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Index du Forum » » Vie du site » » Concours "Souvenirs de Grospixeliens" : Les textes
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Auteur Concours "Souvenirs de Grospixeliens" : Les textes
Laurent
Commissaire apolitique


Joue à Super Mario Bros. Wonder

Inscrit : Mar 06, 2002
Messages : 22759
De : Borgo, là où y a la fibre.

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Posté le: 2005-01-27 17:02
Ce topic sera maintenu en haut de liste jusqu'à la fin du concours. Postez-y vos textes provisoires et définitifs. Quand le concours sera terminé on fera le ménage pour que ne figurent que les versions définitives des textes.
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mickmils
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Joue à Morrowind, Yakuza 3, Persona 3 Portable, et des horreurs casual

Inscrit : Aug 30, 2002
Messages : 1865
De : Paris malgré lui.

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Posté le: 2005-01-28 07:38
J’imagine que la plupart vont commencer par un truc du genre : « Wah je me souviens j’avais 6 ans je jouais a Galaxian en montant sur une chaise pour atteindre le stick ». Les veinards ! Personellement, je n’ai aucun souvenir de ma première partie de jeu vidéo, vu que je suis tombé dedans quand j’étais vraiment tout petit.
Je suis un enfant du Plan Informatique pour Tous. Il y’a mieux pour débuter qu’un Thomson. Mes parents avaient acheté un MO5 a ma grande sœur, qui l’utilisait a l’école. Mais elle s’en est vite désinterressée. L’idiote ! Y’avait des jeux vidéos dessus !
Je n’ai aucun souvenir de cette période mais on m’a raconté qu’a l’age de deux ou trois ans, j’étais très interessé par cette machine étrange, et surtout par les jeux. La chose la plus incroyable, c’est que j’ai probablement appris a lire presque tout seul en apprenant a taper « LOAD » « RUN » pour pouvoir charger les programmes sur ces cassettes. Visiblement, la passion était déjà là.
MO5 donc. Maintenant que je suis rétrogamer et que je suis capable de regarder en arrière, je me dis qu’il y’avait mieux pour commencer… Pourquoi pas un Amstrad ou un C64 tiens ? Non, c’était un thomson. Mais c’était tout ce que je connaissais : l’ignorance n’est pas forcément un mal. La preuve, j’ai trouvé ça absolument génial et mes parents ont enchainé avec le TO8. Les jeux qui m’ont marqué : Captain Blood. Sapiens. 5eme Axe. Je jouais aussi a la VCS2600 chez mes grands parents. Surtout a Pacman que j’aimais beaucoup (je me rendais pas compte que l’adaptation était pourrie, bien sur).

Je jouais aussi a des jeux électroniques. Vous savez, ces trucs minables a 30 francs (quoique j’avais un Game&Watch avec Donald). Quand j’ai su ce que c’était une « gameboy », j’en ai voulu une. J’expliquais a mes parents que c’était « un jeu électronique mais on peut changer les jeux ». Aucun intérêt a leurs yeux, vu que c’était des jeux électroniques super chers. Je ne sais plus comment j’ai réussi a les convaincre (en pleurant beaucoup surement, ça reste la méthode la plus efficace quand on est petiot). Et j’ai eu Tetris et Spiderman en jeu. Et Tetris c’était bien.
Stade supérieur : il me fallait une console, une vraie. Facile, y’en avait qu’une : la NES bien sur, c’était tout pourri la Master System… Et je l’ai eu ma NES ! Il m’a fallu du temps pour économiser son argent de poche, surtout que j’ai du acheter une télé avant, parce que j’en avais pas a moi. Quand c’était fait j’ai pu m’éclater comme un fou a Super Mario, a Duck Hunt, a Zelda 2 (sauf que je me paumais tout le temps dans les dongeons), et a des tas de trucs.

Il est arrivé que le Thomson était devenu tout pourri pour un usage moderne . Mes parents ont donc dépensé une somme d’argent considérable dans un 286 a 12 MHZ. J’ai du apprendre a me servir de MSDOS vers 6 ou 7 ans. J’étais un peu dégouté parce que chez mes grands parents y’avait un Atari ST et c’était vachement plus facile. J’ai quand même pu découvrir, en plus de Windows 2.0, des jeux géniaux comme Prince of Persia, LHX Attack Chopper, Blues Brothers, Prehistorik 2, Test Drive 3. J’ai appris des notions d’anglais en jouant avec ma sœur a « Search For The King », un jeu d’aventure idiot ou il faut chercher après Elvis Presley… Et puis le disque dur de 40 MO a laché ! Le lourd ! Maintenant je devais me trouver que des jeux qui marchaient sans disque dur. J’ai vite eu du mal, et du coup j’aimais beaucoup plus le ST, qui lui, n’avait pas besoin de disque dur pour avoir des jeux biens. Mais je devais me résigner a pleurer devant Tilt et Joystick.

Alors vous imaginez bien, quand il a fallu changer de machine et que j’ai appris qu’il y’avait un truc mieux que le ST (l’Amiga 1200 avec plein de couleurs en plus !), mon sang n’a fait qu’un tour. Je VOULAIS un Amiga 1200.
Mais j’ai jamais eu d’Amiga vu que mes parents étaient plus interessés par le PC 486 SX 33 (allez savoir pourquoi, ils sont nuls papa et maman, ils savent pas que les meilleurs jeux sont sur Amiga ou quoi ?). Quelques mois plus tard je lisais que Commodore était mort. Ouf. Le choix était peut être pas si mauvais. Je découvre vite plus tard les joies de la carte son et du lecteur de CDROM. Wah les musiques de Dune ! Wah, dans Loom ils parlent ! Wah, 7th Guest, je comprends rien mais quel pied ! Je rigole comme un bouffon devant les Space Quest, Day Of the Tentacle. Je découvre Ultima 7 , absolument par hasard, jeu qui m’entraine dans un monde incroyablement détaillé et j’améliore considérablement mon niveau d’anglais a cette occasion. Je perds des heures de ma vie dans Civilization II. Je me lance dans les labyrinthes de Might and Magic IV. Je me crashe dans des simulateurs de vol, Non vraiment, le 486 SX 33, quel pied intégral. bien mieux que l’Amiga .
Je me connecte pour la première fois a Internet, avec Netscape 0.9 et Trumpet Winsock sous Windows 3.1. Premiere facture : 600 francs. Aha, je m’étais planté dans les parametres et j’appelais un numéro surtaxé. Aha. Mes parents ont moins rit. L’une de mes premieres actions a été de m’inscrire a un fan club Ultima. Pourquoi ? Ben parce que c’était gratuit. Je récupere une beta de Windows 95. Je l’installe pour faire le malin devant mon pote geek. Ca tient trois jours avant le reformatage.

Je continuais mon aventure console parallelement. La gamegear ne m’a que moyennement emballé. Evidemment, c’était une Master System portable, j’aurais du m’attendre a ce que ce soit nul ! J’ai eu une Super NES et une Megadrive, même que la Super NES était vachement mieux. Je passais déjà quelques apres midi dans des salles d’arcade, ou je faisais un carton a Street Fighter II. Je crois que je n’ai jamais été aussi bon a un jeu qu’a un SF2, a part peut etre Duke3D plus tard en LAN, alors il me le fallait forcément pour ma console. 790 francs. Haha. 690 la cartouche import ricaine, et 100 francs d’adapteur. Franchement, vous trouvez que les jeux actuels sont chers ? Je découvre également en import un RPG jap basé sur Dragon Ball Z. Je comprends rien, mais j’y joue pendant des heures. Et tout le monde à l’école en était jaloux de mon jeu Dragon Ball Z.

Les 32 bits arrivaient.

Je les aie toutes voulue. Même la 3DO. Même la Jaguar. Rigolez pas ! On croyait que c’était bien a l’époque. Mais j’ai jamais acheté. Je mets ca sur le dos de l’instinct de survie. Quand le duel Saturn / Playstation s’est annoncé, j’ai tout misé sur la Saturn. Haha, comme si ce petit nouveau de Sony avait une chance contre le roi Sega. Haha, les fous !

Je n’ai jamais eu ni Saturn, ni Playstation. J’avais choisi mon camp en fait, le PC. Les consoles ne m’interessaient plus. Je trouvais les jeux pas assez stratégiques et plutot limités. En gros, j’étais un peu persuadé que c’était des jeux pour crétins. J’espère que vous me pardonnerez : j’arrivais a l’adolescence et j’avais des boutons (mais pas beaucoup).

Donc plus de console, mais des nouveaux PCs a la place. Je découvre Daggerfall qui fait baisser ma moyenne de seconde. J’attends Ultima IX. Je me demande pourquoi mon Cyrix 166+ plante tout le temps. J’achete Final Fantasy 7 sur PC mais il ne marche pas (ah y’a pas a dire, les jeux consoles, c’est bien nul). Les joies de l’acceleration 3D s’offrent a moi. Que c’est beau POD ! Et Quake ! Et Tomb Raider avec les seins pointus de Lara ! Et Wing Commander 4 , on dirait un film ! Et Blade Runner avec toutes ses fins différentes ! ) Under a killing moon ! Ah purée, c’était bien d’être grand. Je commence a jouer dans des LANs ou je me rends completement aphone a force de crier comme un dingue a chaque « Nuclear Missile Launch Detected ». Je giffle gentillement une fille qui se met derriere moi pour crier ma position a l’adversaire. Parfois, je lorgne un peu sur les jeux PSX mais chuuuuuuttt…..

Tiens, Ultima IX ne sort pas. Il va falloir que j’upgrade si je veux y jouer.

D’ailleurs je vais pas faire ici le fil de mes upgrades, c’est pas très interressant. La raison essentielle d’ailleurs est que les jeux PCs auxquels j’ai joué a partir de la n’étaient vraiment plus tres interessant. Je me demande si je commence a me lasser des jeux vidéos. Le manque d’originalité, surement… l’impression de jouer sans cesse au meme jeu.

Ultima IX sera une déception. Pas besoin de faire l’historique du développement ici, mais j’étais particulierement actif dans la petite communauté de fans et les quelques petits contacts que j’ai eu avec les développeurs de l’époque suscitaient des interrogations. D’ailleurs ils se sont barrés. Quand Ultima IX sort, c’est un bon jeu, mais une énorme déception du point de vue du scénario. Et devinez quoi ? Quelques jours plus tard, un développeur amer met en ligne un résumé du scénario original d’Ultima IX, avant qu’il ne soit sacrifié par EA. Après avoir lu ca, comme tout fan d’Ultima qui se respecte je n’ai eu qu’un mot : Wow….ca c’était du scénar. Ca c’était une fin qui faisait honneur a la série.

Je découvrais a l’époque un outil de création de jeu qui s’appelait « RPGMaker ». Je me suis dit : tiens, je vais faire un RPG basé sur ce scénario original. Je ponds rapidement, quelques démos, la communauté des joueurs donne un accueil super favorable, donc je suis content. Et puis on passe d’un moteur a un autre, puis a un autre. Et l’équipe s’engueule car ils ne comprennent pas ma vision du jeu, ils se barrent, fondent un projet concurrent, qui change de moteur aussi, leur équipe s’engueule, ils fusionnent, rechangent tout. Moi de mon coté je fais passer le projet sous Neverwinter Nights , je recois des mails d’anciens développeurs d’Ultima IX qui me font chaud au cœur, j’entends que Richard Garriot Notre-Maitre-A-Tous connaissait le projet et était interressé , mais je finis par abandonner par lassitude. Tout fantastique qu’était Eriadain (c’était le nom du remake) sur le papier, cela faisait des années que je bossais dessus, et je n’en voyais toujours pas le bout. Finalement, Eriadain de la meme facon qu’est mort le scénario original d’Ultima IX : changement de moteurs et divergence de vue au sein de l’équipe. J’avais joué tellement de fois a Eriadain dans ma tête que je me foutais pas mal d’y jouer pour de vrai. Aujourd’hui, la plupart des projets de remake Ultima ont subit a peu pres le meme destin.

Je me lance alors sur un autre jeu, moins ambitieux, plus typé console. A l’origine une adaption monojoueur d’un certain « kungfumadness » , qui a évolué dans sa propre direction. Il y aura 8 épisodes et j’essaie de terminer le 4eme au moment ou j’écris ces lignes. Je ne sais pas si le jeu est bon, mais j’en suis fier quand meme.

Les jeux PCs ne finissent plus de m’ennuyer. Je deviens un pur rétrogamer sans grand intérêt pour l’actualité. Quelques jeux arrivent a m’amuser. Tiens, ce sont des jeux consoles portés sur PC … Metal Gear… Final Fantasy … Grandia…

Je passe dans un Cash Converter. Une dreamcast a 50 euros. Chiche. J’ose repartir avec. Ca m’a fait bizarre. Je ne POUVAIS plus acheter de console, c’était fini, c’était quasiment devenu religieux… Je crois que j’ai grandit tout simplement, et je suis reparti du Cash Converter tout heureux.

En 2001/2002 je découvre que Sega c’est pas si nul, et que les jeux que j’aime sont dorénavant sur console. Shenmue modifie radicalement ma vision des jeux vidéos : et si c’était, dans le fond, un art ? Si le jeu vidéo pouvait etre une nouvelle forme de narration ?
Je viens a bout de la ludotheque Dreamcast assez rapidement. J’aime bien l’arcade, mais je suis incapable d’y passer des heures. Pour moi l’arcade ce sont des « jeux apéritifs », quelque chose de bon mais pas assez consistant pour un repas complet. Je m’achete une gamecube puis une PS2. Je m’extasie devant Ico, Zelda Windwaker, Final Fantasy X, Beyond Good & Evil, Prince of Persia Sands Of Time, et plus récemment me prend une claque monumentale en finissant Metal Gear Solid 3… Je suis de retour…

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Joue à Diablo 3

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Posté le: 2005-01-28 14:18
A mon tour:
Raconter sa vie de joueur, voilà un exercice ardu…Pour ma part, je n'ai pas été immergé tout petit dedans...Enfin, quand je dis tout petit, c'est VRAIMENT jeune. Ayant 25ans, je dois faire un bond de quelques 19 ans dans le passé: mon premier contact avec le monde du jeu vidéo (pas les jeux electroniques) a été la NES. Mes parents n'avaient pas assez de sous pour m'offrir une console, mais mon cousin a eu cette chance: il a eu droit un Noël à une splendide NES, avec Tortues Ninja, Nintendo World Cup et Megaman 2. Ma passion pour Megaman a commencé ici, mais ce qui m'a touché, c'est plus l'intérêt du Jeu Vidéo en général. En fait, j'ai contracté le virus à ce moment là.

Pas mal de mes copains avaient aussi une NES, et les plus chanceux d'entre eux avaient même des Amstrad CPC 6128. Cette machine a été mon entrée dans le monde du micro, avec ses disquettes double face et ses commandes à entrer pour lancer le jeu.. Mais je n'avais toujours pas de machine chez moi. A cette époque ci (nous sommes en 1989), mes parents se sont séparés, et ma mère a rencontré un mec super sympa, qui a eu l'immense honneur de m'introduire tout petit déjà au rétrogaming: eh oui, à l'époque des Amiga500, NES et Atari ST, ce monsieur a apporté à la maison un splendide Oric Atmos 48k, avec plein de jeux, mais plus particulièrement un: Aigle D'Or. C'est avec CE jeu que j'ai pu enfin jouer chez moi aux jeux vidéos. C'est bien gentil tout ça, mais je faisais pâle figure avec "mon" ancêtre, et mes potes qui se la pétaient avec des Megaman 3, Robocop, et autres jeux de l'époque… Mais à cette époque là, le mec de ma mère vivait avec nous.

Un jour en rentrant de l'école, il me dit, "tiens, viens voir un peu dans notre chambre"… Et là, vision magique: un Atari 1040STe trônait fièrement sur un meuble. J'avais enfin mon propre micro ! Bon, d'accord, l'accès était réglementé, mais au moins, je pouvais parler de jeux vidéos avec mes copains dans la cour! Je suis donc entré dans le monde des micros, j'ai connu le changement de disquettes à répétition (Indiana Jones Aventure en particulier). A cette époque, nous achetions nos jeux: un jour que mon beau père voulait s'acheter Falcon 2.0, je trouvai un jeu qui capta mon attention: Ghostbusters2. Moi qui était fan, ce fut le déclic: il me fallait ce jeu!
Mon beau père vit que j'étais en train de sautiller partout, et naturellement il l'acheta en même temps que Falcon.. Ce qui fit grimper la note, mais c'est pas grave, j'avais mon premier jeu ST rien qu'a moi! A noter qu'a ce jour, je n'ai toujours pas réussi à trouver comment le finir…
Mon père, voyant que je devenais accro au jeu vidéo, décida également de m'acheter un petit quelque chose pour assouvir ma soif de jeux: il m'amena dans une grande surface, et je vis une console qui me fit tout de suite envie: non, pas une NES, mais une Master System. Je connus de bons moments sur cette console, je n'ai pas eu beaucoup de jeux, mais ils tiennent une place spéciale dans mon cœur.
Mais il y a UN jeu qui m'a particulièrement marqué: mon père et moi étions en train de nous promener en ville, et nous sommes passés devant un magasin de jouets. Nous y sommes rentrés, pour voir… Et là stupeur: 3 jeux MS tout en haut d'une étagère, perdus au milieu de peluches et de boîtes de Legos! En regardant vite fait, j'ai vu celui que je voulais: sur la jaquette se trouvait un certain hérisson bleu du nom de Sonic. Mon père a quand même du débourser quelques 500FF pour m'offrir ce jeu (il venait juste de sortir), mais en rentrant à la maison, quelle claque!!! Ma Master System est capable de ça? Eh bien oui. Sonic sur SMS est tout simplement le meilleur jeu de plate formes de la console… J'ai passé des Week Ends entiers dessus. Vinrent ensuite quelques jeux supplémentaires, dont Ghostbusters (je suis un fan, je vous ai dit), et le fabuleux Rampage (dont j'étais fan, et que je possédais aussi sur ST).
En cette année 1991, un de mes copains de classe m'amena chez lui, et me fit découvrir un micro de légende: l'Amiga. Je découvris à quel point mon ST était bien inférieur à l'Amiga à travers de jeux comme Moonstone ou Risky Woods…Mais je restai fidèle à mon ST malgré tout (et surtout que mon père m'aurais bouffé si je lui avait demandé de changer de micro): c'est que j'en étais amoureux de mon micro moi. Même si il est moins bien loti en termes de couleurs, les musiques Atari ST sont irremplaçables. Encore aujourd'hui, je me shoote aux YM périodiquement.

