Voir aussi l'article
sur Jetpac.
Un bon p'tit gars fidèle à son entreprise, ce Jetman. Voilà
plus de vingt ans qu'il parcourt la galaxie pour assembler des fusées distribuées
en kit par son employeur Acme. Et des planètes, il en a vu au cours de
sa longue carrière au service de l'Ikea de l'aérospatiale. Alors,
ce ne sont pas quelques extraterrestres qui vont l'empêcher de faire son
boulot. Jetman, il tire et puis il négocie.
Comme
tous les matins depuis 1983, Jetman pose le pied sur une nouvelle planète
et observe les alentours. Comme il s'en doutait, sa société a une
fois de plus rogné sur les dépenses de transport. Des morceaux de
fusée sont en effet éparpillées sur toute cette satanée
planète. C'est grognon que Jetman actionne son jetpac et décolle
pour s'emparer des différents éléments de la fusée.
Mais voilà que les ennuis commencent : des extraterrestres qui prennent
un malin plaisir à se mettre en travers du chemin de Jetman. Impassible,
Jetman sort son pistolet laser et élimine un par un toutes ces ignobles
créatures. Avec l'expérience, Jetman a compris que ça ne
servait à rien de discuter avec les indigènes. Foncer dans tous
les sens pour le percuter, voilà tout ce qu'ils savent faire. Tant pis
pour eux, Jetman entend bien leur faire passer le goût du pain.
Voilà
en quelques mots l'histoire romancée de Jetpac Refuelled. Pour décrire
l'ambiance générale du jeu, je vous laisse admirer son superbe écran titre.

Vous
cernez sans doute mieux l'atmosphère générale du jeu. C'est
léger et hypercoloré (l'écran titre est l'outil parfait pour
régler les couleurs de votre téléviseur), mais surtout, ça
va castagner à pleins tubes. Son pistolet laser vissé au poignet,
Jetman va en dégommer des aliens, soyez-en sûrs. Mais que cela ne
le détourne pas de sa mission initiale qui consiste à assembler
des fusées.
Hop
c'est parti, on commence une partie de Jetpac Refuelled ! La base de la fusée
est bien positionnée et attend d'accueillir les deux autres éléments
placés de part et d'autre de celle-ci. Jetman étant incapable de
sauter, il est bien obligé de se servir de son jetpac. Une gâchette
pressée et il part dans les airs, cette même gâchette relâchée
et il retombe au sol. Lorsqu'il passe sur un élément de fusée,
Jetman l'emporte automatiquement. Pour le placer au bon endroit, il lui suffit
de se trouver au-dessus de la base de la fusée (sans obstacle gênant
l'accès) ou sur la base proprement dite. L'un après l'autre, les
deux éléments de la fusée sont en position et la fusée
est prête à décoller. Mais que se passe-t-il ? Rien à
faire, le moteur de la fusée ne démarre pas. Jetman jette un coup
d'œil à la jauge de carburant : plus la moindre goutte. Que faire ?

La
réponse tombe du ciel immédiatement sous la forme d'un bidon
de carburant. Alléluia, Jetman ne fait ni une ni deux, il s'empare du bidon
et le vide dans le réservoir de la fusée en utilisant toujours la
même technique. En bon prévoyant qu'il est, Jetman déversera
au total six bidons de carburant pour éviter la panne d'essence. Pas question
de traîner abusivement ; sa réserve d'oxygène est limitée
et même si elle se régénère à chaque bidon emporté,
c'est la mort assurée quand cette réserve est vide. Voilà,
vite fait bien fait, l'affaire est dans le sac, la fusée n'attend plus
que Jetman pour décoller dans un vrombissement du tonnerre. Fastoche vous
dites-vous, le boulot de Jetman est une vraie sinécure. Ce serait mal connaître
Jetman qui n'est pas du genre à rouler des mécaniques. Ce qu'il
ne dit pas en toute modestie, c'est que des aliens en tous genres lui compliquent
sacrément la tâche. Et vas-y que je te fonce dessus pour te faire
perdre une vie, et vas-y que j'emboutis ton bidon de carburant pour le faire tomber.
Dans ses bons jours, Jetman évite tous ces joyeux drilles. Dans ces mauvais
jours, il les vise avec son pistolet laser et « hasta la vista baby ».

Les
aliens, ça le hante la nuit. Il faut dire que Jetman a fort à faire
pour ne pas succomber face à ces extraterrestres de diverses espèces,
chacune ayant sa propre palette de mouvements. Les poulpes qui se déplacent
lentement et de manière prévisible, passe encore. Mais ça
dégénère rapidement lorsqu'apparaissent des crabes sautillants,
des boules de poils très affectueuses et parfois invisibles, des cerveaux
aliens juchés sur un missile, des robots à tête de souris,
des capsules aux mouvements erratiques... Stop, basta, comment voulez-vous
bosser dans ces conditions ? Fini de rire, on dégaine son pistolet
laser et on fait le ménage. Mais qu'est-ce que ce pistolet à tir
horizontal semble rikiki face aux salves ennemies !

