Par Julenstein (novembre 2011)

-Resident
Evil Fiiiiive...-
Développé par Capcom, conçu par Jun Takeuchi.
| Resident
Evil 5 |
PlayStation
3, Xbox 360 |
5
mars 2009
13
mars 2009
13
mars 2009
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Windows |
17
septembre 2009
18
septembre 2009
18
septembre 2009
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| Resident
Evil 5 Gold Edition |
PlayStation
3, Xbox 360 |
18
février 2010
9
mars 2010
12
mars 2010
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| Warning -
This game contains scenes of explicit violence and gore.
Non, je plaisante. Tout le monde peut lire cet article, sauf ceux qui auraient
peur d'être "spoilés. » En effet, le présent
fichier XHTML contient des traces de spoilers dévoilant
des personnages ou des parties de l'intrigue. Je préfère prévenir,
sait-on jamais. Bonne lecture à tous !
|
Le
plus difficile n'est pas d'atteindre l'apogée, mais d'y rester.
C'est ce qu'ont appris Jun Takeuchi et son équipe
en succédant à Shinji Mikami, le cerveau
derrière l'immense, le grandiose, le sublime Resident
Evil 4. Il l'avouera à demi-mots plusieurs mois après
la sortie de Resident Evil 5 en déclarant :
"Il est vrai que nous avons ressenti une grande pression et l'ombre
de Shinji Mikami après Resident Evil 4."
L'épisode
que l'on pourrait surnommer "le grand reset", tant il a fait
sortir la série des conventions qu'elle s'était elle-même
fixée, a... comment dirais-je... quelque peu raflé tous
les suffrages. Certes, les plus fervents admirateurs de la série Resident
Evil ont pu ressentir une trahison tant celui-ci s'est
affranchi des codes du survival horror. Pour les autres,
ce fut un classique instantané encensé par la presse,
vendu à plus de cinq millions d'exemplaires, porté sur
de nombreux supports et qui, tels ses prédécesseurs,
a établi les nouveaux standards du genre survival horror.
Il n'y a qu'à voir Cold Fear ou Silent
Hill: Homecoming pour en être convaincu.
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| La
mouture dite "HD" de Resident Evil 4. Rien que de voir ce screenshot, ça
me donne une folle envie de me replonger dedans... |
Silent
Hill: Homecoming qui opte pour un système de visée similaire. J'en
profite pour écrire que je trouve ce titre très sous-estimé.
J'ai adoré ! |
-WELCOME TO AFRICA.-
L'incroyable cosmopolitisme des citoyens de Kijuju.
Le
20 juillet 2005, Capcom annonce
sans surprise Resident Evil 5 qui,
jusqu'à sa sortie en mars 2009, sera attendu comme "l'héritier"
du fameux RE4. On apprend notamment le retour
de Chris Redfield (qui a suivi la méthode Lafay pendant ses
années d'absence) pour remplacer numériquement Leon
Scott Kennedy. L'action se déploie pour la première
fois en Afrique subsaharienne, dans le village imaginaire de Kijuju.
Les premières informations laissaient apparaître un titre
qui se déroulait en plein cagnard : il aurait alors fallu
gérer son insolation en cherchant les zones d'ombre ainsi que
sa soif. En cas de déshydratation, Chris aurait été victime
d'hallucinations. Hélas ou tant mieux, ces concepts de survie
seront abandonnés dans la version finale, beaucoup plus orientée
"action" que n'importe quel épisode de la série.
 |
 |
| Ces
deux screenshots proviennent du début du développement de Resident
Evil 5. Bien que les concepts de survie (l'insolation et la soif) aient été
amputés à la version finale, le titre n'a pas beaucoup changé
visuellement par rapport aux premières captures d'écran diffusées. |
Ce
nouvel "environnement" n'est pas du goût de tout le monde. Malheureusement, Resident
Evil 5 est plongé au coeur d'une polémique
menée, entre autres, par le blog Black
Looks. Dans les premières bandes annonces, on
peut voir Chris Redfied tirer sur des zombies de Kijuju. Ses détracteurs
pointent alors du doigt le stéréotype du héros
blanc tirant à vue sur la foule de zombies noirs, donnant une
image "déshumanisée" de l'Afrique. Le problème
n'est pas seulement que le héros canarde la horde de morts-vivants,
mais aussi que les personnages noirs non-infectés ressemblent
également à des zombies.