Tournant dans ma vie de joueur: en 1993, nous dûmes partir à Tahiti pour 5 ans.. Je ne savais pas si j'allais trouver des jeux vidéos là bas, mais qu'importe, j'avais fait les stocks grâce au piratage galopant qui sévissait dans ces années. Mais en arrivant en plein Pacifique, surprise: mon voisin direct avait lui aussi un 1040STe!!! Ce fut le début d'une période faste en termes de jeux vidéos.
Mais le ST commençait à montrer ses limites: malgré le nombre de très bons jeux que je possédais (Monkey Island, Indiana Jones, Twinworld, BAT, Sly Spy, et tant d'autres), il m'en fallait plus. C'est alors que des échos des consoles actuelles virent à mes oreilles.. Une certaine Megadrive, et sa concurrente, la Super Nintendo se disputent le haut du pavé, mais aucune n'est pour moi, mes parents trouvent que le ST, c'est déjà pas mal.
De plus, un de mes camarades de classe, un fils à papa, possédait une Megadrive JAPONAISE, ainsi qu'un nombre de jeux hallucinants, dont le magnifique Quackshot. J'ai vraiment été impressionné par les prouesses de cette petite bombe noire de Sega, et l'avenir commença à se dessiner..

A la fin de la première année passée à Tahiti, je suis rentré en France pour passer l'été avec mon père.. Avec un Noël et un anniversaire de retard, il avait décidé de me faire un beau cadeau: il m'emmena dans un hypermarché, rayon consoles, et me dit "Vas-y, choisis, prend ce que tu veux"…. Et là, c'est le drame. QUE CHOISIR? D'un côté, la Megadrive, avec en bundle Sonic et Streets of Rage, et 2 manettes, de l'autre la Super Nintendo, avec Street Fighter 2, et 2 manettes. Bon je hésité quelques minutes, mais finalement, je me suis dit que si j'avais aimé Sonic sur SMS, il n'y avait pas de raisons qu'il ne soit pas mieux sur sa grande sœur… Et puis j'ai toujours aimé Sega. Allez hop, j'embarque la MD, et je suis passé devant les jeux: avec mes économies, je me suis payé Flashback, dont j'avais vu des photos dans un Consoles+.. 500F quand même pour l'acquérir.
Arrivé à la maison, je déballe prestement la bête, je branche le tout, et l'enclenche la cartouche de Sonic. Je pousse le bouton sur ON, et là, je reste bouche bée. Une voix hurle "SEEEGAAAA!!!", puis arrive l'écran titre de Sonic: choc. La musique déménage, les graphismes sont sublimes…Et j'appuie sur Start, second choc, encore plus gros: le jeu va vraiment très vite, les graphismes sont absolument magnifiques (quand on les compare à la version SMS, on tombe de haut)… Encore aujourd'hui, cet instant de la découverte de Sonic sur MD est intact dans mon esprit, et je donnerais n'importe quoi pour pouvoir le revivre, car j'ai vécu ici le plus gros chocs de ma carrière de gamer. Les essais de Streets of Rage et Flashback ont aussi été marquants, mais pas à la hauteur de Sonic.
Ca y est, je tenais la machine qui allait succéder à mon ST. Inutile de dire que j'ai amené la console dans mon sac pour pouvoir en profiter à Tahiti. La Megadrive occupe une place toute particulière dans mon cœur, à un tel point que j'ai fait une collection de jeux et consoles basée sur la 16Bits de Sega.

Pendant les années qui ont suivi, j'ai augmenté le nombre de jeux que je possédais sur MD, tout en délaissant petit à petit le ST (mais pas trop, je jouais encore à pas mal de jeux dessus).
Deuxième contact avec le rétrogaming, la sœur d'un copain s'est achetée un Atari 2600 neuve en 1995! Autant dire qu'on s'est chargé de lui remonter les bretelles, pourquoi elle n'a pas plutôt pris une SNES avec Street Fighter 2 Turbo?? Finalement, je vous rassure, elle a eu aussi cette SNES, et j'ai pu m'adonner au fabuleux Street Fighter 2, et j'ai vu connaître Starfox et autres Mario sur ce support.. Pas mal, mais ça ne vaut pas ma MD.
Ce même copain s'est vu offrir une machine que je ne connaissais pas du tout: un PC (plus précisément un 486 SX 25).A partir de cet instant, quand j'ai vu des jeux tels que Goblins3, TFX, Simon the Sorcerer, Wolfenstein 3D, Gabriel Knight, Syndicate, Sim City 2000 ou Doom, je savais que ce serait ma prochaine machine de jeux vidéos. Je passais des Week ends entiers chez mon copain, à trifouiller les fichiers de configuration pour faire marcher des jeux récalcitrants avec les musiques ET les voix digitalisées. J'ai aussi passé des soirées avec lui à jouer à Dune 2, qui m'a scotché tellement le principe du jeu était poussé… Les musiques du PC m'ont tout de suite séduit, car elles ont un petit côté "blip-blip" qui me rappelle le ST (oui, à l'époque, la carte son de base était la SB ou SB Pro, la AWE32 était pour les riches), mais les graphismes sont à mille lieux d'un ST. Vous vous rendez compte?? 256 couleurs voire plus pour certains jeux! Du jamais vu.
A cette époque ci, pas mal de mes collègues possédant un PC, allant du SX 25 au DX2 66, ne se privaient pas pour se moquer de moi avec mon truc d'avant guerre… Je fulmine, j'aimerais bien moi aussi avoir un PC, pour pouvoir me la péter dans les soirées de l'ambassadeur.
Fin 1996, après des années de bons et loyaux services, le ST flanche. Le lecteur de disquettes est mort, et le ST est inutilisable: c'est l'heure de passer le relais! Mon beau père est triste, mais on se console rapidement avec l'achat d'une machine de riche: un Pentium 75 avec 8mo de RAM, CD-ROM et tout! La classe.. Tout de suite, j'entend moins de railleries venant de mes collègues…
Mais ces derniers me réservent une surprise de qualité: a mon anniversaire, ils se cotisent et m'offrent une légende du jeu PC: Command & Conquer. Je ne les remercierai jamais assez.
Depuis ce jour, je n'ai pas quitté le PC, sans renier ma chère Megadrive.
Lors de mon année de Terminale, je me suis occupé de la salle informatique de mon lycée, et j'ai connu une face du monde PC que je ne soupçonnais même pas: le jeu en réseau, ou LAN. J'ai fait mes premières armes sur Duke Nukem 3D, Quake et Command & Conquer, ce fut un bonheur indescriptible et surtout une expérience hors du commun.

De retour en France en 1998, je vois que la Saturn et la Playstation sont là, mais elles ne m'attirent pas. Le PC fait de bien meilleurs jeux, comme Starcraft, Diablo, Heretic, Diablo 2, Earth 2150…
Des années plus tard, la petite dernière de Sega m'attire beaucoup, mais je n'achèterai une Dreamcast qu'en 2002. Pendant mon BTS, je me lie d'amitié avec des dingues de jeux, dont un, particulièrement passionné, qui possède une machine mythique: la NeoGeo cartouche, accompagnée de 2 ou 3 jeux. La claque. Pour la première fois, j'ai pu m'essayer à un King of Fighters. Cette personne m'a aussi fait découvrir de véritables joyaux du PC: Daggerfall, Terminator Future Shock, UFO, Fallout, Commandos…
En 2000, j'assouvis un vieux rêve: le même ami que ci dessus va dans un Cash Converters, me téléphone et me dit: "J'ai vu une NeoGeo cartouche, une manette et 3 jeux à 900F. J'y retourne demain. Je te la prend?". Un peu que tu me la prend! J'avais enfin ma NeoGeo. Le rêve.

C'est d'ailleurs à cette époque que je découvre les joies du Web, et mes copains de BTS me font entrer dans le monde de l'émulation. Même si je trouve que c'est un formidable moyen de découvrir ou redécouvrir de vieux jeux, j'ai quand même tendance à préférer les originaux, mais vu que je ne peux pas acheter toutes les consoles et tous les jeux, il m'arrive de sortir quelques ROMs NES ou SNES.. Mais ça reste très rare.
En revanche, il m'arrive très fréquemment de ressortir les vieux hits PC du placard pour y rejouer: Fallout, Daggerfall, Kyrandia, Dune 2, Heretic, la série des Gobliiins..
Aussi, j'ai enfin pu m'adonner aux LANs avec mes copains de classe sur Half Life, Quake2, Alerte Rouge, Starcraft… Une fois par mois minimum, nous organisions une LAN entre nous, puisque nous étions tous en BTS informatique. Que de bons souvenirs!

Fin 2000, le fait d'avoir trouvé un travail a décuplé mes envies de jeux, et je me suis mis à engranger les jeux Megadrive, les consoles rares, les jeux NeoGeo hors de prix… C'est en 2002 que je découvre Grospixels, où je suis surpris de voir qu'il y a plein de personnes comme moi. C'est avec plaisir que je prend part à la vie de la communauté et je fait la connaissance avec plein de gens sympas. C'est aussi grâce à GP que j'ai eu ma première console portable, et pas n'importe laquelle: la GP32. Grâce à cette machine fabuleuse, j'ai pu jouer à la NES ou à la PC-Engine quand j'étais chez mon père! Malheureusement, la console est visiblement morte depuis un moment, je n'ai pas compris pourquoi.

Je possède aujourd'hui plus d'une centaine de jeux Megadrive, j'ai presque fini ma collection de consoles 16Bits Sega (Mega CD 1 et 2, Multimega, Megardrive 1 et 2, en Jap et/ou Euro), une Dreamcast accompagnée d'une vingtaine de jeux, une Neogeo cartouche avec 6 jeux, dont les très récents Metal Slug 3, 4 et 5, j'ai toujours ma Master System et j'ai remis en route mon vieux ST en achetant un autre 1040 en état de marche. J'ai même 4 Amiga 500 (dont un A500 HD) qui dorment dans mon garage en attente de rénovation.
Je continue de jouer principalement sur PC, avec des bombes comme SimCity 4, la série Command & Conquer, Half-Life2, Flatout, Dawn of War, Giants, Jedi Outcast et Jedi Academy, Star Wars KOTOR, comment voulez vous que je parte ailleurs?
Les consoles New-Gen comme la Xbox ou la Gamecube sont très tentantes, mais si je ne me calme pas, ma nana va me bouffer tout cru.
L'année dernière, j'ai encore franchi un pas dans ma carrière de gamer: je me suis essayé au MMORPG en jouant à Horizons: Empire of Istaria. Ce fut un réel plaisir, et maintenant, je n'envisage de jouer en solo chez moi que très rarement. Il faut que je joue avec mes collègues du Web. L'arrivée imminente de World of Warcraft va me faire replonger dans l'enfer du MMORPG, car l'univers est tellement prenant que je risque d'y jouer un bon moment…
Au fait: je vais acheter ma première console Nintendo! En effet, je compte faire l'acquisition de la Nintendo DS dès qu'elle sort… Mais cette nouvelle console a un prix: j'ai du me séparer entre temps de ma petite collection de NeoGeo... Mais bon, j'ai fait plaisir à un membre de GrosPixels, donc ma peine est moindre


Vovo
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Joue à ---===AIRMECH===--- Herzog Zwei is not dead !

Inscrit : Apr 18, 2002
Messages : 3029
De : chez moi.

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Posté le: 2005-01-28 15:43
Bigre, la lectures de vos histoires donne le frisson ^__^

C' est au début des années 80, en primaire que je connus mes premiers instants avec ce monde nouveau. Les jeux électroniques de toutes sortes. Ceux qui se pausent sur la table, ceux en forme de jumelles futuristes, ceux qui tiennent dans la poche du pantalon en velours et aussi ceux qui contiennent à peine dans la poche du blouson. Les Bandaï, les Tomy et surtout les Game & Watch de Nintendo !
Incontournable Game & Watch, plus beau, mieux fini et puis chaque nouveau G&W apportait une solution technique supplémentaire comme la couleur ou un double écran.
Moi je n' en ai eu qu' un seul et c' est ma tante qui me l' offrit pour Noël. C' était un jeu Bandaï de couleur noir qui tenait dans la main. Le but était de faire traverser des piétons sur une chaussée remplie de voitures.

Mais aussi je me suis assis devant les Mo5 et compagnie, Plan Informatique Pour Tous oblige. J' en suis resté au programme éducatifs avec le crayon optique, les jeux sur le corps humain ou encore la géographie.
C' était une époque bénie où il était aussi important de commander au Père Noël des Big Jim, des Gobots ou encore un circuit de voiture que d' avoir un jeu électronique.

L' année suivante à Noël c' est mon oncle qui offrit à mon frère et à moi un ordinateur tout bizarre... le Alice, un clavier rouge et noir avec des touches en gomme qui se commande en Basic et qui oublie tout dés qu' on l' éteint.
Très utilisé durant les longues soirées hivernal, ce petit joujou ne nous à décidément pas filé le virus. Je l' ai encore, mais son transfo est grillé.

Mon seul contact avec les jeux vidéo et ceux jusqu' à mes 12 ans, vers 1986, se trouvait dans les centres commerciaux au abords de Perpignan. C' est là que je pouvais m' essayer au VCS, à la NES avec Excite Bike et Duck Hunt, ainsi qu' à la Master system.
En fait je crois que je ne me souciais pas trop de savoir quel était tel jeu, ou telle console.
Bizarrement, c' est en jouant chez des amis que le vrai déclic est survenus.
La première fois mes parents étaient invités à manger chez des amis qui avaient un fils d' une dizaine d' année. Il n' avait pas que ça d' ailleurs puisqu' il nous montra un drôle d' engin avec un écran monochrome vert et un gros clavier avec le lecteur de K7. Il nous fit découvrir un jeu sur lequel on passa la soirée. Il s' agissait de diriger une petite sorcière qui se promenait de toit en toit.
Woua ! quel expérience, rien à voir avec le brouhaha d' un centre commercial. Là tout prend plus d' ampleur. L' immersion est effective.

Plus tard c' est chez un ami, David, que je fit la connaissance de ma future première console et ce sans le savoir. Il avait 2 console en fait. Un Vectrex et une Master System.
Alors le Vectrex quelle gifle ! A la vue du jeu Asteroïd, j' avais envie de tendre la main pour toucher les objets présent à l' écran. C' était une expérience visuelle extraordinaire.
Quand à la Master System je me souvient que l' on a joué à The Ninja et qu' en suite et bien on est descendu pour rejoindre nos Zoïds afin de faire une grosse bataille dans le jardin.

Et donc c' est l' année suivante qu' un autre ami, Raphaël, me montra ce qu' il avait eu pour son anniversaire : Une Master System avec Hang-on et le jeu de l' escargot.
A partir de là tout s' accélère, on joue grâce à lui à Black Belt, Asro Warrior/Pit Pot, Fantasy Zone 2, Wonder Boy II, l' énorme Wonder Boy III, le mystérieux Y's, le cultissime Zillion II et puis vint cette fameuse histoire de parainage.
Parrainage qui faisait gagner Out-run si l' on faisait acheter une console à quelqu' un.
Et ce n' est pas Out-run mais Golvellius qui lui arriva par la Poste. C' est une période faste pour moi. A partir de là mon camp été choisis, Master System For Ever !

C' est au Noël suivant que j' ai eu ma Sega avec Alex Kidd. C' est elle qui me fit rentrer de plein pied dans le monde du RPG. Et ce avec un seul jeu, Phantasy Star.
Je ne le connaissait que de réputation seulement. Mais je savait qu' il était béton, malgré le fait que je n' avait jamais rien lu sur lui. Pourtant j' avais bien joué à Ultima IV ou à Miracle Warrior, mais Phantasy Star, c' est autre chose.

Vint le tour de la MegaDrive. Raphaël l' eu encore une fois pour son anniversaire. Je me souvient du prix car j' étais avec lui en mangasin : 1399Frs avec Altered Beast. La chose que je me souvient sur ce jeu, c' est qu' il y avait trop de bouton sur cette manette, je m' emmêlais les pinceaux.
Moi pour avoir cette console ce fut très dur pour l' avoir. J' ai dut travaillé au corps mon beau-père. J' épluchais les petites annonces, les pub dans Joypad et Player One. Celle que je voulais était livrée avec E-swat et DJ-Boy, le pied.
Et puis un jour j' ai eu gain de cause et j' ai eu ma MD par un particulier, donc en occasion.
Le jeu vendu avec était pathétique.... 688 attack sub si ça vous dit... mais La console était une Jap'. Donc excellent achat.
Comme pour la Master System nous fumes les même copains qui avaient la même console. Et comme cette dernière elle m' offrit des jeux inoubliables. Bar Knuckles 1 et 2, Sonic 2, Phantasy Star II, III et IV, Thunder Force 4, Shadow Dancer, Flashback !
Au lycée c' était la guerre avec un ami pro Amiga et féru de PC. Dans le fond il n' avait pas tord, la MD n' arrivait pas à la hauteur de ce premier, mais il n' était pas question que je le lui concède !
Plus tard Raphaël pris une Super Nintendo, comme mon voisin de pallié. Mario, Mario Kart, Zelda que j' ai fait et refait, Starfox, Street Fighter II, Que des jeux géniaux, mais qui ne m' on pas fait changé de "camps" .
Merci au copains donc, car on se prêtait les consoles et on pouvait changer complètement de ludothèque le temps d' une semaine ou deux.

Arrive l' âge de mes 18 ans et de l' annonce de la Jaguar. On bade tous. Mais les études primes, alors place à l' arrivé du PC, payé avec les économies de toute une vie. 11000Frs le Pentium 75, ses 8Mo de ram, son DD d' 1Go, son AWE32 (en option pour 750Frs de plus) et son imprimante !
C' est une période charnière pour moi. Je passe d' un monde à l' autre, je quitte Perpignan pour Toulouse et je laisse ou je vends tout ce que je possède (terrible erreur !).
Donc me voila à la découverte d' un autre monde, celui de l' incertitude, du plantage, du "ça marche pas", enfin de la débrouille, de la bidouille quoi.
Mais aussi je découvre des jeux d' un autre univers d' une autre conception. Lands Of Lore, Need For Speed, Doom II, 7Guest que j' ai spécialement acheté car c' est un jeu qui m' avais beaucoup marqué. J' ai acheté sa suite, The 11Hour qui est dans un coffret trés original. Et puis aussi le fabuleux System Shock !
J' en oublie encore, j' ai le nom de jeux au bout de la langue mais ça ne sort pas.
Cette période "pcéïste" m' as donc fait zappé les 32bits. Bien que j' ai assisté au plantage de la Jaguar et de l' Amiga Cd32, je me suis détourné de la Saturn et de la PSX.
Et pourtant, je n' y aurais pas crus à cette période là, où j' étais obnubilé par les PC, j' allais replonger dans le monde des consoles.

