«
Ouss ! La violence n'est pas une fatalité, chaque objet
qui t'entoure peut devenir une arme redoutable ! Je le sais,
tu le sais, et il le sache ! ». Fans de Sammy et de Dallas
Silver, réjouissez-vous, Electronics Arts a pensé
à vous avec Budokan, la simulation d’arts
martiaux qui peut vous sauver la vie ! Ouss !
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| Un
superbe écran titre… |
…pour
un menu principal amusant. |
Soudain,
dans la rue, un agresseur vous agresse…
À
une époque où Electronics Arts n’était
pas uniquement motivé par l’appât du gain,
les amateurs de self-defense ont pu s’adonner à
leur passion avec Budokan, un titre multi-sports
où le pitit scarabée incarné par le joueur,
aspirera à devenir le maître absolu dans quatre
disciplines de combat : le karaté, le bo, le kendo et le nunchaku.
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| Le
karaté, un style aérien. |
C’est
idiot de se gaver de sushis avant un combat… |
Tout
commence dans la cour du dojo, où le jeune apprenti
reste planté en plein milieu de la cour, en regardant
niaisement le joueur. Hé bien quoi !? Réagissez, bon
sang ! Première originalité du soft, les menus
du jeu se parcourent à pied, car c’est au bout
de l’effort que vient la récompense. Quand je
vous disais qu’on nage en pleine philosophie martiale…
Sont donc accessibles quatre dojos, consacrés chacun
à l’enseignement et à la pratique des
quatre styles de combats proposés. Le kendo et le nunchaku
s’opposent dans la vitesse d’exécution
des attaques ; quant au karaté et au bo, c’est
sur la portée des coups qu’ils se distinguent.
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| Bo
contre Kendo : qui va l’emporter ? |
Les
points d’attaques apparaissent sous les personnages. |
… détournez son attention en lui proposant une partie de
Budokan…
À
chaque fois, il sera possible dans les dojos de s’entraîner
seul, ou face à un sempai. Et il va falloir y passer
du temps, sur les tatamis, parce qu’avant d’aller
se friter avec les gros bonnets du pitit monde de la savate
organisée dans le grand tournoi Budokan, mieux vaut s’assurer
de bien maîtriser les commandes. Les habitués de
Panza Kick Boxing ne seront pas dépaysés,
puisque le système de contrôle est à peu
près similaire : un bouton pour les coups, qui, combiné
avec une direction, enclenche un mouvement d’attaque ou
de défense.
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| Jimmy
le tricheur qui se sert de tonfas, est facilement
battable au nunchaku. |
Dit
comme ça, ça a l’air bien, mais malheureusement,
Budokan souffre sur ce point si crucial d’une
certaine raideur dans les contrôles. Il faut souvent
insister sur les boutons, et les actions ont souvent tendance
à se bloquer. D’autant plus que les déplacements,
qui donnent l’impression de faire atrocement souffrir
les personnages, se gèrent avec les diagonales et non
les directions arrière et avant. Ce n’est pas
intuitif, mais une fois qu’on le sait, ça se
passe à peu près bien.
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| La
salle du Budokan ! |
Entraînement
au nunchaku… |
…
et profitez-en pour lui asséner un double…
… oulà, on se reconcentre immédiatement sur le jeu
! Une barre de stamina mesure la résistance des protagonistes,
et une barre de ki la puissance des coups ; les deux se rechargent
automatiquement au repos. Budokan n’est
donc absolument pas un jeu pour les bourrins, une gestion tactique
des combats est indispensable pour espérer gagner dans
les niveaux avancés, généralement là
où l’on se fait massacrer. De même, comme
il est possible de choisir un art de combat différent
de l’adversaire, certains arts se révèlent
plus efficaces contre certains d'entre eux. Attention, cependant,
car dans le Budokan, certains ennemis manient d’autres
arts que ceux enseignés dans les dojos.
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| Les
décors sont magnifiques, avec les ombres portées
au sol. |
Toujours écouter le maître… Brosse-toi
les dents et mange tes légumes… |
Budokan
jouit d’une ambiance très orientale, grâce
à une réalisation graphique impeccable. Même
si le tout manque d’animations, les nombreuses scènes
qui composent le jeu ont toutes bénéficié
de ce travail de dessin qui force le respect. On aurait souhaité
que la partie sonore profite de la même qualité,
mais les rares thèmes musicaux ne laissent pas un souvenir
impérissable ; elle ont au moins la décence
de ne pas venir saouler le joueur durant les combats. Des
voix digitalisés sont néanmoins présentes,
du classique mais indispensable « Hajime ! » annonçant
le début de la confrontation, aux différents
« Kiai ! » qui ponctuent les attaques.
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| Bon
courage face à Tetsuo, une brute qui manie
le bo avec une rapidité impressionnante. |
Adapté
sur de nombreux supports, Budokan a rencontré
le succès sur Amiga, PC, mais aussi
sur ZX Spectrum, Commodore 64, et bien sûr
la Megadrive, machine de prédilection d’Electronics
Arts. Même s’il ne peut décemment rivaliser
avec un jeu de baston classique, Budokan
a réussi son pari de simulation de combat. Ouss !
Tonton Ben,
le Karaté Kid des bacs à sable.