Heureusement,
le ciel vient encore en aide à Jetman en lui envoyant de précieuses
améliorations pour son arme préférée. Double tir horizontal
et vertical à la première amélioration, triple tir orientable
à la deuxième. Et après, on recommence avec un tir horizontal,
mais plus puissant cette fois. Inutile de décrire la déception de
Jetman lorsque disparaissent ces améliorations à chaque perte d'une
vie. Hormis ces évolutions d'armement, le ciel enverra également
à Jetman des trésors qui l'aideront à boucler les fins de
mois difficiles et accessoirement à gonfler son score. Chaque trésor
obtenu augmentera le multiplicateur de score, les récupérer constitue
donc la voie à suivre pour atteindre les sommets des classements Xbox Live.
Ici aussi, bye bye le multiplicateur à chaque perte d'une vie. Mais le
gros problème, c'est qu'il ne tombe qu'un objet à la fois, de surcroît
à n'importe quel endroit, et qu'il faut absolument s'en emparer pour recevoir
le suivant. Et ce n'est pas toujours évident d'aller chercher un objet
perché en haut de l'écran au milieu d'ennemis qui ne demandent qu'à
vous tomber sur le paletot. Pas de panique pour Jetman qui a encore un atout en
main. Acme lui a en effet fourni plusieurs bombes surpuissantes qui détruisent
toute forme de vie présente sur une planète. C'est donc le calme
plat pendant un instant bref mais suffisant pour que Jetman se sorte d'une situation
périlleuse. Le prix à payer pour cet instant de répit :
le multiplicateur de score retombe à zéro. De plus, ces bombes sont
malheureusement livrées en quantité limitée. Coup de bol,
on peut souvent en trouver à l'état sauvage sur toutes les planètes
de l'espace.

C'est
donc le cœur léger que Jetman voyage dans sa fusée vers son adresse
de livraison. À vrai dire, ce n'est pas la porte à côté
et Jetman n'a d'autre choix que de se poser au sol trois fois en chemin pour faire
le plein. Six bidons dans la fusée, quelques coups de pistolet laser et
on embarque à nouveau. Enfin, Jetman arrive à destination et livre
sa fusée avec le sentiment du devoir accompli. La journée se termine,
Jetman va se coucher on ne sait où et se repose jusqu'au matin suivant.
Rebelote, fusée à assembler, bidons, aliens... tout ça pendant
32 jours. Un peu de calcul mental : 1 assemblage de fusée + 3 passages
à la station-service X 32 jours = 128 arrêts. Autant dire que c'est
long et difficile. Heureusement, il est possible de sauvegarder tous les quatre
niveaux pour reprendre le collier, frais, dispos et nanti de trois vies. Jetman
gagne aussi des vies lorsque son score dépasse certains caps. Rassurez-vous
amateurs de sensations fortes, ce ne sera pas de trop pour Jetman qui aura un
sacré challenge à relever pour arriver au bout de ces 128 niveaux.
Tant mieux, Jetman ne se satisfait pas des missions faciles et ne recule pas devant
la difficulté.

Comme
si cela ne suffisait pas encore, Jetman apprécie de travailler en équipe
avec un collègue (connecté sur la même console ou sur le Xbox
Live). Le premier qui a fini sa fusée a gagné, et le dernier n'a
qu'à se trouver un job dans une société concurrente. Ah,
Jetman est joueur par moments... Il lui arrive aussi d'être nostalgique
et de vouloir revivre ses premières années de travail. Quand ça
lui prend, il se relance dans ses aventures originales, ce qui lui permet de faire
le point sur l'évolution de son job. Dieu que les planètes visitées
sont plus belles aujourd'hui et que les possibilités de tir sont plus nombreuses !
Et surtout, il se demande comment il faisait pour travailler sans musique. OK,
son baladeur ne contient qu'une seule chanson, mais elle est tellement chouette
qu'elle égaye toujours son dur labeur. Il n'est pas non plus insensible
aux bruits de son nouveau pistolet laser, bien loin des pèt-pèt
d'antan. Ce n'est pas pour autant qu'il dénigre le début de sa carrière,
mais un peu d'évolution ne fait pas de mal après tout.

Nous
voici arrivés au vif du sujet. L'entreprise Acme est en pleine expansion
et cherche de nouveaux collaborateurs. Il est malheureusement regrettable de ne
pas trouver beaucoup de candidats en ces temps où les jobs de ce type se
font rares. De l'action ininterrompue, des paysages fantastiques, une carrière
longue et passionnante, un travail qui se renouvelle chaque jour, un jetpac amusant
à utiliser et extrêmement précis, etc. Qu'on se le dise, les
conditions de travail sont excellentes. Les candidats intéressés
enverront leur CV à l'agence « Ultimate play the game » qui transmettra
les meilleurs profils à la société Acme. N'oubliez pas de
joindre à votre CV la modique somme de 400 points Microsoft qui serviront
à rétribuer les remarquables collaborateurs de l'agence Ultimate.
Pour
la société Acme,
Le directeur
du service du personnel,
spacecowboy