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| Un
bel écran titre. |
Le
plan du jeu, enfin une partie. |
Vous avez les nerfs ? Envie de tout casser sur votre passage
? Risky Woods est la solution à votre
problème, jeu développé par une pitite boîte
espagnole nommée Dinamic, à ne pas confondre avec
Dynamix (auteurs entre autres de Red Baron,
Betrayal at Krondor…).
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| Les
ennuis commencent. |
Comment
atteindre ce coffre ? |
J’ai
l’impression d’avoir déjà vu ça
quelque part…
Et
ce n’est pas faux : Risky Woods s’inscrit
en effet dans la lignée des jeux d’action/arcade/plates-formes, ambiance Gods
ou Deliverance.
L’intrigue reste assez simple : notre héros doit
délivrer les moines retenus prisonniers, en tant que
statues, par les démons de l’enfer qui ont pris
le contrôle des environs. Comment ça, « c’est
tout » ? Eh bien oui, pas grand-chose de plus, mais après
tout, fallait-il un prétexte pour aller botter les fesses
des hordes démoniaques ?
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| Gaffe
au vampire ! |
Alors
lui, je vais me le faire. |
Et
si on allait faire un tour en forêt ?
Donc,
le type, ni une, ni deux, il part à l’assaut, avec
ses couteaux de lancer, sur une dizaine de niveaux, casser du
fourbe et de l’ignoble. Dans chaque niveau, l’objectif
consiste à délivrer deux ou trois moines figés,
en cassant les statues qui les retiennent. Parallèlement,
des murs bloquent la progression, et sont ouvrables au moyen
de la « Eye-Key », à ramasser en un ou plusieurs
morceaux. À la fin de chaque niveau, un marchand propose
diverses armes contre monnaie sonnante et trébuchante,
collectée sur les ennemis occis, les coffres ouverts
et les sacs mystères dénichés.
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| La
boule de feu, elle détruit tous les ennemis.. |
Une
Eye-Key. |
On
y voit des oiseaux, des écureuils…
Côté
bestioles, on est servi. Sont croisés en vrac : soldats
squelettes, chiens démons, vampires volants… Ainsi
que quatre boss, disséminés au cours du jeu dans
leurs propres niveaux, qui se révèlent aussi laids
et hargneux que leurs progénitures. Car attendez vous
à une résistance particulièrement féroce
: Risky Woods est un jeu difficile, et constitue
un challenge pour des joueurs expérimentés ; ceux
qui ont fini la trilogie Turrican
devraient être suffisamment aguerris pour l’aventure.
J’exagère à peine : les hordes démoniaques
débarquent sans prévenir, en permanence, avec
une cadence frénétique. Il devient souvent très
difficile de ne pas se laisser submerger par les assauts, et
il n’y a donc aucun temps mort dans l’action.
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| C'est
très chaud ! |
Les
sauts doivent être bien calculés. |
…l’air
pur de la nature, douce et fragile…
D’autant
plus que les pitits gars de chez Dinamic ont l’esprit
retors : tout est fait dans ce jeu pour piéger le joueur
non averti. À commencer par les bonus : attention lorsque
vous ouvrez un coffre, les objets qu’il délivre
ne sont pas tous bénéfiques. À la manière
de James Pond II,
il ne faut pas tout ramasser : les têtes de mort inversent
l’écran, les flèches ramènent le
joueur en arrière, et le petit cœur plonge le héros
dans un sommeil profond, remontant quelque peu sa barre de vie.
Le dernier semble intéressant, dit comme ça, mais
le problème, c’est qu’il consomme une quantité
importante de temps. Et le temps, l’on n’en dispose
pas énormément dans Risky Woods.
Le jeu est chronométré, et la marge de manœuvre
est faible, gare au time over. Enfin, même les statues
de moines sont sources de danger, puisque certaines sont fausses
et déclenchent une explosion si on les brise.
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| Le
marchand, dopé à la créatine. |
Et
un moine libéré, un ! |
…le
parfum de chlorophylle, les bourgeons naissants…
Mais
qu’il est plaisant de s’aventurer dans ces bois
risqués ! La bête affiche des variations très
agréables de couleurs à l’écran,
sur des graphismes franchement réussis. De la forêt
à la forteresse impie, en passant par les villages et
les grottes, un travail soigné a été apporté
au visuel. Même si les animations saccadent légèrement,
l’ensemble est rapide et plaisant à prendre en
main, avec une maniabilité sans reproche. Avec des bruitages
au poil, et des musiques comme l’Amiga sait en
jouer, la réalisation est vraiment très bonne.
Le seul point de frustration vient vraiment de sa difficulté,
harassante. Vous êtes prévenus.
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| Encore
un passage tendu. |
Eux,
ils ont bien fait de venir. |
…bref,
la communion avec la nature !
Risky
Woods a été porté sur trois autres
supports : Atari ST, Pécé,
et Megadrive. Si le premier, comme à l’accoutumée
(mais cela fait toujours du bien de le rappeler), est une conversion
équivalente à l’original, en tenant compte
des restrictions de la machine, les deux autres versions sont
surprenantes. Celle sur Pécé, tout d’abord
: elle est réussie ! Nan, je ne plaisante pas, elle tient
parfaitement la route ! Graphismes équivalents, animations
pas trop saccadées, jouabilité respectée…
Bon, pour le son, on ne peut pas faire grand-chose, mais ne
pinaillons pas, et rendons hommage à l’effort fourni.
Quant à la version Megadrive, elle a été
retouchée, pour je ne sais quelle raison : le héros
est vêtu d’une cape grecque, et le panneau de statut
se voit gratifier d’un fond granit pas très esthétique.
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| La
Eye Key en action. |
Cet
écran-là, on le voit (trop) souvent. |
Amateurs de sensations fortes, Risky Woods
est un titre qui met les réflexes à contribution,
et les nerfs à rude épreuve. Très utile
quand on a perdu au Bogle toute l’après-midi contre
Mamy.
Tonton
Ben, amoureux
de la nature.