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Le shoot'em up selon Cave
Petit retour sur de grands noms du shoot'em up made in Cave, l'un des développeurs les plus apprécié du genre.

Progear no Arashi (2001)

L'influence de Capcom

Encore un jeu étonnant de la part de Cave que ce Progear no Arashi, tant au niveau du gameplay que de l'ambiance steampunk, puisqu'il s'agit du premier manic shooter horizontal, peut-être même le seul du genre. Il est co-développé avec Capcom qui a déjà une certaine expérience du shooting game, ayant déjà travaillé avec Takumi.
Le gameplay est étonnant puisque le scrolling est horizontal. Ca ne parait pas, mais ça change beaucoup de choses. Pas de doute cependant, Progear no Arashi est un vrai manic shooter avec des tirs touffus et impressionnants. D'ailleurs, certains motifs de tirs sont vraiment magnifiques avec des boulettes qui changent de rythme, des motifs qui se tordent, à têtes chercheuses... Vraiment, le travail effectué sur ceux-ci est impressionnant. Les motifs sont la plupart du temps très compacts et il faut dans Progear no Arashi avoir un certain sang froid pour se faufiler dans certains d'entre eux, le sens du scrolling n'aidant pas.
On peut choisir entre deux avions, un dont le tir est frontal, l'autre en éventail, et trois co-pilotes qui définissent le tir des modules. Dans le feu de l'action, il suffit d'appuyer comme dans de nombreux Cave sur le bouton de tir pour que l'avion ralentisse et que les modules se mettent en marche : ils lockent ici les ennemis. Le deuxième bouton sert à une smart bomb des plus classiques qui engendrent cependant quelques malus de points.
Pour faire du score, il faut détruire un ennemi afin que ses tirs se transforment en bijoux et activer le tir des modules en restant appuyé sur le bouton de tir pour que tout soit drainé par l'avion. L'idée est donc d'obliger le joueur à se laisser canarder de toute part pour que l'écran soit bien rempli et que la récolte soit bonne.
Progear no Arashi brille par sa réalisation, superbe, dont les décors sont hallucinants de beauté. Les musiques collent bien au style steampunk et les batailles contre les boss sont souvent épiques. On sent parfois l'influence de Capcom et d'un certain GigaWing 2...
A cause de son scrolling, Progear no Arashi est resté en retrait des autres jeux de Cave et malheureusement, l'absence de conversion sur console de salon ne l'a pas aidé à se faire connaître...

DoDonPachi 2: Bee Storm (2001)

Développement à l'extérieur

Après s'être associé à Capcom pour Progear no Arashi, Cave confie le développement de la suite de DoDonPachi, DoDonPachi II: Bee Storm, à International Games System. C'est le seul et unique shooting game que l'entreprise a commandé sans y mettre son nez.
DoDonPachi II: Bee Storm s'inspire très largement de la référence qu'est DoDonPachi, et ce, à tous les niveaux. Les principales différences au niveau du jeu est la possibilité de choisir entre une option bombe dont le stock est de trois ou de l'option laser pour le fameux laser géant qu'il faudra recharger en frôlant les ennemis.
Le gros problème de DoDonPachi II: Bee Storm est qu'il n'est pas empreint de la patte si significative de Cave. Son ambiance typée manga, son introduction et ses musiques techno banales ne ressemblent pas à l'éditeur que nous connaissons.
DoDonPachi II: Bee Storm n'est pas véritablement un mauvais jeu, loin de là. Seulement, il démontre que n'est pas Cave qui veut. Malgré un gameplay et une esthétique réussie, la signature de Cave n'apparaît pas clairement et le jeu manque un peu de personnalité... Il n'a pas eu non plus l'honneur d'être converti sur console.

DoDonPachi Daiôjô (2002)

Million bullets baby...

La véritable suite de DoDonPachi, développé par Cave cette fois-ci, arrive en 2002 sous le nom de DoDonPachi Daiôjô. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a fait couler de l'encre tant ses qualités sont nombreuses et grandes...
DoDonPachi Daiôjô est de loin le plus difficile jeu de Cave. Il n'y a pas à chercher bien loin, dès le premier boss, on a droit à des grappes de boulettes complexes, denses, touffues, avec des variations de vitesse, des distorsions, des rotations et tout ce qu'il faut pour piéger un joueur. Les ennemis arrosent en continu, les développeurs n'ont laissé aucune seconde de répit. Bien entendu, comme si ce n'était pas assez, on peut débloquer un second tour toujours plus difficile en finissant le premier en un crédit, ce qui n'est pas déjà une mince affaire, au bout duquel vous pourrez affronter le véritable boss final : un cauchemar pour les joueurs du monde entier.
Dans le gameplay, c'est quasiment identique, à la différence que les types de vaisseaux ont laissé place à des dolls, mais on est en terrain connu de ce côté-là. La plus grande différence vient de l'hyper mode, puisque après un certain nombre de points, une jauge se remplit et donne à accès à un mode spécial qui, une fois déclenché, accélère considérablement la vitesse des ennemis mais aussi la puissance de frappe du vaisseau.
Le système de score a également légèrement été modifié puisque récolter une abeille cachée multiplie son score par le nombre de hits du combo. Si vous aviez un combo à plus de 500 hits, à vous les 500.000 points bonus par abeille récoltée... Egalement, un compteur de hits exclusif aux boss apparaît cette fois-ci.
L'ambiance est vraiment différente du reste de la série. Le jeu se veut beaucoup moins militaire et beaucoup plus mystique, notamment grâce aux dolls remplaçant les pilotes. Les musiques sont enchanteresses et la technique est tout simplement bluffante. Les niveaux sont magnifiques de bout en bout : ne serait-ce que le premier qui vous fait traverser une ville du Japon la nuit, avec éclairage et tout ce qu'il faut.
Ce DoDonPachi Daiôjô montre un Cave au top de sa forme : le jeu est beau, jouable et il a une ambiance vraiment unique. Il se veut en plus être le plus difficile shooting game de la firme... Un véritable challenge donc pour les joueurs de tout poil et accessible à tout le monde, ayant été converti sur PlayStation 2.

Ketsui (2002)

Closer

Ce Cave ne se concentre pas sur la technique, ni l'ambiance : tout a été misé sur le gameplay et le système de score infernal... Attention, il n'en est pas laid pour autant. Seulement, la musique et les décors passent au second plan, histoire qu'on se concentre sur l'action.
Le gameplay est plus ou moins le même que celui de Progear no Arashi, mais à la verticale. Il s'agit en fait d'appuyer régulièrement pour que les attaques soient frontales ou de rester appuyé sur le bouton de tir pour qu'elles lockent les ennemis.
La grande trouvaille de ce jeu est dans son système de score, puisqu'il demande une certaine dose d'audace aux joueurs : il s'agit de les obliger à s'approcher le plus près de l'ennemi pour le détruire puisque le score peut être multiplié de un à cinq selon la distance qui les sépare. Bien entendu, les tirs sont non seulement rapides, denses et touffus mais aussi et surtout très complexes avec des distorsions, des rafales à tiroir et tout ce qu'il faut pour nous faire perdre notre sang froid.
Ketsui a bonne réputation mais il est assez méconnu n'ayant pas eu la chance, pour le moment, d'être converti sur console de salon...

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