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Les
flyers de la version Karateco. Franchement, lisez
le premier paragraphe : ça, c'est de la promotion
! ;-)
Cliquez sur l'un d'eux pour une version plus grande.
Merci
au site Arcade
Flyer Archive !
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Deux
jeux d'arcade trônent côte à côte, à l'étage du Centre Jaude à Clermont-Ferrand,
en cette année 1983.
Avant que je me mette à jouer sérieusement au second, Bump'n'Jump,
j'ai passé pas mal de temps à Amidar. Ce jeu, mélange de Pac-Man
et de Qix,
est assez particulier car les adversaires que vous affrontez obéissent
à des règles prédéfinies, fondées sur un vieux jeu japonais, et ne
s'occupent absolument pas de vous... Ça paraît bizarre ? Rassurez-vous,
je vais tout vous expliquer.
Amidakuji,
c'est comme Kamehameha ?
Sous
ce nom bien étrange, Amidakuji, se cache un jeu très simple
et assez populaire au Japon (principalement attribué à des loteries),
et connu également sous le nom de Ghost's Leg.
Le
principe du jeu est simple :
1/
On trace autant de barres verticales qu'il y a de joueurs. On relie
ces barres par des traits horizontaux, disposés n'importe où et en
nombre illimité. Seule contrainte : un trait horizontal ne peut relier
que deux barres verticales, et donc ne peut pas en dépasser une pour
en lier une troisième.
En
haut, on numérote les lignes verticales ; en bas, on attribue, par
exemple, un cadeau à chaque ligne.
2/
Ensuite, on cache la partie centrale afin que les joueurs ne voient
que les extrémités des barres verticales.
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1/
On commence par créer la grille.
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2/
Puis on cache la partie centrale.
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3/
Chaque joueur va choisir un numéro en haut.
4/
Une fois que c'est fait, on enlève le cache et chaque joueur va
devoir suivre l'itinéraire unique qui part de son numéro. La règle
de déplacement est très simple : on descend toujours, et chaque
fois qu'on rencontre une ligne horizontale on doit la suivre, pour
descendre ensuite sur la nouvelle barre verticale.
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3/
Une fois que les joueurs ont choisi leur point de départ,
on enlève la grille.
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4/
Chacun doit découvrir son point d'arrivée
en suivant la règle de déplacement.
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Ainsi,
pour un numéro de départ, il y aura un seul numéro
d'arrivée - et un seul cadeau.
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Des
joueurs d'Amidakuji. Qui sait ce qu'ils ont parié
?
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Amidar
est donc fondé sur l'Amidakuji : la référence
est déjà présente dans son nom. D'ailleurs, on
le voit dès l'écran de présentation, qui montre
un Amidar - ici, un cochon (?) - suivre la fameuse règle de
déplacement.
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L'écran
de présentation, l'Amidar peut suivre plusieurs
chemins possibles.
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Le
premier tableau
Une
fois que vous avez commencé la partie, une petite musique entraînante
se fait entendre, et vous démarrez en bas de l'écran pour le premier
niveau : vous dirigez un gorille qui doit manger toutes les noix de
coco, en évitant les Amidars qui, ici, prennent la forme de "sauvages"
avec leur lance et leur masque de guerre. Les 4 Amidars vont se déplacer
en suivant continuellement la règle de déplacement de l'Amidakuji.
Une fois qu'ils arrivent en bas de l'écran, ils vont faire la même
chose en remontant. Et ainsi de suite, sans s'occuper le moins du
monde de vous.
Le
Tracer, ici le "sauvage" bleu, va de son côté faire le tour du périmètre
de jeu, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, sans s'occuper
de vous non plus - du moins au début : si vous restez en jeu trop
longtemps, il vous prend en chasse.
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Le
tableau des scores.
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Le
début du premier tableau. |
Votre
but étant de gober toutes les noix de coco, une fois que vous avez
réussi à les enlever de tout le pourtour d'une figure, celle-ci devient
bleue. Si vous arrivez à nettoyer les quatre figures qui forment les
coins du plateau de jeu, un petit jingle remplace la musique habituelle,
vos adversaires changent de couleur : vous vous retrouvez en position
de force et vous pouvez les éliminer en les touchant - comme Pac-Man
quand il avale une super pastille. L'effet ne dure pas longtemps,
et bientôt les adversaires reprennent leur ronde.
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En
cours de jeu.
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Provisoirement
invincible,
j'ai déjà attrapé 3 Amidars. |
Le
jeu n'est pas trop difficile, du moins tant que le Tracer ne vous
prend pas en chasse. En faisant attention, il est possible d'anticiper
les déplacements des Amidars, et donc de les laisser passer devant
vous sans risque... L'effet est déroutant au début.
En cas de souci, vous disposez de 4 sauts, pendant lesquels vos adversaires
sont éjectés du plateau et ne peuvent pas vous toucher : vous pouvez
ainsi passer rapidement en-dessous d'eux et vous enfuir.
Le
stage bonus
Entre
deux niveaux, vous allez pouvoir mettre à profit votre connaissance
des règles de l'Amidakuji. Un Amidar (toujours un cochon) passe
très rapidement sur toutes les lignes proposées en haut de l'écran.
