir des coffres
vous narguer
car vous n’avez pas le bon personnage pour les obtenir.
Il est également possible de se connecter à
un allié dans une
ville, cela autorise de nouvelles conversations avec d’autres
équipiers et parfois débloque des bonus.
Pour
le tout premier combat, vous êtes seul, ce qui permet
de commencer tout doucement face aux deux soldats qui se jettent
sur Capell. Ce dernier ne peut utiliser de magie. En revanche,
pendant et en dehors des combats, il peut utiliser sa flûte
qui lui sera très utile bien plus tard.
-A-
sert à attaquer. Capell dispose d’un enchaînement
de trois coups. Maintenir A permet d’utiliser une puissante
attaque spéciale.
-B- permet d’effectuer une attaque spéciale qui
ne consomme pas de mana. L’effet varie en fonction du
moment où B est utilisé pendant l’enchaînement
avec A. Maintenir B permet d’utiliser une puissante
attaque spéciale. Il est à noter qu’un
coup spécial attribué à B coûte
plus de mana mais fait plus de dégâts.
-Y-
demander de l’aide aux équipiers. Ce
bouton est votre meilleur ami.
-X-
jouer de la flûte.
-RT-
dégainer / rengainer son arme. Affecte toute l’équipe.
-LT-
parer une attaque. Permet d’effectuer une contre attaque.
-RB-
connexion à un membre de l’équipe pour
utiliser une compétence particulière.
-LB-
désactiver la connexion.
-LS-
cibler / dé-cibler un adversaire.
-RS-
recentrer la caméra.
-Back-
affiche le menu avec toutes ses catégories (Objets,
Création d’objets, Equipement, Statut, Options,
etc).
-Start-
pause.
En
mode Normal, le combat ne pose pas trop de soucis (c'est une
autre histoire en mode Hard, et c'est encore pire en mode
Infinite, ce combat devenant alors certainement le plus difficile
du jeu) et permet de se familiariser avec le personnage. Le
combat terminé, Aya se réveille et commence
à comprendre que Capell n’a rien de Lord Sigmund,
c’est même le parfait opposé.

La
belle Aya est assez jalouse. Elle voue une admiration sans
limites à Lord Sigmund mais n’en est pas amoureuse.
Elle n’a de cesse de forcer Capell à se battre,
ce dernier étant très pleutre et préférant
souvent la fuite au conflit (au
point de préférer rester en prison). Ses compétences
sont très utiles. Plus guerrière que magicienne,
ses sorts de soins
assez moyens sauveront toutefois souvent la mise quand personne
d’autre ne pourra le faire. Ses techniques peuvent
faire des ravages à distance grâce à son
arc. Petit détail : les cheveux d’Aya sont remarquablement
animés et retombent
toujours parfaitement. Ne pas oublier son talent de cuisine,
dont les plats peuvent soigner bien des soucis !
Commence
alors la fuite de la prison. Entre deux tutoriaux vous expliquant
comment se connecter à votre allié le plus proche,
le jeu finit par expliquer que la touche Y permet de demander
de l’aide (en l’occurrence des soins, un remède
contre un état anormal ou soigner le groupe) aux équipiers.
Je vous présente donc, la touche Y, votre nouveau meilleur
ami dans ce monde. En effet, vu qu’on ne peut pas contrôler
un autre personnage que Capell, il va falloir se mettre à
sa place. Lorsque vos alliés disposent de magie, ils
peuvent donc – s’ils ne sont pas en train de se
faire poursuivre par un ennemi ou attaquer - lancer une incantation
de soins. S’ils ne sont pas magiciens, ils fouilleront
dans l’inventaire pour utiliser un objet approprié.
Car oui, tous les objets de soins, de guérison aux
états anormaux et de résurrection peuvent être
utilisés par le groupe, c’est une grande première
et dans la majeure partie des cas, cela est bien fait. Il
arrive souvent aussi, que vos équipiers vous soignent
sans avoir à le demander mais en pleine action, il
faut dire qu’ils n’ont pas que ça à
faire.
Mais
attention, la touche Y a plusieurs failles : si Capell est
rendu muet par un maléfice, il ne pourra bien entendu
pas crier à l’aide. S’il est rendu KO,
il faudra que vos équipiers disposent d’un objet
de ranimation ou qu’ils connaissent un tel sort, et
qu’ils trouvent le temps de le faire ! Pire encore :
si vos équipiers sont rendus sourds, vous aurez beau
crier, ils ne vous entendront pas. En revanche, s’ils
vous voient dans un piteux état, ou si eux-mêmes
vont mal, ils pourront faire quelque chose. Ils peuvent donc
également se soigner et utiliser un objet (ce qui doit
être paramétré manuellement de A à
Z dans des jeux plus récents tels que Dragon
Age: Origins).