C' est en 1995, durant mon service militaire que c' est arrivé. Un camarade avait un bonne PSX de 1ère génération. Celle où l' on peut utilisé la technique du swap sans puce ni action replay.
Oui, celle là même que l' on doit tourner dans tous les sens pour qu' elle lise un jeu.
Et donc bien évidement à force de passer des soirées à jouer à des jeux géniaux et ayant l' ordinateur à 800kms de la caserne, le virus était de retour.
Avant la fin de service cet ami m' a quand même fait un cadeau fabuleux. Il me fit une copie d' un CD qui contenait bon nombre d' émulateurs et surtout beaucoup de ROMS. 2 ans après mon déménagement je retrouvais mes jeux consoles sur PC.

Après l' armée je m' installe avec ma copine. Premier désaccord de couple, elle veut un chat absolument. Moi pas du tout. Elle n' en a que faire, alors je la menace de m' acheter une Play' si elle ramène un chat !
Le Lundi elle avait son chat et moi le Mardi j' avais ma Play. Voila tout c' est passé sans violence (... c' est les vacances).
J' ai vécue une petite histoire d' amour avec cette play et ce grâce à un copain que j' ai rencontré au travail. Nous avons liés beaucoup des liens et nous partagions la même passion pour cette console. Jusqu' au jour ou nous avons joué à Soulcalibur à Arcade.
A l' époque je n' espérais qu' une chose, qu' ils le sortent sur PSX.
Ce fut la stupeur quand on appris que Sega allé sortir une console de furieux, avec accès internet et Soulcalibur dans sa line-up.
Le jour de sa sortie, nous avons fait un deal. Lui il achetait la console et moi j' achetais le jeu plus une manette officielle. A partir de là la machine fut lancée et la Dreamcast fut notre console à rêve, jusqu' à l' annonce de sa mort....
Mes souvenirs vidéoludiques sur cette machines resterons à jamais, et mon engouement pour les consoles est à jamais lézardé.

Depuis j' ai quand même acheté une Gamecube pour sa politique de jeu prometteuse. Je me demande toujours pourquoi je ne la revend pas.
Et j' ai aussi une Xbox, compromis intéressent entre un PC et une console. Aujourd'hui c' est surtout son coté multémedia, multisupport qui m' intéresse. Je délaisse un peu ses jeux.
En fait je n' achète plus de magazine depuis presque 2 ans au moins et je regarde juste les nouveautés sur Jeuxvidéo.com .
En fait je croit que c' est tout con, mais pour moi l' ennuis des jeux vidéo vient du fait que je les pratique maintenant tout seul.
J' ai passé 10 ans à partager ma passion en jouant, même pour des jeux comme les Phantasy Star on faisait tourner la manette. Il était d' ailleurs hors de question de continuer la partie tout seul quand le ou les copains n' étaient pas là.
Maintenant ma situation familiale a changé, cette nouvelle période de l' age veut que tout le monde reste un peu plus chez soit. Mes relations ont des passions bien sur différentes (Planche à voile, cyclisme, moto), et des situations familiales différentes.
Du coup le tissage de lien est plus difficile et s' en ressent sur ma pratique du Jeu Vidéo qui diminue.

Mais je ne baisse pas les bras, la relève arrive et à déjà 16 mois est plutôt dégourdit.
Et surtout je continue ma collection de jeu culte comme tout retrogamer qui se respecte. D' ailleurs je suis heureux d' avoir un jour raflé à un Cash Converters l' ensemble des RPG Master System, hormis Ultima IV que je désespère de trouver complet.

PS: je suis content que l' on retrouve des points communs dans nos récits.

IsKor
Camarade grospixelien


Joue à Diablo 3

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Posté le: 2005-01-28 16:08
Eh bé, ils sont bons ces récits
Vovo, au fait, on ne dit pas des jeux "inoubliaux", mais "inoubliABLES"

Vovo
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Joue à ---===AIRMECH===--- Herzog Zwei is not dead !

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Posté le: 2005-01-28 16:14
Merci Iskor , j' ai passé du temps à essayé d' etre le plus propre possible, mais je me doutais que mon ecriture n' étais pas parfaite.
En tout cas c' est rectifié
_________________

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Vectrex
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Joue à New Astro - MisTer inside

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Posté le: 2005-01-30 22:57
OLD MEMORIES...


LA GENESE.

Retour en arrière de, disons hmm… 21 ans.

Visite chez mon cousin. Son père montre du bout de l’index au mien qu’il vient d’acheter un ordinateur pour son fils. Intrigué, je m’approche et aperçois un petit clavier gris anthracite maculé de touches colorées fruit d’un amour inavouable entre une machine à écrire et un lecteur de cassettes, le tout posé devant un petit téléviseur de la même couleur foncée. Un jeu tournait dessus. Enfin, un jeu, c’est beaucoup dire à mon âge. Un jeu d’aventure textuel qui se nommait, si ma mémoire ne me joue pas de tour, Sorcerer.
Un truc super nul : Que du texte avec deux images qui se battent en duel.
Puis, insertion d’une autre cassette. « Tûûûût…tiiiiiiiit iiiiiit tit ». Vraiment bizarre ce truc. Et voilà qu’apparaît un programme plus en accord avec l’idée que je m’en faisait (attention hein, j’avais une énorme expérience dans le domaine grâce à mes Game&Watch et mes débuts sur bornes arcade –Mr Do !, Galaga, Track ‘n’ Field- ) : Un jeu d’action (mais pas trop non plus) avec un œuf comme héro. Dizzie.
Le nom de cette machine ? Un AMSTRAD CPC464.

Bon, retour à la maison et plusieurs semaines et « cassages » de pieds plus tard, arrivée dans le bureau de papa (ben ouais, c’est sensé être un micro-ordinateur, pas un « jeu électronique » ) d’un SCHNEIDER CPC464 qui ne porte pas le même nom que celui de mon cousin et qui a perdu ses touches de couleurs au passage.
Celui-ci est livré avec un pack de softs divers dont certains sont des utilitaires rébarbatifs. Parmi tout ça, il y a tout de même quelques jeux. Un jeu d’avion de chasse vu de profil qui doit abattre d’autres supersoniques venant en face et couler des bateaux qui croisent sous lui. J’en aurai vite fais le tour, ainsi que les autres. Et, las de copier des lignes de Basic pleines de « Syntax Error » parues dans un journal plutôt comique (Hebdogiciel), ce micro restera un peu à l’abandon, sont intérêt restant fort limité pour moi.

Puis vint mon entrée au collège et là, ce fut la révélation. Quelques potes de quatrième viennent au cours avec un mag super chouette : TILT. Ils jouent beaucoup sur un autre micro que moi : Le COMMODORE 64. Qu’à cela ne tienne, j’apprends surtout que d’autres jouent sur CPC et possèdent plein de jeux ! Ah ? Mon micro peut afficher ça ? C’est sur CPC464 ce jeu ? C’est donc ainsi que ma ludothèque s’est rapidement enrichie avec des titres comme BARBARIAN, SABOTEUR, BRUCE LEE, RYGAR, GAUNTLET et bien d’autres adaptations de bornes d’arcade.
Ce plaisir fut malgré tout freiné par la rapide évolution de ces jeux de café que mon brave micro ne pouvait restituer sans perdre de leur superbe (la vache, Outrun sur CPC. Ceux qui y ont joué savent de quoi je parle).


MASTER SYSTEM, MON AMOUR.

Mes yeux s’écarquillent. Mon cœur se met à battre plus fort dans ma poitrine.
La raison de cet état fébrile ? Une boîte de jeu croise mon regard en passant d’un cartable à l’autre : Space Harrier sur SEGA Master System.
Quels graphismes mes amis ! Adieu le mode 2 du CPC ! Fini l’attente interminable du chargement du jeu avec son écran titre s’affichant ligne par ligne.
Cette console se met à hanter mes nuits, d’autant plus fort que certains de mes camarades en font l’acquisition. Je passe le plus clair de mon temps à rêver de la belle en admirant le poster publicitaire vantant les mérites de la machine, captures d’écran à l’appui. Anecdote comique : J’ai acheté le stick arcade de la console avant même d’avoir la machine. Je la branchais sur mon CPC pour pouvoir jouer avec lui.
J’ai fini par obtenir un soir de décembre ma MasterSystem à moi. A moi ! Le CPC et son écran à affichage vert furent vendus pour la bonne cause : me constituer rapidement une collection de jeux tels que SHINOBI, THUNDER BLADE, POWER STRIKE, OUTRUN, Y’s et bien d’autres.
Cette console aura été le véritable élément déclencheur de ma passion pour les jeux vidéo et j’en remercie encore Sega de m’avoir fait vivre une telle expérience ludique.
Cette machine sera source de bien de bonheur jusqu’à sa relève, …


16BIT SINON RIEN

… La MEGADRIVE. La première console 16bit au monde. La première à pouvoir assouvir ma soif d’adaptations de bornes arcade. Les premières images de SPACE HARRIER II (décidément, encore lui) dans TILT et les screenshots de SUPER HANGON dans Computer&Video Games achèvent de me convaincre : Il me la faut. Premières lectures d’un nouveau mag’, JOYSTICK, et pub d’un magasin d’import parisien, SHOOT AGAIN. La MegaDrive Jap’ à 3999 FF avec un jeu au choix (ce sera Super HangOn). Qu’à cela ne tienne, je vais me séparer de ma 8bit et de ses cartouches pour me l’offrir. Quelques semaines -et encarts de VIRGIN dans la presse ^^- plus tard, la voilà enfin à la maison et grosse déception : C’est en noir&blanc ! Maudit 60Hz que le téléviseur familial ne peut ni restituer ni me permettre de la brancher par le scart… absent lui aussi. Tant pis, j’y jouerai comme ça. Pas le choix. De plus, un nouveau micro rallie les joueurs de mon entourage et m’isole moi et ma 16bit performante mais trop chère et encore fort confidentielle : L’AMIGA 500. Il faut dire que voir Shadow of the Beast, ça fait un sacré choc.
Je passerai donc le mois de juillet suivant à travailler pour rassembler suffisamment d’argent nécessaire à l’achat de mon futur Amiga. Le montant n’étant pas assez important, je me sépara donc de ma MegaDrive auprès du propriétaire du magasin qui me vis acheter ma MasterSystem.

Ce micro restera un bon souvenir de part ses jeux d’anthologie créés par les talentueux programmeurs de chez Psygnosis, LucasArts et CinemaWare.
Des jeux de hardcore gamers comme Fire & Brimstone ou encore Turrican resteront longtemps dans ma mémoire ainsi que de nombreux titres simples mais diablement addictifs comme ShufflePuck Café, Klax et bien d’autres dont j’ai oublié le nom.
Les œuvres des demomakers précédant le chargement de mes jeux… crackés également ^^. X-Copy fut d’ailleurs un compagnon de premier ordre tout ce temps *hahemm*.
Au fait, tant que j’y pense et surtout parce que ça va me faire du bien : Le 520ST c’est nul, beurk. Un son pourri et seulement 32 couleurs simultanées à l’écran, lol. Mouhahaha ! Trop drôle.

Entre temps, je continue malgré tout à traîner mes baskets dans mes salles d’arcade favorites à jouer sur CrackDown (surtout la borne de la salle de billard qu’on squattait tous les midis près de l’école : Elle freezait après plusieurs minutes mais suffisamment longtemps pour qu’on arrive au dernier level. « M’sieur, le jeu déconne ». Hop ! Remboursé à tous les coups, trop cool ), Golden Axe et autres grosses licenses SEGA ou CAPCOM. Je lis aussi que Nintendo sort une console 16bits au Japon (la Megadrive arrive à peine en europe de façon officielle). Bof, elle a une drôle de tête et ce Goemon est un parfait inconnu.
C’est donc dans ces salles que je croise pour la première fois un jeu de baston vachement bien foutu : Street Fighter II. Woua, la claque ! Beau, super jouable (en me rappelant mes sueurs sur son grand frère à vouloir sortir des hadoken devant le terrible Balrog), addictif au possible comme tout grand jeu d’arcade. J’y joue dès que j’aperçois une borne SF2. (le dernier m’ayant fait pareil effet était le shoot Raiden de Seibu). Stupeur devant l’adaptation de SFII sur… Super Nintendo. P’tain, c’est enfin l’arcade à la maison ! Bon, il a bien eu le FM Towns de Fujitsu mais ça restera un fantasme de joueur car tel un monstre de puissance est parfaitement inabordable (j’ai failli faire dans mon slip devant les images d’After Burner, c’est dire). Nintendo… Merde, ce sont ceux à qui je n’ai jamais accordé le moindre regard. Oh et puis merde, tant pis, je craque pour une Super Famicom (oué, j’ai eu une télé SCART depuis ^^) et la cartouche SFII pour la somme faramineuse de 6000 fb (150€!) J’y joue tout l’été 92 et c’est seulement en septembre que je me décide enfin à insérer la cartouche fournie avec la console : Super Mario World. J’ai pas décollé de ce jeu pendant des jours et après avoir tout débloqué, je me suis rendu à l’évidence que Mario, ben, c’est quant même super chouette . J’ai donc découvert des jeux comme Super Mario Kart, Axelay, Zelda. J’en profite pour redécouvrir les autres Mario que j’avais loupé sur NES grâce à Mario All Stars.


32 + 32 = 16 + 16 + 16 + 16 = 64 < 32 MOUAIS…


Mon entrée dans la vie professionnelle rimera malheureusement avec l’effondrement de mon temps alloué aux jeux vidéo. Je vends mon Amiga qui prend la poussière dans un meuble depuis fort longtemps et s’en suit l’achat d’une Megadrive PAL suite à la sortie européenne de Sonic mais le feu sacré s’est mué en flammèche vacillante. J’apprends que Sony ce lance sur le marché des consoles avec une 32bits, que Nintendo annonce sa prochaine machine, la Ultra64 dont deux jeux sont dispos en arcade. Killer Instinct est vraiment bien foutu. Même ATARI tente son retour avec une certaine Jaguar et la 3DO de Panasonic fini par se casser la figure.
Mais ce ne sera qu’une courte pause, bien heureusement. Car, quelques mois et plusieurs boulots plus tard, un de mes collègues se met à me décrire ses parties endiablées sur Toshinden et Tekken avec son pote. Entre temps, l’Ultra64 sort sous le nom de N64 et Killer Instinct perd des polygones au passage. Commodore ressort son Amiga sous la forme d’une console CD, la CD32. Hmm, original :/.

Ca a l’air tout de même bien, cette Playstation. Je l’aperçois en grande surface et je l’achète avec un jeu mais quel jeu !: WipeOut. Je me rappelle de ma tête éberluée devant la cinématique d’intro, le cerveau baigné de sons technoïdes. Une grande claque dans la tronche et merde quoi, Psygnosis, celui de Beast, Lemmings ou Agony !
Les p’tits gars de Core Design qui ont aussi fait pas mal de chouettes jeux sur Amiga (Rick Dangerous, ça vous dit quelque chose ?) donnent naissance à la voluptueuse Lara Croft. Tomb Raider est un jeu lui aussi formidable.
En tout cas, cette machine m’aura vraiment donné des heures et des heures de plaisirs dans bien des domaines. La redécouverte des RPG (genre que j’avais laissé tomber depuis Fantasy Stars sur Megadrive) grâce au sublime FF VII, le retour en fanfare du survival horror avec Resident Evil et mes premiers pas dans baston 3D grâce à SoulEdge. Ce n’est que lui rendre justice d’admettre que cette formidable machine à jouer a dominé le marché toutes ces années (à contrario de sa descendance, mais c’est une autre histoire).

Merde, il me manque plein de place pour terminer alors, on va laisser tomber les anecdotes et accélérer un peu .


PC, CONSOLES NEXT GEN & HYPE


Révolution dans le monde PC en 4 caractères : 3DFX (je laisse volontairement la PowerVR de côté). Je mets le doigt dans l’engrenage de l’accélération graphique qui va me mener d’un fantastique Half-Life sous Glide sur Pentium II 350 64Mb, 8Go et Voodoo2 à un… HL² tout aussi exceptionnel sur P4 3.4 EE @ 3.8Ghz 2Go de ram dual channel, 800Mo de HDD, ATI Radeon X800 XT PE. Diantre, dire que ça ne fait qu’à peine 5 ans entre les deux.
Mais si on passe sur tout ça, il reste un point majeur à aborder sur PC : L’émulation.
C’est par l’ému SYSTEM16 que je la découvre fin 1999. Jouer à Outrun avec cette qualité, c’est purement incroyable. Après quelques recherches, voici que je tombe sur un petit émulateur multi systèmes qui en est à ses balbutiements: MAME.
Sega, fidèle à son image de pionnier dans la course à la puissance, sort la première console 128bits, la première « Next Gen » : La Dreamcast. Entre-temps, le marketing Sony *voix d’outre-tombe* étend son ombre sur le monde du jeu vidéo *fin de la voix d’outre-tombe, merci de votre participation* et entame son travail de sape envers la concurrence. Des gens comme vous et moi se tapent dessus pour une machine qui n’offre rien à sa sortie. J’ai passablement le dégoût quand je vois ce carnage.
En grand rebelle, la Dreamcast, je me l’offre, na. Et Sega, à bout de souffle, s’effondre en me laissant cette superbe console vouée à… rien. Suite à ces évènements, j’ai gardé longtemps un rôle d’observateur sur le monde des consoles de salon, surtout suite à l’annonce du souhait de Microsoft à se lancer dans l’arène. Ils m’auront agréablement étonné les bougres. Nintendo nous gratifie d’une chouette machine affublée d’une image infantile mais qu’importe du moment qu’on s’amuse. Voilà, j’ai à présent une XBOX sous mon téléviseur, juste à côté de mon GameCube. L’une et l’autre s’accaparent tour à tour mes faveurs sous l’œil jaloux de mon PC de gros bourgeois. Mais qu’il se rassure, je fais partie de ceux qui pensent qu’il faut profiter du meilleur des deux mondes (et puis, il y a MAME qui prend du galon en vieillissant).
Mais surtout, ne le répétez pas, ils ne savent pas que je les trompe de temps en temps dans mon lit ou au travail avec une certaine petite portable qui porte un nom ravissant dit à haute voix : DS.




Mais au fait, vous ai-je dit que je n’avais pas de PS2 ?

RainMakeR
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Joue à Exoprimal, The Chants, Princess Peach : Showtime

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Posté le: 2005-01-31 14:10
Citation :

Le 2005-01-28 07:38, mickmils a écrit:
J’imagine que la plupart vont commencer par un truc du genre : « Wah je me souviens j’avais 6 ans je jouais a Galaxian en montant sur une chaise pour atteindre le stick ».


