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Magical Spot
Année : 1980
Système : Arcade
Développeur : Universal
Éditeur : Universal
Genre : Arcade / Shooter / Action
Par JPB (16 octobre 2020)

Alors que je viens de franchir le cap du demi-siècle d'existence, j'ai par moments l'envie de faire le point sur ce qui m'est arrivé dans la vie. Dans le domaine des jeux vidéo, je me rends compte qu'il y a eu des facteurs assez déterminants qui m'ont poussé à y jouer depuis mes 10 ans. Premier facteur : le fait d'avoir déménagé de Lille à Clermont-Ferrand, ce qui m'a fait changer d'école pour me permettre - deuxième facteur - de passer tous les jours devant le bar-tabac « Le Jean Bart », jusqu'au jour où - troisième facteur - j'en ai franchi la porte avec un copain qui voulait me montrer un jeu vidéo super marrant en version assise : Space Panic, dont je vous ai déjà parlé il y a des années. À partir de ce jour, j'ai attrapé le virus des jeux vidéo et il ne m'a jamais lâché depuis.

Mais ce n'est pas tout. Space Panic était un sacré bon jeu, il a eu un énorme succès au « Jean Bart ». Je ne sais pas ce qui était prévu entre le patron du bistrot et son fournisseur/installateur, mais un jour, stupeur ! il fut remplacé par Magical Spot, en version assise lui aussi. La réaction des habitués fut surprenante : une pétition fut affichée pour demander à ce que Space Panic reprenne sa place. Un client avait même fait un dessin d'une des créatures rouges avec une bulle qui disait : "Rendez-nous notre Beeeûûûte quotidienne !" ("Beeeûûûte" correspondait au bruit que faisaient les bestioles quand elles tombaient dans un trou). Mais rien à faire : Magical Spot, pour un temps du moins, prit la relève. Et c'est là qu'un quatrième facteur entre en jeu dans mon initiation vidéoludique.

Un jour où j'allais au « Jean Bart » pour jouer quand même à ce Magical Spot que je ne trouvais pas réellement fantastique - mais comme je disais, j'avais attrapé le virus - je suis tombé nez à nez avec un grand Monsieur, moustachu, veste beige clair, qui installait un jeu vidéo supplémentaire en position debout. Quand il a eu fini, je suis allé lui demander si c'était lui qui avait changé Space Panic ; il m'a répondu que oui. Alors, très sérieusement, je lui ai montré la pétition et je lui ai expliqué qu'il fallait vraiment qu'il remette l'autre jeu, en lui donnant des raisons tout à fait valables pour un gamin d'une dizaine d'années. Il m'a écouté patiemment, et ensuite il m'a expliqué que ce n'était pas possible parce qu'il y avait des contrats, des trucs compliqués, mais surtout parce que "quand les gens connaissent trop bien le jeu, ils y jouent trop longtemps et le jeu n'est plus rentable".
C'est ce jour-là que j'ai compris qu'un jeu d'arcade n'est pas là pour faire plaisir aux joueurs : il est là pour que le propriétaire de l'établissement gagne de l'argent, directement ou via les consommations des joueurs. Sans entrer dans la partie gestion (sachant qu'il y a la location et la maintenance de la borne d'arcade), si un jeu est sans intérêt, si les joueurs se lassent ou s'ils deviennent trop bons à force d'y jouer encore et encore, le jeu ne rapporte plus assez et il faut le changer. Et ça, je l'ai compris parce justement, je m'étais fait engueuler par mon père peu de temps avant : au bout de quelques mois, avec 5F, je jouais pendant plus de 3/4 d'heure à Space Panic et je rentrais en retard à la maison... Je me doute bien que je n'étais pas le seul dans l'équation, mais j'étais néanmoins une des raisons du changement du jeu.

Après ça, en voyant ma tête, le Monsieur m'a fait un grand sourire, il a ouvert la trappe de Magical Spot avec sa clé spéciale et m'a actionné plusieurs parties ; il a ensuite refermé la trappe, m'a regardé, et m'a dit toujours souriant : "Vas-y champion, entraîne-toi !"... et il est parti. J'étais estomaqué, j'ai juste eu la présence d'esprit de lui dire merci et j'ai joué une bonne dizaine de parties gratuites de suite à Magical Spot.