Mais
les accusations vont plus loin encore puisque le principe même
du virus Uroboros qui infeste les autochtones de Resident
Evil 5 est remis en question. Celui-ci est maladroitement
comparé au VIH (l'Afrique subsaharienne reste la
région du globe la plus infectée avec 67% du nombre
mondial de personnes séropositives en 2007) bien que ni ses
méthodes d'infection, ni ses effets n'évoquent le SIDA.
Toujours est-il que Capcom affirmera que ces accusations n'ont en
rien altéré le développement de Resident
Evil 5. Et pourtant... Dans le bestiaire du jeu final, en
plus des zombies noirs, on trouve des zombies asiatiques, des zombies
blancs, des zombies maghrébins et même des zombies roux.
Oui, parce que le flux migratoire Cambodge-Kijuju est bien connu,
vous savez. Chris se dote en plus d'une partenaire qui, comme par
hasard, a la peau métissée. Sheva Alomar, c'est son
nom, brise ainsi l'image clichée du "blanc" contre les "noirs."
Malgré tout, Capcom assure n'avoir jamais été
influencé au cours de la programmation du titre... Je vous
laisse vous forger votre propre avis sur la question.
Quoi
qu'il en soit, le virus Las Plagas de Resident Evil 4
n'avait pas fait autant débat... Ni même les zombies
blancs que l'on dépèce depuis 1996.
-A NEW ERA OF
BIO-TERRORISM DESCENDED UPON VULNERABLE COUNTRIES.-
L'ingénieuse pirouette pour étendre (encore !) le scénario
de Biohazard.
L'arme
biologique Uroboros est au coeur de l'intrigue de Resident
Evil 5. En 2009, soit cinq années après la
chute d'Umbrella, la BSAA (Bioterrorism Security Assessment Alliance,
fondée par des survivants des évènements du manoir
Spencer et de Raccoon City... dont Chris Redfield) dépêche
deux agents à Kijuju afin d'empêcher la vente au marché
noir d'une arme bioterroriste. La mission consiste à récupérer
des preuves et quitter au plus vite le village africain. Évidemment,
une fois sur place, les choses sont "légèrement" plus
compliquées que cela. Les indigènes ne sont pas ce qu'on
pourrait appeler "accueillants" et les deux protagonistes comprennent
vite qu'un nouveau virus, similaire à Las Plagas,
se répand par les Majinis, le nom donné aux humains
déjà infectés par le virus. Cette intrigue a
un léger goût de réchauffé, certes, mais
les fans y trouveront leur compte grâce à un casting
des plus explosifs.

|
CHRIS REDFIELD (35
ANS)
Apparu pour la première fois dans le premier opus de Resident
Evil (souvenez-vous, le gaillard incapable
de porter plus de six objets !) puis au coeur de l'intrigue
d'autres épisodes, Chris reprend du service dans ce cinquième
opus dont il est le héros. L'ancien membre des STARS fait
aujourd'hui parti du BSAA, dont il est un des pères fondateurs.
Il est un membre emblématique de cette organisation (comme
dirait Sheva : "Your reputation preceeds you, Mr. Redfield. »)
et consacre sa carrière à la lutte contre le bioterrorisme.
Il se rend à Kijuju afin d'enquêter sur une transaction
illégale d'arme biologique. Il est également à
la recherche de Jill Valentine, son ancienne coéquipière
au sein des STARS, portée disparue et présumée
décédée depuis leur dernière rencontre
avec Albert Wesker. Dans cet épisode, il sera accompagné
tout au long de l'aventure par Sheva Alomar.
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SHEVA ALOMAR (23
ANS)
Membre de la branche Ouest-Africaine du BSAA, Sheva est désignée
comme partenaire de Chris Redfield pour cette mission. Sans entrer
dans les détails (que vous trouverez dans la section "Archives"
du jeu), Sheva est extrêmement engagée contre le
bioterrorisme. En effet, lors de son huitième printemps,
elle perd ses parents dans un accident industriel. Elle apprendra
bien plus tard que cette catastrophe était un essai bioterroriste
maquillé et chapeauté par Umbrella et le gouvernement
du pays imaginaire dont elle est ressortissante. Après
avoir activement aidé à faire échouer une
transaction bioterroriste, Sheva migre vers les États-Unis
pour quelques années où elle rejoint le BSAA. Son
rôle dans le jeu est bien évidemment crucial :
elle n'est pas qu'un "Player 2," Elle incarne l'un des
thèmes principaux de Resident Evil 5,
à savoir la relation qui unit deux partenaires.
