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Bad Dudes vs Dragon Ninja
Année : 1988
Système : Arcade
Développeur : Data East
Éditeur : Data East
Genre : Beat'em all
Par Bruno (10 novembre 2002)
Le flyer (cliquez sur l'image pour une version plus grande(merci au site Arcade Flyer Archive !)
La borne.

Oh my god !

Le Président des États-Unis s'est fait kidnapper par des ninjas ! Les congés payés posent problème chez les ninjas, ils s'ennuient terriblement. Alors pourquoi ne pas aller prendre l'air après le télé-achat matinal et jouer avec le Président américain ? Quoi qu'il en soit, il n'existe que deux hommes pour le sauver, deux combattants de rues surentraînés qui n'hésiteront pas à affronter mille et un danger pour sauver l'honneur du pays des burgers !

Ça va castagner sec !
Ça m'a toujours fait délirer : quand il parle, ça fait un bruit de machine à écrire !

Ceci n'est pas le script de la prochaine production de Stallone, mais le scénario d'un beat'em all old-school toujours aussi fun.

Un jeu de papy ?

Il y a certains beat'em all qui vieillissent mal, je pense notamment à Vigilante, qui m'éclatait bien à l'époque mais qui aujourd'hui souffre de bien des défauts au plan du gameplay.

Beaucoup de jeux de jambes dans Dragon Ninja.

Je me souviens de Bad Dudes VS. Dragon Ninja sur mon Amiga 500. J'adorais y jouer (surtout le deuxième niveau sur le camion) et voilà qu'avec la sainte émulation, je m'y replonge avec la version arcade d'origine sous MAME. Et quelle surprise mes amis ! Le titre de Data East n'a rien perdu de son fun. Oui, bien sûr, nous sommes loin des Streets of Rage / Bare Knuckles de Sega, ou même de Final Fight de Capcom. Oui, Dragon Ninja est ultra répétitif mais la sauce prend toujours. Explications.

Le célèbre deuxième niveau sur le camion, que du bonheur !

Un gameplay simple mais amusant.

Seul ou avec un ami, vous incarnez un de ces "street fighters" qui possèdent la force d'un ours et la sagesse d'un Jean Roucas. Deux boutons suffisent à effectuer un petit panel d'actions bien sympatoches, et les coups s'enchaînent sans mal. Les ennemis (principalement des ninjas) ne résistent pas bien longtemps, boss de fin de niveaux mis à part évidemment. Plusieurs armes laissées par les méchants vous seront bien utiles, comme des nunchakus ou des couteaux par exemple. J'adore le nunchaku dans ce jeu, bien plus fun à manipuler que dans Double Dragon 2 par exemple.

Le niveau dans les égouts, et le boss qui se clone à la demande.

Diverses options parsèment les niveaux, comme une canette de cola pour gagner de la vie ou un chrono pour gagner du temps. Le jeu se déroule comme le premier Shinobi de Sega (et comme avant lui Rolling Thunder de Namco), avec deux niveaux de plateformes (vous pouvez passer du bas de l'écran à une plateforme plus élevée).

He's on fire !!!
Un fan de Kiss ?

Bref, que du classique mais c'est tellement bon !

Gros pixels et ziques bien funky.

Les graphismes ont un côté 16-bits assez agréable et le game design a le charme des jeux Megadrive. Je pense encore à Shinobi sur la 16-bits de Sega dont les visuels sont assez proches. Idem pour les musiques, qui présentent à nos esgourdes des sonorités proches de la console de Sega. Les mélodies sont entraînantes et servent bien l'action.

Un peu de pub en passant (pour Chelnov).
Un boss belliqueux sur un train en pleine course, la classe !

Les niveaux sont assez variés dans leur forme mais il en va tout autrement pour leur déroulement. En effet, on retrouve d'un stage à l'autre les mêmes actions à quelques différences près. En clair, on fonce et on castagne les hordes de ninjas qui nous assaillent par paquets de douze.

Le niveau des grottes, et le boss qui est un Maître du bâton.

Verdict.

Le boss de fin fait très Shinobi.
Et voilà, le Président est sauvé !

Dragon Ninja est répétitif, limité sur le plan du gameplay, mais ses graphismes et musiques old-school lui donnent un charme certain et le fun est toujours présent... alors pourquoi bouder son plaisir ? La magie vidéoludique opère toujours. Ah oui, la fin du jeu est d'un kitch, c'est tordant vous verrez.

Et encore, vous n'entendez pas les hourras de la foule en délire...
Bruno
(10 novembre 2002)
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