Magical Shmup

Bien. Maintenant que vous avez eu droit à la plus grosse introduction sur ma vie que j'aie jamais écrite, qu'est-ce donc que Magical Spot ?
Avant tout je dois vous dire qu'il y a eu 2 jeux pratiquement identiques : Magical Spot et Magical Spot II, tous deux développés la même année par Universal (tout comme Space Panic). Il y a effectivement de petites différences entre les deux jeux, mais j'en parlerai plus tard. Le problème, c'est que je suis incapable de me rappeler à quelle version j'ai joué au « Jean Bart ». Alors je vais faire simple, regardez : je lance cette pièce en l'air, je la rattrape, hop ! je la plaque sur ma main : c'est pile, alors c'est Magical Spot.

Peu de différences entre les deux jeux.

Il s'agit d'un shoot'em up vertical, une évolution de Space Invaders, avec quelques idées originales. Donc : on trouve le vaisseau du joueur en bas de l'écran, qui peut se déplacer à gauche et à droite sur toute la largeur disponible, et qui tire vers le haut. En face, des cibles mouvantes qui, elles, vont du haut vers le bas et essaient d'éliminer le joueur. Voilà pour la base, comme pour tout shmup vertical qui se respecte.

Maintenant, voici quelques originalités propres à ce jeu. Tout d'abord, l'écran est composé sur une bonne moitié de la hauteur et sur toute la largeur, de petits points disposés en quinconce (trois rangées de 7 et deux rangées de 6). Il s'agit de l'emplacement de trous, utiles aux créatures ennemies, je vais y venir. Ensuite, bizarrement, le vaisseau du joueur n'est pas placé tout en bas de l'écran, mais un peu plus haut, comme si on pouvait en mettre un autre en-dessous de lui. Cela réduit l'espace entre le joueur et les ennemis/tirs, ce qui augmente la difficulté (il y a là aussi une explication, pas d'inquiétude, vous saurez tout).

Évolution

Contrairement à Space Invaders, les créatures que vous devez éliminer ne sont pas présentes d'un coup devant vous, et elles n'apparaissent pas en virevoltant comme dans Galaxian. Un vaisseau-mère apparaît d'abord en haut, en faisant des va-et-vient réguliers sur toute la largeur de l'écran, et il largue des petites bestioles (des larves) sur chaque point disponible de la rangée supérieure - un peu comme quand un hélicoptère Puma largue des parachutistes. Ces larves s'empressent de descendre en se tortillant vers le premier point disponible, et hop, elles s'enfoncent dans le trou. Cette manœuvre n'est pas instantanée et on peut tenter de les détruire pendant qu'elles s'enfouissent, mais une fois cachées, les tirs passent au-dessus d'elles.

Le vaisseau-mère lâche ses larves point après point.
Celles-ci grandissent vite dès qu'elles ont atteint un trou.
Ensuite... C'est la guerre !

Au bout de quelques instants, elles ressortent du trou, mais entre-temps elles ont grandi et sont passées au stade adulte : une espèce de scorpion, rouge et blanc, avec des yeux verts. Lui aussi se met à descendre vers le vaisseau du joueur en se tortillant, et en tirant des projectiles vers le joueur. Chaque scorpion va se diriger vers un des trous de la rangée suivante (donc va se déplacer en biais et pas directement vers le bas) et s'y enfouir quelques instants pour se protéger, puis en sortir pour se diriger vers un trou encore plus bas... et ainsi de suite.
Bien entendu, lorsqu'un scorpion descend d'une rangée, le trou de la rangée supérieure se vide, et le vaisseau-mère en profite pour y envoyer une autre larve. Multipliez tout ceci par 7 (vu qu'il y a 7 points sur la première rangée) et vous comprendrez qu'il faut se dépêcher d'abattre les créatures sous peine d'être rapidement submergé. Au bout d'un moment le vaisseau-mère n'a plus de larves à envoyer, mais j'avoue que je n'ai pas compté combien il en transporte.

