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Fire Pro Wrestling - La série
Année : 1989
Système : Arcade, Game Boy, Megadrive, PC Engine, Playstation, Saturn, SNES, Wonderswan
Développeur : Human
Éditeur : Human
Genre : Jeu de Combat (VS fighting) / Sport

Fire Pro Joshi: All Star Dream Slam
(Super Famicom - 1994)

Dédié à la Super Famicom, cet épisode est doublement important au sein de la famille Firepro : c'est d'une part le premier jeu de la série mettant en scène du catch féminin, mais également le premier disposant d'une licence officielle, à savoir celle de la prestigieuse fédération de catcheuses All Japan Women Pro Wrestling (AJW).

Après une introduction montrant des photos digitalisées en noir et blanc pas franchement superbes, on accède à un menu assez joli qui remplace les habituels choix textuels par des icones. Mais pas de surprise au niveau du contenu puisqu'on retrouve exactement les mêmes modes de jeu que dans Super Fire Pro Wrestling 3, à l'exception du fantastique mode EDIT, malheureusement.
Le gameplay n'a pas changé non plus et c'est tant mieux. Là ou il faut féliciter Human, c'est au niveau des animations des prises qui sont quasiment toutes inédites.

Des photos digitalisées en guise d'intro comme ici Bull Nakano et sa descente de la cuisse.
Menu sympathique avec un système d'icones représentant les catcheuses en « super deformed ».

La réalisation graphique est, d'une manière générale, vraiment réussie puisque les sprites des combattantes sont grands et parfaitement reconnaissables. D'ailleurs, lors des introductions, elles portent leurs célèbres costumes de cérémonie qui contribuent également à l'attrait du catch féminin au Japon.

Pas de grandes nouveautés dans la palette de coups disponible. Désormais l'adversaire reste dans le coin du ring, lorsqu'il y est projeté : auparavant il percutait violemment ce dernier et tombait au sol. Mais il n'est pas encore possible d'en profiter pour placer une prise de type « superplex ». Les coups disponibles au sol, bien qu'il n'y en ait toujours que deux par personnage, sont plus variés : en plus des diverses prises de soumission ou descentes du coude, on trouve des « standing moonsault », ou des tombés élaborés issus de la « lucha libre », le catch mexicain d'ou le catch féminin de la All Japan Women Pro Wrestling puise une partie importante de son inspiration.

Les animations d'introduction avant le début du match montrent les catcheuses vêtues de leurs tenues de cérémonie.
Bull Nakano étrangle Akira Hokuto.

C'est l'occasion de préciser que sous la houlette de la AJW, le catch féminin japonais, qu'on désigne habituellement sous le terme « Joshi Puroresu », ne voulait pas jouer les seconds rôles par rapport à son équivalent masculin. Au contraire, ces femmes avaient pour ambition de faire mieux que les hommes avec un catch plus technique, plus rapide, plus spectaculaire. C'est particulièrement vrai concernant les prises de finition utilisées qui sont souvent complexes et esthétiques en plus d'être efficaces. C'est ainsi que de nombreuses prises très courantes dans le catch moderne d'aujourd'hui sont en fait l'invention de catcheuses de la AJW des années 80 et 90. Citons par exemple le DVD (Death Valley Driver) inventé par Etsuko Mita, le Jackhammer cher à Goldberg inventé par Jaguar Yokota, ou la Northern Light Bomb de Akira Hokuto. On retrouve bien entendu tout ça dans le jeu.

Le « Death Valley Driver » fut inventé par Etsuko Mita.
Ce même « Death Valley Driver » montré dans une vidéo dans 4 petites fenêtres à la fin du match.

Nous avons donc un moteur de jeu toujours efficace, une réalisation correcte, des coups toujours plus spectaculaires et une jouabilité toujours au top en plus d'une licence prestigieuse. Cependant, on dispose de beaucoup moins de personnages que dans le jeu précédent de la série sorti sur la même console et on regrette également l'absence du mode EDIT. On observe en revanche la présence d'un petit bonus très sympa : si on termine le match avec la prise de finition d'une des catcheuses, une animation réalisée à partir d'une video digitalisée de la prise en question est montrée juste après la fin du match.

Coup de pied sauté par l'agile Chaparita Asari.
Un écran de sélection des catcheuses très classe, avec de belles photos digitalisées. Ici Yumiko Hotta.

Le « roster » présent représente la crème du catch féminin de l'époque et réunit donc certaines des meilleures catcheuses de tous les temps comme Aja Kong, Bull Nakano, Hokuto Akira ou Manami Toyota. Elles sont représentées dans les écrans de sélection par des photos digitalisée de bonne qualité. À noter la présence d'une seule non-Japonaise : Debbie Malenko.

  • Bull Nakano
  • Aja Kong
  • Akira Hokuto
  • Kyoko Inoue
  • Takako Inoue
  • Yumiko Hotta
  • Etsuko Mita
  • Minami Suzuka
  • Mima Shimoda
  • Sakie Hasegawa
  • Toshiyo Yamada
  • Manami Toyota
  • Infernale Kaoru
  • Batto Yoshinaga
  • Debbie Malenko
  • Mariko Yoshida
  • Chaparita Asari
  • Kaoru Itou

On trouve en plus 6 catcheuses anonymes, désignées simplement par une couleur, dont les coups et l'apparence reproduisent d'autres grandes catcheuses de l'époque n'étant pas (ou plus) sous contrat avec la All Japan Women Pro Wrestling. Il s'agit de :

  • Jaguar Yokota
  • Devil Masami
  • Dynamite Kansai
  • Mayumi Ozaki
  • Shinobu Kandori
  • Megumi Kudo

Les catcheuses seront présentées un peu plus loin dans ce dossier.

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