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Michael Jackson's Moonwalker
Année : 1988
Système : Master System, Megadrive
Développeur : Sega
Éditeur : Sega
Genre : Beat'em all
Par Simon Cosentino (03 août 2002)

1990. Année faste pour Sega et Michael Jackson.

Cette année-là, la firme américano-japonaise secouait depuis un an déjà le marché du jeu vidéo avec la première vraie console 16-bits de l'histoire, la Megadrive. Celle-ci, avec le succès planétaire de Sonic, devait redorer le blason de Sega, terni par l'échec commercial de la Master System.

De son côté, le King of Pop allait sortir Dangerous, un album qui rafflera plus tard une dizaine de récompenses internationales. Le chanteur est au sommet de sa gloire...
Une rencontre entre les deux géants est alors inévitable...

Le jeu sort une première fois sur Master System en 1988, mais est réédité en 1991 sur Megadrive, apportant de nombreux changements par rapport à la version précédente.

Le jeu s'inspire des clips les plus connus de Michael Jackson et du scénario du film Moonwalker, où il y a différents clips de l'album Bad.

Dr. Big, incarnation du mal et de la drogue, a kidnappé plein de ch'tits n'enfants et veut devenir le maître du monde (tiens donc, comme c'est original). C'est sûrement un taf pour James Bond, mais non, c'est ce cher Michael Jackson qui s'y colle.

Celui-ci explore différents niveaux à la recherche des gamins. Chaque niveau est divisé en trois zones. Les gamins se trouvent généralement derrière des portes, dans des voitures, ou bien sous des tombes. Lorsqu'il les a tous trouvés, un singe lui indique un endroit où il devra combatre les hommes du Dr.Big. Mais comment ce pauvre Michael va tous les tuer ? Une chanson ne suffit pas à tous les éloigner, voyons ! En plus de ses poings et de ses pieds, Michael a une sorte de jauge de pouvoirs qui lui sert aussi de barre de vie. Quand on l'actionne, Michael se met alors en transe, et peut lancer son chapeau pour tuer ses ennemis (un peu comme le type dans le James Bond Goldfinger). S'il peut y rester assez longtemps, lui et tous les ennemis présents à l'écran se mettent à exécuter une chorégraphie d'un de ses clips. Cette jauge peut être rechargée à chaque fois qu'il libère un enfant.

Michael Jackson, chanteur et superhéros

L'aventure devient très vite linéaire, à force de toujours faire la même chose. La difficulté va crescendo car les ennemis deviennent de plus en plus coriaces, et les niveaux de plus en plus longs.

  • 1er niveau : Club des années 30.
    Le premier niveau s'inspire du clip Smooth Criminal. Les ennemis sont des gangsters.

  • 2ème niveau : La rue.
    Ce niveau s'inspire des clips Beat it et Bad. Michael explore une rue et un garage. Les ennemis sont des blousons noirs, des chiens, et des soldats du Dr. Big.

  • 3ème niveau : Le cimetière.
    Le troisième niveau s'inspire du clip Thriller. La musique n'est pas celle du tube de 1982 mais celle de Another part of me(NDMTF : Thriller est présent dans les premières versions du jeu cependant). Michael explore un cimetière infesté de zombies.

  • 4ème niveau : La caverne.
    La musique de fond de ce niveau est Billie Jean. Michael rencontre sur sa route tous les ennemis vus jusqu'à présent.

  • 5ème niveau : Le repaire du Dr. Big.
    La musique de fond est Bad. Michael se bat contre les soldats du Dr. Big. Ce niveau est assez dur car il est infesté de lasers. À la fin de la troisième zone, Michael se transforme en robot et peut utiliser un laser. Après avoir terminé ce niveau, il détruit le bâtiment, mais le Dr. Big s'en est échappé à temps. Michael s'envole alors dans l'espace. Le combat final est proche...

  • 6ème niveau : Combat contre le Dr. Big.
    Michael combat le Dr. Big dans l'espace, à la manière du jeu After Burner. Une fois le Dr. Big anéanti, Michael nous exécute une dernière danse...

Music and Michael Jackson

Michael Jackson étant le héros du jeu, les programmeurs ne manquèrent pas de mettre une bande son acceptable. En tant que fan inconditionnel du King of Pop, je trouve que les mélodies sont bien rendues, mais quand on connait les tubes de Michael Jackson, on est forcément déçu. Il vaut mieux couper le son du jeu et se mettre un bon vieux Thriller, l'ambiance sera bien meilleure.

Au niveau des graphismes, les programmeurs ont fait un bon jeu. On retrouve quasiment toutes les chorégraphies de l'artiste, de Smooth Criminal à Thriller, en passant par Billie Jean...

Malgré la linéarité du jeu, Michael Jackson's Moonwalker fut sûrement à l'époque un grand jeu pour tous les fans de Michael Jackson. Peut être trouvera t-on un jour un jeu de danse avec lui, comme il y en a aujourd'hui ?

Simon Cosentino
(03 août 2002)