Le présent article traite uniquement le 3ème
épisode de la série Streets of Rage et fait office de second avis suite à l'article de Bruno,
dédié à la trilogie. Pour consulter le dossier sur la trilogie, cliquez ici.

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La sublime intro Japonaise, totalement gommée en Europe
et aux US. |
Axel se tourne, et va venir frapper l'écran ! |
Je me dois de réagir. Bruno dit que
Streets of Rage 3 est naze, mais il n’en est rien. En tant que fervent fan de la série, je suis tout à fait
d’accord pour dire que le troisième opus est en retrait par rapport aux deux autres, qui sont juste les meilleurs beats de la Terre...
En fait, Streets 3 possède un feeling très différent des deux premiers. Cette impression est peut-être
due au fait que les sprites des anciens persos ont été totalement redessinés, mis à part Skate
qui a été très légèrement retouché. De plus, ce cher Max a cédé la
place à Zan, qui est tout sauf charismatique.
On se demande également ce qu’a bien pu fumer M'sieur Koshiro (auteur des deux plus belles BO du monde des Beats) pour
pondre la bande son de cet épisode : la plupart des musiques sont incroyables au niveau de l’expérimental (merci
pour cette expression on ne peut plus vraie, Jika), certaines sont bonnes, et d’autres carrément inaudibles. Le style
expérimental-Techno-New Age n’est vraiment pas une bonne idée : je me suis rendu compte que les musiques de
SoR3 n’étaient pas « fredonnables »... À contrario des BO de SoR et SoR2.
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| Le niveau de la discothèque : épileptiques
s'abstenir. |
L'un des nouveaux super-pouvoirs : Axel tranche violemment
les ennemis avec un katana. |
Mais ce SoR3 apporte pas mal de nouveautés
qui méritent que l'on s’y attarde.
Premièrement, le compteur de temps disparaît, remplacé par une jauge de charge : lorsqu’elle est pleine,
vous pourrez exécuter un mouvement spécial (A ou avant+A) sans que cela ne vous coûte de l’énergie.
Lors de la charge, tout coup spécial effectué vous retirera un peu d’énergie.
Les développeurs ont également implémenté la course dans cet épisode : en appuyant deux
fois sur avant, le personnage se met à courir, et continue de le faire tant que vous appuyez sur avant. De plus, ils
ont aussi ajouté la roulade latérale, qui pourra vous sauver dans pas mal de situations : en appuyant deux fois
sur haut ou bas, le personnage fera une roulade.
La maniabilité générale est à des lieues de SoR premier du nom, mais paradoxalement, elle s’en rapproche
plus que SoR2 par 2 aspects : c’est le grand retour des choppes entre joueurs (vous savez, le fait de propulser son coéquipier,
ce qui donne lieu à un coup dévastateur), et de l’incapacité à soulever les gros ennemis.
Le jeu récompense le bon joueur : en effet, le scoring sert maintenant à augmenter la puissance du coup spécial
avant-avant-B. La puissance peut monter jusqu’au niveau 3 (un niveau étant symbolisé par une étoile en
dessous de la jauge d’énergie), et au niveau 3, ça fait très mal (surtout avec Axel, comme à l’accoutumée).
Seuls les coups spéciaux de Zan sont à la traîne. Seulement, si vous perdez une vie, vous perdez également
un niveau de spécial.
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| En route vers la fin alternative : il faut démasquer
l'imposteur qui se fait passer pour le maire ! (le Général dans la version Jap) |
Une des super attaques de Zan. Inutile... |
Autre ajout notable, les différentes
armes que vous ramasserez ont désormais une jauge d’énergie, ce qui signifie que même si vous réussissez
à garder votre batte en main, elle se détruira au bout d’un certain nombre de coups (une jauge d’énergie
est visible en dessous de celle de votre perso). Mais rassurez-vous, certaines armes ont de TRÈS grosses jauges d’énergie,
comme la batte en métal ou le Muramasa (qui tient son nom d’un forgeron légendaire au pays du Soleil Levant).
D’ailleurs, si vous tenez une arme et que vous faites un mouvement spécial, vous aurez droit à une animation
inédite de votre personnage : Blaze exécute une espèce de Dragon Punch avec un couteau, Axel fait de
même avec un katana... Encore une fois, Zan est à la traîne : il fait exactement les mêmes mouvements
avec une arme ou une autre.
Les niveaux, bien que légèrement convenus, sont un peu épicés grâce à des passages
secrets bien dissimulés. D’ailleurs, certaines trouvailles sont excellentes, comme le niveau où l'on doit détruire
des murs tout en repoussant les assauts d’un bulldozer, ou cet autre niveau dans lequel le vent change de direction et de
force très fréquemment... L’amplitude des sauts s’en trouve modifiée. On trouvera aussi quelques passages
secrets renfermant moult points. À signaler aussi le fait qu’en tombant dans le vide, vous ne perdez plus systématiquement
une vie, mais votre jauge d’énergie baisse significativement.
Il faut également noter que même si le jeu est linéaire, il possède quatre fins différentes,
à vous de toutes les essayer !
Les ennemis ne se renouvellent pas trop, mais certains nouveaux venus ont une capacité inédite : ils bloquent
vos coups. Assez rageant, mais diablement efficace. D’autres ennemis pourront même vous chopper et vous rouer de coups
(le seul moyen de se libérer étant de faire un mouvement spécial).

