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Dragon Ball Z a été adapté sur plusieurs
générations de consoles. La Saturn a elle aussi
eu droit à sa version exclusive, qu'il ne faut
pas confondre avec le jeu Ultimate Battle 22 sur PSone. Shin
Butoden se joue à l'ancienne, en 2D : ce jeu fait
d'ailleurs penser aux épisodes de la Super Nes,
ceux avec l'écran qui se coupe en deux lorsque
les personnages s'éloignent l'un de l'autre.
Les combattants, au nombre de 27, sont divisés en trois
catégories :
- Les gentils, avec les habituels Son Goku adulte, Vegeta, Piccolo
(« Satan Petit Coeur » en VF), Son Gohan enfant , Son Goten,
Trunks adulte, Trunks enfant et Neptune.
- Ensuite vient la classe des opposants : Cell, Dabla, Freezer,
les 2 Majin Boo, Ginue, Zarbon et Recoom.
- Il y a enfin une troisième catégorie avec notamment
C18, Krillin, C16, le Guerrier Intergalactique, Gotrunks et
Ten Shin Han.
D'autres personnages sont également présents,
mais uniquement dans le mode Versus : parmi ceux-ci, on trouve
Gogeta, Son Goku Super Sayen 3, Hercule, Tortue Géniale
et Son Goku enfant (quand il avait son bâton magique).
Il y a un certain « réalisme » au niveau des
personnages : il est bien entendu difficile de battre Boo avec
Krillin, ou même avec Hercule. Les principaux personnages
de la série sont donc là, même si il y a
encore quelques absents comme C17 par exemple.
Les modes de jeu ne sont pas nombreux. Il y a un mode Battle qui est constitué d'une succession de combats choisis
au hasard par la console. Autant le dire tout de suite, ce dernier
fera office de mode Story, malheureusement absent dans ce jeu.
Il faut donc se contenter de cette succession de combats à
la difficulté croissante. Selon le héros que l'on
sélectionne, on rencontrera plus souvent certains adversaires
que d'autres. Notons également la possibilité
de faire des combats par équipe et des affrontements
simples contre l'ordinateur. Le dernier mode de jeu disponible
est le Tournoi. Sympathique, même si ce n'est pas
l'essence même du jeu. À noter aussi la présence
d'un mode Deux Joueurs qui est on ne peut plus classique.
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Venons-en maintenant à l'essentiel, c'est-à-dire à la baston. Pour faire court, disons que les combats
sont excellents. La zone de combat est assez grande et un radar
est là pour indiquer notre position par rapport à
l'adversaire. Les coups spéciaux sont très
nombreux mais pas forcement faciles à réaliser.
Il faut un petit entraînement pour parvenir à saisir
le timing. La faculté de combattre à la fois au
corps à corps et à distance donne un aspect stratégique
aux affrontements. Par exemple, lorsque l'on est mal en
point, on peut toujours essayer de battre en retraite pour préparer
une boule de feu. Il est tout à fait possible de vaincre
un adversaire à distance. Cela enlève un peu de
piment à l'action mais ça peut rendre bien
des services dans certaines situations. Les Kamehameha peuvent
être contrés de différentes manières
: par renvoi, par absorption ou tout simplement par blocage
au prix d'une manipulation difficile, encore une fois. Les attaques
normales peuvent être bloquées ou alors esquivées
(déplacement dans la profondeur) grâce à un effet de « simili
3D » absolument génial.
Lors des affrontements, il y un certain stress car une seconde
d'inattention peut vous faire perdre le combat. Les combos
sont assez dévastateurs et une fois que l'adversaire
vous coince, il ne vous lâche plus et peut vous faire
perdre la moitié de votre barre de vie en quelques secondes.
La difficulté du titre étant assez élevée,
les premiers pas dans le jeu sont assez laborieux. Un peu d'entraînement
est donc nécessaire pour arriver à maîtriser
un minimum le jeu. Après cette phase, c'est l'éclate
assurée, et vu le nombre de personnages disponibles,
la durée de vie est importante. Voilà le genre
de jeu qui ne se termine pas en un week-end.
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Cette version Saturn possède un élément
qui la rend unique aux yeux des fans : le mode Hercule. Il s'agit
tout simplement de parier sur les différentes rencontres
d'un tournoi, le but étant d'amasser la somme
de 10 000 yens que ce cher Hercule devra donner à C18
sous peine d'avoir de sérieux ennuis. Ce qui rend
ce « jeu dans le jeu » si amusant, c'est la
possibilité d'influencer le résultat d'un
combat. Hercule peut lancer des peaux de banane, des bombes
et autres gadgets pour favoriser celui sur lequel il
a parié. Excellent, surtout que cela peut se retourner
contre vous. Un mode de jeu qui constitue une grosse surprise
: dommage d'ailleurs qu'il n'existe que dans
ce jeu-là.
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La réalisation est excellente. On sent bien le
passage aux consoles 32 bits. Les décors de fond sont
jolis sans être transcendants. Quant aux personnages,
ils sont exactement comme dans l'animé. C'est
absolument magnifique : on a vraiment l'impression de
voir les personnages du dessin animé combattre sous nos
yeux, l'effet étant bien plus convaincant que le
cell shading des récents Dragon Ball Z Budokai. La partie
sonore est correcte avec en prime les voix japonaises de la
série (un plus appréciable pour les fans). Quant
à la maniabilité, pas de soucis, elle répond
fort bien.
Shin Butoden, c'est aussi des petits
détails qui embellissent le jeu. Par exemple, lorsqu'un
personnage prépare une boule de feu, l'écran
se sépare en deux : on voit alors le visage du protagoniste
qui se prépare à recevoir l'attaque, effrayé
ou au contraire confiant. Encore une fois, ces scènes
sont superbes et sont pratiquement aussi belles que ce que propose
l'animé. De véritables cut scenes en plein
combat !
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Cet épisode Saturn est l'un des meilleurs jeux
Dragon Ball Z jamais sortis, toutes consoles confondues. C'est
le genre de jeu sur lequel on revient régulièrement,
toujours avec le même plaisir. Il est important toutefois
de signaler qu'il n'existe qu'en version japonaise
(chose récurrente sur la 32 bits de Sega) et qu'il
n'est pas évident à trouver. Et bien sûr,
quand on le trouve, le jeu coûte rarement trois euros
(chose également récurrente pour les meilleurs
jeux Saturn). Cependant, si vous avez le bonheur de posséder
ce jeu, il se pourrait bien qu'il ne quitte plus votre
Saturn pendant longtemps.
Michaël B.
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