Bon faut que je pense à une autre intro du coup... Au fait pourriez vous preciser vos ages que je situe les époques

Bon j'ai remis mon texte en forme et voici la version finale.
Y'a eut quelques coupures, du recentrage et quelques titres de partie afin de faire moins "paté".
Ca tiens pile 4 pages word sans tricher. Par contre je me suis permis d'utiliser JV au lieu de Jeux Vidéos mais si ça gêne, ça peut se changer

Donc voila texte


Mes souvenirs de gamers


Cet article va être pour moi un petit retour aux sources et surtout un énorme effort de mémoire, faut dire que ma passion ne date pas d’hier. D’ailleurs ça va être un peu délicat de tout raconter en si peu de page, j’ai connu tellement de jeux et vécu tellement d’émotions vidéo ludiques que ça pourrait tenir dans une bible. Mais bon autant se centrer sur l’essentiel, les grands moments et les étapes qui ont marquées ma vie de joueur. Je ne parlerai pas de PC parce que même encore aujourd’hui je ne considère pas les PCs comment une machine dédiée au jeu comme l’est une console.

Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours baigné plus ou moins dans le milieu. Je ne me rappelle pas très bien sous quelle forme j’ai découvert les jeux vidéos : console Atari chez des copains, les game & watch ou l’arcade. Mais ce dont je suis sûr c’est que j’étais très très jeune (peut être 4a) et que j’ai vécu les balbutiements de ce qui sera pour moi plus tard une révélation

Mes débuts en arcade

Au début les jeux étaient plutôt basiques mais ça ne m’empêchait pas pour autant de tripper sur des concepts tel que celui de Space Invaders. Je me revois encore en train de jouer avec mes legos simulant une partie. C’est sûr que de nos jours les concepts et réalisation de ces jeux feraient mourir de rire n’importe quel « djeunes » mais bon je pense qu'au-delà des graphismes simplets on se faisait toute une histoire autour de ces jeux. On vivait vraiment le jeu.
Chaque été, à l’île de Ré, c’était avec impatience que j’allais à la salle de mon camping voir les dernières nouveautés. J’y ai découvert la borne « table de Pacman », Yie Ar Kung fu, Green Beret, Outrun etc…. On peut même dire que j’ai appris à conduire grâce à Outrun
Le prix des parties était dérisoire, 1 à 2F le crédit c’était vraiment donné. En plus, en ce temps là il suffisait de ramener des bouteilles de verre trouvées sur la plage pour empocher les sous de la consigne. On peut dire que les sous de la consigne finançait en grande partie nos loisirs.

L’arcade a joué un grand rôle dans ma passion pour les jv et je suis assez triste de voir que malheureusement celle ci disparaît petit à petit .
Mis à part l’arcade mes relations avec les jv étaient plutôt épisodiques. J’avais bien quelques g&w, mais bon faut dire qu’à l’époque c’était pas très répandu. Et puis à cet âge je jouais encore au lego et playmobile
D’ailleurs les parties de g&w était une bonne occasion pour faire des concours avec mon papa et faire péter les scores a parachutes. Dommage qu’à part les g&w et quelques puzzle comme Dr Mario, mon papa n’apprécie pas plus que ça les jv

Ma 1ere machine : le CPC 6128

A force de jouer et baver comme un dingue tous les étés devant les derniers jeux, j’ai commencé à me renseigner sur un moyen d’avoir des jeux à la maison. A cette époque, mis à part les consoles Atari , Colecovision etc… le seul moyen c’était les ordinateurs.
Ma 1ere machine a donc été un CPC en 1986-87. Le CPC était LA machine en France à cette période. Faut dire qu’on trouvait des boutiques partout ! . Enfin bon, 4990F avec écran couleur c’était vraiment un gros investissement. Mais je ne le regrette pas, j’ai passé de merveilleux moment avec mon bon vieux CPC. Et c’est avec émotions que je me remémore la 1ere fois ou j’ai entendu une voix digits. « Waaa trop fort ! ».

Le CPC a donc bercé ma jeunesse. Curieux d’ailleurs que j’ai autant vénéré un ordinateur alors que de nos jours je ne considère plus que le PC est une machine pour jouer (mis à part quelques LAN).

Petit à petit, le JV a commencé à prendre une place toujours plus importante dans mes loisirs. Et alors que certains fantasment en lisant Playboy, moi je rêvais en lisant Consoles+.

Et puis un jour, je sais pas pourquoi, ma grand-mère m’a mis dans la tête d’acheter une console. Pourquoi pas après tout, j’adore les petits gadgets technologiques, et puis y’a cette pub avec les Tortues Ninja qui passent à la TV et le jeu à l’air sympa.
Et voilà grâce à une pub bien aguicheuse, me voici propriétaire d’une NES (690F). Et je pense sincèrement que celle elle qui m’a définitivement convaincu que le JV c’est l’avenir.

La NES. LA révélation

Le seul inconvénient de la NES c’est que pour y jouer, il faut une TV. Bon ça tout le monde en a une, mais justement c’est ça le problème UNE TV ça veut dire que si quelqu’un la regarde, on peut pas jouer ! Du coup j’ai continué à jouer en parallèle avec mon CPC.
Et même avec le tuner TV mon moniteur Amstrad ne fut pas capable de faire fonctionner ma NES. J’ai du attendre que ma grand-mère se débarrasse de sa vieille TV pour découvrir les joies du Harcore Gaming.
En plus la NES était vraiment LA machine du moment, y’avais même des concours nationaux où je me suis pas trop mal classé. Cette machine m’a fait découvrir de vraies merveilles : Megaman 2 qui m’a donne le goût pour les musiques électroniques, Shadow Warrior et sa réalisation magnifiques et surtout des CG de dingues etc….

Retour aux sources

Avec l’âge, je suis rentré au collège, ce qui est normal en même temps. J’y allais en bus, et au niveau des horaires c’était pas vraiment ça : départ 7h de chez moi, et retour à 17 ou 18h. Du coup je me suis retrouvé avec plein de temps libre.
Alors j’ai commencé à traîner en ville. A l’époque (je me répète on dirait) on pouvait se balader sans crainte et aller dans des endroits qui de nos jours sont plus autorisés ni conseillés aux petits jeunes comme les bars, les salles de billards etc….
J’ai redécouvert les joies des jeux purement arcade : flipper, billard, baby et les bornes. Et oui avec un déménagement dans le sud de la France j’avais plus l’occasion d’aller à l’île de Ré. Surtout qu’entre temps c’est devenu une presqu’île.
Enfin bref, me voilà (re)plonger dans le milieu de l’arcade en plein âge d’or du cps1. Aaaah les bons vieux beat em all. Des vrais gouffres à piécette mais tellement défoulant.
L’arcade était tellement répandue en France qu’on avait les toutes dernières bornes dans des temps records. Même dans une région aussi sinistrée culturellement que Carcassonne.

Et un jour vint la révélation : Street Fighter 2. Au début je trouvais l’intérêt du jeu limité. Une suite de combat 1 contre 1, et si on perd c’est game over direct. Le temps de jeu est donc a priori plus court qu’un bon vieux beat. Mais un jour je me suis décider à me lancer et j’ai plus jamais décroché du jeu. Ce jeu a été une révélation et aujourd’hui encore je lui voue toujours un culte.
L’arcade c’était le rêve de tout gamers : la puissance de n’importe quel PCB enterrait méchamment toutes les consoles sorties.
Mais bon, ça nous empêchait pas de prier pour que tel ou tel hit sorte sur console. Tant pi s’il est pas 100% fidèle, on s’en contentera. On était pas si exigeant que ça, le fun prenait le pas sur la beauté.

Puis vint La gameboy. LE bonheur à l’état pur. Plus besoin de TV pour jouer, on peut l’emmener partout : dans les toilettes avec Tetris, pour les repas de famille interminables etc…. Je l’ai acheté en 1989-90 (990F) juste avant ma SNIN mais même avec des graphismes plutôt sommaires par rapport à une SNIN les jeux étaient vraiment de pures merveilles de fun. Encore aujourd’hui j’ai toujours une petite émotion quand je rejoue avec. Même 15ans après la magie opère toujours.

La course à la puissance ?

La nouvelle génération de console est annoncée et franchement ma NES et ma GB me suffisaient alors pourquoi en changer ? Et puis un jour en allant à Jouet Club j’ai vu une pub (en n&b) pour la SNIN. Et le jeu montré, Mario 4, m’avait l’air très prometteur… Du coup j’ai acheté une SNIN. Ca fait la 2e fois quand même que je me fais alpaguer par une pub J. Et tout comme la NES j’ai pas regretté cet achat (1490F). J’ai même versé une larme le jour où le portage de SF2 a été annoncé sur SNIN.
Le jeu était cher (610F O_O) mais avec quelques économies et l’aide de mes parents j’ai enfin pu toucher mon rêve du doigt. A un moment j’ai même tenté d’arrêter de jouer à SF2 en arcade pour faire quelques économies. Mais j’ai jamais vraiment réussi à me passer de cette « drogue ». Encore aujourd’hui je peux pas m’empêcher de mettre une petite pièce dans une borne SF2 dès que j’en croise une. Heureusement pour mes finances, ça devient rare les bornes SF2.

La SNIN a vraiment été une console hors du commun : une tonne de hits, SF2, CAPCOM au sommet de son art, Zelda, … et cerise sur le gâteau, elle passait sur mon tuner CPC ! Bon c’était en n&b mais ça m’a pas empêché de jouer pour autant.

Grandir

La période SNIN a coïncidé avec ce fléau qu’on appelle la puberté. Fini le temps où on joue au foot jusqu’à pas d’heure, qu’on glande, fait des conneries avec les potes. Maintenant leurs principales préoccupations c’était les mobylettes, les fameuses 103SP avec guidon torsadé et pot Ninja, et les filles. Moi j’avais que mes jambes. Du coup quand ils ont commencé à traîner dans les autres villages je me suis retrouvé tout seul. C’est pas grave, ma SNIN compensera !

La vie continue et j'ai à mon tour succombé à l’appel de la nature. Du coup j’ai laissé un peu de coté les JV pendant la fin du lycée et mes années de fac. Néanmoins je jouais à l’occasion quand j’avais rien d’autre à faire. Surtout quand je rentrai le week-end dans mon village déserté.

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, j’ai fini par connaître le moment qu’on redoute tous étant jeune : le travail. On le redoute mais on l’attend aussi avec impatience car qui dit travail dit argent. Le problème c’est que le travail rend indépendant et friqué mais que paradoxalement, on a pas beaucoup de temps pour le dépenser.

Toujours est-il qu’avec mes premiers salaires j’ai enfin pu réaliser un rêve de gosse : m’acheter MA borne. L’arcade à la maison avec un bon vieux slot Neogeo ça le fait quand même. Mais curieusement au lieu de camper 24h/24 sur ma borne j’y joue très peu.
Dire que je me suis fait c**** à moment pour en trouver une par chère et la customiser afin de pouvoir jouer à SF2.
Peut être qu’un rêve doit en rester un et pas se réaliser ? Je pense pas. Elle est là près de moi, et quelque part même sans y jouer, je repense encore à ses jours bénits de ma jeunesse ou je traînais des journées entières dans des salles enfumées au milieu d’un brouhaha indescriptible.
Et puis cette borne n’est que la 1ere étape ! Un jour j’aurai mon flipper Star Wars de Data East, et une borne duo Daytona USA. Mais avant ça faudra que je gagne au loto afin d’acheter une grande maison pour caser tout ça

Finalement je pense avoir eut de la chance de naître à cette époque et avoir grandi avec les jv. Mais bon en même temps des fois j’ai l’impression de passer pour un vieux con, le complexe « c’était mieux avant » qu’on appelle ça
Néanmoins je pense que quelque part j’ai pas tort. Bon évidemment, les jeux coûtaient chers et les magasins de JV étaient peu répandus. Néanmoins en ce temps là un jeu s’appréciait à sa juste valeur, on le finissait plusieurs fois, en explorant le moindre recoin. Et puis une sortie par mois c’était pas si souvent que ça finalement, et au moins ça permettait d’attendre noël la bave aux lèvres

Et vieillir (mal)

Attention je me plains pas que les choses aient changé, de nos jours on peut assouvir sa passion pour le jv sans passer pour un trisomique ou un associal. Le revers de la médaille c’est qu’on est rentré dans l’ère du jeu industriel : l’offre est devenue énorme et malheureusement le meilleur (Zelda OOT) côtoie souvent le très mauvais.

Cette nouvelle ère me fait tout de même réfléchir : on part dans une course au progrès effréné. Fini l’artisanat des débuts où chaque jeu était bichonné. Maintenant un jeu doit forcément être en 3D, parler d’un thème à la mode, tiré d’une licence ou avoir pour seul argument de vente un moteur graphique monstrueux ! Et le fun dans tout ça ? Il ne faudrait pas oublier que dans JV il y a JEU.
De nos jours le JV c’est de l’industriel, du « commercial » comme dirait certains rebelles musicaux. Quand on parle d’une machine on parle plus de ses capacités que des jeux qui sortent dessus ! Tout le contraire de ma jeunesse où on choisissait une machine selon ses affinités un peu comme quand on embrasse une religion.

Heureusement pour les gens qui comme moi se lassent de cette bataille du « qui aura la plus grosse ? », un nouveau phénomène se développe : le rétrogaming !
Grâce aux brocantes et magasins spécialisés, je me rachète une jeunesse, en quelque sorte, en me payant tout plein de vieux jeux que j’avais « raté » à l’époque.

Concernant mon avenir dans le JV, je pense pas que la passion me quittera un jour, elle s’atténuera certainement par manque de temps, mais j’espère de tout cœur que je partagerais cette passion avec mes gosses. Eux auront la chance de découvrir des hits perdus…
En plus avec plus de 300 jeux je pense qu’ils auront de quoi s’occuper pendant un long moment et moi aussi par la même occasion quand je serai à la retraite

[ Ce Message a été édité par: RainMakeR le 2005-03-15 23:25 ]

[ Ce Message a été édité par: RainMakeR le 2005-03-15 23:27 ]

TITAN
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De : TITAN (Eric Cubizolle)

Hors ligne
Posté le: 2005-02-01 18:34
La Biographie Informatique de TITAN : Tome 1 (attention, c'est encore plus long que le seigneur des anneaux ! )


Au début étaient les dinosaures... Ils vivaient paisiblement, en parfaite symbiose, lorsqu'une météorite venue de nulle part...

Mais je pense que je reprends d'un peu trop loin, là... Je vais me contenter de commencer mon histoire à l'age de mes 10 ans, l'année où s'est produit le "déclic".

En effet, outre ma bonne vieille console « Pong » que l’on m’avait offert dans mon très jeune age, tout a réellement commencé chez mon frangin. A l'époque, l'informatique domestique n’en était qu’à ses balbutiements, mais mon frère avait chez lui une étrange machine portant le nom obscure d’ "ORIC". Un soir, alors que je devais dormir chez lui (Génial !! Je vais pouvoir regarder la TV tard !!!) il me mit cette machine entre les mains, histoire de m'occuper un peu avant de me
coucher et m'endormir. Mais la nuit fut courte... TRES courte... puisque je la passais à jouer à tous les jeux qui étaient disponibles sur les K7, héhé... Au petit matin, j'avais potassé le guide de l'utilisateur en entier et je commençais à taper quelques lignes en Basic... Essayant, vainement, à coup de SAVE et LOAD de déplomber les jeux... Quand je penseaujourd’hui qu'une simple copie Audio de la K7 aurais suffit, ça me fait sourire...

Mais une chose s'était produite en moi... J'avais choppé la "maladie"... le « Virus » de l'informatique !

De retour chez moi, je n'avais que ça à la bouche. Si bien que pour me "calmer", mon frangin me prêtait une console Vectrex qu'il avait acheté d'occasion. Inutile de préciser que j'y jouais le soir et tous les matins avant d'aller à l'école, héhé ! Et puis, à l'année de mes 11 ans, à Noël
(car je suis né le 24 décembre), toute ma famille se "cotisèrent" pour m'offrir MON micro-ordinateur : Un VG5000 Philips !

C'est sur ce micro que j'ai vraiment appris la programmation en Basic et que j'ai commencé à créer mes propres programmes et jeux. J’essayais également souvent d’adapter pour ma machine les listings Basic des magazines prévus initialement pour d’autre Micros. Je me souviens encore de la création de mes sprites que je faisais d'abord sur du papier à petits carreaux : Je noircissais les case d'un carré et j'en déduisais ainsi le code binaire à rentrer dans Chr$()... C'est incontestablement sur VG5000 que j'ai créé le plus de programmes. C'est sur ce micro, aussi, que j'adopte pour la première fois le pseudo de "TITAN" (après avoir vu le film de Schwartzy "Conan le Barbare"). Avec le VG5000, je passais des mercredis après-midi entier, avec des potes, à jouer à "la Moto Infernales", "Tortue" ou encore "US Rally", "Bris de glace" et "Football"... Un Chausson à la crème dans une main et la manette dans l'autre... Que de souvenirs à l'odeur vanillée... . Jamais je n’oublierais les heures passées devant la télé avec mon père à jouer à « Blitz » ou le « Fou Volant »…

Un jour, en classe, un pote me dit qu'on vient de lui offrir un ordinateur de la dernière génération... Il m'invite à le découvrir le jour même. Là, je fais la connaissance de l'Amstrad CPC6128 noir et vert. Au bout d'une heure de jeux et démos, je suis convaincu : Mon VG5000 ne lui arrive pas à la cheville et passe plus pour un Minitel re-carrossé qu’un ordinateur fasse à ce montre de technologie qu’est, à mes yeux émerveillés, l’Amstrad CPC6128 !

