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Reportage : Game On 2004
Voici le compte-rendu de l'exposition Game On tenue à Londres et à Lille. Un reportage sur les gros pixels, à la grospixels.
Celui qui se plaint de la taille démesurée de son PC n'a forcément pas vécu dans les années 60. C'est sur cet imposant ordinateur, le DEC PDP-1, que fut conçu Space Wars.
Une des innombrables consoles Pong-like, le Ten-1 ; ainsi que l'illustre ZX-81 qui, rappelons-le, était livré, dans sa version la moins chère, en kit.
Ce n'est vraiment qu'avec l'Atari VCS que le jeu vidéo devint un vrai loisir populaire dans les foyers du monde entier. Freeway d'Activision, véritable prodige technique programmé par David Crane, démontra qu'avec un peu d'astuce et d'espiéglerie, la machine était capable d'afficher un grand nombre de sprites. A droite, l'Atari 7800, sorti trop tard en raison des trop nombreuses hésitations de part de la direction d'Atari, fut un énorme échec commercial.
Pleins feux sur les deux ordinateurs 8 bits les plus populaires en Grande-Bretagne : le ZX Spectrum et le Commodore 64. Un clavier PC relié au Spectrum permet de simuler l'usage de son clavier - indispensable pour tester ses réflexes sur le cultissime Manic Miner. Le C64, lui, met en avant une grande star de la programmation, Andrew Braybrook, auteur ici du trépidant shoot Uridium. Le BBC Acorn, très présent sur le marché britannique dans les années 80, et l'Amstrad CPC, certes moins populaire qu'en France, sont les étonnants absents de cette expo.
La NES sous sa forme originale, la Famicom ; et le MSX de Spectravideo, qui possédait la particularité d'intégrer à son boîtier un joystick. Le choix d'Excite Bike, grand classique sur NES, est justifié ; celui de Super Cobra pour le MSX paraît plus discutable.
Versons une larme pour la PC-Engine, accompagnée ici de son interface CD-Rom complète et du premier jeu à avoir gracié le format, Street Fighter. A droite, l'Amiga 500, armé de sa légendaire souris et de ses non-moins célébrissimes Lemmings.
Hommage à l'un des jeux les plus fédérateurs qui soient, Tetris, ici dans sa superbe version Gameboy. A droite, nous sautons d'une génération ou deux pour nous remémorer la naissance d'un des plus gros rouleaux-compresseurs de l'histoire, la Playstation de Sony. Ridge Racer, premier jeu de la machine, fit découvrir à beaucoup les bienfaits de la 3D. Non photographiée ici, la Saturn, grande perdante de la guerre des 32 bits, présentait un Radiant Silvergun toujours aussi resplendissant.
La Jaguar d'Atari, vraie-fausse console 64 bits, illustre ses capacités graphique grâce au psychédilisme exacerbé de Tempest 3000 et de son auteur, Jeff Minter. Non loin de là, une autre 64 bits, la Nintendo 64, finit de nous convaincre qu'un simple doublement de bits ne suffit pas à faire de grandes machines.
C'est avec les consoles 128 bits que les progrès effectués depuis la Playstation et la Saturn sautent aux yeux. Virtua Tennis sur Dreamcast ou encore Mario Baseball sur Gamecube signent l'arrêt de mort des gros pixels.
Deux bornes érigées à la gloire de deux grandes marques concurrentes : Sony et Microsoft. A gauche, un vieux MSX Hit-Bit et la Playstation 2 ; à droite, un vieux PC et une XBox 360 en état de marche. Le grand écart est total.