Même
si le système de combat est très bourrin, il
faut garder à l’esprit que la moindre erreur
peut être fatale : peu de
potions achetées avant d’attaquer le donjon,
des équipiers mal équipés, aucun soin
contre la cécité, le mutisme ou la
surdité et le scénario risque de tourner au
drame ! Ici, tout le monde est logé à la même
enseigne, le groupe se doit d’être
bien préparé et disponible à chaque instant
dès qu’un membre à besoin d’aide
ou que le joueur appuie sur Y. Dans le
cas où personne ne peut vous aider, vous entendrez
un « Sorry, I can’t help you », signant
souvent votre arrêt de mort.
Infinite
Undiscovery montre donc à quel point vous
allez avoir recours à vos équipiers. Un passage
du second DVD vous laisse d’ailleurs seul avec Capell,
dans une grotte remplie d’insectes géants, histoire
de bien vous faire comprendre que sans vos alliés,
vous ne valez pas tripette.
En
dehors des combats, Infinite Undiscovery
se déroule de façon classique pour un J-RPG
- comprendre : donjon, ville, exploration sur de grandes zones,
parler aux villageois, faire quelques quêtes…
(important : les quêtes permettent d’acquérir
très tôt des objets d’une utilité
inimaginable comme Exp x2 pour toute l’équipe
dès le second village !) Lorsque le scénario
le requiert, votre équipe au complet vous accompagnera
lors des explorations : ce qui fait qu’on se retrouve
parfois à 12 personnages qui se promènent et
qui affrontent des ennemis librement. Heureusement, si leurs
points de vies descendent à 0 et qu’ils n’ont
rien pour se soigner, ils ne combattront plus mais ne seront
pas morts. Le jeu note d’ailleurs comment votre équipe
s’en sort, et attribue de grosses récompenses
en Exp et en objets.

Le
fameux menu d’Infinite Undiscovery. S’il est pratique
loin des combats, en pleine joute il se montre malheureusement
pénible si on ne sait pas où chercher. Cela
renforce néanmoins la nécessité de compter
sur ses alliés. En dehors des
combats et quand l’arme est rengainée, le groupe
s’assoit quand on ouvre le menu. Il est alors possible
de faire de la
création d’objets, des enchantements ou même
tout simplement de parler à ses équipiers. Parfois,
certains personnages
s’exprimeront à voix haute, et cela vaut souvent
son pesant de cacahuètes !
Au
fil des tutoriaux, le menu principal fait apparaître
de nouvelles possibilités comme la création
d’objets. Que serait un jeu tri-Ace sans ce genre de
menu ? On se le demande ! Il faut savoir que cette compétence
est disponible pour tout le monde sauf Capell, qui lui dispose
d’un pouvoir d’enchantement, et que plus vous
fabriquez / enchantez, plus ce talent s’améliore
et permet de créer plein de nouveaux items. Les Coupons
A et B disponibles gratuitement sur le Marché Xbox
Live mettent à disposition de tous les revendeurs du
jeu les matériaux de base pour la fabrication d’objets,
ce qui est un plus inouï quand on réalise a quel
point il est difficile et laborieux d’en trouver ne
serait-ce qu’une unité de chaque (de base !)
! Il ne faut surtout pas négliger cet aspect du jeu,
car en plus d’avoir un équipement très
puissant, il permettra de remplir facilement les bourses de
Capell, l’argent étant une denrée très
rare dans Infinite Undiscovery.