Je revends donc mon VG5000 et, avec l'aide de mes parents (qui n'étaient pas riches mais qui se mettaient en quatre pour leurs enfants), je parviens à réunir assez d'argent pour m'acheter le tant attendu CPC6128 couleur pour Noël ! Sur ce micro, je crée énormément de trucs, mais quelques logiciels sortiront du lot de part leur aboutissement. C'est le cas des jeux d'aventure graphique "Devilry 1" et "Devilry 2", mais aussi de l'utilitaire de copie "Venus 5.2" (je voulais concurencer l’indétronable « Discology »). Il y avait aussi "Vengeur", un jeu à la "After the War"que je n'ai jamais terminé mais qui était assez avancé techniquement... Les "copy-parties" sont nombreuses et je me souviens encore des heures passées devant Discology à regarder passer chaque secteur copié sur le moniteur... Les intros tagguées"TITAN" fleurissent sur les disquettes 3"... "Dominator", le premier jeu que je déplombe... Je me souviens même avoir mis un sample sonore (une révolution pour l’époque !) dans l’intro que j’avais écrit pour le jeu « Forgotten Worlds ». Coté jeu, c’est la claque : Barbarian 1 & 2, Gryzor, Cauldron, Inertie, Target Renegade, Bubble Bobble, Sorcery, Commando, Who Dares Win 2, After the War, Bomb Jack, Buggy Boy, Ikari Warriors, Pirates !, L’arche du Capitaine Blood, Nord & Sud, Platoon, Dragon Ninja, Predator, Le Manoir de Mortevielle (quoi, mon CPC parle !!!), Fruity Franck, Rick Dangerous 1& 2, Batman, Operation Wolf, Solomon’s Key, IK+, Robocop, Exolon, ShufflePuck Cafe, etc, etc, sont autant de jeux sur lesquels j’ai passé des heures et des heures de plaisir.

Puis arrive l'année du BAC. J'achetais régulièrement le magazine "Amstrad Cent pour Cent" (je me souviens que lorsque la fin du mois approchait je passais au moins une fois par jour chez le Libraire au cas où il y aurait eu de l’avance dans la parution !), mais je ne pouvais m'empêcher, à chaque fois, de jeter un oeil sur les autres magazines qui parlaient de ces fabuleuses nouvelles machines 16 Bits qui débarquaient sur le marché. L'Amiga me faisait un clin d’œil... ;-P

Et puis un jour, je prends la (difficile mais néanmoins très excitante) décision de revendre mon CPC6128 pour acheter un Amiga 500. La somme que j’en tire ne suffit pourtant pas. Je n’hésite alors pas à faire quelques petits boulots de-ci de-là pour faire grossir ma cagnotte. Mais décidément, il me manque encore quelques gros billets. Et là, c’est le coup de chance, lors d’une bourse aux monnaies je fais l’acquisition d’une pièce Grecque en argent très rare pour pratiquement rien ! Pièce que je revends quelques jours plus tard à un collectionneur pour un bon prix (juste ce qu’il me manquait pour obtenir l’Amiga en fait). Je m'achetais donc ce micro quelques jours avant le BAC. L'Amiga fût une réelle révélation. C'était "LE" micro dont j'avais toujours rêvé. Puissant dans tout les domaines et tellement convivial. Discology cede alors la place à XCopy, mais les après-midi de copies ne changent pas d'un poil, héhé... Sur ce Micro, j'ai pratiquement cessé toute programmation, me consacrant principalement au graphisme, à la musique… Et au jeu ! Rhaaaaaaaa, Kick Off 2, Sensible Soccer, Jaguar XJ-220, Stunt Car Racer, Les Shadow of the Beast, Lotus Esprit Turbo Challenge, Unreal, Monkey Island, Chambers of Shaolin, Another World, SpeedBall 2, Jim Power, Cadaver, Gods, Stardust, X-Out, Project-X, Dune, Battle Squadron, Midnight Resistance, Immortal, Xenon II, Sord of Sodan, Agony, Ocean Beach Volley, SWIV, Lost Patrol, Dragon’s Lair, etc… Ainsi que tous les jeux que j’avais connu sur CPC et que je retrouvais en mieux ! J'ai créé quelques démos et, surtout, un jeu d'aventure graphique du nom de "ATLANTIS". J'ai ensuite changé mon Amiga 500 contre un Amiga 1200 "boosté" (HD, lecteur de CD, carte accélératrice, Ram supplémentaire, etc...).

C’est à ce moment que j’ai eu un premier « contact » avec ma première console digne de ce nom : Une Amiga CD32 achetée d’occasion à un pote. Je découvre également avec horreur ce qu’est un Pad (Et oui, je ne connaissais que les bons vieux Joysticks !) que j’arrive finalement à prendre en main… et même à adopter ! Mais, hélas, la trop faible quantité de jeux CD32 disponibles m’a vite désenchanté. A part Microcosm, Heimdall, et quelques jeux tirés des CD du magazine « CD32 Gamer », il n’ n’y avait bien que 2 CD de présentation de la machine qui tournaient régulièrement pour « épater les amis » . Un peu déçu, donc, je transformais alors rapidement la console en simple lecteur de CD-Rom pour mon 1200.

Pendant la période où j'ai "sévi" sur Amiga (pratiquement 7 ans !), j'ai fait parti du (très discret) groupe "The Cracker's Rising Force", puis des "Pisteurs" pour enfin finir en cavalier seul... J'ai aussi côtoyé quelques membres du groupe "Puslsar"… Ca, c’est pour le coté noir de la force.

C'est sur Amiga également que j'ai fait mes premiers pas dans l'émulation : L'émulation (bluffante) Mac Intoch avec A-MAX 2, l'émulation (quasi parfaite) du ZX-Spectrum, l'émulation (poussive) de l’Amstrad CPC et l'émulation (trop sommaire) du PC (386) avec PC-Task.

Pendant cette période Amiga, j'ai eu un "trou noir" de 2 années pendant lesquelles je ne touchais guerre à ma formidable machine... Ceci fût, en partie du à mes études de BTS que j'ai du faire loin de chez moi (et donc loin de mon Amiga), dans cette belle (et enneigée) région qu'est la Haute-Savoie. Il ne me restait plus que les Week-End pendant lesquels je sortais, autant de fois que je le pouvais, en boite de nuit, héhé... Du coup, l'Amiga passait en second plan, loin derrière les sorties (et grosses beuveries soit-dit en passant... ). Mais lorsque je m'y remettais dessus, c'était pour créer des modules sur Protracker de musiques Trance ou Techno. Certaines de mes compositions sont passées en boite par la suite. D'autres se sont retrouvées sur des CD du Domaine Publique (comme le CD Amiga "French Storm", par exemple).

Et puis vint le temps de me "fixer" au niveau sentimental... Fini les "amourettes" d'un soir et la vie plutôt dissolue que je menais jusque là. Coté informatique, même changement radical : Je revend mon Amiga 1200 pour passer, par la force des choses, sur PC et j'apprends à me servir de Windows et à oublier mes petites habitudes du Workbench ... Petit à petit, le PC remplaçait l'Amiga dans mes réflexes, mais pas dans mon cœur... Et puis un jour, mon frangin me dit : "J'ai trouvé un truc qui s'appelle "UAEjesaispasquoi" et qui, il parait, émulerait un Amiga... tu y crois toi ?". Sûr de moi, je réponds aussi sec : "IMPOSSIBLE !!!!!!!! l'Amiga est bien trop complexe à émuler sur un pauv'PC de merdasse !!!!!!!". Et pourtant...

Dans la foulée, je me sépare également de l’Amiga CD32 (Geste que je regrette amèrement aujourd’hui, d’ailleurs !), jurant que jamais plus console ne sera mienne !

Un beau jour d’été, je reçois un coup de fil d’un pote qui me demande de venir chez lui… Il a quelque chose à me montrer. Quelque chose d’incroyable tout droit venu du japon. A ces mots, complètement intrigué, je me jette dans ma voiture avec ma copine et arrive chez lui en moins de 10 minutes. La bas, il nous place devant la TV, un pad dans les main, et allume secrètement une machine derrière lui… Et là, c’est le choc ! Des personnages en 3D qui s’affrontent a une vitesse folle et un réalisme ahurissants ! Quel fun ! Ni une ni deux, a peine remis de nos émotion, le pote nous lance un jeu de courses automobile tout aussi incroyable : Je n’en crois pas mes yeux, c’est mieux que tout ce que j’ai pu voir jusqu’ici ! C’est une révolution technologique qui se dévoile sous nos yeux écarquillés. Et puis le copain sort enfin sa console de l’ombre : La PSX ! Trois lettres magiques. Les jeux en question n’étaient autre que « Battle Arena Toshinden », « Tekken » et « Ridge Racer ». A ce moment précis, c’était évidant pour moi, le jeu vidéo venait d’évoluer d’un coup… et c’était devant mes yeux.

Quelques semaines plus tard, la tête encore remplies d’images féeriques aux couleurs de la PSX, je tombe sur un magazine qui offre une K7 vidéo promotion sur la Playstation (qui vient enfin de débarquer sur notre continent). Arrivé chez moi, je lance la K7 et au bout d’une petite heure de vidéo, me voici en route pour le magasin le plus proche avec de quoi m’acheter la Playstation et Battle Arena Toshinden dans la poche, héhé ! La 32 Bits de Sony représente a elle seule un grand tournant dans ma propre histoire vidéoludique puisqu’elle marque mon renouement avec les consoles. Les jeux s’enchaînent a une allure incroyable : Je suis boulimique : Tekken 2, & 3, Final Fantasy VII, D, Destruction Derby 1 et 2, Driver, Worms (que j’avais déjà connu sur Amiga !), Need For Speed 1, 2 et 3, ESPN Extrem Games, Resident Evil, Tomb Raider 1, 2 et 3, Rayman, Spiro, Bust a Move, Les Chevaliers de Baphomet, Metal Gear Solid, Legacy of Kain, Medievil, etc, etc… L’ajout d’une puce ne fera qu’empirer la chose. J’en arrive même à passer une Playstation par l’usure !

Puis vient le temps de la 64Bits de Nintendo : La N64 ! A peine arrivée sur le marché Européen, je me jette dans le premier magasin de jeux vidéo de ma ville pour me procurer ce nouveau monstre. J’obtiens une version Italienne de la N64 avec laquelle je m’achette le jeu « Turok »… en version Allemande ! Comme pour la Playstation, ma boulimie de jeu s’installe : Mario 64, les 2 Zelda, Super Mario Kart 64, Mario Party 1, 2 et 3, Turok 2, Golden Eyes, ISS 64, Banjo Kazooi, etc… Malheureusement, les titres sortent de plus en plus au compte-gouttes… Je sens qu’il va falloir évoluer à nouveau…

C’est alors qu’arrive la Playstation 2 et la Gamecube que je me procure également. Mais malgré de très très bons titres comme les très fun Mario Party 4, 5 et Mario Kart Double Dash, la série déjantée des GTA, le troublant Shadow of Memories, les jouissifs Bournout 1, 2 et 3, Dead or Alive 2, SSX 3, le somptueux Gran Turrismo 3, Soul Calibur 2 et le mignon Luigi’s Mansion, le nombre de jeux qui m’attirent et me captivent sur ces deux consoles est finalement bien réduit… Est-ce parce que je suis devenu plus exigeant ou bien parcequ’il n’y a plus d’innovation dans les jeux à présent ? Sûrement un peu des deux… En effet, auparavant je n’hésitais pas à jouer à plusieurs jeu du même type simplement parce que l’un de leurs cotés me plaisais; mais à présent je veux TOUT dans un seul jeu (Par exemple, sur Amiga, j’aimais jouer à Vroom! pour sa rapidité, Lotus 3 pour sa gestion de la météo et ses beaux graphismes, Stunt Car Racer pour son Fun et Jaguar XJ-220 pour son mode 2 joueurs. A présent, Burnout 3 regroupe toutes ses qualités en un seul produit… Et c’est ça qui me plait aujourd’hui).

Il y a quelques temps, j’ai attrapé un nouveau virus : L’envie de connaître les anciennes consoles que je n’ai jamais eu. C’est donc en brocante que je passe désormais quelques après-midi à la recherche de matériel et jeux NES, SNES et Megadrive.

Aujourd’hui je possède une collection « d’ordinosaures » NES, SNES, Megadrive, N
64, Amiga 500, Amiga 600 et Amiga 1200 qui côtoie sans rougir et dans la même pièce mes consoles de dernière génération. Et il n’est pas rare que je me refasse quelques parties de « bons vieux jeux ». .

Je m’enfonce chaque jour un peu plus dans la nostalgie et le Rétrogaming par le biais de plusieurs projets et créations personnels : Un site Web consacrés à l’émulation Amiga et à son histoire (http://AmigaMuseum.ue.st), des sites-dossiers sur les jeux-vidéo qui m’ont marqués (http://SOTB.free.fr - http://JimPower.ue.st - http://FinalFight.free.fr - http://GhoulsnGhosts.ue.st) ou encore le Projet TILT (http://www.abandonware-magazines.org/ ) dont je suis l’heureux Papa et qui tente de numériser un maximum d’anciens magazines sur les jeux-vidéo (Tilt, Génération 4, Joystick…) afin de sauvegarder ce patrimoine et le partager avec tout le monde…

Oldschool Rulezzzzzzzzzzzzzz !

_________________

TITAN (Eric Cubizolle)

http://amigamuseum.emu-france.info
http://editionspixnlove.fr/


  Voir le site web de TITAN
Laurent
Commissaire apolitique


Joue à Super Mario Bros. Wonder

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Posté le: 2005-02-02 10:04
Voici le texte de Corentin

MA VIE DE GAMER


Me voilà donc devant l’abyme de ma vie de gamer. Tout retranscrire. Enfin, ce ne sera pas si dur que ça. Car, non, je ne suis pas un rétrogamer. Le mot est lâché. Eh oui, je suis jeune. Du plus haut de mes 19 ans, ayant passé mon enfance en Afrique loin de la technologie, aussi loin que je regarde, ça n’est jamais vraiment si loin. Mais jetons tout de même un regard en arrière…

Je crois que mon premier contact avec le Jeu Vidéo fut un vieux Macintosh tout pourri que mon père avait chouré au bureau. Il l’avait ramené en courant un jour de tempête de sable, pour qu’on puisse voir à quoi cela ressemble, un ordinateur. C’était un drôle de bloc de plastique d’un blanc apparemment jauni par les siècles, avec un écran d’une vingtaine de centimètres de diagonale laidement encastré. Evidemment, c’était un écran noir et blanc. Je ne me souviens plus bien, mais c’était vraiment une machine poussive, avec quelque chose comme 4 MO de disque dur, et quelques jeux sur disquette. Je me souviens surtout de celui où il fallait lâcher un gars sur une charrette pleine de foin qui allait de plus en plus vite, avec des bruitages bien électroniques. Il y avait Canon Fodder, aussi. On en a passé des après-midi à y jouer, tentant de détruire le canon ennemi. C’était trop bon. C’était mes premiers jeux vidéos, en Afrique. Puis j’ai fini - quand même! - par rentrer en France pour des vacances d’été. A la découverte déjà enchanteresse de mon pays, s’ajoutait, vous vous en doutez, celle de la technologie et des jeux vidéos. C’est ainsi que j’ai découvert le PC couleur de mon cousin, avec je ne sais plus quel jeu Star Wars. J’étais heureux. Alors, je vous laisse imaginer la tronche que j’ai fait devant l’inénarrable F-Zero sur la Super Nintendo de ce même cousin… Scotché, que j’étais ! Aux anges.

Me voyant conquis par tant de merveilles, mon père fit des folies et m’acheta ma première console : une Game Gear ! Quand je vous disais que tout ça n’était pas si lointain… C’est donc avec ma Game Gear dans les mains que j’ai quelques uns de mes plus beaux souvenirs d’enfance. Je n’avais pas beaucoup de jeux - encore moins de notices bien évidemment ! - alors je passais mon temps sur Sonic The Hedgehog premier du nom. Qu’est-ce que j’ai pu galérer dans les labyrinthes sous-marins ! Je ne captais pas grand-chose au concept de Fantasy Zone. Je me souviens aussi être resté comme deux ronds de flancs devant Crystal Warrior, ne comprenant strictement rien à ce qui fut donc mon premier RPG. Puis, j’ai eu Le Roi Lion et Aladdin de Disney. Ca, c’était vraiment grand ! Mais, en fait, je bavais surtout sur la Mega Drive et la Super Nintendo de mon copain Julien. Lui, il avait tout ce qu’il voulait… J’étais fou ! Ah, jouer à Jurassic Park sur SNES et MD, c’était le pied, surtout que j’étais fan de dinosaures (bon, d’accord, fan de dinos et Jurassic Park, c’est un pléonasme, mais bon). La Mega Drive me faisait vraiment rêver, avec ses graphismes de folie, notamment la digitalisation dans les jeux de baston. Je me souviens que ce truc me faisait vraiment halluciner, notamment avec Mortal Kombat. A tel point que j’en avais conclu, après moult réflexion, que la console « trichait » (carrément !) avec des images de films et que, du coup, ça n’était pas du « vrai » jeu vidéo. De là à dire que j’étais un tordu… Oui, oui, vous pouvez ! Toujours est-il que, j’ayant pas beaucoup d’argent de poche, et pour me consoler, j’ai acheté une NES toute rafistolée, avec le flingue, R.O.B. le robot (complètement miro) et une trentaine de jeux ! J’avais enfin une console de salon, et je n’en étais pas peu fier. Que de temps passé sur Excite Bike, Mario Bros, Gauntlet et Zelda avec sa pile de sauvegarde révolutionnaire (…pour moi en tous cas) ! J’ai aussi eu le Master Gear Converter, accessoire permettant de jouer aux jeux Master System sur ma Game Gear. Quand j’y repense, je me demande où mon père avait bien pu aller chercher ça. On était quand même à Dakar ! Toujours est-il que j’ai passé un temps fou sur le mythique Chuck Rock et je me suis pourri les yeux pour lire les mots de passe de sauvegarde généré par Wonder Boy 3, quasiment illisibles sur un écran de Game Gear ! Combien de fois avais-je mal lu et dû tout recommencer ? Quelle galère... Alors, j’ai fouiné et, tout fier, j’ai trouvé une loupe pour mon écran… Ce qui n’eut bien évidemment strictement aucun impact sur la résolution, mais ce ne fut pas si simple à comprendre ! D’ailleurs, en y repensant, quelle saloperie cet écran ! Ah, ça, oui, c’était joli et je pouvais me la péter avec mes graphismes couleurs par rapport à mes potes qui jouaient sur Game Boy – je ne m’en suis pas privé d’ailleurs, si je me souviens bien -, mais par contre, pour les piles, merci ! Un jeu de 6 piles neuves expédié en 2 heures ! Mais, malin, j’avais bricolé un câble pour brancher ma portable sur la batterie rechargeable de ma voiture téléguidée. Bidouille, bidouille…

Je suis rentré habiter en France en 1994. Là, j’ai découvert, dans Mega Force, les premières photos de la Sega Saturn. Le choc. Le truc de malade. En l’espace d’un instant, je devins segamaniaque. Inconsciemment, j’avais choisi mon camp. Comme quoi, le pouvoir des images sur un jeune esprit… Bref, j’étais pour Sega. Peut-être pas pour de vraies raisons, mais c’était comme ça. Ce n’est qu’avec le temps, en fait, que j’allais découvrir les vraies qualités du géant Sega. Toujours est-il que je bavais devant les photos de la bête. Elle était si belle. Et Panzer Dragoon… De la 3D ! Il me la fallait ! En attendant la bête, je me payais une Super Nes pour m’éclater sur Super Mario et je retrouvais la digitalisation dans Mortal Kombat 3 et ses fatalities bien sanglantes. Puis, j’eus vent d’une certaine dénommée PlayStation de Sony. Sans le savoir, j’avais sous les yeux celle qui deviendrait ma pire ennemie, l’objet de toute ma haine de consoleux boutonneux. C’est pourtant vrai qu’elle avait de la gueule, mais j’allais inventer toute sortes de bonnes ou mauvaises raisons de conspuer le monstre qui osait menacer ma belle. Eh oui, à l’époque je fonctionnais vraiment à l’affect.

