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Le
flyer (cliquez sur une image pour une version plus grande).
Merci au site Arcade Flyer Archive ! |
En
1989, Konami décide d'apporter une réponse percutante
au succès foudroyant de Double
Dragon et se lance sur le ring avec Crime Fighters.
Si la notoriété n'est pas vraiment au rendez-vous,
le jeu ouvre la voie à une série de beat'em all
remarquables.
Concernant
l'intrigue du titre, Crime Fighters ne cherche pas à
bouleverser les codes du genre et sert un scénario qui tient
surtout lieu de prétexte à une bonne foire au bourre-pif :
il ne s'agit plus ici de sauver une petite amie kidnappée,
mais BEAUCOUP de jeunes et jolies filles détenues par un vilain
Boss, l'innommable "Fat Toad", dont les motivations restent encore
floues à ce jour... Avant d'atteindre son repaire, il vous
faudra passer à tabac une horde de punks et d'affreux criminels,
tout au long de niveaux aussi colorés que variés.
Crime
Fighters
innove en effet par le soin apporté aux graphismes : entre
le métro taggé, les murs couverts d'affiches, les immeubles
délabrés ou la sale tête des ennemis rencontrés
(une vingtaine au total dont quelques "clones" de couleurs différentes),
Konami nous plonge dans un environnement urbain propice à un
déchaînement de violence gratuite, exacerbée par
une bande-son nerveuse et des bruitages réussis. Ce sens du
détail est d'autant plus admirable que le jeu a recours au
moteur graphique, un brin vieillot, d'un titre antérieur, The
Main Event, simulation de catch sorti en 1988. Il
n'utilise pas que cela d'ailleurs : de nombreuses bornes The
Main Event ont été converties pour Crime Fighters,
en raison d'une compatibilité poussée entre les deux
titres.
Suivez
le guide...
Crime
Fighters s'articule autour de 8 stages se terminant
chacun par un combat acharné contre un boss, plus un
bonus stage si vous parvenez à terminer le jeu :
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1.
Subway Station |
2.
Subway Train |
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3.
High Street |
4.
Building Site |
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5.
Rooftop |
6.
Back Street |
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7.
Waterfront |
8.
Warehouse |
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9.
Bonus Stage : The Bosses strikes back |
Quand
castagne et humour font bon ménage
L'une des caractéristiques les plus plaisantes de Crime
Fighters est qu'il ne se prend pas vraiment au sérieux,
son ambiance transpire le second degré et la caricature
assumée. Les développeurs se sont ainsi amusés
à parsemer le jeu de clins d'oeil divers et de références :
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Plusieurs Bosses sont largement inspirés de figures
classiques du film d'horreur, notamment dans le stage 2
(un sosie du Jason Voorhees de Vendredi 13), le
stage 4 (un proche cousin de Leatherface) et le stage 5
(une parodie de Freddy Krueger).
-
Certains
ennemis sont assez.... particuliers : l'un d'entre
eux semble s'être échappé du groupe
"Village People", sans avoir eu le temps de changer de tenue et
lorsqu'il entre en contact avec le joueur, plutôt
que de le cogner durement, il préfère lui
faire un "gros câlin". Les amateurs de SM trouveront
quant à eux leur bonheur auprès de l'unique
ennemie du jeu, vêtue à la mode "3615 Domina".
Je ne parlerai même pas des chiens en chaleur...
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Quelques
décors des niveaux vous réserveront une petite
surprise : posters prenant vie, publicités VRAIMENT
agressives, gérants de dancing club pas commodes...
^^
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Méfiez
vous des assurances... |
Oh
non ! Léché à mort !!! |
Quelques
grammes de violence dans un monde de brutes
Dans
sa version japonaise, Crime Fighters peut se
jouer jusqu'à 2, avec un joystick à 8 directions
et 3 boutons : "Punch", "Kick" et "Reverse Kick" ;
ce dernier est fort utile pour se débarrasser des adversaires
situés derrière le joueur, un peu à la
manière de Renegade, dont le titre de Konami s'inspire
largement.