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JILL VALENTINE (35
ANS)
Jill Valentine fait également son grand-retour dans Resident
Evil 5. Sans entrer dans les détails de l'intrigue
encore une fois, l'ancienne membre des STARS était portée
disparue depuis sa dernière rencontre (aux côtés
de Chris) avec Albert Wesker, dans le manoir Spencer. C'est en
partie pour la retrouver que Chris s'est rendu sur les terres
hostiles de Kijuju. C'est en voulant sauver Chris que la belle
s'est sacrifiée, en se jetant sur Wesker et en tombant
d'un ravin avec ce dernier. Chris se sent toujours coupable de
la disparition de sa partenaire. Visiblement, la chute ne fut
pourtant pas si douloureuse que ça puisqu'aussi bien Jill
que Wesker ont survécu à cette "dégringolade".
Si Jill n'est pas un personnage jouable de Resident
Evil 5, vous pourrez l'incarner (génial !)
dans les deux extensions du titre (dont nous reparlerons un peu
plus loin dans le dossier).
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JOSH STONE (35
ANS)
Josh est capitaine au sein de la branche Ouest-Africaine du BSAA. Il est également
le meneur de l'équipe Delta, pour la mission de Kijuju. Il est le mentor
de Sheva Alomar, puisque c'est lui qui l'a entraînée pendant huit
mois. Ils sont restés bons amis. Tout comme Jill Valentine, Josh n'est
pas jouable dans le jeu principal. C'est un personnage qui apparaît au cours
de plusieurs chapitres de l'aventure mais qui n'a qu'un rôle de soutien.
Il aura son heure de gloire, ceci dit, puisqu'il sera possible de l'incarner dans
l'extension "Une fuite désespérée" aux côtés
de Jill Valentine.
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RICARDO
IRVING (ÂGE INCONNU)
À l'origine, Ricardo Irving était un chercheur de
l'entreprise pharmaceutique Tricell, ce qui lui a permis de travailler
auprès d'Albert Wesker et d'Excella Gionne. Il est également
le directeur d'un puits de pétrole à Kijuju et un
excellent... "commercial". Irving s'est fait une spécialité
de la vente au marché noir d'armes bioterroristes. Il est
hautement recherché par le BSAA, mis au courant qu'il est
sur le point de conclure la vente d'une arme (Uroboros) à
Kijuju. C'est ainsi que Chris et Sheva se mettront à sa
recherche au long de quelques chapitres de Resident
Evil 5.
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EXCELLA
GIONNE (26 ANS)
Excella, pour qui je voterais volontiers dans un concours de miss Biohazard,
est la descendante d'une richissime famille Italienne - la famille Gionne - ainsi
que la famille Travis, propriétaire de l'entreprise pharmaceutique Tricell,
dont elle est la directrice de la branche africaine. Elle rencontrera aux cours
de ses pérégrinations Wesker, avec qui elle collaborera et partagera
l'idéal d'un "nouveau monde". En effet, celle qui rêve de devenir
madame Wesker a la ferme intention de répandre le virus Urobos sur la planète
qu'elle juge surpeuplée, et aimerait en devenir, idéalement, la
déesse aux côtés de son dieu Albert.
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ALBERT
WESKER (45 ANS)
En mode Johnny Hallyday dans ce cinquième opus, le grand
méchant, le mal incarné, l'Orangina rouge de Resident
Evil est de retour. Celui qui est aux STARS ce que
Judas est à Jésus et à qui l'on doit l'intégralité
des peines rencontrées de la série, a pour projet
de répandre Uroboros sur la planète toute entière.
Tout bêtement. Il a également l'intention d'en découdre
personnellement et une bonne fois pour toutes avec l'ennemi juré
de toujours : Chris Redfield. Umbrella n'étant plus,
Albert Wesker est dans Resident Evil 5 associé
à la directrice du Tricell africain : Excella Gionne.
