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Power Blade
Année : 1992
Système : NES
Développeur : Natsume
Éditeur : Taito
Genre : Action
Par Lap4523 (14 février 2011)

En l'an 2191 (et oui, c'est précis !), après des années de guerre sur notre planète (et des millions de morts), la gestion de la Terre est confiée à un super-ordinateur. Tout rentre dans l'ordre jusqu'à ce que des extraterrestres prennent le contrôle de notre système et sèment la pagaille. Vous incarnerez Nova, un Seigneur "Power Blade" (du nom de l'arme qu'il utilise), qui sera chargé de mettre fin à tout cela...

Alors, oui, si ce scénario était celui d'un film, on aurait sûrement affaire à un beau nanar, mais Power Blade est un jeu vidéo et avait juste besoin d'un prétexte pour nous envoyer à l'action.

Un peu d'histoire ?

En l'an 219... Non, en l'an 1990, le 20 avril précisément, l'éditeur TAITO sort Power Blazer sur NES, au Japon, avec pour but assumé de concurrencer le Mega Man de Capcom. Développé par Natsume, c'est un jeu d'action/plates-formes en 2D, genre très en vogue au début des années 90.

En mars 1991, Power Blazer sort aux USA sous le titre Power Blade (il n'arrivera chez nous qu'en 1992). Le changement ne se limite pas au titre : plutôt que d'avoir un sosie de Mega Man en guise de héros, on se retrouve avec la réplique d'un acteur en pleine ascension, Arnold Schwarzenegger, dont le film Terminator 2 va bientôt sortir (juillet 91).

A gauche Power Blade, à droite Power Blazer

Ce ne sont pas les seuls changements : le jeu bénéficie d'un nouveau level design privilégiant l'exploration, la jouabilité a été revue (les attaques du héros se rechargent plus vite...), de nouveaux items font leur apparition (améliorant force et santé), bref des ajouts qui rendent le jeu plus agréable mais également plus facile. Des modifications de ce genre dans le cadre d'une édition américaine d'un jeu NES sont assez rares pour être signalées, d'autant qu'à l'époque le Japon était le marché roi. En outre ce n'est pas la censure qui est ici en cause, contrairement au cas de Contra en version PAL (1987-88), retitré Probotector et dont les personnages humains avaient été "cybernétisés" pour éviter qu'on taxe le jeu de violence et qu'il soit interdit dans certains pays (en particulier l'Allemagne).

« Bon, c'est bien joli mais tu en parles du jeu ? »

Power Blade se découpe en six niveaux que l'on peut choisir de faire dans l'ordre que l'on veut. Dans chacun de ces niveaux, votre but est d'avancer en exterminant tout ce qui bouge et de retrouver un de vos amis, qui vous donnera la clé vous permettant d'accéder au boss. Une fois ces six mondes terminés, vous débloquerez le dernier monde qui suivra le même cheminement.

Les niveaux sont assez classiques par leur ambiance et leur déroulement, mais les boss sont plutôt originaux (ruches géantes, énorme robot), même s'ils sont assez simples. Le jeu propose une jouabilité impeccable : un bouton pour sauter, l'autre pour attaquer au moyen d'un boomerang, et le tout répond parfaitement.

Certains items sont disponibles sur votre parcours, tous obtenus en tuant des ennemis :

- Une amélioration d'attaque (le boomerang va plus loin et fait plus de dégâts). La force d'attaque est representée par la barre POWER en haut de l'écran. Plus celle-ci est remplie, plus vous êtes efficace.
- Le multi qui permet de jeter plusieurs boomerangs en même temps.
- Les bombes : appuyez sur Start, selectionnez-les, et faites sauter tous les ennemis à l'écran.
- Les hamburgers (!) qui redonnent de l'énergie.
- Un item spécial qui restaure la barre d'énergie (comme les e-tanks dans Mega Man).

A tout ceci vient s'ajouter ce qui est la raison d'être de ce jeu : la Power Blade. Celle-ci est dissimulée dans les niveaux. Outre le fait d'habiller votre héros d'une superbe armure, elle vous permet de prendre trois coups sans perdre d'énergie et augmente la puissance d'attaque, au point de pouvoir faire des dégâts à travers les murs. Bien entendu, cette arme est très rare (en général, elle est disponible une fois par niveau)

Comment parler de Power Blade sans évoquer ses superbes musiques composées par Kinuyo Yamashita (qui a oeuvré sur le premier Castlevania, par exemple) et qui rythment parfaitement le jeu ? Elles sont vraiment de très bonne facture. Le jeu est bien réalisé, on sent que l'on est en fin de vie de la NES car le hardware est bien maîtrisé.

Power Blade ne brille pas par son originalité mais il est tellement bien réalisé qu'on tient là un des classiques de la NES. Assez abordable, pas trop difficile, finissable en deux heures maximum, il est à essayer... et puis deux heures pour sauver le monde, franchement ça vaut le coup.

Lap4523
(14 février 2011)
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