Petit comparatif rapide : en premier le perso tel qu'il apparaît dans BK3, et en second, la version SoR3. Étonnant,
non?
Comme vous pouvez le constater, le jeu est
tout de même assez fourni. Mais comment parler de Streets of Rage 3 sans évoquer le scandale de la localisation
du jeu ?
En effet, Bare Knuckle 3 a subi une censure galopante totalement injustifiée. En fait, beaucoup de choses changent
entre les versions jap et US-euro. Premièrement, tout ce qui est un peu tendancieux est modifié voire purement
supprimé : les nanas du jeu deviennent toutes plus habillées, et un grand gaillard très féminin
(on pourrait le qualifier de « grande folle » sans homophobie aucune) est remplacé par Shiva...
Mais ce n’est pas tout ! La splendide intro du jeu où l'on voit une ville se faire anéantir, pour ensuite voir
un magnifique Axel qui donne un coup de poing sur l’écran disparaît purement et simplement. Le personnage que
l'on doit secourir n’est pas un Général de l’armée (Jap), mais le chef de la Police (US)... Les couleurs
originales des persos connus (Axel, Blaze, Skate) changent dans nos contrées pour une raison totalement inconnue... La
raison invoquée par Sega of America : ces couleurs étaient plus neutres (« gender-neutral » dans le communiqué
de l’époque).
Aussi, le jeu est BIEN plus difficile en US-euro qu’en jap. Dans la version que nous connaissons, le jeu ne compte que 3 modes
de difficulté, alors que dans la version japonaise, il y en a 4, mais le Normal euro vaut largement le Very Hard jap...

Ash : trop politiquement incorrect, il a été gommé des versions occidentales.
Certaines voix changent aussi : Axel hurle
un « Grand Upper ! » en version Jap (comme dans SoR2/BKII), mais en Euro, il crie un « Bare Knuckle »
tout à fait immonde... Idem pour Blaze, qui voit son « Kikousho » changé en « So Fire »
(ou un truc du genre, je n’ai pas réussi à dégoter la traduction officielle sur l’Internet interactif
multimedia)...
Vous l’aurez compris, pour profiter pleinement du jeu, mieux vaut se procurer la version japonaise du titre, d’autant plus
que des traductions des textes sont disponibles un peu partout sur la toile.
Désormais, justice est faite !
Merci à SoR Online pour l’inspiration et les captures
de sprites :
http://soronline.classicgaming.gamespy.com/main.htm
IsKor, fan de la série depuis tout petit, et défenseur de la veuve et de l'orphelin...
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