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El Viento
Année : 1991
Système : Megadrive
Développeur : Wolfteam
Éditeur : Telenet
Genre : Beat'em all
Par Bruno (16 janvier 2003)

Laissez-moi vous décrire le plaisir que l'on peut ressentir en jouant à El Viento, une titre d'un dynamisme fou qui porte en lui un charme indescriptible. Développé chez Wolfteam pour le compte de Telenet (éditeur bien connu des coregamers pour ses jeux aux ambiances de japanime), ce titre fait partie de ce que je nommerais la « ludothèque ultime de la Megadrive ».

« Hello ! Je me prénomme Anet et j'ai comme une envie de tester mon nouveau boomerang sur les messieurs de la ville (Lorie le dit bien, les garçons sont des garnements). À moi les joies de la décapitation en série, groovy ! »

C'est une tradition, le scénario d'un jeu d'arcade ne tient que sur un mouchoir de poche. Malgré tout, votre soif du détail sera récompensée car voici le script : Anet, sauvée jadis par un certain Ernest Evans, doit mettre à terre une organisation mafieuse préparant dans l'ombre un « El Viento » (une sorte de destruction massive). Le zigouillage de tronche peut enfin débuter !

« Fous-moi le camp garnement ! »

Visuellement, El Viento se veut minimaliste mais la magie opère de suite. Les décors ont tous un style bien particulier et ils instaurent une ambiance qui me tient particulièrement à coeur, suis-je le seul dans ce cas ? Ce rendu visuel se retrouve sur un bon nombre de jeux de la 16-bits Sega, je le décrirait comme étant « la ligne claire de la Megadrive ». J'adore ce rendu si spécial mais je ne saurais vous l'expliquer. Des graphismes à l'opposé d'un World of Illusion par exemple mais dont la magie opère tout autant. Le voyage de la belle est mouvementé et les différents niveaux sont assez variés dans leurs contenus (décors et challenges). El Viento vous fera transpirer des pouces, c'est moi qui vous le dis.

Ce boss, que j'aurais la décence d'appeler « Jelly Boy », est très drôle à friter.

La bande son est de bonne qualité, elle soutiendra l'action comme il se doit et je l'adore. Tout comme les graphismes, ces sons sont typiquement Megadrive, mais ils sont utilisés avec talent et prouve une fois de plus que la console de Sega peut faire des merveilles à ce niveau, les jeux Sega mettant en scène les personnages Disney ou les Bare Knuckles sur la même machine en sont de brillants exemples. Certes, les thèmes d'El Viento ne sont pas de ce niveau mais ils restent très bons. Le morceau du premier niveau reste mon chouchou, un bonheur.

Les stages sont entrecoupés d'illustrations au look anime japonais, elles sont bien réalisées et permettent de suivre le scénario de manière assez ludique.

« Ca va chier ! », d'une voix douce et féminine.

Le maniement du personnage est d'une souplesse et d'une nervosité rarement vues ici-bas, ce qui procure au jeu un fun extrême (j'insiste bien là-dessus car tout le plaisir d'El Viento vient de cette maniabilité). De plus, la précision du gameplay vous donne tous les torts en cas de game over. Les sauts sont énormes et c'est avec un plaisir fou et une rage de vaincre sans cesse renouvelée que l'on arpente les zones du jeu.

Une classe visuelle made in Megadrive.

Pour se débarrasser des viles créatures, dissimulées dans l'ombre et n'attendant qu'un moment de faiblesse de votre part, un boomerang de premier choix vous est proposé. Il va en parcourir des kilomètres ce boomerang, presque autant que vous, tant sa vitalité n'a rien à envier à sa propriétaire. S'attaquant au méchant le plus proche, il vous sera bien utile mais sa seule puissance se révélera insuffisante face à de gros zigotos belliqueux, et c'est là que la magie se fait désirer. Le système de magie (les pouvoirs se gagnent au fil des stages) reste basique mais son utilisation est assez simple et chaque sort a sa particularité. Simple au début, El Viento l'est moins par la suite. Il vous faudra par moments bien connaître le niveau pour le passer sans encombres. La pluralité des stages est un atout supplémentaire pour le titre de Wolfteam. La multitude de situations rencontrées par le joueur force le respect, c'est un vrai festival d'action frénétique auquel vous prenez part. Le tout, je le rappelle, servi par une maniabilité qui transcende le plaisir procuré par le jeu.

Ce niveau est démentiel, vous verrez !

Vous l'aurez compris, El Viento est un jeu d'arcade de grande classe, le plus speedé et nerveux que je connaisse (oui, je le préfère à Gunstar Heroes de Treasure). Le défouloir par excellence !

La suite

À mon grand désarroi, je n'ai jamais pu jouer à la suite d'El Viento : Anet Futatabi sur Mega CD. Le style change radicalement car c'est un beat'them all cette fois dont Anet est la vedette.

Rions un peu pour finir !

Ci-dessous, la jaquette américaine d'El Viento. It's a joke, man?

Bruno
(16 janvier 2003)
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