Tiens,
des jumeaux dans un jeu tri-Ace ? Le syndrome Final
Fantasy IV refait des vagues. Bien que parfois désagréables
et ralliés à l’équipe sur une décision
que seul Capell (et le joueur pour la même raison) trouve
complètement déraisonnable,
ils vont aussi se rendre compte que la vie n’est pas
toujours tendre et que les héros ne sont pas invincibles.
En combat,
les deux comparses sont relativement efficaces. Rico est capable
de parler à tous les animaux une fois connecté
à Capell,
ce qui permet de faire des quêtes intéressantes
dans certaines villes et de débloquer une zone dans
un donjon !
Pour
en revenir à la création d’objets, pratiquement
chaque personnage possède sa propre technique. Capell,
par exemple, peut enchanter temporairement l’équipement
avec des bonus très intéressants (Gold +30%,
Exp x3, Attaque +500 etc). Plus vous pratiquez la compétence
de création d’un personnage, plus elle s’améliore
et rajoute à chaque niveau de nouvelles possibilités.
Plusieurs équipiers ont une mini quête secondaire
leur permettant d’améliorer considérablement
leurs dons de création (également renforcés
dès l’entrée dans le donjon bonus, la
Porte Séraphique). À vrai dire, avec les deux Coupons
du Xbox Live, il est possible de se forger un équipement
très puissant pour les guerriers dès qu’Edward
rejoint le groupe : un marchand se trouve juste à coté,
et en fouillant un peu, on parvient à se faire de l’argent
sur l’équipement revendu par rapport aux matériaux
nécessaires. Ainsi, il devient aisé de s’améliorer
à moindre coût, moyennant un peu de temps.
Au
rang des regrets (et il y en a), citons : les déplacements
à pied, du début à la fin. Bien que pouvoir
chevaucher Gustav (un Ours géant dont la fourrure est
entièrement modélisée) soit pratique,
l'animal chute au moindre pet de travers. La mini map n'est
pas particulièrement pratique car elle se remplit très
lentement. Les Succès frisent l’impossible (« avoir
10 millions de Fols », « posséder tous les
objets du jeu », « faire tout le jeu et vaincre la
Reine Éthérée en difficulté maximale »).
Citons également la difficulté très mal
dosée, notamment au début du premier DVD, qui
a sûrement incité beaucoup de joueurs à
arrêter là. Citons également le doublage
horrible de quelques personnages (Gustav et le gros bourrin
en tête de liste) qui heureusement ne l’ouvrent
pas souvent, l’écriture hasardeuse du scénario
(problème récurrent avec tri-Ace hélas)
ou certaines cut-scenes où le doublage n’a pas
été rajouté au jeu pour accélérer
la sortie aux États-Unis et en Europe ! Enfin, il arrive au
jeu de ramer lorsque tout le monde y met du sien en combat,
rendant les joutes plus confuses encore, mais ça, dans
un jeu tri-Ace il faut s’attendre à ne plus trop
savoir ce qui se passe parfois. Point final dans les défauts
qui me viennent à l’esprit : l’absence
TOTALE de traduction française. En 2008 ça fait
tâche M. SquareEnix.

La
belle pluie lunaire tombe sur la majeure partie de la planète.
Malgré des effets au départ bénéfiques,
une surexposition
à ce phénomène risque d’avoir des
conséquences désastreuses sur les équipiers,
qui peuvent perdre la raison et se retourner
contre vous !
Ce
jeu a failli retourner voir mon revendeur trois fois. Après
m’être décidé à reprendre
ma partie, j’ai découvert avec joie le second
DVD. Ce jeu marque peut-être le début du désaccord
entre tri-Ace et SquareEnix. Aujourd’hui, les deux studios
ne travaillent plus ensemble (End of Eternity / Resonances
of Fate pour le compte de Sega), ce qui est une grande
première. Il semblerait que Star Ocean IV:
The Last Hope ait été un traumatisme
pour tri-Ace, à tel point qu’ils prétendent
ne jamais avoir participé au développement du
jeu (cf : Interview de tri-Ace et Sega sur GameBlog.fr) !
Pour
ma part, Infinite Undiscovery n’est
pas le RPG du siècle, mais une première tentative
courageuse de la part de tri-Ace, avec des défauts
assez gênants mais aussi des qualités indéniables.
Le fait d’être un personnage quelconque au sein
d’une troupe de héros, de vraiment devoir compter
sur les alliés, de se rendre compte à quel point
seul on ne vaut rien dans le jeu, provoque parfois de grands
moments épiques lors de l’affrontement contre
un des Chevalier de l’Ordre. Parcourir une zone gigantesque
avec douze équipiers, le tout bercé dans une
musique magistrale et entrainante, est enivrant. Les personnages
sont attachants et émouvants, bien plus que dans un
Final Fantasy moderne : ici on voit l’histoire
au travers des yeux de Capell, légèrement obsédé,
amoureux (mais pas de celle à qui on pense), lâche
mais pas chétif, qui va devenir brutalement héros
malgré lui.

Capell
dans l’une des dernières villes du jeu, avec
la Lune enchainée dans le ciel. À l’instar de
Zelda : Majora’s Mask,
elle est visible depuis pratiquement tous les lieux, renforçant
l’immersion.
Erhynn
Megid, un ménestrel avec histoires.
(Images
et Artworks : squarehaven.com, 360.IGN.uk)