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Sword of Sodan
Année : 1989
Système : Amiga, Megadrive
Développeur : Discovery Software
Éditeur : Discovery Software
Genre : Beat'em all
Par TITAN (17 mai 2004)
La boîte du jeu. Merci au site Hall of Light ! Cliquez sur une image pour une version plus grande.

Par-delà les montagnes de nos froides régions, une prophétie ancestrale s'est transmise de génération en génération en ces termes : « Alors que l'ombre du mal planera sur les terres du Royaume du Nord, semant sous ses ailes le malheur et la peur, un courageux libérateur viendra combattre Zoras, le mal fait homme, et de son glaive viendra nous libérer du joug de la terreur. Ce héros énouveau souverain des Terres du Nord... »

Aujourd'hui, l'heure est grave. Zoras, un sorcier malveillant, a mis en marche sa terrible armée pour réaliser ses sombres desseins... Ayant passé un pacte avec le mal, Zoras se lance à la conquête des les Terres du Royaumes du Nord. Il faut l'arrêter... JE dois l'arrêter !

Armé de mon glaive et de mon bouclier, je me mets en marche vers le chateau de Craggamoor, la lugubre demeure de Zoras, à la rencontre de je ne sais quels monstres et autres ennemis infernaux... Mon destin est à présent scellé...

Muni d'un plan des lieux, je parcours les Terres du Nord qui me mèneront aux portes de la cité. Au bout de quelque distance, les montagnes font place à une immense plaine désertique qui m'indique que l'enceinte de la cité n'est plus très loin.

À peine arrivé devant les hauts et fiers remparts qui ceinturent la ville, je suis assailli par une armée humaine que je décime de quelques coups de mon glaive à la lame effilée. Le sang gicle et macule de rouge l'herbe asséchée par un soleil de plomb...

Je pénètre alors dans l'enceinte de la vile lorsque, tout à coup, des pieux de bois jaillissent du pont sur lequel je me trouve ! Habillement, j'esquive chaque pieu et traverse tout le pont pour atteindre les premières bâtisses de la cité.

Dans les rues de l'ancienne ville, les agressions ne se font pas attendre... Au bout de quelques mètres, je me retrouve nez à nez avec un autochtone muni d'une hache qu'il brandit devant moi. D'un coup précis, je le désarme et retourne son arme contre lui. Cette dernière se plante entre ses deux yeux. Il s'écroule sur le sol, rougissant les pavés glacés de son liquide vital... Je continue ma progression en évitant les tonneaux que m'envoient les habitants pour me freiner, tout en combattant les quelques autres bûcherons qui m'attaquent.

Au bout de la cité, un ennemi de taille me fait face. Armée d'une massue, un géant qui me dépasse aisément de 2 têtes me barre la route. De toute évidence, je dois le vaincre si je veux continuer mon aventure.

Après un combat soutenu, je lui assène finalement un coup sec, qui m'a été enseigné, jadis, par un Barbare cimmérien, et qui me permet de lui trancher la gorge. Sa tête, séparée de son corps, roule sur le sol et finit sa course quelques pavés plus loin. La voie est enfin libre et c'est dans le crépuscule que je rejoins la Forêt...

La Forêt... Cet endroit lugubre où les arbres sont tordus, noueux et maudits par la main même de Zoras, le magicien maléfique. Les créatures les plus fétides y ont été envoyées pour corrompre et infester les Terres. Je m'en vais les purifier.

À peine ai-je dépassé les premiers arbres, qu'un molosse à l'allure de punk et sa massue surgit de derrière un tronc ! Plusieurs de ses congénères le rejoignent alors pour lui prêter main forte... L'union fait la force, comme on dit... Mais le glaive qui prolonge mon bras a bien l'intention de faire fi de ce proverbe ! Et c'est dans un grand fracas de bruits de métal que je décime ce groupe de décadents en moins de temps qu'il faut pour le dire.

Plus en avant, je rencontre un étrange animal. À mi-chemin entre le scorpion et l'iguane, un couple de ces monstres s'avance vers moi. Leur lenteur pour se déplacer me rassure... Mais c'est avec surprise que je découvre avec quelle aisance l'animal se sert de sa longue queue venimeuse ! Le crochet qui la termine est une arme redoutable qui fouette l'air à chaque fois que le monstre tente une attaque. Esquivant un à un tous les assauts répétés, je parviens à occire les deux animaux, qui se transforment instantanément en squelettes sous mes yeux !