Votre vaisseau, en bas de l'écran, doit détruire les larves et les scorpions : un tir est nécessaire pour éliminer une larve, mais il faut deux tirs consécutifs pour tuer un scorpion : lorsqu'il est touché une première fois, il change de couleur et passe en violet et bleu clair, avec des yeux blancs ; de plus, il est un peu ralenti. Si vous le touchez une seconde fois pendant qu'il est violet, vous l'éliminez. Mais attention : s'il arrive à s'enfouir dans un trou, lorsqu'il en ressortira, il aura repris ses couleurs et sa résistance d'origine.
Et puis, elles sont futées, ces bestioles : si vous tirez continuellement sur un trou dans lequel un ennemi s'est caché, celui-ci n'en sortira pas. Impossible de l'avoir à l'usure, il ne montrera le bout de son nez que lorsque vous serez obligé de vous déplacer pour faire face à une autre menace.
Vous ne pouvez tirer qu'un projectile à la fois : tant que le précédent n'a pas atteint une créature, un de leurs tirs ou la dernière rangée des points, vous êtes vulnérable.

Les scorpions continuent leur assaut. Petit à petit,
ils arrivent à passer, car je suis submergé par le nombre.
Il y a de plus en plus de cocons sous mon vaisseau.

Un avantage tout de même : quand votre vaisseau est détruit, quand le suivant entre en lice, vous disposez de deux ou trois secondes pour plomber les scorpions, qui restent immobiles pendant ce cours laps de temps. Profitez-en pour éliminer les menaces les plus proches, déjà parce que ce sont les plus dangereuses et ensuite parce que vous tirez plus vite votre prochain missile.

Prédateurs

Les scorpions cherchent à descendre (et à vous descendre) à tout prix, mais en jouant vous constaterez vite que leur but premier est de réussir à dépasser la dernière ligne de points. Non pas pour vous sauter directement dessus (encore que si vous êtes sur leur trajectoire ils ne s'en priveront pas) mais pour arriver derrière votre vaisseau, dans cette zone qui était vide au départ. Pourquoi ? Pour recommencer à évoluer. Tout scorpion qui atteint le bas de l'écran s'enferme dans un cocon jaune, inoffensif en l'état.

Hélas... Si au départ cette transformation n'a pas d'incidence sur votre jeu, le problème vient du fait que plusieurs scorpions peuvent simultanément réussir à vous contourner et à se transformer. Cette fois, les créatures vont se montrer méthodiques et attendre leur heure... c'est à dire attendre qu'il y ait 7 cocons sous votre vaisseau. Là, ils explosent et relâchent l'évolution ultime des créatures : l'Ultramoth. Enfin, pour être précis, sept Ultramoths qui se mettent à virevolter à la queue leu leu pour vous éliminer. Les points représentant les cachettes disparaissent de l'écran, là c'est entre eux et vous.

Les 7 cocons s'envolent et éclatent, libérant chacun un Ultramoth.
Ensuite, ils commencent leurs acrobaties pour tenter de me détruire,
chacun d'eux reproduisant la trajectoire du précédent.

On se retrouve alors en face d'adversaires avec des mouvements plus dans le style de ce qu'on connaît dans des shmups tels que Galaxian ou Galaga, avec de grandes boucles fluides, des plongées en kamikaze vers le vaisseau du joueur, et bien entendu des salves de tirs bien gênants. On peut détruire les 7 Ultramoths, un coup est nécessaire pour chaque. N'oubliez pas que le stade des Ultramoths n'est pas un passage obligé, on peut très bien finir un tableau sans les avoir affrontés.

Le jeu continue ainsi, mais vous vous doutez bien que ça se complique. Tous les niveaux impairs, les larves descendent d'un cran au départ. Au niveau 13 on revient à la ligne de départ, mais entre-temps vous combattrez avec de plus en plus d'ennemis, de plus en plus proches de vous. Pour le reste, il ne tient qu'à votre adresse, vos réflexes et votre endurance de voir jusqu'où vous pourrez aller.