Economisant mes petits sous, je pus enfin me payer l’objet de mes convoitises. C’est ainsi qu’un colis de La Redoute me fut livré un matin d’Août. C’était en 1996. J’avais casqué les 1490F. Quelle émotion ce fut, de sortir la machine de son carton, puis la découverte de l’interface avec son vaisseau spatial en 3D. J’en garde un souvenir indélébile, tout comme celui du CD de démos fournis avec la Saturn, Bootlen Sampler. Je passais ainsi ma première nuit saturnienne à jouer à Bug ! et à Sega Rally, sans oublier de faire tourner la vidéo de Virtua Fighter 2 qui bouffait brutalement et étrangement 197 unités mémoire à chaque fois qu’on la lançait… Le lendemain, j’achetais Panzer Dragoon et Virtua Fighter chez Auchan. Décidément, un très grand moment. Je passais des nuits entières à jouer. Tomb Raider et Command & Conquer ont dû me bouffer un nombre d’heures incalculables. Et combien de pizzas aurai-je oubliées et laissées cramer dans le four ? Je ne saurai - ni n’oserai - le dire…

Pendant des années, je dus subir le succès de la PlayStation, puis la menace de la Nintendo 64. Je me sentais véritablement agressé et, au vu de ce qui ressemblait de plus en plus à un plantage en règle de ma Saturn chérie, j’en eus le cœur brisé et, avec toute la bonne mais surtout toute la mauvaise foi du monde, j’organisais un procès en règle de Sony. Et Nintendo, grand bonheur passé, était désormais aussi un ennemi ! Qu’est-ce qu’on peut être con parfois… Avec toute la rage et la haine du désespoir, les derniers jeux Saturn, excellents, se cristallisèrent à mes yeux comme les plus grands jeux de tous les temps. Pour certains, ce n’était pas très loin d’une certaine vérité. Je pense, par exemple, aux somptueux Burning Rangers, Shining Force 3 et autres Panzer Dragoon Saga. Mais, déjà, un autre évènement attirait mon attention. Une certaine Katana.

La Katana, c’était un peu comme le Débarquement allié, le messie qui allait nous sauver. Nous, c’était moi et Sega. Bon, d’accord, j’en rajoute un peu, d’autant plus que, je peux l’avouer maintenant, j’avais passé des nuits entières chez un pote sur Final Fantasy VII et Resident Evil. Tentation, quand tu nous tiens… Enfin. La Katana, donc, fut révélée un jour de ce doux Mai 98. Quel soulagement ce fut. Sega allait enfin pouvoir se venger et mettre Sony six pieds sous terre ! Bien sûr, le temps montrera que j’avais tort, mais, surtout, j’ai mis ce temps à profit pour m’ouvrir et me réconcilier avec Nintendo d’abord, puis avec Sony. Le premier acte de la grande réconciliation eut donc lieu fin 1998, lorsque je dus me payer une Nintendo 64 pour attendre la Dreamcast. Et bien évidemment, parmi d’autres, GoldenEye, Banjo-Kazooïe et Zelda – Ocarina of Time passèrent par là. Ah, mon dieu, Zelda. Quel choc. Splendeur graphique, magie des contrôles et du gameplay, le tout sublimé par les lectures des analyses de ce cher Bliss sur Overgame – le meilleur chroniqueur que j’ai jamais lu ! A l’époque, j’étais en Guyane et il faisait une chaleur à crever. Je me revois encore en train de jouer toute la nuit à Zelda 64, mort de chaleur et de fatigue, poussant ma Nintendo 64 au supplice. Je jurerais l’avoir vu suer… Sans doute la faute aux taux d’humidité, largement saturé… Et, de fin 98 à fin 99, je préparais le terrain à l’arrivée de ma Dreamcast. Plusieurs fois, je fus à deux doigts de craquer pour l’import. Mais sachant la bête sensible à la chaleur et craignant l’arnaque, je sus ronger mon frein, me disant que, après tout, mon plaisir n’en serait que d’autant plus grand !

Je découvrais aussi Internet, et avec une rencontre faite sur la Toile (coucou Zad !), je me mis à bosser successivement pour plusieurs sites Internet de jeux vidéos (tous 100% pur Dreamcast, évidemment, quelle question !). E-Play, UFO 128, Dreams to Reality, … Des millions de mails échangés, je ne sais combien d’articles tapés, bourrés de liens morts et d’images toutes pourries ou carrément manquantes, des investigations sur le net… Que de bons souvenirs, les galères avec la connexion pourrie, le FTP, etc. Mais quel pied ! Et, pendant tout ce temps, je devins un fervent lecteur de Joypad. Leur amour de la Dreamcast n’y était bien évidemment pas étranger, mais c’est aussi, et surtout, la qualité et la solidité de l’ensemble que je retiendrai. Un vrai gâchis que Joypad se soit perdu lors de sa dernière métamorphose.

Puis vint enfin ma Dreamcast, en Octobre 99. Et, avec elle, des expériences de jeu uniques. Côté site Internet, Zad et moi, avec toute une équipe, on passait la vitesse supérieure avec Dreamcast-Passion. Là encore, que du bonheur. Et je m’éclatais sur Power Stone, Sega Rally 2, Sonic Adventure (quelle claque !!!) et tant d’autres. Et puis, il y avait le rêve, que dis-je ! le fantasme Shenmue, qui devint une réalité pour moi un jour de Février 2000, acquis en version Collector (690F, ouch !). Mais, putain, quelle claque !! Ce jeu est sûrement à la base de mon plus profond respect pour le Jeu Vidéo en tant qu’Art. Evidemment, il fallut que la PlayStation 2 déboule et détruise tous mes rêves de voir Sega faire la nique à Sony. Mais c’est oublié. La suite des mes aventures rédactionnelles fut un peu moins heureuse, avec une contribution moins évidente sur BabelGame.nu, faux remplaçant de Dreamcast-Passion…

Peu après la mort annoncée de la Dreamcast, je me consolais avec la PlayStation 2. La voir ainsi, trônant dans ma chambre, aux côtés de ma Dreamcast chérie, ce fut assurément une drôle d’impression. J’aurai jurer voir la PS2 avec un petit sourire en coin, et ma Dreamcast en train de pleurer. Tous les Shenmue, Sega GT, Skies of Arcadia, Jet Set Radio, NBA 2K et autres Crazy Taxi -j’en passe et des meilleurs !- n’auront donc pas suffi. Enfin. Je découvrais Silent Hill 2 et, avec lui, je passais l’une des plus importantes et bouleversantes nuits de ma vie de gamer. En fait, ce fut carrément le deuxième plus gros choc vidéoludico-artistique de ma vie après Shenmue. D’un point de vue purement ludique, je laisse bien évidemment à Zelda 64 le titre de plus grand Jeu Vidéo de tous les temps. J’enchaînais ensuite avec Metal Gear Solid 2, Jak & Daxter et autres Ico, profitant à fond de la machine de Sony. Entouré d’une joyeuse équipée de rédacteurs, je me relançais dans la rédaction sur Internet, avec un module appelé HighLights pour Ka2games.fr, une expérience intéressante mais plutôt ardue, qui devait se finir en un magasine papier distribué sur le Boulevard Voltaire à Paris. Hélas, des difficultés financières et techniques, ainsi qu’un manque de motivation évident de certains contributeurs força ce cher Zad à jeter l’éponge. Dommage.

Ensuite, j’ai craqué pour la Gamecube. Et pour la XBOX. Tout ça fin 2002. A moi, Splinter Cell, Resident Evil Rebirth, Wind Waker et Halo ! Ceci est la partie la plus récente de ma relation avec les jeux vidéos, et, malgré quelques titres époustouflants, ce n’est sûrement pas le meilleur passage vidéo ludique de ma vie. La faute à mes études qui me bouffent beaucoup de temps, à mon désir d’économiser pour pouvoir voyager, et, aussi, à une inexplicable baisse de motivation pour le jeu.

Voilà où j’en suis aujourd’hui. Et, bien que n’étant pas franchement rétrogamer, mais grand adorateur de l’écriture, la suite des mes aventures de rédaction pour le Jeu Vidéo sur Internet se nomme donc GrosPixels.com. De E-Play à Grospix, la boucle est ainsi bouclée. Je prends un grand plaisir à contribuer, même très modestement, à cet immense site qui a bien voulu de moi. Merci à tous. Et may the Sega Force be with you.

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Posté le: 2005-02-05 20:49
Allez hop, voilà le mien.


Né 20 ans trop tard pour faire une introduction qui tue

J'aimerais dire que mon histoire de gamer est incroyable, spéciale, exceptionnelle. Que c'est Steve Russel lui-même qui m'a fait découvrir les jeux vidéo, avec la version originale de Spacewar sur le PDP-1 du MIT. Qu'un jour où je passais chez Chuck E. Cheese pour taper la discute avec mon pote Nolan, il était en train d'y amener la première borne de Pong et que je l'ai affronté (et complètement humilié, cela va de soi) dessus. Ou même que tout a commencé avec un jeu super obscur tournant sur une machine que moins de 100 personnes dans le monde possèdent.
Oui, j'aimerais bien. Seulement, le jour où le PDP-1 sur lequel tournait Spacewar a été mis à la poubelle, je n'étais même pas encore une lueur d'espoir dans les yeux de mes parents. Quand je suis né, un beau Vendredi 13 de 1983, Nolan Bushnell avait déjà eu le temps de commercialiser Pong, de faire fortune, de fonder Atari, et de la lancer à pleine vitesse vers un mur fabriqué avec des cartouches de ET pour VCS 2600. Et les jeux vidéo, je suis tombé dedans comme tout le monde: avec la NES.
C'était en 1987. J'avais 4 ans (notez l'exactitude mathématique terrifiante de mes calculs) et un week-end où j'étais chez mon père, celui-ci fut invité à dîner par des amis. Quand nous entrâmes dans la maison, le fils de la famille (qui avait peut-être le double de mon âge) était scotché devant la télévision, en train de jouer à la boîte grise et carrée de chez Nintendo. Il me fit essayer... D'abord Ice Climber, puis Super Mario Bros. A l'instant où j'eus en main ce pad à l'ergonomie si délicieusement eighties qui fait mal aux doigts si on joue trop longtemps, ce fut la révélation.

Ta-dam-tam, ta-dam tam, toum... (air connu)

C'est le genre d'expérience dont on ne se remet pas. Tel Neo sortant de la Matrice pour la première fois, je me retrouvai propulsé dans une nouvelle dimension. Certes, je pouvais revenir dans le "monde réel", mais je savais tout au fond de moi que rien ne serait plus jamais comme avant. J'étais devenu capable de m'immerger dans d'autres univers, d'y vivre des aventures incroyables et cohérentes. Le paradigme vidéoludique s'était installé en moi. La réalité ne servait plus à rien. J'adorais ça.
Restait cependant un énorme problème. La NES en question, elle n'était pas chez moi. Rentrant à la maison, je me retrouvai confronté à la morne réalité de jouets soudain devenus fades, sans intérêt, trop étriqués pour mon imagination dont l'amplitude et les ambitions avaient en quelques heures grandi de plusieurs ordres de magnitude. Les bandes dessinées et les romans se chargeraient d'en abolir les dernières barrières quelques années plus tard, mais ne sachant à cette époque pas encore lire, je m'ennuyais.
C'était sans compter sur mon père, ce héros, qui me donna un ou deux numéros du magazine officiel de l'époque, le fameux "Club Nintendo". Je passai du temps à les feuilleter avec un intérêt à la fois réel et ostentatoire, devant tout un assortiment de membres de ma famille, histoire de bien faire passer le message que "vous savez, la Nintendo, j'aimerais beaucoup en avoir une".

La configuration du niveau 1-1 de Super Mario Bros en est restée gravée dans ma mémoire. Si j'avais su, je ne me serais pas donné toute cette peine: mon père, lui, avait tout de suite compris. C'est ainsi que le 25 Décembre 1987, un gros gars en rouge se faufila dans la cheminée (un peu comme Mario dans un tuyau, mais avec une barbe et sans plante carnivore, fis-je remarquer une ou deux fois, désespérant toute ma famille) avec dans sa hotte une NES.
Il me fallut plusieurs semaines avant de réussir à passer le niveau 1-2. J'avais une peur bleue du château de Bowser et de sa musique oppressante. Mon père découvrit la warp zone du premier souterrain. Les jeux s'enchaînèrent. Tetris, Double Dragon 2, Duck Tales. Mon père joua pendant un moment, mais lâcha l'affaire à l'époque de Super Mario Bros 3. Pas moi.

But the princess is in another castle

J'eus une Megadrive début 1991, puis une Super NES à Noël 1992 (Grâce à un cheat code déloyal: m'étant cassé le bras deux mois auparavant, c'est le bras dans le plâtre que je suis allé chez Toys 'R' Us faire mon numéro de charme à ma mère -- elle n'allait pas sans coeur au point de refuser ça à son pauvre fiston estropié, quand même, si?). L'importance de ces consoles dans mon évolution vidéoludique est indéniable (Sonic, Zelda, Streets of Rage, Secret of Mana, ainsi que ma maîtrise de la langue Anglaise que je dois en grande partie à tous ces jeux), mais sur le moment elles ne m'apportèrent pas grand-chose de plus que la NES.
Dans mon esprit, c'était simplement de la NES mais en mieux. Tous ces jeux étaient excellents, mais n'augmentèrent que très peu ma compréhension du Jeu. Ou plutôt si, mais bien longtemps après, rétrospectivement, lorsque je devins retrogamer et que je redécouvris ma ludothèque 16-bit, avec un regard nouveau et un plaisir renouvelé.

En effet, la plate-forme qui m'a le plus marqué au début des années 90 n'est ni la SNES ni la MD. Vous ne la connaissez probablement pas. Elle a des performances pourries. Elle tient dans la poche et marche à piles. Son écran monochrome a une résolution ridicule (95*63 en 1 bit) et n'est même pas capable d'afficher une animation. Les jeux qui tournent dessus sont pour la plupart nuls. Non, ce n'est pas la Game Boy. Ni la Supervision (j'ai dit qu'elle avait des specs pourries, pas honteuses).

Range 1,95,0,1,63,0

Cette mystérieuse bécane mobylette trottinette paire de tongs dont je vous parle, c'est la Casio FX7900GC. Ma première calculatrice programmable, et son titre de lancement, l'incommensurable hit "Le Nombre Mystérieux" (vous savez, le truc où il faut deviner un nombre entre 1 et 1000 à l'aide d'indications "trop grand"/"trop petit"). La machine qui a scellé ma destinée. Si je suis aujourd'hui en train de terminer des études d'informatique, c'est à cause d'elle. Je l'achetai sur un coup de tête, après que ma FX92 College eût rendu l'âme, et le frère d'un ami me donna le listing du Nombre Mystérieux.
C'est en essayant de comprendre ce que signifiaient ces caractères mystérieux que j'eus ma seconde révélation: je ne pouvais pas seulement jouer aux jeux. Je pouvais aussi en créer. Ce que je m'appliquai à faire pendant les quelques années qui suivirent... Rectification: je n'ai jamais arrêté. Comme toutes les activités créatives, la programmation est une addiction à la fois incurable et bénéfique.
En bonne âme que je suis, j'en fis profiter les copains. A l'Externat Saint Joseph La Cordeille, à Ollioules, ça codait sec dans la cour des quatrièmes. Avec des instructions Goto dans tous les sens, et pas de commentaires parce qu'avec 4 kilo-octets en tout et pour tout, nous n'avions pas vraiment la place d'en mettre (en plus ça ralentissait les programmes).
Les gens populaires, les athlètes complets comme nous les appelions (pour reprendre une expression du Capitaine Haddock), se moquaient de nous: pensez-vous, nous n'étions pas bons en sport, n'avions pas de scooter et ne fumions pas en cachette dans les chiottes. Nous nous en moquions: nous ne connaissions pas encore le terme, mais nous étions l33t.

SET BLASTER=A220 I5 D1 H5 P330 T6

Le temps passa. En 1994 je lus "Le Seigneur des Anneaux" et me rendis compte que la littérature ne se limitait pas à ce qu'on nous faisait lire en classe. Un peu plus tard, je me rendis compte que les jeux vidéo ne se limitaient pas aux consoles.
Grand absent de mon récit jusqu'à présent, le PC fit une entrée fracassante dans ma vie en 1995, quand je découvris chez des copains, d'abord Transport Tycoon, puis X-COM. Encore une fois, ma vie changea. J'avais Sim City sur SNES, mais un tel niveau de détail, une telle précision, une telle quantité de texte me laissèrent sous le choc. Quand un petit peu plus tard je vis (et entendis) tourner Terminal Velocity, l'évidence s'imposa: il me fallait un ordinateur. La question: comment en convaincre ma mère? La réponse: comme tout le monde.

Je rigole encore aujourd'hui en pensant au nombre d'enfants qui ont sorti cette excuse, et au nombre de parents qui l'ont gobée. L'ordinateur m'aidera pour le travail scolaire. Je travaillerai mieux avec un ordinateur.
On l'a tous utilisée, non?
En Septembre 1995, je me retrouvai donc l'heureux possesseur d'un IBM Aptiva, 486 DX2/66, avec 4 méga-octets de RAM, disque dur de 540 Mo, lecteur CD-ROM double vitesse, carte son Sound Blaster 16 et écran 14" qui nique les yeux quand on passe en 1024*768 mais c'est pas grave, parce que de toute façon la carte vidéo (une Cirrus Logic avec 512 Ko de mémoire) ne suit pas. Pas d'imprimante -- très pratique pour l'école. Acheté au tarif "vaseline vendue séparément" chez Darty, déjà en bonne partie obsolète à peine sorti du carton, un retour en garantie deux semaines après pour cause d'explosion de l'alimentation... Rien à foutre. J'avais un PC, et rien n'aurait su entraver mon bonheur.
Dans la boîte, Theme Park. Achetés à côté, X-COM: Terror From the Deep... Et Adi "Allemand 4ème". Pauvre Adi, quand j'y repense. Son programme mal foutu, j'ai dû le lancer deux fois, dont une pour montrer à ma mère comme mon nouvel ordinateur allait trop bien m'aider à apprendre l'Allemand. Ouais, à donf. C'était bien beau tout ça, mais j'avais une terreur alien à arrêter, moi. Ou des frites à saturer en sel pour donner super soif à des pauvres gars qui de toute façon mourraient dans l'explosion du château mou après avoir acheté mon Caca Cola hors de prix à 50% de glaçons, ça dépendait des jours.