La Forêt de mon enfance, lieu mystique d'où sont nées les plus vielles légendes et les plus étranges contes de Fées, est à nouveau sereine. Je peux rejoindre ma prochaine étape : le Cimetière.

Alors que ce lieu de repos pour les âmes défuntes fut autrefois paisible, je sens aujourd'hui comme un souffle maléfique lorsque je foule sa terre... J'ai un mauvais pressentiment... Il fait déjà nuit et des éclairs fendent sans cesse le ciel. Parfois, on peut même entendre un loup hurler à la mort depuis les collines. C'est dans cette ambiance lugubre et inquiétante, où plane une odeur nauséabonde de mort, que je continue mon chemin.

Tout a coup, le sol se met à trembler devant moi ! Une main décharnée sort du sol. Je fais un pas en arrière par méfiance. La terre s'ouvre alors complètement pour accoucher d'un zombie à moitié putréfié et décharné. Voici donc mes prochains ennemis... des morts-vivants !

Une fois ces êtres d'outre-tombe retournés en enfer, je sors du cimetière pour atteindre enfin les Terres maléfiques de Craggamoor, où s'élève fièrement la sombre citadelle de Zoras...

Je pénètre dans le château par une porte dérobée. Ses immenses pièces anguleuses laissent résonner mes pas qui se mélangent avec les bruits étranges qui s'échappent parfois des cloisons de pierres...

Alors que je progresse, par inadvertance je mets le pied sur une dalle instable. Un déclic sourd s'échappe du sol. Une trappe juste devant moi s'écroule d'un coup et tombe sur plusieurs mètres, laissant un trou béant dans le sol. J'ai bien failli chuter et m'écraser en bas. Le château est inquiétant et rempli de pièges... je dois rester sur mes gardes.

Au bout de la pièce m'attend un guerrier qui semble bien vouloir stopper net ma progression. Il est armé d'un glaive et son bracelet métallique laisse s'échapper des éclairs magiques mortels.

Une fois le guerrier terrassé, je me dirige vers les escaliers qui mènent dans les sous-sols du château.

Des squelettes pendent sur les murs et des crânes humains jonchent le sol... Ces lieux ont certainement servi à des pratiques barbares et les pires tortures ont dû y être perpétrées. Je me sens mal à l'aise. Tout à coup, un sorcier vêtu de cuir noir surgit de l'ombre et m'agresse. Grâce à une invocation magique, il a la possibilité de m'envoyer un éclair foudroyant.

Mais grâce à quelques coups de glaive bien placés, j'élimine le sorcier qui s'évanouit dans les airs...

Je reprends mon souffle un instant et décide de reprendre ma route. Dans ce sous-sol, d'autres pièges se découvrent alors à mes yeux : des flammes jaillissent de nulle part et filent dans ma direction, espérant me brûler les pieds ; des murs s'écroulent du plafond pour m'écraser...

... des pieux surgissent du sol pour m'empaler ; et des coulées de lave brûlante sont disséminées un peu partout.

Il y a même des gouttes d'acide qui tombent du plafond pour me défigurer... Mais après avoir évité tous les pièges, je trouve finalement une plate-forme qui m'arrache à eux...

Sur l'autre « rive » j'arrive devant une imposante statue qui me barre la route. Elle représente une sorte de gargouille immonde à la gueule entrouverte. Entre ses crocs, un énorme rubis a été déposé. D'un coup d'épée je brise le précieux cristal, ce qui déclenche un mécanisme qui retire la statue dans un grand fracas...

J'emprunte alors l'escalier qui s'est découvert devant moi...

Je débouche dans un couloir illuminé par quelques torches qui brûlent, fixées au mur... Un horrible monstre volant surgit alors devant moi tout en effectuant des cercles pour m'empêcher d'aller plus loin. Une sorte de chenille de pierre que la lame de mon glaive laisse de marbre... Pour la détruire, une seule solution : la dévorer ! Ou plutôt la faire dévorer... En effet, non loin de là une monture tout aussi majestueuse qu'affamée m'attend sagement.

