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The Lucky Dime Caper
Année : 1991
Système : Game Gear, Master System
Développeur : Sega
Éditeur : Sega
Genre : Plate-forme
Par Tonton Ben (12 juillet 2004)
Une très belle intro qui met en place l'intrigue.
Mais oui, c'est bien Donald le héros !

Disney et les jeux vidéo ont quasiment toujours fait bon ménage. Du moins à l'époque des consoles 8 et 16-bits. En effet, deux éditeurs particulièrement doués pour leur génération, Capcom et Sega, ont transformé plusieurs fois l'essai dans le domaine : entre Duck Tales, Chip ‘N Dale: Rescue Rangers, Darkwing Duck, Mickey's Magical Quest pour le premier, et Castle of Illusion, World of Illusion, Quackshot pour le second, les fans se régalent.

Et voilà que débarquent l'ami Donald et son mauvais caractère sur Master System ! Considéré comme le pendant de Quackshot, le grand jeu du canard marin sur Megadrive, The Lucky Dime Caper ne partage en réalité que le héros avec son grand frère. Mais n'anticipons pas.

Par où commencer ?
Le maillet, très efficace de près.

La trame de l'intrigue sera familière aux connaisseurs de la mythologie Donald : en visite chez leur oncle Picsou, les neveux de Donald se voient chacun offrir un centime porte-bonheur (a lucky dime), source de la fortune de l'oncle. À ce moment survient Miss Tick et ses acolytes corbeaux, qui enlèvent les neveux, les pièces porte-bonheur des neveux, et surtout le sou fétiche de l'oncle Picsou ! Non, parce qu'il faut bien l'avouer, l'importance de la famille, à côté de la thune... Enfin, passons. Il revient alors à Donald de récupérer tout ce petit monde et les effets qui vont avec, dispersés aux quatre coins (coins) du monde.

Gaffe aux piranhas !
On se gèle les plumes !

Le jeu est donc découpé en sept niveaux, répartis en trois temps forts : primo, délivrer la progéniture. Riri se trouve dans la Cordillère des Andes, Fifi au Mexique, et Loulou dans la forêt Canadienne. Chacun d'entre eux est gardé par un boss féroce. Deuzio, aller botter les fesses des corbeaux afin de reprendre les pièces porte-bonheur des neveux : le premier se cache sur une île Maui, le second au Pôle Sud, et le dernier en Égypte. Tertio, flanquer une correction à Miss Tick, qui s'est retranchée avec le sou fétiche de l'oncle Picsou dans son château en Italie. Ouf ! Il n'est êt de s'ennuyer, le canard.

Changement de climat...
Tout doux, le pépère.

The Lucky Dime Caper, c'est avant tout un jeu de plates-formes comme la Master System sait si bien les faire. Donald parcourt les niveaux avec une aisance fort appréciable, il saute, s'accroche aux lianes, se laisse mener par les tortues d'eau et n'hésite pas à se mouiller les plumes en plongeant sous l'eau. Pour surmonter les problèmes, il peut mettre K.O ses adversaires en leur sautant à pattes palmées jointes sur le citron. Mais il peut également les envoyer sur orbite avec un maillet de gros calibre, ou, s'il en trouve un, les assommer avec un frisbee qu'il peut même lancer verticalement ! Il est trop fort, ce Donald. Attention, toutefois, en cas de contact avec l'ennemi, il perd son arme ; au deuxième coup, c'est une vie de perdue, et on reprend le niveau un peu plus haut.

Canard rôti au menu ?
Ou canard en bandelettes ?

Question difficulté, The Lucky Dime Caper est un jeu, comme d'habitude chez Sega, très bien dosé : il n'est pas impossible à finir, mais il présente un challenge qui demande de bons réflexes. La progression se fait croissante à travers les trois missions générales, au sein desquelles, et c'est une excellente idée, il est possible de choisir l'ordre des niveaux à parcourir. De plus, les adversaires lâchent régulièrement des bonus, dont des vies supplémentaires, et des étoiles : cinq accumulées dans un niveau, et Donald se retrouve invincible pour une très courte durée. Mais c'est toujours ça de pris. Il faut préciser que le disque est l'arme absolue du jeu, grâce à laquelle les boss sont très aisément battables. Pour finir, un temps limite est présent, et il est conseillé de ne pas traîner. Car si les premiers niveaux sont linéaires, au fur et à mesure, leur parcours s'allonge, avec des sorties multiples et des passages en boucle. Il est possible de se perdre dans le château de Miss Tick.

Baloo, au moins, il était gentil !
Canard en brochette, alors ?

Quel plaisir de voir s'animer Donald ! Non seulement les p'tits gars de chez Sega démontrent une fois encore leur talent de graphistes, avec un travail excellent des sprites et des décors, mais ils se sont surpassés dans le domaine de l'animation. Le canard grognon ne cesse de dévoiler des animations hilarantes : il "caille" (à cause du froid de canard) sur la banquise, crève de chaud sur l'île volcanique, s'impatiente lorsque l'on n'avance plus... Le personnage déborde de vie ! Le tout est enrobé de scènes cinématiques qui font progresser l'aventure, et servi par des thèmes entraînants.

Ah, on fait moins les malins !
Houlàlà, ça va trop vite !

À ma connaissance, The Lucky Dime Caper a connu un grand succès de la part des possesseurs de Master System, il est devenu un titre référence sur la petite machine de Sega. Il a été adapté, comme beaucoup d'autres jeux de cette console, sur sa petite sœur, la Game Gear. Dans le jeu des sept différences, notons des sprites un peu plus gros dû à l'écran de jeu plus petit, et surtout des scènes cinématiques qui ont été refaites, dans un style plus bande dessinées. Bref, c'est un soft simple, mais bougrement efficace et qui plaît à tous, aux petits comme aux grands.

Tonton Ben
(12 juillet 2004)
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