C'était la grande époque de MS-DOS 6.22 (PC-DOS 6.3 pour moi) et de Windows 3.1 (que je lançais quand j'avais envie d'écouter de la musique -- de la bonne grosse dance de daube, à l'époque). Des 50 configurations différentes dans config.sys et autoexec.bat (avec le son, avec le CD, avec la souris, avec de l'EMS; avec le son, avec le CD, sans la souris, avec de l'XMS; avec le son, sans le CD, avec la souris, sans le clavier Français et sans EMM386 parce que ce p*** de jeu demande 580 K de mémoire conventionnelle -- AIV Networks d'Infogrames, pour ceux qui se rappellent). Des menus que je passais des heures à fignoler dans un config.sys de 200 lignes pour avoir des raccourcis clavier sur les touches de fonction et un superbe texte en jaune sur fond rouge.
Oui, entre ça et la dance, mes goûts de l'époque n'étaient, euh... Pas encore très développés. Heureusement, Command & Conquer passa par là: le choc du RTS, de l'ambiance qui tue, et mon premier véritable amour d'esthétique vidéoludique. Après l'avoir réinstallé une dizaine de fois pour le seul plaisir de revoir le programme d'installation, je compris que le futur serait vert radioactif sur fond noir (et qu'il afficherait 30 caractères par seconde de texte à chasse fixe en faisant des bruitages qui pètent), ou ne serait pas.

Le grand blond sur trois CD noirs

Le PC était mon nouveau copain. Je perdis complètement le fil de l'actualité sur console... Jusqu'en Décembre 1997.
J'étais chez une amie de ma mère, cette fois. Le fils de celle-ci avait une Playstation. Une console sympa, mais j'avais sur mon PC des jeux de qualité équivalente.
Enfin, sauf un.
Après quelques heures de bataille acharnée sur The Need For Speed (que j'avais aussi sur PC -- d'où l'immortelle excuse "ouais, mais c'est chiant ta console, faut jouer avec un pad, tu verrais ce que je te mettrais si j'avais un clavier"), le fils partit à son entraînement de tennis, me laissant seul avec la console dans la grande chambre... Et ce fut là que je vis la petite boîte blanche avec trois CD dedans.
Vous avez probablement deviné le titre du jeu il y a deux paragraphes, mais je vais vous faire la version avec suspense quand même.
J'introduisis le disque dans la Playstation et fus accueilli par un écran de présentation très sobre, sur fond noir, avec une jolie musique à la harpe en fond. J'appuyai sur Start pour commencer une partie, et la cinématique d'introduction commença, un plan rapproché sur d'étranges particules d'un turquoise-blanc fluorescent...
Un peu moins d'une minute plus tard, la manette s'échappa de mes mains inertes. Le titre du jeu apparut sur l'écran, et je sus qu'il resterait gravé à jamais dans ma mémoire: Final Fantasy VII.

Sans trop que je sache pourquoi, ce jeu devint une obsession. J'y avais joué moins de deux heures (avant que ma mère ne doive m'en séparer de force parce qu'il fallait rentrer à la maison) et j'en rêvais la nuit. Je me mis même à écrire ce que je décrirais faute de mieux comme une fan-fiction sur FF7. Pour l'avoir retrouvée quelques années plus tard, je peux vous dire ceci: la première fois qu'on écrit une histoire, c'est rarement terrible. Mais quand on le fait à l'âge de 14 ans et avec comme seule influence un jeu vidéo auquel on a joué une seule fois et dont on a terminé moins de 10%, le résultat fait peur. Début 1998, je redéfinis le mot "atterrant".
Pourtant, je n'achetai pas de PS1. Quand je jouai enfin vraiment à Final Fantasy VII, ce fut à la sortie du jeu sur PC en été 1998. Il reste l'un des rares RPG que j'aie terminés plusieurs fois.

Quand, en revenant d'Angleterre où je l'avais acheté, j'insérai enfin le disque d'installation dans mon PC dopé à la Voodoo2, je commençai à me demander pourquoi ce jeu m'avait déjà tellement marqué alors que je n'en avais eu qu'une expérience très restreinte (deux heures, pour un RPG, c'est rien).
La réponse me vint à la fin du premier CD. Attention, le spoiler que tout le monde connaît déjà arrive au prochain paragraphe. Si vous ne savez pas et ne voulez pas savoir ce qu'il se passe à la fin du premier CD de Final Fantasy VII, il vous reste jusqu'à la fin de la phrase pour arrêter de lire cet article.
Aerith était morte. Je n'avais pas réussi à la protéger. Il ne me restait que la vengeance. Et les notes de cet air de piano déchirant, dont chaque mesure me rappelait mon échec, étaient autant de lames chauffées à blanc qui traversaient mon coeur.
J'étais au bord des larmes devant un jeu vidéo. Je m'étais plus impliqué dans le scénario de Final Fantasy VII que dans celui de n'importe quel autre jeu, film ou roman auparavant. J'en étais drôlement surpris.
Cherchant une raison à cela, je me rendis compte que FFVII n'avait fait que confirmer explicitement un doute qui hantait mon esprit de quelques temps. Un jeu pouvait provoquer des émotions. De même que l'écriture et le cinéma, le jeu vidéo pouvait être un art, dont l'aspect purement ludique, aussi crucial fût-il, n'était qu'une des nombreuses facettes. Dix ans après ma première expérience, je me rendais enfin compte de la véritable différence entre les jeux vidéo et mes jouets d'antan.

Mon autre 16-bit est un Pentium 200

Des Final Fantasy, il y en avait eu six autres avant, et aucun n'était jamais sorti en Europe. Le VI existait sur Super NES, mais n'était sorti qu'aux USA et était introuvable. C'est alors que j'appris qu'il existait un autre moyen de découvrir ce jeu dont j'entendais tellement de bien: l'émulation.
Un ami me donna une disquette avec SNES9x et quelques jeux. Je n'en croyais pas mes yeux: j'avais une SNES dans mon PC. Les pixels se voyaient et la musique ne sonnait pas exactement comme l'original (ce n'est toujours pas le cas, d'ailleurs, même si ça s'en rapproche de plus en plus), mais le jeu était là, devant moi, et en 60 Hz! Armé de mon fidèle Microsoft Sidewinder Gamepad qui m'avait déjà accompagné au bout des aventures de Cloud et de ses amis, je me lançai dans celles de Terra et associés.
Et là, le drame: alors que je jouais tranquillement à un autre jeu (je crois que c'était Freespace), l'assistant Microsoft Office Recherche Accélérée me flingua mon disque dur. Avec mes sauvegardes d'une vingtaine d'heures de jeu de Final Fantasy VI. Je n'ai pas retouché à FFVI depuis.
Quelques années plus tard, un format-reinstall, à 3h du mat' dans une LAN-party et en oubliant de sauvegarder la moitié de mes données, me coûterait celles de Final Fantasy V. Dépité, je re-terminai Secret of Mana (en version US), avec l'aide d'un copain, sans utiliser la magie. Depuis, en émulation, je privilégie les jeux typés arcade, allez savoir pourquoi.

Retour aux origines

A partir de 1998-1999, je revins progressivement vers les consoles. J'achetai une N64 pour jouer à Zelda Ocarina of Time (l'une de mes plus grosses déceptions), puis une PSX pour Metal Gear Solid (une excellente machine, et un grand jeu). Devil May Cry me fit acheter une PS2, et Knights of the Old Republic une Xbox.
Dans le même temps, je me désintéressais de plus en plus du jeu sur PC. Exception faite des LAN parties chez mes amis auxquelles j'assiste toujours assidûment, bottant les fesses de tout le monde sur Unreal Tournament, je ne joue aujourd'hui pratiquement plus que sur console -- même si World of Warcraft va dans quelques jours ré-équilibrer un peu tout ça.
L'incroyable Deus Ex fut le dernier jeu PC que j'aie attendu comme le messie. Actuellement, à part Half-Life 2 et Vampire: Bloodlines, aucun jeu ne me fait suffisamment envie pour me pousser à mettre à jour la configuration de mon PC (qu'en plus j'ai délaissé pour la "vie de tous les jours" et l'émulation depuis que j'ai acheté un Mac portable).
Noyé sous une avalanche de FPS militaristes à l'idéologie douteuse, de RTS résolument orientés vers le multijoueur, de licenses EA et de MMORPG, à une période où l'actualité console n'a jamais été aussi importante (en quantité et en qualité), j'ai l'impression que le jeu solo sur PC est mort. Le temps me donnera peut-être tort; j'espère sincèrement me tromper.
Mais en attendant que quelqu'un reprenne la flamme, entre deux parties de fausse Super NES, je continuerai à m'amuser avec ces petites (ou X) boîtes sous la télé avec les jeux desquelles on peut encore s'éclater tout seul.

[ Ce Message a été édité par: Wild_Cat le 2005-02-05 20:51 ]

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Posté le: 2005-02-07 01:25
Voici mon texte. Il se fera peut-être remanier, on verra bien.



Je me présente

J’ai 4 ans et demi, et on est en Janvier 2005, même si je suis encore trop petit pour savoir ce que c’est une date.

Mon Papa aime beaucoup jouer aux jeux vidéos. A la maison, on a une Gamecube et une GameBoy. Je m’amuse bien avec, parce que Papa il achète tout le temps les jeux quand ils sortent, alors on y joue souvent.

Y’a pas longtemps, pour Noël, j’ai même commandé au Papa Noël un jeu pour moi : les Tortues Ninja de la Gamecube. Elle sont trop bien les Tortues Ninja, surtout celles qui ont les yeux blancs, et elles sont trop fortes quand elles attaquent les méchants ninjas, surtout Raphaëllo, la rouge. D’ailleurs, le jour de Noël, les Tortues Ninja dans le jeu portaient le même bonnet rouge et blanc que le Papa Noël, c’était trop rigolo.

Mais c’est pas le jeu des Tortues Ninja que je préfère. Parce que Papa il a aussi un Rdinateur. Et sur le Rdinateur, Papa il a plein de jeux. Et il a même deux autres jeux avec les Tortues Ninja, et ils sont trop bien.


Une barre bleue qui avance et le Pouvoir de la Pizza

Un jour, mon Papa m’a montré comment il faisait pour avoir plein de jeux. Il allume le Rdinateur, il va sur Internet, il clique avec la souris sur plein de trucs, et là, y’a une barre bleue qui avance. Des fois la barre bleue elle avance vraiment pas vite, alors Papa il me dit d’attendre. Quand elle est arrivée à la fin, Papa clique encore sur plein de trucs, et hop, quand ça marche, il a un nouveau jeu. Il m’a expliqué que c’était plein de vieux jeux qu’il jouait quand il était petit. Quand il me montre un jeu, j’aime bien lui demander quel âge il avait quand il y jouait.

Papa avait treize doigts quand il jouait au premier jeu des Tortues Ninja. Ce qui est bien avec le jeu du Rdinateur, c’est qu’on peut y jouer à quatre, alors qu’au jeu de la Gamecube, on peut y jouer qu’à deux. J’aime bien ce jeu parce que les tortues ont des têtes rigolotes, et j’aime beaucoup quand elles mangent des pizzas en disant « Pizza Time » (c’est de l’anglais, ça veut dire « l’Heure des Pizzas ») ou alors « Pizza Power » (c’est encore de l’anglais, ça veut dire « le Pouvoir de la Pizza »). Quand elle tombent dans les trous, on voit que leurs yeux, c’est trop drôle. J’adore les faire tomber dans les trous, alors Papa il s’énerve, il me dit d’avancer, et il me met des « crédits » (je sais pas ce que ça veut dire).

C’était trop bien, alors Papa il m’a montré d’autres jeux que quand il était petit.


Des Jeux de combatte, de motos et de voitures

Moi j’adore les jeux de combatte, avec les héros qui sont trop forts quand ils attaquent les méchants. Alors Papa il m’a montré un jeu Superman, un jeu Batman, et même un jeu Spiderman où on peut jouer à quatre. Dans les jeux de combatte, j’aime bien savoir comment s’appellent les méchants, alors Papa il me dit leur nom, mais pas toujours, parce que des fois c’est pas écrit dans le jeu. J’aime bien regarder la vie des méchants qui descend, je dis à mon Papa quand leur vie elle a baissé, allez Papa, attaque le méchant, il a plus beaucoup de vie ! Mon Papa me dit alors de jouer au lieu de faire que regarder la vie des méchants, mais moi je préfère quand il joue, comme ça je l’aide en lui disant la vie qui descend.

Papa il me dit qu’y a d’autres jeux que les jeux de combatte, alors je lui ai demandé de mettre des jeux de moto.

Il m’a montré un jeu que Papa jouait quand il avait 10 doigts, un jeu de moto-cross qui saute très haut quand on va en bas. C’est rigolo, quand le monsieur tombe, le truc qui l’a fait tombé clignote. Prune ma cousine me dit que c’est pas très bien fait, et qu’elle a un jeu (Nidforspid) sur la Gamecube, mais j’aime bien quand le monsieur fait sauter sa moto très haut.

Papa dit a Prune qu’il y a aussi des jeux de voiture, alors il nous montre un jeu de voitures, avec une voiture rouge qui roule très vite près de la mer. Dans la voiture rouge, il y a une fille avec des cheveux jaunes qui est pas contente quand mon Papa se cogne contre un arbre. Par contre, les traits gris clairs et gris foncés sur les routes sont un peu drôles, ils bougent très vite, c’est bizarre. J’ai demandé à Papa pourquoi il y a plein de traits sur la route, il a pas su quoi me répondre, et Prune elle a encore dit que Nidforspid c’était plus joli. Papa m’a montré la suite : je la trouve mieux, parce qu’on peut choisir sa voiture, et au début, on voit Sonic sur le côté, pareil que sur la Gamecube.


Le Ninja et son chien tout petit

Moi je veux un jeu avec un Ninja, et Papa m’a mis un super jeu, avec un Ninja qui attaque plein de méchants avec des pistolets et des grosses épées. Le Ninja il doit libérer des enfants qui sont attachés, moi je compte les enfants qui restent (on voit leurs têtes en bas) et je le dis à Papa pour l’aider. Je l’ai essayé, mais c’est un peu dur, Papa m’aide quand je vois le méchant qui lance des couteaux, puis Papa fait le reste après, parce que c’est encore plus dur.

Après j’ai vu un autre jeu avec le Ninja, c’est la suite. Il a changé de vêtements, et surtout, il a un gros chien blanc avec lui qui peut attaquer les méchants. J’adore envoyer le chien attaquer les méchants, mais après les méchants attaquent le chien, et il devient tout petit, c’est trop rigolo. Comme c’est trop dur, c’est encore Papa qui joue, mais il me laisse envoyer le chien pour attaquer les méchants.

Après avec mes Playmobils, j’ai refait le jeu de Shinobi (Papa m’a dit qu’il s’appelle comme ça) avec son chien. Le ninja est habillé en vert et a une tête de pirate, mais c’est pas grave, on dit que c’est un ninja. Le chien, Papa me dit que c’est un teckel, il est marron, mais c’est pas grave non plus. Et puis, même si c’est un teckel, mes Tortues Ninja en jouets peuvent toujours aider Shinobi, puisque ce sont des ninjas, alors ils sont copains.


Le jeu préféré de Papa

Papa un jour il m’a montré son jeu préféré quand il était petit comme moi (il avait 7 doigts en fait, mais c’est pareil).

Il est trop bien ce jeu : c’est un chevalier qui va dans un château où il y a un dragon, et il doit libérer la princesse. Le chevalier arrive dans plein de pièces bizarres avec plein de méchants et de la magie, et il faut bouger la manette comme il faut pour que le chevalier devienne pas un squelette. On dirait les dessins animés que je regarde à ma télé, c’est trop bien. Papa m’a dit que c’était son jeu préféré, mais qu’il a jamais vu la fin : il est arrivé devant le dragon, il a réussi à le tuer… mais le dragon à la fin il est tombé sur le chevalier, et Papa il a perdu. Alors Papa il m’a dit qu’il était dégoûtant (ou « dégoûté » ?), et il a jamais vu la fin.

Moi j’ai essayé, et c’est un peu trop dur pour moi. Ca fait des « bips » rigolos tout le temps, on dirait le klaxon d’une voiture Playmobil. Papa me dit qu’il faut pas bouger le manette tout le temps, j’ai rien compris. Alors je regarde mon Papa bouger le chevalier, il y arrive pas mal, mais il a toujours pas réussi à voir la fin.


Papa il a trop plein de jeux

Des dinosaures qui font des bulles, un garçon qui monte sur des arcs-en-ciel, un chevalier qui se balade en culotte quand il se fait toucher par les méchants… Papa il a trop plein de jeux, et même des jeux que j’ai pas le droit d’y jouer parce que je suis trop petit. Il a même plein de jeux avec Sonic et Mario et Yoshi sur le Rdinateur.

Un jour, j’ai dit à mon Papa que quand je serai grand, je montrerai à mes enfants les jeux que je jouais quand j’étais petit. Je leur montrerai les Tortues Ninja de la Gamecube, Zelda avec son chapeau pointu vert (même si Papa dit toujours qu’il s’appelle Link), Kirby avec Metaknight la chauve souris avec son épée, Mario et tous les autres.

J’ai dit à mon Papa que je leur dirai comment il faut faire, et si c’est trop dur, je leur montrerai.


[ Ce Message a été édité par: HappyGrumble le 2005-02-07 01:29 ]

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Posté le: 2005-02-07 22:32
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Posté le: 2005-02-08 00:06
Au commencement, tout au début, il y eut une petite étincelle… Presque rien. Eut-elle un impact sur la suite des évènements ? Je ne suis pas capable de l’affirmer. Ce fut une partie à Space Invaders, vers l’âge de 8-9 ans, dans un bistrot près de la gare de Lille, un soir ; je me rappelle que mon père était là, il me semble que ma mère aussi… Mais c’est flou. Tout ce dont je me rappelle avec certitude c’est que j’y ai joué, que j’ai vite perdu, mais que j’avais trouvé ça génial… Et mon père s’était amusé à me voir jouer à cette borne deux fois plus haute que moi. Alors, étincelle déjà liée à cette passion des jeux vidéo ou événement totalement indépendant ? Vu qu’il ne s’est rien passé pendant au moins les deux années suivantes… Je vous laisse juges.