D'un saut agile je chevauche cet animal hybride, à mi-chemin entre le cheval et l'aigle, qui se rue sur la chenille mutante et la dévore sans concession.

À présent, ma monture a repris assez de forces pour me permettre de triompher du nouveau piège diabolique qui se profile à l'horizon.

Deux murs de pierres se dressent devant et derrière moi, quand tout à coup, de l'eau commence à remplir la cuvette ainsi formée. Lorsque l'eau putride arrive à hauteur de mon visage, l'odeur nauséabonde m'emplit les narines jusqu'à m'en faire suffoquer. Heureusement, les sauts de ma monture me permettent de maintenir la tête hors de l'eau. Cette créature me permet d'ailleurs de déjouer tous les autres pièges du long couloir.

J'arrive enfin dans une pièce du château très similaire à la première. J'y rencontre une nouvelle fois le guerrier qui m'avait accueilli à l'entrée du château. Je croyais pourtant l'avoir tué... Qu'à cela ne tienne : je le vaincrai à nouveau !

Une fois le guerrier disparu sous mes coups, j'atteins le donjon principal du château grâce à des escaliers qui étaient dissimulés dans une tour non loin de là...

Le chemin est long et l'escalier en colimaçon me donne le tournis. En haut de la tour, j'arrive enfin dans une grande salle aux vitres imposantes. Dehors, il y a une pluie battante et l'on aperçoit même les nuages qui ceinturent le donjon. Zoras, le sorcier maléfique, est là.

Se déclenche alors un combat acharné entre moi et Zoras. Il commence par m'asséner d'innombrables rayons magiques et éclairs électriques qui me pétrifient et m'affaiblissent à chaque fois que l'un d'entre eux me touche. Heureusement, je vais pouvoir me servir de toutes les fioles que j'ai trouvées et récoltées tout au long de mon aventure. Tandis que certaines flasques contiennent une potion régénératrice qui me soigne des blessures infligées par Zoras, d'autres renferment un précieux liquide qui matérialise, pendant quelques secondes, un écran protecteur tout autour de moi.

Après plusieurs coups puissants, le sorcier se transforme en une créature à l'image de sa cruauté : géante, immonde et encore plus résistante. C'est une sorte d'hideux dragon qui se traîne laborieusement en rampant sur le sol tel un serpent, grâce à son énorme abdomen. De ses griffes acérées jaillissent des éclairs rapides. De son ventre, naissent parfois des créatures volantes qui n'ont de cesse de me mordre jusqu'au sang.

La lutte est longue et difficile... mais je parviens finalement à venir à bout de la bête. Le sorcier, affaibli, reprend alors forme humaine et réintègre son enveloppe charnelle originelle. Le combat touche à sa fin, je le sens. Rempli de courage et de détermination, je redouble de puissance dans les coups que je porte à Zoras. Au bout de quelques minutes, je parviens finalement à le détruire pour de bon : ma lame s'enfonce une dernière fois dans le thorax du magicien... qui disparaît dans les flammes de l'enfer...

Mon aventure se termine enfin...

Las de tous ces combats, je m'en retourne sur mes Terres natales... vers le Grand Nord.

La prophétie est accomplie : j'ai vaincu et détruit Zoras. Le sorcier et sa magie noire ont rejoint les profondeurs des Enfers. Et c'est dans la joie que les habitants des Terres du Nord me proclament nouveau souverain et défenseur de la contrée. La lumière revient et les légions macabres de l'obscurité qui avaient été invoquées par Zoras retournent dans les ombres... À jamais...

FIN.

Sword of Sodan est un jeu qui, malgré ses animations perfectibles (deux à trois sprites par animation seulement) et son gameplay très limité, a marqué sur Amiga. Ses graphismes somptueux et son ambiance heroïc-fantasy en ont fait un hit à l'époque.

Lorsqu'on met le jeu en pause ou qu'il estime qu'il y a eu une longue période d'inactivité, quelques écrans explicatifs assez sympathiques s'affichent :

Quelques écrans de la superbe version Megadrive :

TITAN
(17 mai 2004)
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