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Arkanoïd

Année : 1986
Développeur : Taito
Editeur : Taito

 


Arkanoïd, c'est Breakout, le classique de Jobs et Wozniak (crée en 1976 pour Atari), remis au goût du jour (enfin, de 1986) avec une malice incroyable par Taito.Il s'agit de diriger à l'aide d'une molette, qui change des habituels joysticks, une raquette qui figure en fait un vaisseau spatial, et de détruire une à une les briques d'un mur en faisant rebondir sur la raquette/vaisseau une balle. Lorsque les briques sont détruites elles libèrent différents bonus qui tombent. Il s'agit de ramasser ceux-ci en gardant toujours un oeil sur la balle, car ils confèrent à la raquette des pouvoirs qui changent radicalement la façon de jouer.



On ne se limite donc pas à du droite gauche : on peut obtenir un tir qui détruit les briques (bonus rouge), attraper la balle à chaque contact (bonus vert), avoir trois balles au lieu d'une (bonus bleu ciel), élargir la raquette (bonus bleu marine), ralentir la balle (bonus jaune), voir même prendre la tangente (soit le sinus sur le cosinus) grâce aux bonus violets qui ouvrent une passage latéral vers le niveau suivant.A signaler aussi la présence de petits vaisseaux qui se baladent aléatoirement dans le décor, et qui explosent au contact de la balle, déviant brutalement sa course, ce qui a souvent pour effet de vous mettre dans le vent et de vous faire perdre une vie. Il y a 32 niveaux au total, proposant chacun une disposition différente des briques. Certaines briques sont indestructibles, d'autres nécessitent un certain nombre d'impacts. L'ordre des niveaux est toujours le même, ce qui rend le jeu assez répétitif d'une partie à l'autre (et en plus le deuxième niveau est particulièrement prise de tête avec sa barrière de briques indestructibles qui ne comporte qu'un petit trou). Le dernier niveau propose une lutte contre un boss impressionnant qui résiste à un grand nombre d'impacts de balle.


Arkanoïd fait, à chaque fois que la balle touche une brique où la raquette, un petit bruit strident qui est immédiatement identifiable. Entre 1986 et 1988 environ, on entendait ce bruit dans pratiquement tous les bars tant le jeu était populaire, ce qui avait même poussé les bruiteurs de cinéma à le mettre en bruitage d'ambiance dans les films lorsqu'une scène se déroulait dans un petit bistrot de quartier. Côté musique, c'est simple mais efficace : une petite mélodie est jouée en début de partie, et un thème sacrément accrocheur se fait entendre lorsqu'on entre son nom dans le tableau des high-scores. Pendant le jeu, il n'y a pas de musique, probablement pour renforcer la tension nerveuse du joueur.



Personnellement je n'ai jamais été un fan d'Arkanoïd, mais ce jeu est sans conteste un des grands titre des années 80, un hit énorme qui doit son succès à sa simplicité. C'est un jeu difficile, injuste dirai-je même. La façon dont la balle accélère lorsqu'on parvient à détruire un bon nombre de briques sans la perdre est franchement énervante, et donne l'impression que même si on maîtrise le jeu, celui-ci redoublera de difficulté pour que la défaite du joueur soit inévitable. Heureusement, les bonus jaunes rétablissent un semblant d'équilibre.

Arkanoïd a été adapté d'excellente façon par Imagine Software sur tous les micros et consoles du marché. Le jeu se pratiquait alors au joystick, mais la difficulté revue à la baisse le rendait très agréable. On peut aussi lancer Arkanoïd sous MAME et y jouer à la souris, ce qui est à peu près aussi précis que la molette d'origine.

Il existe deux suites : Arkanoid Revenge of Doh (1987), et Arkanoid Returns (1997), qui introduisent une foule de bonus supplémentaires et améliorent les graphismes sans renier le look du premier volet.



De tous les jeux reprenant, en le modernisant, le principe de Breakout, Arkanoïd est de loin le plus connu. On peut même dire que la plupart des autres se sont limités une carrière confidentielle. Les raisons à cela sont difficiles à déterminer précisément. Il est tout simplement probable qu'Arkanoïd soit arrivé pile au bon moment.

Laurent
 

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