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TIE Fighter
Année : 1994
Système : PC (DOS)
Développeur : LucasArts
Éditeur : LucasArts
Genre : Action / Simulation

TIE Fighter
Année : 1994
Systèmes : PC
Développeur : Lucasarts
Éditeur : Lucasarts
Add-on : Defender of the Empire
Rééditions : TIE Fighter Collector (1995)

La présentation de TIE Fighter, magnifique, est orientée 100% propagande à la gloire de l'Empire. Les figures emblématiques du côté obscur sont présentes, avec Palpatine, Dark Vador, et l'Amiral Thrawn, pour une démonstration des forces impériales.

À peine deux ans après le très estimé X-Wing, Lucasarts contre-attaque pour satisfaire nos plus noirs instincts avec TIE Fighter, l'un de ces trop rares jeux où faire le mal est un art de vivre. Allez, bande de petits roublards, combien d'entre vous n'ont jamais souhaité faire carrière dans les rangs de l'Empire ? Personnellement, la sortie de TIE Fighter a exaucé l'un de mes souhaits les plus chers, écraser cette Rébellion insolente et insignifiante, pour la gloire de l'Empereur. Et puis, je porte très bien le noir.

Le menu principal.
Le PDA, avec les médailles obtenues et les beaux tatouages.

Après une introduction de propagande vantant les talents et les mérites des pilotes impériaux, à la réalisation classique made in Lucasarts, le joueur se voit, une fois de plus, propulsé aux commandes d'une jeune carrière militaire, avec en ligne de mire, un rôle prépondérant à jouer dans le conflit galactique. Car si les premières tâches confiées se résument à quelques expéditions punitives, des escortes de convois, ou des interceptions de dissidents, le succès sera récompensé par une place de choix aux côtés du Seigneur Noir, Dark Vador.

TIE-Advanced.
TIE-Interceptor.

Première constatation, les menus de TIE Fighter sont aussi réussis que ceux de X-Wing. Le noir, le bleu et le mauve dominent dans les écrans de sélections, et là où on avait pris goût à admirer la reconstitution des équipements rebelles, TIE Fighter se déroule directement dans le Super Class Star Destroyer Executor, avec les mêmes interactions que pour X-Wing, la possibilité de dialoguer avec le personnel en plus. Petite déception, le costume décoré de médailles laisse sa place à une espèce de PDA où l'on peut admirer numériquement ses distinctions, ce qui manque un peu de classe. Allez, on s'arrête là pour les critiques, l'essentiel du jeu se trouve ailleurs.

Le menu de briefing.
Pour savoir ce qu'il faut accomplir, posez la question au gentil monsieur.

TIE Fighter propose les mêmes options que X-Wing ; on ne sera donc pas étonné de retrouver l'entraînement, mais sous une forme quelque peu différente. En effet, le labyrinthe spatial a laissé sa place à de grands couloirs hexagonaux, toujours composés de check-points et de canons laser, mais avec des obstacles à éviter. Très efficace pour la prise en main, ces séances s'avèrent plus faciles qu'auparavant. Un constat qui peut être généralisé à l'ensemble du soft ; pour être plus précis, la difficulté est mieux dosée, car elle est devenue progressive.

Le training a un peu évolué.
Je suis un TIE Bomber avec mon TIE-Defender.

Ceci dit, cette apparente facilité est contrebalancée par un détail qui a son importance : le matériel impérial. Jusqu'à cinq vaisseaux seront disponibles : le TIE Fighter, le TIE Bomber, et le TIE Interceptor apparaissent dans l'opus précédent ; on y ajoutera le TIE Advanced, prototype surpuissant des laboratoires impériaux, l'Assault Gunboat, et le TIE Defender (grâce à l'add-on Imperial Pursuit). Le choix est vaste, mais la mauvaise surprise, c'est que la technologie impériale s'avère, en un contre un, inférieure aux chasseurs rebelles. Surtout dans le cas du TIE Fighter, non muni de déflecteurs, où comment envoyer le petit personnel au casse-pipes. Avec les deux derniers, les choses s'améliorent tout de même. Les principes de pilotage n'ont pas évolué, on reste donc en terrain connu.

Cet homme mystérieux propose des objectifs secrets pour le compte de l'Empereur.
Les joies de la hiérarchie, où quand Thrawn est récompensé par Palpatine.

La grosse nouveauté de TIE Fighter, c'est l'apparition d'objectifs multiples ! Le concept se résume ainsi : chaque mission se définit par un ou plusieurs objectifs principaux, dont l'accomplissement est indispensable à sa validation. Mais très souvent, des objectifs secondaires, et donc facultatifs, sont proposés : destruction d'appareils supplémentaires, ou au contraire préservation de vaisseaux, le tout en accomplissant la mission en un temps imparti... Ce qui fait que si les missions sont validées à 100%, l'Empereur en personne va s'intéresser à la progression du joueur, qui pourra rentrer au fur et à mesure dans sa confiance, matérialisé par les sept cercles de l'Empereur. Ce sont des tatouages créés par le côté obscur de la Force sur le bras, bien plus pratique mais plus douloureux qu'une aiguille, et qui constituent, en gros, la distinction ultime, ce qui donnent lieu à de jolies cinématiques. L'évolution des grades va de pair, de simple pilote à Grand Amiral, au sein de ce noyau des douze décideurs, dont le plus connu est Thrawn, le seul alien à avoir accédé à cette fonction (cf. L'Héritier de l'Empire, de Timothy Zahn).

On se tire la bourre entre Assault Gunboat.
Mission de destruction de cargos en TIE-Bomber.

Le moteur technique de TIE Fighter est équivalent à celui de X-Wing Collector, la version cédérom, à coups de Gouraud sur les surfaces des polygones, conférant un aspect vraiment réussi aux éléments. La maniabilité n'a pas changé, et si vous n'avez pas trop ruiné le joystick qui a été utilisé pour X-Wing, il peut resservir. L'environnement sonore est du même acabit, seuls les thèmes musicaux ayant changé, musique impériale oblige, pour notre plus grand bonheur. Une version Collector, sur galette, a également vu le jour ; l'apport technique est intéressant, puisque le jeu, outre le fait d'être en version complète (avec Imperial Pursuit intégré), propose des graphismes en haute résolution, du SVGA en 640x480. Le résultat est magnifique !

Ce X-Wing n'a aucune chance face à mon TIE-Advanced.
Par contre, mon TIE Fighter est un peu faible face à lui.
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