Le flyer de la honte

J'ai noté un truc assez marrant, que je n'avais encore jamais rencontré. Depuis des années que j'écris des articles, je vais chercher les flyers des jeux d'arcade (les prospectus publicitaires remis aux exploitants) sur le réputé Arcade Flyer Archive qui dispose d'une base de données fantastique. En général, le flyer et les dessins sur la borne d'arcade proprement dite sont identiques, du moins ils partagent le même style graphique. Quand j'ai vu le dessin représenté sur le flyer de Magical Spot, je l'ai trouvé pour le moins assez moche. Pour que vous vous fassiez une idée, le voici :

Merci au site Arcade Flyer Archive !
Cliquez sur une image pour une version plus grande.

Mais surtout, quand on regarde les illustrations dessinées sur la borne elle-même, le bezel autour de l'écran, et l'image de fond, il n'y a pas photo : ils sont nettement plus réussis que le flyer ! Vous verrez ci-dessous les originaux de ces deux dessins à gauche, ainsi qu'une version alternative que j'ai dénichée je ne sais plus trop où :

L'image de fond et le bezel des deux versions, nettement plus jolis que le dessin du flyer.
Cliquez sur une image pour une version plus grande.

C'est la première fois que je constate une telle différence. Même si la nudité partielle pouvait gêner certains, je ne vois pas pourquoi tout le dessin a été retouché. Ou alors, c'est que des gens se sont dit qu'aucun joueur n'oserait tirer sur une telle créature, et ils l'ont enlaidie (et fait loucher) pour qu'on ait moins de scrupules... ;)

Réalisation

Magical Spot est un jeu d'arcade des débuts de l'âge d'or. Donc il ne faut pas s'attendre à des graphismes fantastiques, mais à cette époque les gens avaient des idées et comme tout restait à inventer, ça donnait des trucs originaux. Ainsi, le design des larves, presque attendrissantes avec leur petite bouille, laisse vite place à des scorpions qui avancent en se tortillant et qui sont nettement plus répugnants. Pas besoin de beaucoup de sprites pour arriver à cette illusion de mouvement, mais elle est très réussie est bien plus impressionnante que les déplacements des envahisseurs déjà vus dans d'autres jeux.
Bizarrement, les Ultramoths sont bien moins surprenants que les scorpions. Leur look et leurs figures sont plus dans le style des autres shmups, et s'ils sont dangereux, ils ne sont finalement pas à mon sens le clou du spectacle.
Quant au vaisseau du joueur, là on touche le summum de l'habituel.

Il vaut mieux systématiquement tirer 2 fois de suite sur un scorpion.
Sinon, il risque de s'enfouir et de récupérer sa résistance de départ.
Après il faut tenir, quand le vaisseau-mère a disparu c'est qu'on tient le bon bout.

La partie sonore m'embête un peu. Sur MAME je n'ai pas de son, à part un tout petit jingle différent au début de chaque tableau : le jeu propose plusieurs petits morceaux s'inspirant de l'opéra Guillaume Tell de Gioachino Rossini, plus précisément du final de l'Ouverture - que vous pourrez toujours écouter ici. La musique est très connue, on l'entend dans de nombreux films, et c'est notamment le thème de la série (et du film) Lone Ranger.

Et le gameplay ? Le jeu est très simple. Comprendre ce qu'il faut faire, comment le faire, et ce qu'il ne faut pas faire, ça prend à peine vingt secondes. Mais ce n'est pas parce qu'on a compris qu'on y arrive. Le jeu est difficile, très difficile. Les mécaniques sont finalement plus intéressantes que ce que j'avais perçu quand j'étais petit : les déplacements des scorpions, alternant avancée et camouflage, sont originaux et pimentent l'action. Et le jeu permet de gagner de plusieurs manières : en éliminant toutes les créatures d'un niveau, ou en arrivant à bout des Ultramoths. Mais il y a tellement de scorpions qui arrivent en même temps, sans compter qu'ils tirent énormément de missiles, qu'on commet vite une faute. Il est possible de jouer longtemps mais il faut réussir à rester calme et gérer les priorités. De toute façon, il est presque impossible d'empêcher qu'il y ait quelques cocons, il vaut mieux privilégier la survie que vouloir à tout prix empêcher un scorpion de passer derrière vous.