La découverte et la période arcade (1980 – 1984)

En août 1980, mes parents (et donc forcément moi) partîmes à Clermont-Ferrand, capitale des Volcans. Pour que vous puissiez situer l’âge du petit gamin que je suis à l’époque, je n’aurai 10 ans que deux mois plus tard.

Je découvris dès la rentrée scolaire que, sur le chemin de l’école, se trouvait un bar-tabac appelé « Le Jean Bart ». Il m’est impossible de me rappeler pourquoi j’y suis rentré, ce qui est clair c’est que je devais être avec un copain de la résidence où j’habitais, parce que je n’aurais pas osé y aller tout seul ; en tout cas, dans le coin du bar se trouvait un flipper et un petit jeu « cocktail » : Space Panic.
Je flashai littéralement sur ce jeu : un petit bonhomme qui creuse des trous dans des murs pour se débarrasser de sales bêtes qui veulent le bouffer. Au début, le samedi midi en sortant de l’école, j’avais le droit d’aller y jouer une partie de mon argent de poche, avec l’accord de mes parents (à l’époque, la partie coûtait 2F, et pour 5F on avait trois parties) ; le problème c’est que, les semaines passant, je devins plutôt bon. Et si au début, je rentrais à la maison avec un petit quart d’heure de retard, vers la fin de l’année scolaire il m’arrivait de perdre pratiquement une heure…
La dernière chose dont je me souviens à ce propos, c’est qu’une fois mon père décida de venir me chercher pour m’engueuler et me ramener à la maison parce que j’étais bien en retard, mais qu’en arrivant au « Jean Bart » il se rendit compte que son môme de 10 ans était en pleine partie acharnée, sous le regard admiratif de quatre ou cinq mecs de 30 ans… Et qu’au final, impressionné un peu malgré lui, il fut bien obligé d’attendre que je finisse ma partie ! Il m’avoua plus tard qu’il avait trouvé le jeu marrant, mais il n’eut pas ce déclic que j’avais ressenti. Dommage…

Mais rien n’est immuable, et le jeu fut finalement changé par un autre, ce qui provoqua un tollé et une pétition de la part de tous les joueurs pour qu’on le remette (il y eut même un affiche marquée « Rendez-nous notre Beeûûûte quotidienne », en rapport avec le bruit des monstres quand ils tombent dans un trou !) ; mais Space Panic ne revint pas.
Avec le temps qui passait, et les jeux qui changeaient, le Monsieur qui venait installer les bornes, Francis, s’habitua à me voir traîner là ; on devint copains. Il me prévenait des jours où il amenait un nouveau jeu, et je m’arrangeais pour être là ; alors il ouvrait la trappe, actionnait le monnayeur plusieurs fois à la main, refermait le panneau et me disait : « Vas-y champion, dis-moi comment tu trouves ce jeu ! » Inutile de dire que je m’exécutais immédiatement, plein de parties gratuites c’était pas donné à tout le monde !
C’est dans ce contexte de parties offertes par l’installateur que je découvris – entre autres – Q*Bert, Buck Rogers, Defender, Magical Spot, Carnival, le flipper Caveman avec son petit jeu vidéo intégré… Et c’est dans ce bistrot que tout démarra réellement pour moi, que je tombai pour de bon dans les jeux vidéo. Accessoirement, le film « Tron » en 1982 ne fit rien pour arranger les choses, et à la fin de cette année-là j’étais définitivement accro.

Pendant ces années à Clermont-Ferrand, jusqu’en avril 1984, j’écumai en parallèle toutes les salles de jeu et la plupart des petits bistrots qui, tel « Le Jean Bart », proposaient un jeu vidéo. Ainsi, j’avais mon adresse pour jouer à Galaga, ou ailleurs à QiX ; des fois j’y allais avec des copains et on s’amusait ensemble. Je pense avoir connu pratiquement tous les jeux d’arcade de l’époque, à quelques rares exceptions près. Je ne sais pas combien de fric je claquai dans Pac-Man, Donkey Kong ou un peu plus tard Mad Planets ou Moon Patrol, mais je me tenais au courant des nouveautés, et je me débrouillais pas trop mal.


L’époque CBS (1984 – 1986)

Des amis que je me suis fait à l’époque, il m’en reste encore trois aujourd’hui, avec qui je suis toujours en contact malgré l’éloignement (vive Internet !) : Éric, Thibault et Cyril. C’est Éric qui habitait à l’époque près du « Jean Bart », il allait au même collège que moi (et il était en CM2 dans ma classe, c’est là qu’on s’était connus). Chez lui, je découvris une VCS Atari avec plein de jeux, comme Space Invaders, Joust, Keystone Kappers, Battlezone… Je trouvai ça excellent de pouvoir jouer aux jeux de café chez soi – même si visuellement c’était moins beau que dans les arcades. La vache, il m’en fallait une comme ça au plus vite ! Hé, papa, maman, vous savez quoi ?
Manqué : mes parents ne furent pas très chauds, c’est le moins qu’on puisse dire.
Résigné, j’abandonnai l’idée d’une console et j’achetai petit à petit quelques jeux électroniques : Tron, des Game&Watch comme Popeye et Octopus, le Packri Monster (clone de Pac-Man)… Chez d’autres copains, je découvris les joies et les jeux de la Vectrex, du Ti-99/4A ; dans le magasin de jouets « Le Petit Navire » que je fréquentais assidûment, ce fut la Vidéopac qu’on me laissait utiliser pendant des heures le mercredi après-midi… Le temps passait, je jouais en arcade, je jouais chez les copains, je jouais dans les magasins, j’avais mes petits jeux électroniques chez moi… mais toujours pas de console de jeux.

Jusqu’au jour où j’appris qu’on allait déménager. Je savais que j’allais me retrouver tout seul encore une fois pendant un bout de temps (c’était pas la première fois qu’on déménageait, mes parents et moi), et je relançai l’idée d’avoir une console de jeux à la maison. Mes parents capitulèrent pour le Noël qui précédait le déménagement : ils payèrent la moitié de la CBS ColecoVision (et moi je payai l’autre moitié) et je devins l’heureux joueur de Donkey Kong, Venture et Zaxxon chez moi ! Mes parents acceptèrent que j’utilise la petite télé portable qui servait pour les vacances, et du coup je jouais dans ma chambre sans monopoliser la télé du salon. Pendant des heures. Essayez d’imaginer ce que ça donne pour des gens qui ne jouent pas, d’entendre toute la journée le dandinement de Mario dans Donkey Kong ! Je les ai rendus à moitié dingues avec ça. Mais bon, ils firent contre mauvaise fortune bon cœur, heureux de me voir m’éclater avec ma console. Je n’ai cependant jamais réussi à les faire jouer à quoi que ce soit… Dommage…

En avril 1984 on déménagea donc jusqu’à Cannes. À partir de cette époque, ce fut un peu un tournant pour moi : je ne jouais pratiquement plus dans les arcades, mais j’étais à fond dans la Coleco. J’acquis ainsi sur une période de trois ans une vingtaine de cartouches pour la console, des titres inspirés de jeux de café comme Space Panic, Q*Bert, Burger Time… J’achetai pour mon anniversaire les Super Controllers avec Rocky, quelle baffe ! Joysticks excellents, jeu génial, vraiment la Coleco c’était une sacrée console.
Ce fut à Cannes que mes parents m’aidèrent pour acheter l’Adam, l’ordinateur qui se branchait sur la Coleco. On en a bavé pour en avoir un qui fonctionne correctement, ce n’est pas mon pauvre père avec qui je fais des allers-retours Cannes - Nice le samedi matin, pour aller au magasin d’informatique en chercher un nouveau, qui me contredira… Mais quelle machine ! Le traitement de textes en français était réellement fantastique, j’écrivais sans arrêt, j’imprimais un peu moins parce que l’imprimante à marguerite faisait un boucan de tous les diables… Je me lançai dans la programmation en Basic, mais je ne fis pas de grandes choses et je n’osai pas toucher aux sprites, peek et poke… Enfin, je m’amusais bien quand même !
Vous savez, j’ai toujours la Coleco qui fonctionne à peu près, l’Adam par contre je ne l’ai pas branché depuis des années, je ne sais pas s’il est encore en état de marche. Je verrai bien un jour où j’oserai le sortir de son immense carton.


Le tournant Atari/Amiga (1986 – 1995)

En juillet 1985, je me retrouvai à Marseille. Au départ, rien ne laissait présager que je replongerais dans les jeux vidéo : je continuai avec la Coleco comme avant... En fait, l’année suivante je m’achetai une mobylette pour aller au lycée plus vite, mais bon : à Marseille c’était vraiment la guerre entre les mobs et les autos, alors au bout de deux mois je m’étais fait suffisamment de frayeurs (et mes parents avaient doucement viré au vert trouille), alors je décidai de la revendre. Et du coup, je récupérai des sous pour acheter un Atari ST à Noël ! Je suivis les conseils de Thibault, un autre copain de l’époque de Clermont-Ferrand, qui avait déjà un ST et qui l’adorait. Du coup je fonçai à la FNAC et j’achetai le seul Atari ST qui restait, le modèle d’exposition avec lecteur simple-face. Je rentrai avec, fin fou, et le seul jeu que je m’offris ce fut LE Flight Simulator 2, auquel j’avais déjà joué sur PC.
Je commençai à l’époque à découvrir les joies du piratage de jeux : Airball, Sentinel, Goldrunner, Barbarian de Psygnosis, le Manoir de Mortevielle, de grands noms auxquels je jouais comme un dingue, ravi de trouver une telle qualité visuelle et sonore en comparaison de la Coleco ! Je découvris petit à petit les joies du graphisme avec Degas Elite, de la musique avec Music Studio… Bref je m’éclatais, pas d’autre mot, et j’étais super content d’avoir le ST, même si j’avais quelques petits problèmes techniques avec. Je me rendis compte plus tard que le lecteur simple-face m’empêchait d’avoir tous les jeux piratés en double-face, mais c’était pas grave : des jeux comme Carrier Command, Dungeon Master, Starglider 2, étaient tellement géniaux que je les achetai. C’est à cette époque que je rencontrai un autre copain avec qui je suis toujours en contact également, Christophe, et on se mit à la musique synthé ensemble.

En 1988 je débarquai à Nancy, et aux grandes vacances de l’année suivante, mon BAC en poche, j’allai retrouver mes copains à Clermont. Chez Éric, je découvris l’Amiga 500 : ce fut la claque. Les jeux ressemblaient pour la plupart à ceux du ST, mais les musiques étaient à tomber par terre, en comparaison l’Atari ST semblait ne produire que des crachouillis ! Je craquai, je revendis mon ST à mon cousin et à Noël 1989, c’est un Amiga 500 flambant neuf que j’étrennai. Je connus alors la période informatique la plus productive de ma vie : je jouais comme un fou, avec des jeux que j’avais parfois déjà connus sur ST (je rachetai même des hits tels que Dungeon Master ou Carrier Command) ou de nouveaux comme Blood Money, Turrican, Hybris, Shadow of the Beast, Dune 2 (ahlala, mes pauvres parents qui entendirent « À vos ordres / Bien compris » pendant des semaines), j’enregistrais les plus belles musiques de jeux sur K7 pour les écouter… Je continuais à dessiner avec Deluxe Paint et Sculpt 4D, je composais des trucs avec Noisetracker et Bars’n’Pipes, je retrouvais les joies du traitement de textes avec Excellence!, c’était vraiment le top.
Ensuite je passai à l’Amiga 1200 en 1992. Petite déception : l’incompatibilité avec pas mal de jeux qui tournaient sur Amiga 500, mais tant pis, il fallait avancer. Pour tout ce qui acceptait de tourner sur cette machine, c’était encore mieux, plus rapide, plus impressionnant, mais ça ne me suffisait pas et j’achetai l’année suivante un disque dur externe et une carte accélératrice 3D avec de la mémoire en plus. Je vous prie de croire que ça dépotait, et j’en profitais un max. Oui, l’Amiga c’était vraiment l’âge d’or pour moi dans les jeux vidéo, celui où je découvris le plus de choses et où je fus le plus impressionné.


La domination du PC (1995 - ?)

En 1995, je dus suivre une remise à niveau pour pouvoir suivre une formation d’analyste-programmeur. Évidemment, pas d’Amiga dans les salles de cours, mais des PC avec Windows 3.1. Je connaissais un peu l’univers PC et DOS grâce au PC de bureau de mon père, alors je ne fus pas complètement largué, et je m’attaquai tout seul dans mon coin à des trucs tels que Word, Excel, Powerpoint… La remise à niveau s’acheva en juillet mais je restai bosser avec les profs quelques mois, sur un projet réalisé avec Designer : c’est là que je découvris les joies du dessin vectoriel, ça changeait de Deluxe Paint 4. Et à la fin de l’année, je dus me rendre à l’évidence : pour pouvoir bosser convenablement à la maison pendant ma formation, il me fallait un PC. De là découlèrent deux choses : 1/ je n’avais pas assez de sous et 2/ je n’avais pas la place. Je dus, à mon grand regret, me séparer de mon Amiga 1200. Je revendis la carte accélératrice à quelqu’un, et l’Amiga avec toute sa panoplie de disquettes, joysticks, disque dur et docs à un ancien copain de Terminale. J’avais maintenant des sous, de la place, je pouvais prendre mon premier PC : un Pentium 100 avec 8 Mo de mémoire et 1Go de disque dur… Le top de l’époque quoi !

On va maintenant ralentir, si vous le voulez bien, je n’ai pas l’envie de vous décrire par le menu toutes les évolutions de PC, simplement tout augmente. Ce qu’il faut retenir, c’est que je jouais toujours autant. Je découvris les titres que tout joueur sur PC connaissait, j’en achetai pas mal d’ailleurs : Half-Life, Tomb Raider, les Star Wars, X-Files… Je dessinais beaucoup moins, je ne faisais plus de musique, au profit de la bureautique.
Et puis un jour je tombai sur Mame. Quelle joie de retrouver non pas des conversions des jeux que j’adorais en arcade, mais les vrais jeux ! Arkanoïd, Pac-Man, Donkey Kong… Tout ça chez moi, et les originaux !! Je n’en revenais pas. J’en profitai beaucoup, mais pas au détriment des jeux de l’époque non plus ; disons que je m’amusais principalement aux jeux PC et par moments sur Mame.
Un ou deux ans plus tard, ce fut la baffe WinUAE : un émulateur Amiga qui fonctionnait lui aussi sur PC ! Incroyable !

Mais le malaise était toujours là, le regret de ne plus avoir mon Amiga 1200. Je me lançai fébrilement dans la recherche du gars à qui je l’avais vendu, j’arrivai à le retrouver alors que je n’avais plus le moindre contact depuis des années, et je le lui rachetai. Je retrouvai ainsi en 2002 MON Amiga 1200, avec tout ce que je lui avais laissé, qui en fin de compte avait dormi dans un carton pendant 8 ans… Plein de disquettes sentaient le moisi, pas mal d’entre elles déclarèrent forfait quand je les essayai ; mais dans l’ensemble le taux de pertes fut très faible, et imaginez : je retrouvai le contenu de mon disque dur exactement dans l’état où je l’avais laissé ! C’est une nouvelle qui me fit vraiment plaisir.
De son côté, ma fiancée Sylvie récupéra son ancienne console VCS Atari, avec quelques cartouches comme Jungle Hunt, Kangaroo… On y joue de temps en temps, c’est marrant, ça nous rappelle plein de souvenirs d’une époque où on ne se connaissait pas, et chacun en fait profiter l’autre.


Conclusion

Voilà, actuellement, je vis heureux avec ma fiancée, ce qui fait que je n’ai plus la vie dissolue « à fond dans les jeux » que je menais avant. Au niveau matériel, j’ai une console VCS Atari, une ColecoVision, un Adam, un Amiga 1200 et deux PC. Curieusement, je n’ai pas replongé dans le monde des consoles : je n’en ai eu aucune autre que la Coleco, donc tout ce qui est NES, Megadrive, Dreamcast, Playstation, X-Box, etc… me laisse plutôt indifférent, même si je suis les infos en gros.
Pour ce qui est du petit monde du PC, les moments où j’avais plaisir à tout démonter, formater, réinstaller sont derrière moi : maintenant je veux juste que ça fonctionne correctement, je n’ai plus le courage ni l’envie de « mettre les mains dans le cambouis ». J’en suis à un stade où je ne joue plus trop, quand c’est le cas je privilégie des jeux online gratuits (Half-Life & mods, Diablo 2, Battlefield 1942 & Desert Combat…) qui me permettent de retrouver mes copains de Clermont-Ferrand et de m’éclater les soirs avec eux. Par contre, j’aime retrouver le plaisir des jeux d’arcade ou de l’époque Amiga, un petit coup d’émulateur de temps en temps c’est bien agréable. Et puis en parler aussi, j’essaie de partager mes coups de cœur avec vous en écrivant des articles sur GrosPixels, mais ça, vous le saviez déjà…

IsKor
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Joue à Diablo 3

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Posté le: 2005-02-08 07:48
Absolument excellent HappyGrumble

JPB, ton découpage en titres datés me file une idée... De toutes façons, ils faut que j'update

RainMakeR
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Joue à Exoprimal, The Chants, Princess Peach : Showtime

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De : Toulouse

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Posté le: 2005-02-08 21:01
plus je lis et plus j'ai honte de mon oeuvre

Finalement la concurrence est plus rude que prevu...
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HappyGrumble
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Posté le: 2005-02-08 21:30
Citation :

Le 2005-02-08 21:01, RainMakeR a écrit:
plus je lis et plus j'ai honte de mon oeuvre


Mais non, voyons. Il faudrait juste que tu la termines en rédigeant les * à la fin du texte.

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TITAN
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De : TITAN (Eric Cubizolle)

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Posté le: 2005-02-09 16:46
Salut,

HappyGrumble, j'adooooooooore ton texte !!!

Bravo !
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TITAN (Eric Cubizolle)

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Joue à ---===AIRMECH===--- Herzog Zwei is not dead !

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Posté le: 2005-02-09 16:59
Pareil que Titan !
super texte ^_^.
Une fois la cloture, cela mériterait bien un petit vote à main levé pour désigner la meilleure rétrospective.
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Joue à Kiesel A2, MusicMan Sterling 5

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Posté le: 2005-02-09 18:00
Yep, bien joué Happygrumble. Mais bon, c'est déloyal, aussi, ça; on fait comment quand on a pas d'enfants?
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