L'un et l'autre se mettent d'accord sur une domination du monde,
après l'avoir "quelque peu" dépeuplé à
l'aide du fameux virus. Ce darwiniste convaincu, lui-même
dopé au virus Uroboros, apparaîtra plusieurs fois
dans Resident Evil 5 dont il est le boss
final. Mais il est également au coeur de l'intrigue de
l'extension "Perdu dans les cauchemars."
|
Les
scénaristes de Resident Evil 5 n'ont
pas réalisé d'exploit. Au contraire, l'histoire de cet
opus est tristement élémentaire. Mais le plus embêtant,
c'est qu'on a la sensation que la chronologie globale de la saga est
artificiellement rallongée. "Umbrella Corporation n'est
plus ? Ce n'est pas grave, on invente une nouvelle entreprise
pharmaceutique, histoire de." C'est d'autant plus dommage que
le casting est détonnant avec un règlement de compte
final annoncé entre Chris Redfield et Albert Wesker. Mais peu
importe et heureusement, l'intérêt de ce cinquième
opus ne se situe absolument pas à ce niveau.
D'ailleurs,
plus que dans n'importe quel volet précédent, les révélations
de l'intrigue sont classiques, puisque les zones d'ombre ne se dévoilent
que grâce aux dialogues entre Chris et Sheva ou aux scènes
cinématiques que l'industrie hollywoodienne ne renierait pas.
Elles sont vraiment toutes réussies bien qu'un peu cliché
(on pourrait croire que certaines scènes viennent de Matrix).
On n'a plus de contact radio comme dans le quatrième volet
(Ingrid Hunnigan) et on ne trouve plus que quelques documents détaillant
l'univers du jeu, qui renforçaient énormément
le background des premiers opus. Le déroulement
de Resident Evil 5 est bien plus
brut et plus cinématographique. Ces ajustements sont en grande
partie dûs à la coopération : il pourrait être
ennuyeux, pour son partenaire, que l'un des deux joueurs se mette
à lire un long historique de vingt pages sur Tricell. Par exemple.
Pour
s'opposer à votre duo de héros, les développeurs ont fait
preuve d'une grande imagination. Les environnements de Kijuju sont peuplés
de ceux qu'on appelle les Majinis (ce qui signifie, en swahili, "l'esprit du mal").
Comme les Ganados en leur temps, les Majinis peuvent communiquer entre eux ("WATU !")
et muter en d'horribles créatures. Leurs têtes peuvent exploser et
laisser place à un énorme tentacule. Il arrive aussi qu'une bestiole
ailée sorte de leurs dos. Vers la fin du jeu, certains évolueront
même en des monstres blindés que l'on ne pourra assassiner qu'en
tirant sur un long appendice mobile qui s'apparente à une queue. D'ailleurs,
à ce stade avancé de l'aventure, les Majinis auront troqué
leurs bouteilles ou leurs machettes contre des matraques électriques ou
des gatlings. On retrouve également quelques créatures venues
tout droit de l'enfer, comme les chiens dont le museau se divise en deux (pour
mieux te dévorer, mon enfant) ou les lickers toujours aussi redoutables.
 |
 |
| Un
meneur, avec son mégaphone qui contribue grandement à l'ambiance
des affrontements. "watakule, pania ana pachi kania!" |
Après
les requins du premier opus, je vous présente... les crocodiles. Ce screenshot
pourrait sans aucun problème s'intituler "LE SANG-FROID." |
On
retrouve des mini-boss, dans les niveaux, comme le bourreau (cet énorme
Majini à la hache) ou le Majini à la tronçonneuse. C'est
le genre d'ennemis qui met la pression en suivant le héros absolument partout
(ils peuvent même casser certains éléments du décor)
et qui ne vacillent pas au bout de quatre balles dans la tête. Ils peuvent
être évités pour la plupart et, le plus souvent, ils sont
capables de vous vider une barre de vie en un coup bien placé. Dans leur
grande générosité, les développeurs en ont placé
de plus en plus sur le terrain de jeu à mesure que vous progressez. Dans
les derniers niveaux, il est possible de se retrouver avec deux gros Majinis au
gatling, par exemple. En récompense, ils lâchent des trésors
très intéressants à la revente, histoire de récompenser
les valeureux joueurs qui ont pris le soin de tous se les farcir. Quant aux boss,
ils sont toujours l'occasion d'affrontements démesurés avec des
ennemis géants. Nous y reviendrons un peu plus loin.