Et ça tombe bien : parlons maintenant des différences entre Magical Spot et Magical Spot II. Le second est sorti quelques semaines ? mois ? plus tard, en tout cas la même année. Il s'agit du même jeu, mais on peut maintenant tuer les scorpions d'un seul coup (ils sont d'office en violet), ceux-ci tirent d'ailleurs moins souvent ce qui permet de respirer un peu plus, et le groupe d'Ultramoths est composé non plus de 7 mais de 4 ennemis. Toutes ces combinaisons rendent le jeu nettement plus praticable, surtout pour ceux qui découvrent les shoot'em up.
Les questions que je me pose sont : "Comment ont-ils pu valider un jeu aussi difficile ?" et son corollaire : "N'y-a-t'il pas eu de tests utilisateurs suffisamment poussés qui auraient permis de régler la difficulté avant la sortie du jeu ?" Je pense que faire une version plus simple si peu de temps après provient des retours des joueurs ; je n'ai pas connaissance de dates butoir connues par le public à cette époque, comme c'est bien souvent le cas maintenant, qui auraient obligé Universal à sortir le jeu à tout prix, alors qu'il n'était pas complètement finalisé... Mais bon, vous savez ce qu'on dit : il n'y a rien de neuf sous le soleil...
Quoi qu'il en soit, si vous trouvez Magical Spot trop dur, ce que je comprendrais très bien, n'hésitez pas à tester Magical Spot II.

Le jeu reste fondamentalement le même,
mais la difficulté est largement revue à la baisse.

Vu la difficulté de Magical Spot, et le peu de points accordés à chaque tir réussi (vous trouverez les scores sur le flyer plus haut sur cette page), il est difficile de faire un hi-score conséquent. Alors j'adresse mes félicitations à Brian Miller qui détient le record officiel, réalisé le 14 mars 1983, avec 16 518 points.

Conclusion

Pour la petite histoire, je suis devenu assez copain avec ce Monsieur qui installait et réparait les jeux au « Jean Bart ». Il s'appelait Francis, et quand je savais qu'il allait venir changer du matériel, j'essayais d'y aller aussi pour le voir et lui dire bonjour, papoter des jeux que j'avais découverts entre-temps, ce genre de trucs... et systématiquement j'avais droit à plusieurs parties gratuites sur le nouveau jeu ; des fois s'il avait un peu de temps il regardait même mes réactions et me demandait mon avis avant de s'en aller. On s'entendait bien, il me parlait d'égal à égal sans condescendance, mépris ni amusement - qui étaient souvent ce à quoi j'avais droit quand je parlais de jeux vidéo avec d'autres adultes que mes parents, ou même ce que je voyais simplement dans le regard de pas mal de clients de nombreux bistrots à l'époque. Francis et moi, on avait les mêmes centres d'intérêt mais pour des raisons différentes : moi simplement pour jouer et partager ce que je découvrais, et lui pour se tenir au courant des jeux sortis dans le coin, et savoir comment ils étaient perçus pour pouvoir mener ses affaires. C'étaient de bons moments.

Au final, Magical Spot n'est pas resté longtemps, pas plus de deux ou trois mois (alors que Space Panic était présent plus de six, et encore : il était déjà là avant que je ne le découvre). Je n'en ai plus jamais entendu parler où que ce soit. J'avais même oublié son nom jusqu'à ce que je le retrouve sur MAME... et aujourd'hui, j'avoue que ses mécaniques sont plus intéressantes que dans mon souvenir - surtout que je lui en voulais d'avoir remplacé Space Panic - et que son originalité fait qu'il mérite une petite reconnaissance sur Grospixels.

JPB
(16 octobre 2020)
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