Le
bouton "Punch", en plus d'enchaîner les opposants au visage
et à l'estomac, sert pour ramasser et utiliser les armes abandonnées
par ces derniers. Par ordre décroissant d'efficacité
vous pouvez combattre avec : le couteau à cran d'arrêt,
la barre de fer, le pistolet. Oui, le pistolet est bien l'arme la
plus faible du jeu (il fait à peine plus de dégâts
qu'un vulgaire coup de poing), mais il offre au moins un intérêt :
ses munitions sont illimitées, ce qui en fait l'arme idéale
pour maintenir les adversaires à distance. Encore une chose
sur les armes : il vous suffit de recevoir un seul coup pour
perdre définitivement celle que vous avez en main...
Lorsqu'un
loubard a mordu la poussière, il est possible de l'achever
avant qu'il ne puisse se relever, à l'aide du bouton
"Kick" (un autre emprunt à Renegade), ce même
bouton servant également pour les choppes : utilisé
au contact rapproché d'un opposant, il permet au choix
de lui mettre quelques coups de tête à la Depardieu
ou un magistral coup de genou dans les bijoux de famille (effet
garanti). Presser
les boutons "Punch" et "Kick" ensemble permet d'exécuter
un coup de genoux sauté, utile pour mettre l'ennemi à
terre. La même combinaison, plus une direction, provoque
un coup de pied sauté circulaire, capable d'expédier
n'importe quel punk dans le décor. Ces deux coups spéciaux
nécessitent une bonne évaluation des distances
car ils sont assez faciles à rater au début. Pour
finir, presser rapidement "Punch" puis "Kick" se traduit par
un crochet au foie, plus efficace qu'un coup de poing standard.
Un
dernier mot sur la jouabilité : la détection
des collisions est assez restrictive. Cela signifie que pour
toucher un adversaire il faut être exactement aligné
sur sa position, ce qui rend l'apprentissage du jeu un peu difficile
comparé à d'autres titres plus tolérants
à cet égard. Et pendant que l'on y est, autant
mettre les choses "au poing" : les ennemis de Crime
Fighters sont du genre coriace. Il vous faudra varier
régulièrement vos patterns de coups, sous peine
de subir une contre-attaque des plus violentes...
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Certaines
baffes reçues vous font voler !!! |
Le
coup dans les valseuses marche des 2 côtés... |
Plus
on est de fous...
La version américaine du titre comporte une innovation
de taille pour un beat'em all : jusqu'à 4 joueurs peuvent
combattre simultanément. Si cette possibilité
apporte un supplément de fun indéniable aux parties,
il est cependant regrettable que les combattants ne diffèrent
les uns des autres que dans leur palette de couleurs.
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À
deux c'est bien... |
...
à
quatre c'est mieux !!!
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Cette
version US comporte d'autres spécificités :
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Elle ne se joue qu'avec 2 boutons, le coup de pied standard
se transformant automatiquement en "reverse kick" lorsqu'un
adversaire attaque votre personnage par derrière.
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La Barre d'énergie est remplacée par un compteur
numérique continuellement décroissant,
quelles que soient les performances du joueur. Si les victoires
sur les Bosses permettent de récupérer quelques
points de vie (il n'y a aucun bonus de soin présent
dans les niveaux), le seul moyen efficace de renflouer ce
compteur est d'insérer des pièces dans la
machine.
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Le
pistolet a des munitions limitées : heureusement,
il provoque des dégâts plus puissants et peut être
récupéré après que votre personnage
a été frappé.
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Le
bonus stage "The Bosses strikes back" peut être rejoué
plusieurs fois, contre une seule pour la borne japonaise.
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Monsieur
"Village People" ne figure pas dans cette version et c'est
bien dommage... Idem pour le gentil chienchien qui aime
tant se frotter à votre jambe !
Malgré
ses atouts, Crime Fighters ne connaîtra
qu'une carrière confidentielle, Capcom sortant la même
année le nouveau mètre étalon du beat'em
all : Final
Fight. Ironie du sort, Konami condamnera aussi son propre
poulain en lançant, toujours en 1989, un autre jeu de
baston à 4 : Teenage Mutant Ninja Turtles,
largement plébiscité dans les salles d'arcade.
Heureusement,
l'éditeur japonais ayant perçu le potentiel de
son premier titre, le dotera de 2 suites plus abouties
: Vendetta, en 1991, et Violent Storm, en 1993.
Ces jeux, bien que développés par des équipes
différentes, conserveront ce sens de l'humour et ce dynamisme
propres à la série des Crime Fighters.
Sodom