En bas de l'une d'elles se trouve un bonus : des bananes. Le jeu consiste
à remonter le parcours idéal, pour déterminer quelle est la ligne
de départ, et appuyer sur le bouton de tir au bon moment.
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Un
bonus raté. |
Un
bonus réussi ! |
C'est
difficile, pour deux raisons. La première, c'est que le cochon ne
va pas rester là-haut pendant des heures : au bout d'un moment il
va choisir lui-même une barre verticale et descendre : donc il ne
faut pas se tromper pour faire le chemin à l'envers, mais il faut
se dépêcher quand même. La seconde, c'est qu'il faut appuyer au bon
moment dès que le cochon est au bon endroit, et à la vitesse où il
va, des fois on rate le point de départ...
Les
bananes rapportent tout de même 5000 points, ça vaut le coup de s'appliquer...
Le
second tableau
Changement
de décor, changement de musique. Vous dirigez maintenant un rouleau
à peinture, et vous devez peindre toutes les cases du plateau ; le
nombre de points que chacune d'elles vous rapporte est toute simplement
inscrit à l'intérieur. Encore une fois, vous allez rencontrer les
mêmes adversaires dont le contact est mortel : quatre Amidars (cette
fois ce sont des cochons) et un Tracer (un cochon blanc) qui fait
toujours le tour du plateau de jeu.
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Le
début du second tableau. |
Je
suis à l'écart des cases déjà
peintes,
alors je ne peux pas peindre. |
La
grande différence avec le premier niveau, c'est que vous devez être
raccordé aux cases déjà peintes pour pouvoir continuer à peindre...
Rien ne vous empêche de vous éloigner, pour vous mettre à l'abri,
mais dans ce cas vous verrez que la ligne de couleur ne vous suit
plus. Cela vous oblige à entourer au plus vite chaque case, pour pouvoir
avancer jusqu'à la suivante, et ainsi de suite... Pas moyen d'aller
peindre dans tous les sens.
Ici
aussi, quand vous avez réussi à peindre les quatre coins, vous pouvez
provisoirement chasser les Amidars et les assommer en les touchant...
jusqu'à ce que le pouvoir s'arrête. Et là encore vous pouvez utiliser
les sauts pour vous sortir d'une situation désastreuse (vous récupérez
les 4 sauts à chaque tableau).
Après
avoir réussi (ou échoué) lors d'un nouveau tableau bonus, les tableaux
se reproposent à nouveau, toujours dans le même ordre, avec les mêmes
règles. Le nombre d'Amidars est plus important, mais leur vitesse
ne change pas et reste calquée sur celle du joueur.
La
réalisation
La
réalisation d'Amidar est tout à fait correcte.
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Les
niveaux suivants. |
Maintenant,
pourquoi de tels choix de personnages : les "sauvages", les cochons
? J'ai eu beau chercher, je n'ai pas réussi à en trouver la raison...
Mais il faut reconnaître que c'est marrant.
L'animation
est fluide. Les sprites sont peu nombreux, mais ce n'est pas gênant.
Je regrette que les Amidars, quand on a le pouvoir de les immobiliser,
n'essaient pas de fuir et continuent leur petit bonhomme de chemin...
mais vu qu'ils sont soumis à la règle de déplacement de l'Amidakuji,
c'est un peu normal.
Le
son est riche. Ce ne sont pas les bruitages qui sont impressionnants,
mais les deux musiques qui se répètent dans les tableaux, plus les
petits jingles lors des phases bonus. Toutes ces mélodies sont très
reconnaissables et on a vite fait de les fredonner. Ce que j'ai trouvé
assez fort, c'est qu'elles ne sont pas obsédantes : personnellement,
quand je joue, je n'ai pas envie de les couper au bout de 30 secondes,
alors que le morceau proprement dit, qui se répète continuellement,
dure 10 secondes à tout casser... C'est du beau travail.
Conversions
Chose
amusante, il n'y a eu qu'une conversion officielle : sur Atari
2600, par Parker. Honnêtement, ce n'est pas très beau...
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L'officiel
Amidar sur VCS Atari.
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Les
autres conversions d'Amidar sont des adaptations
sur plusieurs machines, mais aucune d'elle n'est officielle
: ce sont des jeux qui s'inspirent de l'original.
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Version
C64 : Rollin. |
Version
ZX81 : Damper. |
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Versions
BBC : Crazy Tracer ou Crazy Painter. |
Version
ZX Spectrum : Colour Clash. |
Pour
finir, Amidar fut adapté en jeu électronique
par Gakken.
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Le
jeu électronique.
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Voilà
au final un jeu tout simple, qui puise son inspiration dans
un jeu qui n'a rien à voir avec les jeux vidéo...
Un des rares jeux où les adversaires ne s'occupent pas
de votre avatar... et dont les parties sont bien agréables.
Et
si vous voulez vous lancer à fond dedans, sachez que
c'est Todd Lamb qui a inscrit le record officiel avec... 19 225 030
points !
JPB